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 Ma nouvelle : La forêt de l'espérance.

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Cerifel



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Date d'inscription : 22/03/2015

MessageSujet: Ma nouvelle : La forêt de l'espérance.   Dim 22 Mar - 10:37

[size=35]La forêt de l’espérance[/size]








L’auteur tient à signaler qu’il n’est en
aucun cas responsable des propos
tenus par les personnages.
Toute réclamation
se fera auprès
d’eux ou du
narrateur.








Excusez le retard de ce récit racontant l'histoire d'un peuple qui apprit à ne plus avoir peur, voici les Grignoteurs. Ils vivaient près d'un vieil arbre, un grand sage qui dans son feuillage cachait un secret incroyable qu'il s’apprête à vous conter.
Arrivé de justesse, voici Odas l'écureuil, qui dans l'aventure suivante découvrit le seuil de la sagesse. L'histoire peut alors débuter.
-Je me souviens …De ce monde neuf sorti du rien...A l'aube de toute vie...Je fus le premier....A ouvrir les yeux..., commença Saguï.
-Tu ne cesses de nous le dire ! Et à chaque fois ça empire ! Répondit taquin le rongeur roux.
C’était vraiment un jeune impatient, le plus obstiné dès qu'une idée surgissait dans son esprit trop rempli. Déjà petit…








Nul ne pouvait dater le monde actuel. Cet espace où le monde n'est plus que magie. Ou le ciel n'est plus qu'étoile lointaine. Mais, au fond d'eux, tous savaient qu'avant rien de tel n'existait. Les plus audacieux donnaient un millier d'années à ces planètes dans les ténèbres constellées d'étoiles.
Sur l'une de ces terres, une terre recouverte d'eau excepté une immense île que les habitants nommait l'Île. Sur elle, une forêt dense abritait un petit village. Et dans ce petit lieu un être tout en poils, âgé de cinq rotations d'étoiles, faisait semblant de dormir. Pendant que ses parents partirent, vifs et discrets, chercher à manger.  Par peur de devenir un « apprivoisé », de nombreux membres de la communauté vivaient cachés que ce soit dans des arbres ou des terriers.  Des sentinelles composées de fées, d'oiseaux, d'insectes, gardaient les habitants de tout prédateur.   
Hélas, Odas débordait de ressources, il partit de son nid. De belles images tourbillonnant en lui depuis que Saguï, l'arbre millénaire, lui avait parlé des elfes, ces êtres exceptionnels qui leur ressemblaient tant sous leur autre aspect... Il continuerait sa course en prenant soin de ne pas être repéré dans les bois obscurs, jusqu'au marais lugubre, puis vers l'ouest au-delà des montagnes, voilà son noble projet.  Des ogres, des apprivoisés et tant d'autres dangers n'allaient pas décourager le petit écureuil qui réussit à s'éloigner de la communauté.
Les heures défilèrent, dans cette aventure qui se révélera singulière par bien des allures mais le jeune héros ne pouvait le deviner car le ciel de noir était toujours tapissé. Rien n'aurait pu l’empêcher  d'avancer, poussé par ses rêves, sauf une brève rencontre qui allait changer sa vie.
Devant lui, un humain portant une longue cape blanche surgit. Néanmoins, Odas n'était pas encore capable de faire la différence entre un carnassier et un apprivoisé, des individus qui leurs ressemblaient mais qui étaient leurs ennemis jurés.  Les apprivoisés étaient des êtres malchanceux qui avaient perdu toute liberté  et se trouvaient sous le joug des carnassiers. Ils les forçaient à abandonner tout espoir de sortir de ce cauchemar.
Pour la distinction entre les deux communautés principales, Grignoteur et Carnassier, résidait surtout dans leur mode de vie et leur forme adoptée. A la vie sauvage à pelage ou à plumage s'opposait une civilisation humaine hiérarchisé entre dominant et dominé. Cependant, il faut remarquer que les plus humains ne sont pas toujours ceux qui en ont l’apparence.  
Pourtant leurs origines étaient la même peu importe leurs formes préférés. Les animones, mi-humain mi-animaux, été apparu après la catastrophe qui brisa en mille la planète Terre et détruisit le Soleil.
La compréhension entre les êtres n'était pas entravée par différentes langues, la magie circulait dans tout ce qui naissait sur l’Île, veillant à ce que tous soient compris.
Odas se cacha en voyant cet être venu d'un monde inconnu. L'individu releva sa capuche et révéla le visage d'une femme qui chancelait  sous un grand effort. A bout de force, elle s'appuya contre un arbre, regardant tendrement ce qu'elle tenait entre ces mains qui était jusqu'alors passé inaperçu. Le bébé écureuil était complètement apeuré à la vue de cette inconnue. Il était paralysé. Non, ses membres avaient de petits soubresauts, à peine perceptibles mais ces muscles refusaient de bouger.
Cette femme était d'une rare beauté. Dans ses yeux verts transparaissait une âme magnifique qui se troublait de larmes. Elle sentait la mort arriver mais refusait d'abandonner à son sort ce que cachait la couverture. Malheureusement, son corps, à bout de force, glissa le long de l'arbre et elle ne put se relever malgré les efforts fournis. Elle serra tendrement son doux fardeau, caressant son contenu d'une douceur maternelle. Après un baiser venu du plus profond de son cœur, l'inconnue fixa son regard sur Odas, qui s'était cru bien caché, et murmura :
-Il se nomme Rancar...
Ce furent les tout derniers mots de cet être pur appuyé contre un bouleau. Odas s’approcha à pas de loup, une fois sûr que rien ne bougeait plus dans les alentours. Mais repartait aussitôt dans sa cachette, aux moindres bruits suspects. Il finit par arriver à proximité de l'inconnue et osa lancer un regard fugace sur le contenu de la couverture. Étonné de ce qu’il aperçut, il regarda à nouveau et se retrouva face à un louveteau un peu perdu. Si quelqu’un lui avait alors demandé ce qu’il voyait, il l’aurait dévisagé, étonné en disant simplement : Je ne suis pas savant.
Le rongeur ressentit un sentiment inconnu naître au fond de lui. Un amour fraternel et protecteur pour cette petite créature dont les yeux reflétaient le ciel. Il décida à cet instant qu’ils formeraient la paire et deviendraient frères.
Pendant ce temps, des oiseaux-sentinelles le localisèrent. Une hirondelle partit alerter le reste de la communauté qui fut soulagée d’avoir retrouvé le disparu. La mère d’Odas courut dans la direction indiquée pour retrouver son petit. Elle tomba sur son fils près du corps d'une femme. Le jeune écureuil regardait avec insistance  quelque chose qu'elle ne pouvait voir car une couverture recouvrait le contenu. Elle s'approcha de la scène sans hésitation. Il commença alors à pleuvoir  tel un miroir aux larmes qui aurait dû couler si le petit louveteau avait compris qu’il venait de changer de vie...
La mère posa la main sur son petit qui se retourna d'un bond. Il ne l'avait pas entendu arriver, concentré sur ce qu'il voyait. Quelques secondes s'écoulèrent avant que le petit rongeur reconnu sa maman et que les battements de son cœur ralentirent. Il se précipita dans ces bras comprenant alors à quel point elle lui avait manquée. Quant à elle, elle resserra sa prise tellement soulagée que ces heures d'angoisses soient derrière eux. Seul un parent peut comprendre l'agonie vécu par la disparition d'un enfant.
La femelle écureuil abandonna son apparence animale pour prendre sa forme humaine, celle d'une jolie femme rousse. Elle souleva son bébé si petit dans ces bras. Ce dernier se recroquevilla n'ayant jamais vu sa mère ainsi mais ne bougea pas.
Elle jeta un coup d’œil à ce qui avait attiré l'attention de son petit.  Le moment de surprise passait, son cœur de mère s’attendrit et en resserrant sa prise sur son petit, souleva l’autre bébé.
D'autres membres de la communauté s'étaient rassemblés autour du lieu et assistaient dans un silence religieux à la pièce qui se jouait. Les deux enfants dans ces bras, elle se dirigea vers le groupe. Et à ceux ne voulant pas accepter ce qu'elle faisait, elle les défiait un air déterminé dans les yeux.  La peur qu'elle inspirait alors amenait les plus réfractaires à reculer.
Avant de partir pour le village, elle ordonna qu’on enterre la femme sans aucun accrochage sur l’identité de cette dernière et qu’on lui dresse une stèle pour ne pas oublier celle qui  lui avait donné un autre fils. Odas murmura à sa mère plein d’émoi :
-« Il se nomme Rancar »
L’histoire ne peut continuer car suivre les déboires de l’enfance à l’adolescence jusqu’au début de l’âge adulte n’est qu’une formalité qu’il faut ignorer. Tous vécurent heureux jusqu’à ce que le récit se poursuive…
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