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 Les objecteurs de croissance c'est quoi ?

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orné

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MessageSujet: Les objecteurs de croissance c'est quoi ?    Lun 20 Avr - 3:12

Bonjour,
Les objecteurs de croissance c'est quoi ? Voici la question auquel je vais essayer de répondre le mieux possible, pour que vous puissiez vous faire une idée et forger votre opinion. Et pourquoi pas vous y intéresser de plus près, car le projet comporte indéniablement des point fort, et est plutôt séduisant pour tout qui veut quitter le système actuel. La décroissance en gros est un mouvement qui ce veux anti consumériste et anti-capitaliste et même anticonformiste, et base sa vie autours de l'écologie. Il y a même un mouvement politique qui se défini comme gauche anticapitaliste dont le représentant est le fameux intellectuel, Paul Aries. je vis vous proposer divers articles, conférence et reportages afin de bien cerner le mouvement, ensuite se sera à vous de vous forger une opinion.
Orné




Je vis sans électricité ni eau courante. Ni frigo, ni télé, j’ai choisi la décroissance
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Un « petit » article en trois parties sur la décroissance car au final, nombreux sont ceux qui un jour risquent de s’orienter vers une telle alternative de vie, la société qui nous entoure nous ressemblant de moins en moins. Mais comment faire, de qui s’inspirer pour être un minimum rassuré? Comment être sur de ne pas faire fausse route? Voilà pourquoi un tel article peut se montrer utile, pour pouvoir faire un pas en avant…

Décroissance :
« Utilisé et revendiqué le plus couramment par la plupart des courants anti-productivistes et anti-capitalistes et anti-consuméristes et plusieurs courants écologistes, le mot « décroissance » est occasionnellement complété par les adjectifs « soutenable » et « convivial ». De manière générale, on parle de mouvement de la décroissance et on qualifie ses adeptes de décroissants ou, plus prudemment, d’objecteurs de croissance ». Source :Wikipedia



Partie d’affiche, source et affiche complète sur Décroissons Worldpresse.info

Premier pas vers la décroissance: l’exemple qui montre que l’on peut être heureux et décroissant…

Frédéric a 45 ans, un métier, une compagne, une maison. Une vie normale en soi, à ceci près qu’il a construit sa maison et que cette dernière n’a pas l’eau courante, ni l’électricité. Frédéric est décroissant, un mode de vie qu’il a choisi parce qu’il refuse le monde de la surconsommation et de relations virtuelles. Témoignage.


J’ai 45 ans et j’habite depuis juillet 2013 dans une maison que j’ai construite moi-même. Je n’ai ni l’eau courante, ni l’électricité. Ma démarche s’inscrit dans la décroissance, ou la « sobriété heureuse« , comme dirait Pierre Rabhi.*

(*)

La décroissance est une manière de vivre simplement


Contrairement aux idées reçues, la décroissance n’est pas un concept de bobos ou de hippies. J’ai un métier, je suis bénévole en soins palliatifs et par ailleurs marathonien. Cette décroissance, pour moi, est une manière de vivre simplement. Une façon de privilégier l’être au paraître, les contacts humains aux contacts virtuels et le partage avant tout.

Je n’ai donc pas de télé, pas de frigo, pas d’ordinateur, pas de lave-linge ni de lave-vaisselle.

Je me passe très bien du « confort moderne »


Je me passe très bien de la télé. Le temps que je ne perds pas à la regarder me permet de m’investir dans d’autres activités. Je la trouve abrutissante, débilitante.

Quand je vois que les Français la regardent en moyenne 4 heures par jour, je me dis qu’ils pourraient mieux occuper leur temps. Apprendre aussi à ne rien faire, c’est important.

Même chose pour le frigo. Je suis végétarien donc je n’ai pas vraiment besoin de conserver de viande ni de poisson, et je me passe sans problème de lait, de crème ou de beurre. Je mange beaucoup de légumes (crus dans la mesure du possible), sinon je les fais cuire dans le poêle, à l’aide d’un four solaire, ou sur un réchaud. Si vraiment j’ai besoin de conserver quelque chose, il y a toujours la cave.

Je préfère prendre le temps de cuisiner des choses simples plutôt que de consommer de nourriture industrielle, au moins je suis à l’abri des scandales sanitaires qu’on a connus ces derniers temps, qui concernent d’ailleurs essentiellement les non-végétariens (lasagnes au cheval, vache folle, fièvre aphteuse, grippe aviaire…).

Je n’ai pas d’ordinateur chez moi non plus. Pendant que certains d’entre vous étalent leur vie sur les réseaux sociaux ou passent des heures à regarder des vidéos au lieu de profiter de vrais moments avec des amis, je ne suis esclave de rien.

Depuis quelques temps, j’anime un blog sur lequel j’explique ma démarche. Quand je veux l’alimenter, je vais chez des amis ou à la médiathèque. Ça me suffit amplement.

J’ai optimisé la construction de ma maison

Pour ma maison (il y en a deux l’une à côté de l’autre, pour environ 70m2), j’ai privilégié une construction bioclimatique. Les façades principales sont au sud et à l’est avec de larges surfaces vitrées pour faire rentrer la lumière (et donc la chaleur du soleil). Le tout est très bien isolé pour faire en sorte de perdre le moins d’énergie possible.

En plein hiver, il n’a jamais fait moins de 10 degrés dans la maison, chauffage éteint. Sinon, je me sers d’un poêle à bois si nécessaire.

Article en intégralité sur Leplus Nouvelobs.com

Second pas vers la décroissance: le témoignage direct d’un objecteur de croissance


Il y a différents degrés d’investissement dans la décroissance :


– Comme Paul Ariès le décrit si bien, il existe ceux qui veulent être « plus cathares que les Cathares », les décroissants avant l’heure, « ceux qui jouent à plus décroissant que moi tu meurs ». Ne leur jetons pas la pierre pour autant. Leur action a du sens, du moins pour eux et s’ils sont ainsi parvenus à donner de la contenance à leur vie, qui sommes nous pour les juger? Là où le bât blesse, c’est qu’ils peuvent donner du grain à moudre aux détracteurs de la décroissance. Ils s’en donnent alors à cœur joie pour nous dresser la caricature grotesque du retour à l’âge de pierre, d’une vie rudimentaire dans une cabane au fond des bois et j’en passe. Je ne reviendrai pas sur ce thème, m’étant en partie chargé de le démonter antérieurement dans un autre article.

-Il y a aussi ceux que l’on pourrait nommer les « bobos de la décroissance ». Ils font leurs achats via le commerce équitable (ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi), ils consomment des produits bio en oubliant de se poser la vraie question : d’où viennent ces produits ? Ils votent Mélanchon ou pire encore le PS, arborent le T-shirt du Che et se pavannent dans les soirées underground parisiennes. Ils consomment effroyablement toute l’année et se rachètent une conscience de temps à autre signant une pétition, ou manifestant dans la rue pour la paix dans le monde tout en se se photographiant à grands coups d’I phone 5 et publiant de suite leurs exploits sur Facebook. La décroissance deviendrait presque une mode branchée.

-Le Décroissant qui m’intéresse davantage est plus discret. Il n’a pas la prétention d’avoir tout compris. Bien au contraire, il doute constamment. Il tente de s’interroger en profondeur sur ses actions et leurs implications. Il milite éventuellement, mais surtout, il se positionne en tant qu’être à part entière de ce monde cherchant à y apporter les solutions étant à sa portée. Il évolue dans sa pensée, s’appuie sur ses erreurs pour prendre un nouveau départ. Il proteste, émet des coups de gueule, se trompe puis recommence. Mais surtout, il aime profondément la nature, déteste l’injustice, il est amant du « buen vivir ». C’est un bon vivant, dans tous les sens les plus nobles du terme. Il se soucie des gens. Il s’en soucie d’ailleurs à tel point qu’il refuse que son style de vie puisse générer des inégalités. Le décroissant a enfin compris que croître infiniment dans un monde fini est tout bonnement et simplement absurde.

Alors comment entrer en décroissance ?


D’abord, ne pas culpabiliser et surtout, ne pas culpabiliser les autres. Un discours culpabilisateur n’a jamais permis de convaincre qui que ce soit !

Ensuite, il s’agit d’avantage d’un cheminement intérieur. Puiser au fond de soi et ainsi parvenir à discerner ce qui est juste de ce qui l’est moins. Ne pas rester sur des acquis et renouveller sans cesse ses sources d’informations. Il faut pouvoir transmettre ses idées sans pour autant pratiquer le bourrage de crâne. Il reste enfin à mener des actions concrètes, d’abord personnelles, puis dans la mesure du possible, sur son lieu de vie, dans son quartier, dans sa ville…

Pour rendre la chose plus palpable, je vais maintenant tenter d’expliquer comment j’essaie chaque jour de vivre ma décroissance.

Il est vrai que je suis confronté à une difficulté de taille ; celle de mon lieu de vie. J’habite à Guadalajara au Mexique, depuis 8 ans déjà. Si les principes de décroissance peinent à trouver une place dans les chaumières en France, je vous laisse imaginer à quel point la chose est ardue ici dans ma terre d’adoption. Le Mexique se tourne chaque fois davantage vers un hypercapitalisme, un hyperconsumérisme tout à fait significatifs des pays émergents. L’idée de croissance du PIB est totalement ancrée dans les esprits, ce qui peut s’entrevoir assez aisément dans un pays ayant pendant si longtemps manqué de tout et manquant encore cruellement de tant de choses aujourd’hui. Les grandes villes se développent tandis que dans les campagnes, les familles peinent à se nourrir convenablement. Pas seulement dans les campagnes d’ailleurs. Beaucoup de quartiers, dans les zones urbaines souffrent d’une très grande précarité. Guadalajara, deuxième pôle économique du Mexique en incarne l’exemple parfait.

Mais je m’égare du sujet. Dans quelle mesure je me considère « objecteur de croissance » ?

D’abord, une prise de décisions simples mais drastiques. Séparé depuis déjà plusieurs mois du téléphone portable, j’en ai fait de même avec la télévision. Faire disparaître la télé n’est pas un gros effort en soi. Elle nous abreuve quotidiennement d’imbécilités et nous lave le cerveau.

Nous tentons, ma femme, mes enfants et moi de mesurer les implications de chacun de nos gestes, chacune de nos actions : en terme de dépenses énergétiques, d’utilisation de l’eau, mais aussi de consommation de biens et services d’une manière générale.

Ce que nous avons le plus remis en question, est notre alimentation : moins de viande, des produits locaux autant que possible, s’ils sont biologiques c’est encore mieux, néanmoins nous privilégions le local. En somme, vivre avec moins permet de vivre mieux, autant du point de vue économique que spirituel…

Nous ne sommes pas de parfaits décroissants, cherchant à être « encore plus cathares que les Cathares », mais nous tendons vers cet idéal. Être décroissant, c’est avant tout douter et se remettre en question. Qui sait ce que l’avenir nous réserve. Nous ne sommes qu’au début d’un long parcours.

Pour finir, je milite, on peut le constater à la lecture de cette page Facebook (et oui, encore un paradoxe, et pas le dernier !), de notre blog des objecteurs de croissance. Je diffuse les idées autour de moi du mieux que je le peux. Professeur d’histoire-géographie dans un lycée français, je tente à chaque fois qu’il est possible d’aborder le sujet avec mes élèves, notamment avec les secondes. Leur programme de géographie étant axé sur le développement durable, je me fais une joie d’attaquer ce « Greenwashing », par-ci par-là, l’air de rien, en prenant soin tout de même de rester neutre, du moins en apparence. Pas facile ! Mes élèves encore jeunes et influençables auront bien le temps de se forger une opinion par la suite.

J’aimerais pouvoir faire davantage, participer à des actions plus ciblées (je travaille d’ailleurs sur un projet photo des quartiers insalubres de Guadalajara. Cela sera posté prochainement sur la page).

Ces quelques lignes n’ont pour seul objectif que celui de vous transmettre une série d’idées, de perceptions, de sentiments, de déceptions de coups de gueule, mais aussi de coups de coeur. Si cela peut servir ou inspirer quelqu’un, ce texte aura alors pris tout son sens.

Être décroissant n’est pas seulement un engagement idéologique ou politique, c’ est une philosophie, un art de vivre.

Source et article en intégralité sur Decroissanceblog.wordpress.com

Troisième pas vers la décroissance: rester informé de l’actualité dans le domaine


Après Paris en 2008, Barcelone en 2010, Venise en 2012 et Leipzig en 2014, Budapest accueillera la prochaine conférence internationale sur la Décroissance en septembre 2016.

Cette rencontre se tiendra dans un environennement post-socialiste. Nous espérons des rencontres et discussions enrichissantes à travers une mise en perspective entre un contexte sociale, économique et politique complexe et différentes approches, perceptions et expériences venant de différentes régions du monde.

Nous proposons une organisation régionale et participative dans le but d’initier des discussions, du dialogues et des expérimentations autour de la Décroissance dans la région. Nous avons déjà pu observer la pertinence d’une telle démarche à Ljubljana en novembre 2013, Zagreb en mars 2014, Sofia en mai 2014 et à Budapest en janvier dernier.

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de la dernière conférence qui a réuni en septembre dernier à Leipzig plus de 3000 personnes de 74 nationalités. Toutefois, nous ne souhaitons pas pour autant une rencontre de masse. Au contraire afin d’éviter une crise de croissance, nous souhaitons proposer une rencontre conviviale. Ainsi, l’un des défis que nous avons à relever sera d’être créatif afin de contenter l’intérêt croissant que l’on observe pour la Décroissance à travers le monde et garder une atmosphère de small is beautiful…

Enfin, puisque plusieurs précurseurs de la décroissance comme Karl Polanyi, Ivan Illich, Nicholas Georgescu Roegen* ou André Gorz sont originaire de cette région.



Ainsi, en s’inspirant de Karl Polyani et de son fameux ouvrages, La Grande Transformation, nous nous questionnerons ensembles pour savoir si : la Décroissance peut-elle dessiner des chemins vers de nouvelles grandes transformations désirables?

Rendez-vous à Budapest l’année prochaine. Plus d’infos disponibles prochainement sur www.budapest.degrowth.org

[Source: partipourladecroissance.net

Certes, j’en convient, pour le troisième point, Budapest n’est pas le bout de forêt d’à côté, c’est loin, mais internet permet de suivre les conférences où qu’elles se trouvent, ce qui est un bon point. De plus, même la décroissance à une actualité, delà à dire que pour qu’un tel sommet puisse avoir lieu, il faut de la croissance, il n’y a qu’un pas, « de la croissance pour permettre la décroissance« , un débat qui nous détournerait du véritable sujet, alors autant l’éviter (mieux vaut anticiper les commentaires dans ce sens ).

La décroissance n’est pas à prendre à la légère, elle est une alternative plus qu’intéressante pour ceux qui souhaitent s’éloigner de ce système dont les valeurs deviennent au fil du temps plus qu’étranges: les enfants ne naissent plus filles ou garçons mais « au choix », le bonheur n’existerait qu’en fonction de notre manière de consommer, l’écologie n’est importante que si elle permet le profit, les opinions peuvent vite devenir un délit, etc…

À vous de choisir votre destinée, personne ne pourra le faire pour vous. Où se situe votre bonheur? Dans un rayon de supermarché ou devant une télévision de la taille du mur? Ou dans un coin de nature?





PAUL ARIES - Objecteurs de croissance


PAUL ARIES - Objecteurs de croissance par lachainech

Objecteurs de croissance et gauche anticapitaliste : quelles convergences ?

Conférence-Débat, le 25 septembre 2009, Maison des Associations, Genève.

Paul Ariès est l’un des intellectuels les plus représentatifs du courant des objecteurs de croissance de gauche en France. Membre du comité de rédaction du journal LA DECROISSANCE. Collaborateur du MONDE DIPLOMATIQUE. Fondateur du bimestriel LE SARKOPHAGE contre tous les sarkozysmes. L’un des co-organisateurs du CONTRE-GRENELE DE L’ENVIRONNEMENT (octobre 2007).

Les Objecteurs de Croissance 1 >> à 3 (décroissance)

les journalistes de RTL tvi sont aller à la rencontre des objecteurs de croissance en Belgique, rencotre qui ont lieu notamment à Frasne-Lez-Anvaing, Villers la Ville ou à Jette ou ils rencontrent Bernard Legros (objecteur de croissance) professeur de musique







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orné

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MessageSujet: Re: Les objecteurs de croissance c'est quoi ?    Sam 16 Mai - 2:10

Bonjour,
Voici un exemple claire qui démontre que nous arrivons au point de rupture. Qu'il n'est plus possible de continuer avec la politique de croissance économique basé sur le schéma capitaliste tel qu'il est actuellement. Nous somme sur la fin d'un système, qui risque de finir avec une crise majeur sans précédent Pour compléter se dossier déjà bien étayé, voici "les éconoclastes"un mini dossier de 12 pages qui va vous aidez à voir clair sur vers quoi nous allons et où nous en sommes exactement. Mais comme le sujet le montre, nous pouvons rester positif, des solutions et des alternatives existent déjà. Bonne lecture.
Orné.



La fin de la croissance ?

Nicolas Meilhan consultant senior à Frost & Sullivan et spécialiste transport et énergie, présente, à l’aide d’un diaporama graphique, les enjeux présent et à venir de la croissance mondiale à l’aune de son étroite corrélation au secteur pétrolier.



“Toute personne croyant qu’une croissance exponentielle peut continuer à l’infini dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste” Kenneth Boulding





Les éconoclastes

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