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 Le Ragnarök

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Tic-et-Tac

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MessageSujet: Le Ragnarök   Dim 16 Fév - 3:49



Fenrir

Dans la mythologie nordique, le Ragnarök est une fin du monde prophétique comprenant une série d'événements dont trois hivers sans soleil (Fimbulvetr) qui se succèderont, suivis d'une grande bataille sur la plaine de Vígríd.
La majorité des divinités comme Odin, Thor, Freyr, Heimdall et Loki, mais aussi les géants et la quasi-totalité des hommes y mourront, une série de désastres naturels verront ensuite le monde submergé par les flots et détruit par les flammes. Une renaissance suivra, où les dieux restants, dont Baldr, Hödr, et Vidar, rencontreront le seul couple humain survivant, qui repeuplera le monde. Le Ragnarök est un thème important dans la mythologie nordique. Il est principalement relaté dans l’Edda poétique, en section de la Völuspá, probablement écrite par un clerc islandais après l’an milI, mais aussi dans l’Edda de Snorri, rédigée au xiiie siècle par Snorri Sturluson, qui s’est lui-même inspiré de l’Edda poétique.

Le Ragnarök est le sujet de nombreuses études et controverses visant à déterminer l'origine réelle du récit rédigé tardivement, après la christianisation du monde nordique. De nombreux spécialistes soutiennent que les textes faisant référence à la fin du monde prophétique sont inspirés des récits bibliques, du jugement dernier, notamment l'Apocalypse et la fin du monde millénariste, et de l’Ecclésiaste.

Certains y trouvent également des comparaisons avec des récits d'autres mythologies indo-européennes, qui pourraient indiquer une origine commune du mythe ou des influences païennes extérieures. Pour de nombreux érudits, ces influences empruntées aux autres cultures et réécrites par des clercs chrétiens sont attribuées à tort à la mythologie viking, et ont déformé la connaissance que nous avons de la foi scandinave. Ce texte pourrait également puiser ses sources dans l'observation de catastrophes naturelles en Islande.
Richard Wagner a beaucoup popularisé le thème du Ragnarök avec son opéra Der Ring des Nibelungen, dont la dernière partie a pour titre Götterdämmerung, le crépuscule des Dieux.

Le mot en vieux norrois « Ragnarök » est composé de deux mots. Le premier, Ragna, est le génitif pluriel de Regin (« dieux » ou « puissances »), dérivé du proto-germanique ragenō. Le deuxième mot, rök, a plusieurs significations. L'interprétation traditionnelle est que, préalablement à la fusion de /ö/ (vers 1200) le mot rök est dérivé du proto-germanique rako6. Le mot ragnarök dans son ensemble est ensuite généralement interprété comme le « destin final des dieux » ou le « destin final des puissances » selon Rudolf Simek, ou encore par la « consommation du destin des puissances ».

En 2007, Haraldur Bernharðsson proposa que la forme originale du mot était rok, conduisant au proto-germanique rekwa et à d'autres possibilités sémantiques.
À la strophe 39 de l' Edda poétique, Lokasenna, et dans l'Edda en prose de Snorri, la forme ragnarök(k)r apparaît, où rok(k)r signifie « crépuscule ». Il a souvent été suggéré que cela indique un malentendu ou une réinterprétation tirés de la forme originale : ragnarök6. Haraldur Bernharðsson fait valoir au contraire que les mots ragnarök et ragnarökkr sont étroitement liés, étymologiquement et sémantiquement, et suggère un sens de « renouvellement de la puissance divine ».
Les autres termes utilisés pour désigner les évènements entourant Ragnarök dans l'Edda poétique comprennent rök aldar (« fin du monde ») à la strophe 39 de Vafþrúðnismál, tiva Rök des strophes 38 et 42 de Vafþrúðnismál, Þá er Regin deyja (« quand les dieux meurent ») à partir de la strophe 47 du Vafþrúðnismál, um unz rjúfask Regin (« quand les dieux seront détruits ») de Vafþrúðnismál, strophe 52, Lokasenna strophe 41, et Sigrdrífumál strophe 19, Rof aldar (la « destruction du monde ») de Helgakviða Hundingsbana II strophe 41, Regin þrjóta (« fin des dieux ») du Hyndluljóð strophe 42, et, dans l' Edda en prose, Þá er Muspellz-Synir herja (« quand le fils de Muspell Se déplace dans la bataille ») peut être trouvé dans les chapitres 18 et 36 du Gylfaginning ».
L'acception de Ragnarök incombe aussi au fait qu'elle a été retenue par Richard Wagner, qui a fait du Crépuscule des Dieux (Die Götterdämmerung) le titre de la dernière partie de son opéra L'Anneau du Nibelung.

Le bateau Naglfar, fait d’ongles humains, sera détaché et naviguera dans le déferlement de l’océan, piloté par le géant Hrym (en contradiction avec la Völuspá, où il est dit que c'est Loki qui pilote Naglfar). Le loup géant Fenrir ira la mâchoire ouverte (la partie inférieure rasant la terre et la partie supérieure touchant le ciel), avec ses yeux et narines crachant du feu. À ses côtés, Jörmungand empoisonnera l’air et la mer de son venin.
Le ciel s’ouvrira et les fils de Muspellheim jailliront, entourés de flammes, ils seront commandés par Surt dont l’épée brille plus que le Soleil. Brisant le pont Bifrost, ils se dirigeront alors vers la plaine de Vigrid, rejoignant ainsi Fenrir et Jörmungand, Loki avec les morts de Hel et Hrym avec tous les géants du givre. La plaine « s’étend sur cent lieues dans toutes les directions ». À ce moment-là, Heimdall soufflera dans Gjallarhorn réveillant ainsi les dieux. Odin demandera conseil à la tête de Mimir. Yggdrasil tremblera, et toutes les créatures auront peur. Les Ases et les Einherjar armés iront vers la plaine, guidés par Odin. Odin combattra FenrirD, Thor combattra Jörmungand, Freyr combattra Surt et mourra car il lui manquera son épée qu’il a donné à Skirnir. Le chien Garm sera aussi libéré et affrontera Týr, ils mourront tous les deux. Thor tuera Jörmungand et mourra de son venin après avoir fait neuf pas. Fenrir dévorera Odin, mais le dieu sera ensuite vengé par son fils Vidar, qui déchirera la mâchoire du loup. Heimdall combattra Loki et ils s’entretueront. Enfin, Surt incendiera le monde entier

Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ragnar%C3%B6k

Les frères se battront
Et se mettront à mort,
Les parents souilleront
Leur propre couche ;
Temps rude dans le monde,
Adultère universel,
Temps des haches, temps des épées,
Les boucliers sont fendus,
Temps des tempêtes, temps des loups,
Avant que le monde s'effondre ;
Personne
N'épargnera personne

Alors arrive à Hlín [ Frigg ]
Une douleur nouvelle,
Quand Odin se met en marche
Contre le loup,
Le brillant meurtrier de Beli,
Contre Surtr ;
Alors de Frigg
Périra l'amour

Vígrídr s'appelle la plaine
Où se rencontreront pour le combat
Surtr et les dieux bien-aimés ;
Sur cent vingt mille elle s'étend
Aux quatre aires du vent.
Cette plaine leur est assignée


L'épisode du sacrifice de la main du dieu Týr dans la mâchoire de Fenrir est raconté en détail dans le chapitre 34 du Gylfaginning, il est également évoqué au chapitre 25 en guise d'« exemple de sa hardiesse »3. Fenrir est élevé par les Ases et grandit démesurément, à tel point que seul Týr a le courage de lui donner à manger. Les Ases décident alors de l'enchaîner pour qu'il ne puisse accomplir la prophétie selon laquelle il causera leur perte. Ils fabriquent une chaîne (Loeding) et le mettent au défi de se libérer ; celui-ci, voulant accroître son prestige, s'y soumet et y parvient. Alors ils en fabriquent une autre plus solide (Dromi) mais elle cède aussitôt. Craignant de ne pouvoir l'emprisonner, les Ases envoient le messager Skirnir à Svartalfaheimr, chez les elfes sombre, pour fabriquer un lien magique : Gleipnir, faite par des ingrédients qui depuis n'existent plus ; bruits de pas de chat, barbe de femme, racines de montagnes, nerfs d'ours, haleine de poisson et crachat d'oiseau. Le lien a alors l'aspect d'un ruban de soie. Ils demandent à Fenrir de se soumettre une fois de plus à l'épreuve mais celui-ci leur répond qu'il n'a rien à gagner à briser un simple ruban et, s'il était magique, il ne leur fait pas confiance pour le libérer. Il n'accepte de le faire que si l'un d'eux met sa main dans sa gueule en guise de bonne foi.


Fenrir arrache la main de Týr. Manuscrit SÁM 66, 1765, Copenhague, Bibliothèque royale.


Seul Týr a le courage d'accepter, et il s'exécute. Fenrir attaché se démène mais plus il essaye de se libérer, plus le lacet se raidit. Alors tous les Ases éclatent de rire, sauf Týr, qui venait de perdre sa main. Les dieux attachent les liens aux sols tandis que Fenrir se débat et tente de les mordre. Pour l'en empêcher, les Ases lui mettent une épée en travers de la bouche (la garde reposant sur la mâchoire inférieure et la pointe à l'opposé). Depuis, le loup ne cesse de rugir, et de la bave s'écoule de ses mâchoires et forme le fleuve Ván (volonté). Il restera ainsi attaché jusqu'à la bataille prophétique du Ragnarök, lorsque toutes les chaînes se briseront.

Dans le poème eddique Lokasenna, le dieu malin Loki s'en prend successivement aux principaux dieux par une joute verbale. Loki alors s'en prend à Týr en évoquant la perte de sa main par Fenrir :

Loki dit :
«Tais-toi, Týr,
Jamais tu n'as su
Rétablir la paix entre deux opposants;
Ta dextre,
Je la mentionnerai,
Celle que t'arracha Fenrir.»

Týr dit :
«S'il me manque une main,
A toi manque HródvitnirNote ;
Malheur nous angoisse tous deux.
Le loup ne l'a pas belle non plus
Qui dans les chaînes doit
Attendre le crépuscule des dieux.»

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