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  Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI

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orné

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MessageSujet: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Mer 25 Mar - 13:36

Rappel du premier message :

Un sujet créé et édité par akasha, plus commentaire d'introduction

TEXTE AKASHA/ BONJOUR LES GENS cat
Voilà j'ouvre se sujet afin de poursuivre les débats pour qui le désire sur la crise irakienne qui plus est semble de jours en jours, rejoindre le conflit syrien. En tout les cas, c'est la volonté affiché par Obama, inclure les deux conflits en un et de régler les deux en même temps ! Ce qui permet de bien comprendre sa stratégie...Et quelle était l'utilité d'instrumentalisé et armé l'EI...C'est-à-dire prendre le contrôle de toute la péninsule du moyens-orient à leur compte. La suite du programme concerne également les intérêts sioniste (comme je le démontrai dans un de mes post sur PR) et que je vais par ailleurs rééditer ici Surprised Il est pas toujours aisé de trouver des articles parfaitement impartial et non intéresser sur se sujet épineux..Inutile de vous dire qu'il est proscrit d'en trouver un parmi nos médias atlantistes, à quelques exceptions prêts de bien entendu...Et selon les cas et faits abordés... Razz Car en effet, nous pouvons disposer de très bon articles venant des médias du moyens orient, notamment via l'Algérie, mais pouvons-nous être certains que l'impartialité soit au rendez-vous ? ou de journalistes free-lance européens, français pour se qui s'agit de notre cas. Je pense notamment à l'excellent monsieur Meyssan. Mais encore ici ces sources peuvent être attaquable par ses détracteurs... No Donc ce n'est toujours pas évident de bien mettre le doigt au bon endroit (sans vouloir faire de vilains jeux de mots...)
Eh bien cependant, pour mon intitulé, je penses avoir mis la main sur un article "modèle" qui nous offres une synthèse intéressante qui pourra faire office de point centrale pour nos débats et suites d'informations futures...Un article rédigé par notre excellent confrère Michel Collon Very Happy Bonne lecture ! study



Le flirt des Occidentaux avec les djihadistes tourne mal

Les USA envoient de l'aide humanitaire aux victimes sans défense dans le nord de l'Irak et ils bombardent les terroristes qui veulent mener une épuration religieuse dans le pays. Ce qu'ils omettent de dire, c'est que ces terroristes sont le produit de leur propre politique étrangère dans la région.




« It’s the oil, stupid ! »


Deux ans et demi après que l’armée des Etats-Unis s’est retirée d’Irak, Washington s’en va-t-en guerre à nouveau. Le Pentagone a 400 conseillers sur place et a commencé dès le 8 août à bombarder des positions d’ISIS, rebaptisé EI (Etat islamique). Officiellement [http://www.whitehouse.gov/blog/2014...], il s’agit d’une mission « humanitaire », plus précisément pour « prévenir un possible génocide ».
Tout conflit armé a ses drames humanitaires, et celui-ci ne fait pas exception. Mais Proudhon déjà mettait en garde : « Chaque fois que j’entends le mot “humanité” je sais qu’ils veulent tromper ». Et c’est certainement le cas si quelqu’un entre en guerre.
Le Financial Times a fait remarquer sèchement que les bombardements coïncident avec les premiers signaux indiquant que les combats dans le nord de l’Irak mettent en péril le fonctionnement normal des compagnies pétrolières. Dès le début du mois d’août, des acteurs aussi importants que Efron, Genel Energy, Chevron et ExxonMobil commençaient déjà à évacuer du personnel.

Le journal signalait aussi que ces dernières années ce territoire a exercé une forte attraction sur l’industrie de l’énergie. Le sous-sol recèle une très grande réserve de pétrole qui de plus est très facile à exploiter. Jusqu’à présent la région avait été épargnée par la guerre civile et les carnages tant des autorités que des djihadistes.
Les quartiers généraux de ces géants de l’énergie se trouvent à Arbil, capitale du Kurdistan irakien semi-autonome. Des milliers de citoyens étatsuniens y vivent [http://readersupportednews.org/opin...] et il y a un consulat US. C’est cette ville, la première qui a intéressé l’Etat Islamique, qui menaçait de tomber aux mains des djihadistes. Ce n’est pas pour rien que John Boehner [http://www.speaker.gov/press-releas...], président de la Chambre des représentants des États-Unis, déclarait que « des intérêts nationaux vitaux sont en jeu ».


Bombarder : ni légitime, ni utile



Le calendrier n’est pas très heureux. Juste au moment où yézidis, Kurdes et chrétiens reçoivent une aide humanitaire, Obama envoie des armes aux Israéliens pour qu’ils puissent encore mieux « gérer » les Palestiniens à Gaza. Pas plus que lors des bombardements et des conflits précédents (1), cette fois non plus il n’y a aucun mandat de l’ONU [http://readersupportednews.org/opin...]. Quels arguments allons-nous utiliser quand Poutine va se mettre à bombarder l’armée ukrainienne dans le cadre d’une « mission de paix humanitaire » ?
Si (tout) le but est de stopper l’avancée de l’EI, alors les bombardements actuels ne sont ni suffisants ni même utiles. « Quelques bombes de 250 kg larguées d’un F18 et quelques attaques avec des drones n’arrêteront pas l’EI » selon Ryan Crocker, ancien ambassadeur US en Irak.
Jusqu’à ce jour, les bombardements – plutôt limités – n’ont guère eu d’impact. Depuis le début des bombardements, l’ISIS a perdu quelques villes, mais il a regagné du terrain ailleurs. Le général Mayville [http://www.defense.gov/Transcripts/...], qui coordonne l’opération, a dit à ce sujet : « En aucune manière je ne veux suggérer que nous contrôlons effectivement la menace de l’IS ou que nous avons brisé leur avancée ».

Ces pertes limitées et le fait que l’avancée n’est pas stoppée permettent au groupe terroriste de vendre l’opération militaire US à ses partisans comme une victoire.
En outre l’ingérence ouverte et directe des Etats Unis jette de l’huile sur le feu. L’EI s’en servira comme élément de propagande. Des musulmans dans le monde entier qui hésitent à combattre d’autres musulmans, pourront à présent être convaincus qu’il s’agit d’une lutte contre la suprématie occidentale.
Finalement, conséquence des attaques aériennes, l’EI agira encore plus dans la clandestinité et sera donc encore plus difficile à combattre.


Danse macabre


L’invasion US de l’Irak et l’occupation qui a suivi a brisé la colonne vertébrale des forces aériennes irakiennes. Depuis, Washington n’ autorisé aucune reconstitution. Etant donnée la distance, l’armée syrienne n’est pas en mesure d’arrêter la progression d’ISIS. Seule l’armée de l’air US en a les moyens. Mais elle ne frappe pas réellement. Comparée à de précédentes opérations aériennes, l’opération actuelle se fait en mode mineur.

Comme il est apparu dès juin, l’armée de terre irakienne – dominée par des chiites – n’est pas non plus en mesure de reconquérir les territoires conquis dans le nord du pays. Ceux qui pourraient arrêter l’avancée actuelle de l’EI dans la région – par voie terrestre – et qui pourraient éventuellement le battre, ce sont les combattants kurdes armés, les peschmergas. Ils sont quelque 200.000. Ils sont disciplinés et bien entraînés mais ils ne disposent que d’un arsenal léger et obsolète.
Les Kurdes sollicitent depuis un bon moment des armes lourdes et meilleures, mais Washington et la Turquie ne voient pas leur demande d’un bon œil. Une armée kurde bien équipée serait un pas important vers un état indépendant, mais c’est ce que la Turquie exclut, soutenue en cela par les Etats-Unis.
Le feu vert a maintenant été donné pour une livraison directe d’armement aux Kurdes (2), mais il s’agit d’armes légères.

Récapitulons. D’une part l’EI ne peut pas vraiment percer et certainement pas mettre en danger les intérêts pétroliers. D’autre part, il ne faut pas que les Kurdes deviennent trop forts. L’armée de l’air irakienne (chiite) a donc été délibérément maintenue en état de faiblesse et sur le plan militaire les chiites se sont repliés sur Bagdad et dans le territoire au sud de Bagdad. Les trois groupes de population se maintiennent dans un équilibre des forces macabre. Si un des trois menace de rompre l’équilibre, le Pentagone et la CIA viennent donner un coup de main. Un scénario similaire se joue en Syrie. Assad doit être affaibli, mais il n’est pas question que les djihadistes y prennent la main. C’est une impasse qui convient parfaitement au jeu des Etats-Unis et d’Israël. Les états forts de la région qui ne marchent pas au pas sont démembrés ou, comme dans le cas de l’Iran, assujetti par un embargo draconien.


EI : une création de l’Occident ?



Le groupe terroriste « Etat Islamique » s’emboîte parfaitement dans ce puzzle. Selon Edward Snowden , ex-collaborateur de la National Security Agency (NSA) étatsunienne, il est apparu que les agences du renseignement des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d’Israël ont collaboré pour créer ISIS. Elles ont créé une organisation terroristes qui est en mesure d’attirer tous les extrémistes (psychopathes) du monde avec l’aide d’une stratégie qu’elles nomment « le nid de guêpes ». Nabil Na’eem, ancien commandant d’al Qaeda, confirme ce récit. Selon lui, presque toutes les sections actuelles d’al-Qaeda travaillent pour la CIA.
Il faut toujours rester prudent avec de telles informations. Comme c’est généralement le cas avec ce genre d’opérations clandestines et de groupes glauques, nous ne connaîtrons la vérité que plus tard et peut-être jamais intégralement. Mais il y a un certain nombre de choses dont nous sommes certains et qui penchent fortement dans ce sens-là :

1. A partir de 2012 les USA, la Turquie et la Jordanie ont créé un camp d’entraînement pour les rebelles syriens à Sawafi, dans le nord de la Jordanie. Des instructeurs français et britanniques [http://www.theguardian.com/world/20...] étaient impliqués. Certains de ces rebelles ont ensuite rallié [http://www.wnd.com/2014/06/official...] ISIS.
2. Selon le sénateur républicain Paul Rand [http://www.nbcnews.com/meet-the-pre...], les Etats-Unis ont naguère « soutenu » ISIS et c’est pour cela que le mouvement terroriste est si fort aujourd’hui. (“They’re emboldened because we’ve been supporting them.”). Il désigne également quelques alliés proches des Etats-Unis : l’Arabie Saoudite, le Qatar et le Koweit. Ces pays ont fourni armes et finances à ISIS.
3. En effet, l’Arabie Saoudite [http://www.independent.co.uk/voices...] joue un rôle-clé, comme jadis avec al-Qaeda. En tant que sous-traitants des USA, ils se chargent des basses besognes. Cet état du Golfe soutient toutes sortes de groupes extrémistes sunnites pour réduire l’influence et la puissance de l’Iran et des chiites dans la région. Une partie de ce soutien militaire et financier est allée ces dernières années à des combattants d’ISIS en Syrie (3). L’ex-candidat à la présidence John McCain [http://cnnpressroom.blogs.cnn.com/2...] ne dissimule pas son enthousiasme pour cette monarchie extrémiste : « Thank God for the Saudis and Prince Bandar ». (4)
4. Mais on ne se contente pas d’éloges. En mai 2013 MacCain s’est fait fièrement photographier avec quelques djihadistes [http://wonkette.com/552931/heres-a-...]. Le problème est que l’un d’eux est un combattant d’ISIS. Et pas le premier venu, il est connu comme le djihadiste cannibale [http://topconservativenews.com/2014...], parce qu’on le voit dans une vidéo en train de manger un cœur humain.


Un flirt tenace



L’idylle entre le Pentagone et des groupements islamistes extrémistes n’est pas une nouveauté. Dès 1979 des moudjahidin étaient recrutés, armés et entraînés pour chasser le gouvernement communiste d’Afghanistan. « Rambo 3 » de Silvester Stallone est une version hollywoodienne de cette collaboration. C’est de ces cercles de moudjahidin que sont issus al-Qaeda et Osama Ben Laden.
Dans les années ’90 les talibans, combattants encore plus violents et extrémistes, devenaient les partenaires préférés de Washington en Afghanistan. Cette collaboration se termina quand il devint évident que les talibans ne pouvaient plus servir les intérêts étatsuniens.

Pendant la guerre civile en Yougoslavie (1992-1995) le Pentagone permit à des dizaines de combattants d’al-Qaeda de s’envoler pour la Bosnie, afin de soutenir les musulmans sur place.
En 1996 l'armée de libération du Kosovo (AK) a été entraînée par des officiers d’al-Qaeda, juste au-delà de la frontière albanaise. Tout en ayant l’aide de militaires britanniques et américains.

Pour faire tomber Kaddhafi en 2011 l’OTAN a collaboré notamment avec lle Groupe islamique combattant en Libye (GIGL), une organisation qui figurait sur la liste des organisations terroristes interdites. Son chef, Abdelhakim Belhadj, est un ancien ponte d’al-Qaeda. Sa milice suivait encore un entraînement US juste avant le début de la rébellion en Libye.

Le GIGL a conclu une alliance avec les rebelles islamistes du Mali. Ces derniers ont réussi, avec l’aide des Touaregs à s'emparer du nord du Mali pendant quelques mois. Grâce aux bombardements de l’OTAN les rebelles islamistes ont pu piller les dépôts d’armes de l’armée libyenne. Ce sont ces mêmes armes que les djihadistes utilisent aujourd’hui au Nigéria, au Tchad, en Irak et au Mali.
Nous avons déjà évoqué l’étroite collaboration entre des organisations extrémistes en Syrie. C’est dans ce « nid de guêpes » qu’est né et se développe fortement l’EI.


La stratégie du chaos



La guerre contre le terrorisme ( war on terror) s’est inversée en son contraire, la propagation du terrorisme (spread of terror). Les opérations ratées en Irak, Afghanistan, Libye et Syrie montrent à l’évidence que les Etats-Unis et l’Occident ne sont désormais plus capables de modeler la région du Moyen-Orient comme elle le souhaiterait elle-même.

Washington et ses alliés risquent de perdre de plus en plus la maîtrise et ils font de plus en plus appel à des sous-traitants de mauvais aloi. Ils raisonnent ainsi : « Si nous ne pouvons pas contrôler nous-mêmes, alors personne d’autre ne le peut ». C’est ce qu’on peut qualifier de stratégie du chaos, ou plus exactement, de chaos de la stratégie. C’est le comble de l’immoralité.

Notes :

(1) Par exemple la guerre contre l’Irak en 1991 et les bombardements à Panama 1989, en Somalie 1993, Bosnie 1995, Soudan 1998, Pakistan 2005-2013 et au Yemen 2009-2013.
(2) Auparavant c’était toujours via l’autorité centrale irakienne.
(3) Ce soutien militaire se fait non par l’intermédiaire de l’autorité centrale mais via toutes sortes d’individus et de réseaux généreux en capitaux [http://www.theatlantic.com/internat...].
(4) Le Prince Bandar est un homme influent en Arabie Saoudite. Il a été ambassadeur aux Etats-Unis et entretenait d’excellentes relations avec la famille Bush.


Traduction du néerlandais : Anne Meert pour InvestigAction.


Source : MichelCollonInfo


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Akasha

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Mar 13 Oct - 5:19

L’Alliance occidentale s’effrite: l’Union Européenne abandonne les Etats-Unis dans leur tentative de renversement d’Assad



Dans cet éditorial, Eric Zuesse nous informe que l’exploitation du monde par Washington rencontre de l’opposition. Un parlementaire irakien demande à Washington « de laisser tomber son hypocrisie ». Le Secrétaire d’Etat français aux Affaires Européennes rejette le Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement (PTCI ou en anglais TTIP) pour tenter de placer les multinationales américaines aux commandes de la France et les mettre hors d’atteinte du droit français. Le PTCI, comme le ministre l’affirme avec raison, élimine la souveraineté des pays signataires.

Obama ne peut vaincre Assad (Syrie) sans l’aide de l’UE. L’UE rejette également les exigences d’Obama concernant le PTCI et l’ACS (Accord sur le commerce des Services – en anglais TISA). L’héritage de la présidence d’Obama semble voué à l’échec.


L’Europe est envahie de réfugiés provenant des campagnes de bombardement en Libye et en Syrie, qui ont créé un état fantoche en Libye, et qui menacent de provoquer la même chose en Syrie. L’Europe est de ce fait obligée de se désolidariser de la campagne de bombardement américaine qui vise les forces gouvernementales syriennes du président chiite Bachar el-Assad, au lieu de ses opposants sunnites des groupes djihadistes (tous sunnites) de l’EIIL (Etat Islamique) et d’Al Qaida en Syrie (al Nusra).

Un membre du parlement irakien a déclaré :

« La pression exercée sur le régime syrien qui combat l’Etat Islamique doit être éliminée. Ils ne devraient pas essayer de renforcer la petite Armée syrienne libre (ASL). Il n’y a pas d’ASL.

Il y a un Etat Islamique en Syrie et en Irak. Vous ne pouvez pas combattre l’EI en Irak, et le soutenir en Syrie. Il n’y a qu’une seule guerre et un seul ennemi. Les Etats-Unis devraient abandonner leur position hypocrite. Les gens ne sont pas bêtes ».


Le public européen est opposé aux frappes américaines, qui ont provoqué l’exode de réfugiés vers l’Europe. Les dirigeants européens commencent à se désolidariser de leur alliance avec les Etats-Unis.


Le Sénateur américain John McCain, qui, depuis qu’il était pilote de bombardier au Vietnam, a toujours détesté la Russie bien plus que le Président américain Barack Obama (qui les déteste pour d’autres raisons), pousse Obama à une guerre contre la Russie en Syrie ; il déclare : « Nous devons créer une zone d’interdiction aérienne », où nous empêcherons les avions russes de bombarder des zones qui sont contrôlées par des djihadistes soutenus par les Américains (que le gouvernement américain appelle par euphémisme « l’Armée syrienne libre »).

En fait, comme l’a annoncé l’Agence France Presse le 12 septembre 2014, « les rebelles syriens et les djihadistes de l’Etat Islamique ont conclu pour la première fois un pacte de non-agression dans une banlieue de la capitale Damas, a déclaré un groupe de surveillance vendredi dernier. « L’Etat Islamique et l’ASL ont toujours été proches ; mais maintenant ils sont essentiellement une seule et même entité ; c’est juste que ce n’est pas relayé par la presse américaine. Les distinctions subtiles du gouvernement américain sont de ce fait trompeuses ; le but essentiel d’Obama en Syrie est évidemment de remplacer l’allié de la Russie, Assad, et non de vaincre l’Etat Islamique (avec les vestiges de l’Armée syrienne libre). McCain veut juste qu’Obama aille jusqu’au bout de la logique de guerre nucléaire avec la Russie, pour renverser Assad. (Peut-être pense-t-il qu’Obama va « reculer » pour ensuite l’accuser d’abandonner à son sort le peuple syrien, qui a tellement bénéficié des bombardements américains qu’il a fui la Syrie par millions. McCain et d’autres Républicains sont tellement « pro pour la vie» – des zygotes de toute façon. Lorsque le parlementaire irakien a déclaré que les gens n’étaient pas bêtes il ne pensait pas à des gens comme eux).

Le 1er octobre, NPR (National Public Radio) présentait McCain disant : « Je peux vous confirmer avec une absolue certitude qu’ils (les bombardements aériens russes) ont visé Notre Armée Syrienne libre ou des groupes qui ont été armés et entraînés par la CIA parce que nous sommes en communication avec ces gens-là. » (Oh, donc il en reste même après qu’ils aient été absorbés par le mouvement de la Guerre Sainte ? Et la CIA continue à les financer ? Vraiment ? Ouah !)

La Russie a annoncé le 2 octobre que leur série de bombardements contre les alliés de l’Amérique en Syrie visant l’Etat Islamique et Al Nusra (ce dernier étant Al Qaïda en Syrie) – allait s’intensifier et durera « trois ou quatre mois ». Le Président américain Barack Obama insiste pour exclure la Russie de toutes les négociations de paix sur la Syrie ; les Etats-Unis n’avanceront pas sur les pourparlers de paix avant que le Président syrien Bachar el-Assad ne démissionne. Mais la Russie est la seule puissance militaire qui s’oppose aux djihadistes qui tentent de vaincre Assad, et la Russie se propose également de fournir au Liban des armes pour lutter contre les djihadistes, qui sont également les alliés de l’Amérique au Liban.

Les Etats-Unis prétendent que le renversement d’Assad profiterait à la « démocratie ». Mais lorsque le régime du Qatar, qui finance al Nusra, a demandé une étude à un institut de sondage pour interroger les Syriens en 2012, le résultat a indiqué que 55% des Syriens voulaient qu’il reste Président.

Puis, comme je l’ai mentionné le 18 septembre 2015, « les sondages montrent que les Syriens tiennent en majorité les Américains pour responsables pour leur soutien de l’Etat Islamique », et ces récents sondages émanent d’un Institut Britannique qui est liée à Gallup. Il n’y a pas eu de question à propos du maintien au pouvoir d’Assad ; mais il est clair qu’il bénéficie d’un soutien qui s’est renforcé entre 2012 et 2015, car le peuple Syrien perçoit maintenant avec plus de clarté qu’auparavant que le régime des Etats-Unis est pour lui un ennemi, non un ami. Les prétentions d’apparences d’Obama et des Républicains, souhaitant favoriser la démocratie sont un mensonge flagrant.

Ce n’est pas le seul problème de succession de la politique Obama : sa guerre contre la Russie, en renversant Kadhafi, puis Ianoukovytch, puis sa tentative de renversement d’Assad – provoque maintenant la rupture de l’Alliance Occidentale, à propos de la crise des réfugiés qui en découle. Un conflit plus important au sein de l’Alliance s’annonce avec la proposition du traité soumis aux pays européens par Obama : le PTCI, qui donnerait aux sociétés multinationales le droit de poursuivre en justice des gouvernements nationaux devant des tribunaux arbitraux privés non susceptibles de recours en appel, et dont les décisions superviseraient des lois de tous les états signataires. Les dirigeants des gouvernements élus n’auraient aucun contrôle sur elles. Cette tentative de créer une entité multinationale privée supranationale fait partie d’un plan similaire à celui proposé aux nations asiatiques avec le traité du PTP en Asie (Partenariat Trans-Pacifique), tous deux étant accessoirement destinés à isoler du commerce international non seulement la Russie, mais également la Chine, ce qui permettrait aux grandes multinationales américaines de contrôler potentiellement le monde entier.

Telles que les choses se présentent actuellement concernant ces « accords » commerciaux, Obama devra soit renoncer à certaines de ses exigences, ou la Commission européenne sera dans l’incapacité d’obtenir l’accord de suffisamment de membres pour soutenir le traité qu’Obama propose à l’UE, le PTCI (Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement). Certaines nations européennes importantes, pourraient également rejeter le traité proposé par Obama sur la réglementation des services financiers et divers : l’ACS (Accord sur le Commerce des Services). Les trois accords « commerciaux » proposés par Obama, y compris le PTP (Partenariat Trans-Pacifique) entre les Etats-Unis et les pays asiatiques sont l’apothéose de la présidence d’Obama, et leurs prérogatives vont tous bien au-delà du commerce et de l’économie. Le principal accord proposé à l’Europe pourrait bien être mort et enterré à présent.

Le 27 septembre, le journal français Sud-Ouest publiait une interview exclusive avec Matthias Fekl, Secrétaire d’état français chargé du commerce, dans laquelle il déclarait que « la France examinait toutes les options, y compris la rupture définitive des négociations » à propos du PTCI. Il expliquait que, depuis le début des négociations en 2013, « ces pourparlers ont été menés dans un manque de transparence total » et que la France n’avait, à ce jour, reçu « aucune proposition sérieuse des Américains ».

Les raisons de cet étonnant rejet public avaient probablement déjà été définies avec précision il y a plus d’un an. Après tout, la France n’a, au cours de toutes ces négociations, reçu « aucune proposition sérieuse des Américains » ; ni maintenant, ni depuis le début des négociations en 2013.

Les Etats-Unis sont restés fermes. Jean Arthuis, un membre du Parlement Européen, et ancien Ministre français de l’Economie et des Finances, annonçait à la une du Figaro le 10 avril 2014 : « 7 bonnes raisons pour s’opposer au traité transatlantique ».

Il n’y a rien qui laisse à penser que la situation pourrait avoir changé depuis, sur les exigences fondamentales exprimées par le Président Obama. Arthuis déclarait à l’époque :

Premièrement, je m’oppose à un arbitrage privé des litiges entre les Etats et les entreprises. (Cela instaurerait une cour d’arbitrage indépendante bien établie au dessus du droit national ne permettant pas de recourir à une cour d’appel dans le cas où une grande entreprise lésée poursuivrait une nation où des dommages et intérêts devraient être versés à une entreprise multinationale et, dans le cadre d’une violation de ses droits nationaux, reliant ce traité au commerce). Ce genre de procédure est rigoureusement contraire à l’idée que je me fais de la souveraineté des Etats.

Deuxièmement, je m’oppose à toute remise en cause du système européen des appellations d’origine contrôlée. Demain, suivant la proposition des Etats-Unis, il n’y aurait plus qu’un registre non contraignant, et uniquement pour les vins et spiritueux. Une telle réforme tuerait nombre de productions locales européennes dont la valeur repose sur leur authenticité d’origine contrôlée.

Troisièmement, je m’oppose à la signature d’un accord avec une puissance (étrangère) qui espionne massivement et systématiquement mes concitoyens européens, ainsi que les entreprises européennes. Les révélations d’Edward Snowden sont à cet égard édifiantes. Aussi longtemps que l’accord ne protège pas les données personnelles des citoyens européens et américains, il ne saurait être signé.

Quatrièmement, les Etats-Unis proposent un espace financier commun transatlantique, mais ils refusent catégoriquement une réglementation commune de la finance, de même qu’ils refusent d’abolir les discriminations systématiques par les places financières américaines à l’encontre des services financiers européens. C’est vouloir le beurre et l’argent du beurre: je m’oppose à cette idée d’un espace commun sans règles communes et qui maintiendrait des discriminations commerciales.

Cinquièmement, je m’oppose à la remise en cause de la protection de la santé sanitaire européenne. Washington doit comprendre une fois pour toutes que nonobstant son insistance, nous ne voulons dans nos assiettes ni des animaux traités aux hormones de croissance, ni de produits dérivées d’OGM, ni de la viande décontaminée chimiquement, ni de semences génétiquement modifiées, ni d’antibiotiques non thérapeutiques contenus dans l’alimentation animale.

Sixièmement, je m’oppose à la signature d’un accord s’il n’inclut pas la fin du dumping monétaire américain. Depuis la suppression de la convertibilité-or sur le dollar US et le passage au système des changes flottants, le dollar est à la fois monnaie nationale étasunienne, et l’unité principale de réserve et d’échanges dans le monde.

La Banque de la Réserve Fédérale pratique donc sans cesse le dumping monétaire, en agissant sur l’émission de dollars disponible pour favoriser ses exportations. La suppression de cet avantage déloyal suppose, comme l’a indiqué la Chine, de faire des «Droits de Tirage Spéciaux» du FMI, une nouvelle monnaie mondiale de référence plus représentative. En termes de compétitivité, l’arme monétaire (la devise) a le même impact que les droits de douane contre toutes les autres nations. (Et nous ne le signerons pas tant que cette disposition ne sera pas supprimée).

Septièmement, au-delà du seul secteur audiovisuel, étendard de l’actuel gouvernement qui sert de cache-sexe à sa lâcheté sur tous les autres intérêts européens dans le cadre de la négociation, je veux que toute l’exception culturelle soit défendue. Notamment, il est inacceptable de laisser les services numériques naissants d’Europe se faire balayer par les géants américains tels que Google, Amazon ou Netflix. Des géants, et maîtres absolus de l’optimisation fiscale, (et de l’évasion fiscale pour certains) qui font de l’Europe une «colonie numérique».

Le négociateur du Président Obama est son ami personnel, Michael Froman, un homme qui tente même de forcer l’Europe à abaisser ses normes écologiques de carburant contre le réchauffement climatique mondial et dont les agissements en arrière plan, vont exactement à l’encontre de la rhétorique publique d’Obama. Froman et Obama sont copains depuis qu’ils ont collaboré tous deux comme rédacteurs à la Harvard Law Review. Il connaît les objectifs réels d’Obama. « Froman a également présenté M. Obama à Robert E. Rubin, l’ancien Secrétaire d’Etat au Trésor » qui avait fait entrer dans l’Administration Clinton Timothy Geithner et Larry Summers, et s’était fait le champion (avec eux) de la fin de la réglementation des banques (Glass Steagall Act voté en 1933) que l’ancien Président Démocrate Franklin D. Roosevelt, avait mise en place. (Le Président Clinton a signé une loi juste avant de quitter ses fonctions le 12/11/1999, et cela a permis de commencer le long processus menant aux Titres adossés à des créances hypothécaires et aux produits dérivés spéculatifs CDS SWAP) dont le point culminant a été le crack des marchés en 2008, et cette même législation a également permis aux méga-banques d’être sauvées de la faillite par les contribuables américains via TAARP– exactement sur le fondement que la loi de Roosevelt avait rendue illégale. (pour séparer la banque de dépôt, et la banque d’investissement Ndt).

Froman a toujours été un partisan des grosses multinationales, un champion des méga-banques, qui ne favorise que la réglementation qui bénéficie aux très riches américains, pas celle qui profite au grand public. La présentation du roi de Wall Street Robert Rubin au Sénateur (à l’époque) Obama, a été cruciale pour permettre à Obama d’être en position de gagner la course à la Présidence des Etats-Unis ; les contacts de Robert Rubin parmi les très riches étaient essentiels pour que Obama ait une réelle chance de remporter les présidentielles. Cela a permis à Obama de gagner la compétition contre la candidate Hillary Clinton. Autrement, il n’aurait pas pu y arriver. Le fait qu’il ait bénéficié du soutien de Robert Rubin était crucial pour devenir Président.

Les chances que le Président Obama soit maintenant apte à obtenir le soutien d’une quelconque entité politique, hormis le Congrès américain, pour sa proposition de traité PTCI, se réduisent de jour en jour. Après tout, l’Europe semble être moins corrompue que les Etats-Unis.

La seule analyse économique indépendante qui ait été faite sur la proposition du PTCI conclut que les seuls bénéficiaires seraient les grandes entreprises multinationales, particulièrement celles qui sont basées aux Etats-Unis. Les employés, les consommateurs, et tous les autres, seraient les perdants, s’il était signé.

Apparemment, il y a suffisamment de dirigeants européens qui s’en préoccupent, pour être capables de le bloquer. Ou alors, Obama va céder sur le fond, à tous les sept points qui font que l’Europe dit non. A ce stade, cela semble extrêmement improbable.


Source : Mondialisation.ca
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Akasha

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Mar 13 Oct - 21:41

Un ancien d’Al-Qaïda dénonce la collaboration entre l’EIIL et la CIA

Nabil Na’im Aboul Fattah est le fondateur du parti « Djihad démocratique » ainsi qu’un contributeur à Asharq Al-Awsat, un important quotidien panarabe en tant qu’analyste sur les questions concernant les groupes fanatiques religieux. Il a également été le chef du Djihad islamique égyptien de 1988 à 1992 puis un conseiller du gouvernement Égyptien après son arrestation en 1991.Il a été libéré en 2011 après la révolution égyptienne et après avoir écrit avec Ismail Nasr un document indiquant qu’il abandonnait la violence envers l’État.

Le texte qui suit et un résumé et un approfondissement des propos qu’il a tenus dans la vidéo « révélations d’un ancien cadre d’Al-Qaïda sur l’EIIL »




Révélations d'un ancien cadre d'Al-Qaïda sur l'EIIL (En Français)



Frappes US: pourquoi bombarder une centrale électrique ?



La coalition internationale menée par les Etats-Unis continue ses frappes aériennes à Alep, en Syrie, ayant tué récemment 52 civils et aucun terroriste de l'EI, a indiqué un groupe de défense des droits de l’homme. Le président russe s'interroge sur les objectifs de ces frappes et sur les cibles visées.


"Dimanche, l'aviation américaine a bombardé une centrale électrique et un transformateur à Alep. Pourquoi ont-ils fait cela? Qui ont-ils puni? Qu'est-ce que cela signifie? Personne ne comprend", a remarqué le président russe Vladimir Poutine lors d'une réunion avec les membres du gouvernement.

Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20151013/1018803579/Poutine-coalition-internationale-etats-unis-Alep-civils-.html#ixzz3oVCKMRBA
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orné

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Jeu 15 Oct - 1:32

Micro-trottoir : « L'État Islamique : qui le soutient, qui le combat ? »

Afin de mesurer la connaissance de nos concitoyens sur l'État Islamique, "Daech", nous avons emmené une caméra et un micro au Centre Beaubourg à Paris, hier lundi 12 octobre 2015, peu de temps avant la première de notre nouvelle émission en direct, "Guerre & Paix", centrée sur ce thème.

Cela a été l'occasion de constater que, dans le "panel" de personnes que nous avons interrogées sur la question, seule une faible proportion des gens sont véritablement au courant de ce qui se trame et se passe aujourd'hui en Syrie et en Irak, où sévit ce monstre qu'est Daech.

Effectivement, la plupart des personnes que nous avons questionnées font écho à la "version officielle", la "doxa" selon laquelle Bachar al-Assad serait le tortionnaire de son peuple, soutenu à tort par la Russie de Vladimir Poutine qui, sous couvert de combattre Daech, en profiterait pour bombarder les "rebelles modérés" en opposition au régime syrien qui, rappelons-le, fut démocratiquement élu, et est régulièrement plébiscité par la majorité des Syriens.

Bien que les citoyens et citoyennes à qui nous avons parlé entendent que c'est une situation complexe où les conflits d'intérêt s'entrechoquent de façon sanglante, que l'Occident joue une partie selon ses propres intérêts calqués sur les désirs de Washington auquel il est inféodé, il semble que l'incompréhension des gens sur ce sujet brûlant soit liée à la mauvaise qualité des informations qui leur sont distillées par les médias "mainstream", d'où la confusion sur les intentions de Bachar al-Assad et de Vladimir Poutine...

Afin de vous permettre, chers lecteurs et chères lectrices, d'y voir plus clair, nous nous permettons de vous orienter sur la retransmission de l'émission diffusée par le Cercle des Volontaires sur le sujet dont traite cet article et mentionnée plus haut, "Guerre & Paix", "L'État Islamique, qui le soutient, qui le combat?", très prochainement disponible sur ce site et sur notre chaîne YouTube (et actuellement en cours de montage).

http://www.cercledesvolontaires.fr


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Akasha

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Ven 16 Oct - 21:33

La Russie et Assad mettent l’Otan en échec

Selon un article étendu et détaillé du Financial Times, le projet de zones d’exclusion aérienne au-dessus de certaines parties du territoire syrien a été abandonné. La publication est parue hier le 5 octobre sous le titre « La démonstration de force du Kremlin torpille le projet de zones d’exclusion aérienne de la Syrie ». Elle est signée par Sam Jones, le spécialiste de l’aspect militaire en politique internationale du journal. Un homme disposant évidemment de bons contacts au sein de l’establishment britannique concerné.

Exclusion aérienne

Selon cet article, les projets de définition d’une zone d’exclusion aérienne pour l’armée syrienne étaient sur le point d’être conclus et faisaient la quasi-unanimité (des parties en présence) au sein de l’ONU. Cela répondait à une exigence turque vieille de cinq ans. Et cette zone devait être imposée unilatéralement par l’OTAN non seulement à partir de la frontière turque mais bizarrement aussi à partir de la frontière jordanienne.

La justification avancée par les parties en présence recourt, comme on pouvait s’y attendre, à l’argument humanitaire, à savoir la protection des réfugiés qui, selon l’OTAN, s’enfuient pour se soustraire à la dictature barbare du président Bashar al Assad. Exactement comme on a dû protéger de toute urgence les populations civiles de la ville libyenne de Benghazi en 2011 pour les mettre à l’abri de la dictature brutale de Mouammar Kadhafi.

Un autre argument plus récemment avancé est la lutte contre l’ISIS. On veut lui ôter le contrôle des postes frontières avoisinant la Turquie afin de permettre aux Kurdes et à des rebelles soi-disant modérés d’ y opérer plus librement et de rogner les ailes de l’ISIS.

D’autant que ces postes frontières présentent un grand intérêt commercial et financier pour les activités commerciales de l’ISIS avec l’étranger. L’OTAN n’oublie en effet qu’à moitié la partie de bonneteau que joue la Turquie avec l’ISIS depuis un bon moment. Mais cela ne se dit pas quand on souhaite parvenir à un accord à l’unanimité.



Le vaisseau amiral de la flotte militaire russe en Mer Noire, le croiseur Moskva, qui dispose du système de défense aérien S-300, assure la protection de la côte syrienne contre toute attaque aérienne ennemie. Il se trouve en effet aujourd’hui face à la côte syrienne, prêt à intervenir.

L’instauration officielle de ces zones n’était selon le journal plus qu’une question de jours, tout au plus de quelques semaines. Mais l’arrivée des navires de guerre Russes ainsi que quelques dizaines d’avions et hélicoptères a, toujours selon Sam Jones, fait échouer ce plan.

Système de défense aérienne S-300


Selon l’auteur, c’est effectivement surtout la présence d’avions de combat hypermodernes tels le Sukhoi 30 qui a alarmé l’OTAN. De plus il y a la présence face à la côte syrienne d’une vigoureuse flotte russe avec entre autres le croiseur Moskva, un destroyer contre-torpilleur et deux frégates. D’autres navires viennent encore les rejoindre. Notons que le Moskva dispose d’une batterie S-300 de missiles anti-aériens.

Il s’agit là d’un des armements de l’arsenal russe les plus redoutés par Israël et les Etats-Unis. D’ailleurs, ces dernières années, Israël et les Etats-Unis ont remué ciel et terre pour persuader la Russie de ne pas livrer ces S-300 promis depuis longtemps à l’Iran. Ce que Moscou s’était accordé à ne pas faire jusqu’il y a peu. Nul ne sait ce que la Russie a reçu en échange. Mais rien n’est gratuit dans ce monde.

Mais c’est surtout l’arrivée de Sukhoi 30 et de S-300 qui aurait forcé l’OTAN à écarter l’idée d’une zone limitée d’exclusion aérienne. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan en a pourtant encore évoqué l’idée hier et aujourd’hui lors de sa visite à Bruxelles mais sans trop d’insistance. Sans doute lui aussi savait-il déjà que c’était une bataille perdue.



Le Sukhoi-30 est considéré au sein de l’OTAN comme un des avions de combat les plus performants, tel qu’il est évoqué par nos médias, c’est un peu le cauchemar du F16. Il y en a actuellement 4 stationnés en Syrie.

En outre la Russie a fourni à la Syrie tout un attirail de matériel de haute technologie susceptible d’être déployé pour faciliter les communications dans un vaste territoire bien défini. Tout ce matériel hyper moderne doit permettre à la Syrie conjointement avec la Russie de contrôler la situation quoiqu’il advienne. Ce qui leur assure une maîtrise effective de l’espace aérien syrien contre toute intrusion ennemie qu’ils pourront désormais empêcher.

Intervention au sol


Une zone d’exclusion aérienne telle qu’elle est souhaitée par la Turquie et quelques autres viserait évidemment l’occupation par l’OTAN d’une portion de territoire cruciale de la Syrie. Le contrôle de ses frontières reste pour le gouvernement de Damas un élément essentiel tant pour sa sécurité que pour sa survie économique. Et c’est ce contrôle qu’on aurait voulu lui enlever. Cela équivaut à une déclaration de guerre.

Mais la coopération de la Russie et de la Syrie avec le soutien de l’Irak et de l’Iran réduit à néant les plans d’occupation partielle de la Syrie. Et cela probablement de manière définitive.

Même la candidate à la présidence, Hillary Clinton, toujours tenante de la ligne dure en ces matières, a hier encore, lors d’un entretien, laissé tomber cette idée. Seuls les partisans d’une guerre avec la Russie soutiennent encore ce plan aux Etats-Unis. Mais il semble que jusqu’à présent, l’OTAN n’y soit pas disposé .

LIRE LA SUITE SUR : http://www.michelcollon.info/La-Russie-et-Assad-mettent-l-Otan.html?lang=fr

Syrie : Panique Chez Les Egorgeurs de l'OTAN...

Pour une poignée de dollars…

Fuyant la Syrie où ils s’étaient incrustés. Chancres, métastases d’un chaos ne cessant de se répandre.

Un des plus beaux pays du monde, aux multiples vestiges historiques. Héritages des civilisations fusionnant le long des siècles et millénaires dans ce creuset de la pensée, de l’art et de la spiritualité.

Des rats abandonnant le naufrage colonial de l’Occident dans la région, tel un navire coulant à grande vitesse… Courant, éperdus de frayeur, de leurs jambes et de leurs Toyota rutilantes, loin de leurs camps, abris bétonnés, salles de torture et postes de tir, de leur encadrement et commandement des "forces spéciales" des pays de l’OTAN.

Sous le pilonnage assourdissant des bombes et missiles, de haute précision, des forces armées russes. Largués, de nuit, par des avions silencieux et invisibles à plus de 5000 mètres d’altitude. Le plus angoissant, ces missiles de croisière supersoniques dont on ne perçoit le bruit du propulseur qu’après son explosion… Trop tard…



Mensonge et Barbarie pour Valeurs


Pour ces voyous, cela ne faisait pas partie du contrat initial : on leur avait assuré non seulement l’impunité, mais la protection : pas de bombardement aérien. L'aviation militaire syrienne serait neutralisée par une "zone d'exclusion aérienne", à l'exemple de la Libye.

Ils y avaient cru : les avions occidentaux se baladent librement dans l'espace aérien de la Syrie pour les ravitailler en armes, en argent, en médicament et autres fournitures. Leurs bombardements ne sont destinés qu’aux positions et infrastructures, civiles ou militaires, du gouvernement légitime du pays.

Dans ces conditions idéales de protection, terroriser et assassiner des gens sans défense, dynamiter, démolir au canon, mitrailler, des immeubles d’habitation, centrales électriques, écoles et universités, ports et aéroports, hôpitaux, ponts et bâtiments administratifs, stations d’épuration d’eau et puits : pas de problème. C’est même une pratique jouissive.

Mais risquer sa peau sous des bombes et missiles, d'une stupéfiante exactitude dans la frappe de leurs cibles, pour une poignée de dollars : rien ne va plus. Le salut, dans ce contexte, est dans la fuite ! D’autant qu’être un mercenaire, ou un tueur patenté, n’est pas défendre une cause nationale ou patriotique, encore moins un idéal de justice ou de liberté.

Plus de cinq mille de ces rats, en une semaine, se précipitant vers leurs bases de départ limitrophes, en Turquie et en Jordanie. Ou encore vers le sud-Soudan et la Libye ; ceux-là bénéficiant du privilège d’être exfiltrés par avion… Et, ce n’est qu’un commencement…

Tous. Oui : tous. Assassins, trafiquants, voleurs, violeurs et autres psychopathes que l’Occident avait recrutés, résidus de leurs prisons après les avoir "retournés". Avec pour carotte à leur liberté : un emploi de mercenaire bien payé, facile et sans danger…


Ratissant large, les services spéciaux des membres de l’OTAN fébriles de zèle, s’ingéniant à trouver les pires ramassis de voyous, de "culs-de-basse-fosse" comme on disait dans le temps. Non seulement d’Europe centrale ou du sud, de Scandinavie ou du Royaume-Uni, mais encore de tout le bassin méditerranéen, et au-delà ; certains même d’Australie…

Quoi de plus facile, en effet, que de casser un pays en mille morceaux ?...

Avec de confortables primes en dollars convertibles, payées sur les caisses inépuisables du Qatar et de l’Arabie Saoudite… Avec, à la clé : liberté, impunité absolue, de tuer, torturer, assouvir toutes les perversions et sadismes que l’homme peut engendrer dans son délire criminel.

Aussi "musulmans" que moi un martien aux pieds palmés. Chargés d’animer cette fiction, mise en scène, sous l’appellation de "Califat", dont même le premier imbécile venu ne peut croire. Pour les armer, les financer, les entraîner, en toute bonne conscience, les "démocraties occidentales" transitant par des soi-disant "opposants au régime syrien", eux aussi bardés d’armes jusqu’aux oreilles. Multipliant les milices, aux appellations aussi nombreuses que les châteaux fantoches du bordelais recyclant du vin italien, espagnol, ou roumain…

Chaque groupuscule, avec son chef de guerre, encadré par les "forces spéciales" et "services secrets" de l’OTAN. Les uns par les USA et leurs seconds couteaux des colonies Turque ou Jordanienne ; les autres par la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, etc. Chaque "démocratie", dans la totale désinformation de son opinion publique ou de ses électeurs, gérant sa succursale du crime et du pillage. Schéma analogue, classique et éternel du cynisme colonial, à celui que la Chine, entre autres pays, a enduré pendant un siècle (1840-1940)…

Comment s’y reconnaître parmi ces "combattants terroristes" ?... Impressionnant de dons divinatoires, nos états-majors et traîneurs de sabre y parviennent au premier coup d’œil sur leurs cartes et photos aériennes. Désignant à nos valeureux aviateurs les cibles à bombarder : les "mauvais terroristes", afin de préserver les "bons terroristes", étiquetés "AOG-OGS" - Appellation d’Origine Garantie - Opposants au Gouvernement Syrien.


Colonialisme Radical pour Religion



"Apporter la démocratie et les droits de l’homme" ?…
Prétexte pour apitoyer les chaumières et "la ménagère de moins de cinquante ans", pour reprendre l’expression des experts en marketing télévisuel…
.
Il faudrait être le dernier des abrutis pour y croire une seule seconde…
Alors que l’Occident, politiciens et badernes militaires sans foi ni loi, s’acoquine avec les régimes les plus abjects de tyrannie et de corruption que sont ceux du Qatar et d’Arabie Saoudite, tout particulièrement. Unanimement vomis dans tout le monde musulman, pas seulement arabe : jusqu'en Malaisie et en Indonésie... Le film controversé sorti le 16 septembre dernier sur les écrans français, du marocain Nabil Ayouch, Much Loved, en livre une féroce charge…

Alors que l’Occident ferme les yeux depuis des décennies sur les massacres et horreurs commis en Palestine et Gaza. Où l’on tire impunément, aujourd’hui même, à bout portant sur femmes et enfants, dans la spoliation de leur terre, de leur identité et de leur histoire…
Evidemment, pour justifier l’horreur et le chaos créés et entretenus par nos pays occidentaux au Moyen-Orient, la propagande, qui ne connaît aucune restriction budgétaire en ces temps de crise économique, bat son plein. Le "Colonialisme Radical", Religion de nos oligarques dévots de laïcité, doit impérativement transformer ces pays soumis à nos délires de prédation en annexes de l’Enfer ; aux yeux d’une opinion rendue analphabète par l’industrie de la désinformation et de l’abrutissement public.

Au siècle précédent, Jules Ferry personnifiant le plus pathétique exemple de ce fanatisme dans la Bonne Conscience, les pires massacres et exactions à la source de notre "Empire" étaient légitimés par la nécessité de "civiliser les peuples inférieurs". Jusqu’à les caricaturer en Cannibales, comme lors de la conquête et de l’annexion de la Kanaky, dénommée Nouvelle-Calédonie. Les autres pays concurrents au nôtre, dans la spoliation coloniale de l’époque, soutenant la même rhétorique et pratiquant les mêmes abjections : Royaume-Uni, Espagne, Portugal, Allemagne, Belgique, Hollande, etc.

Provoquer l’adhésion de l’opinion publique à nos visées coloniales, impose l’entretien permanent d’un violent ressentiment, d’un viscéral écœurement, à l’encontre de populations à soumettre : sus aux cannibales ! Non : avec un argumentaire modernisé dans un nouvel emballage…

Aujourd’hui, à écouter nos propagandistes, ce serait le fanatisme d’une religion qui serait à la source du chaos dans cette région et, selon leur stratégie anxiogène, bientôt dans nos villes et villages… Impliquant de ce fait, et dans l’urgence, l’absolue nécessité d’intervenir militairement.

A les croire, les "djihadistes" se multiplieraient dans nos pays. Le plus frappant, dans ce délire du mensonge et de l’hypocrisie, c’est le "vecteur Sexe" en plein développement. "Très porteur", prétendent ces spécialistes de la désinformation, dans nos sociétés "pipolisées" qui, dans leurs médias lubriques, n’évoquent obsessionnellement que cela.

L’enlèvement d’adolescents ou le détournement après endoctrinement, surtout des jeunes filles transformées en "esclaves sexuelles", mais aussi de femmes, les témoignages "bidonnés" abondent : presse, radios, chaînes TV, édition… Les livres sur ce thème, dans les rayonnages des libraires de la grande distribution, s’empilent à longueur de semaines…

Véritables contes de fées ou de sorcières, avec pour héroïnes malheureuses des jeunes filles en fugue, "décervelées" par une horrible religion prêchée par un tout aussi horrible barbu, se retrouvant en Syrie malgré elles et contre la volonté de leurs parents. Tel un pèlerinage diabolique. Avec autant de facilité pour s’y rendre, tranquillement et à peu de frais, que celles qui en mai 68, en plein "Flower Power- Peace and Love", se retrouvaient à Katmandou ou à Auroville, tout en planant le long des chemins en fumant de l’herbe au son des guitares et cithares…

Affligeant.

Autorisons-nous une piqûre de rappel pour ne pas rester anesthésiés face aux mensonges et fourberies dissimulant les objectifs réels de la politique coloniale, prédatrice, dévastatrice, de nos pays, européens notamment, dans cette région. Qualifiée de "Remodelage du Moyen-Orient", sous la cravache de notre suzerain les USA.

Opération de "remodelage" couvrant, en fait, tous les pays de confession à majorité ou à fortes communautés musulmanes : de l’Afrique du nord (y compris saharienne : Mali, Niger, etc.) à la Somalie en passant par le Soudan (dont la partition a été une réussite des opérations militaires secrètes et de notre propagande) et l’Ethiopie, jusqu’au Pakistan :

i) Casser, diviser, démembrer, les pays de cette région en micro-états, pour les reconfigurer sur une base ethnique et religieuse dans le classique « diviser pour régner » afin d’annihiler toute capacité de résistance intellectuelle et spirituelle, sociale et économique, militaire et technologique, en mesure de s’opposer ou contester les projets coloniaux des pays occidentaux.

ii) "Apporter la démocratie" : intervenir militairement pour installer des gouvernements de "collabos", corrompus et au service exclusif des intérêts prioritaires des oligarchies de l’Occident (industries de l’armement, groupes bancaires et financiers, pétroliers, chimiques, pharmaceutiques, agroalimentaires, etc.).

iii) Entraver durablement le développement de ces pays en éliminant tous les cadres, dirigeants, enseignants et chercheurs de haut niveau, dirigeants et spécialistes en charge de la gestion des infrastructures : télécommunications, centrales électriques, hôpitaux, etc. Susciter, fomenter, maintenir un climat de conflits interethniques et religieux par tous les moyens pour qu’écoles et universités soient fermées afin d’interdire l’accès à l’éducation et au savoir, déscolarisant ainsi plusieurs générations.

iv) Piller les ressources énergétiques : pétrole, gaz, uranium (au Mali et au Niger, par exemple). Tout aussi important : contrôler les infrastructures d’acheminement du gaz et du pétrole : oléoducs, pipelines, voies maritimes de transport.

v) Piller, ou vandaliser, leur immense patrimoine culturel accumulé au cours des siècles : vestiges archéologiques, œuvres d’art, mosaïques, statuaires, etc. Ce qui n’est pas transportable étant livré à la démolition à l’explosif : monuments, temples, etc. Afghanistan, Irak, et Syrie ont particulièrement été ravagés par cette politique de la terre brûlée. Ce qu’Irina Bokova, Directeur Général de l’UNESCO, qualifie de « Nettoyage Culturel »
.


La finalité de ces opérations de vandalisme organisé, outre l’enrichissement frauduleux des mafias de trafiquants en cheville avec des "collectionneurs", est d’éradiquer les racines de toute réminiscence d’une identité nationale, d’une histoire prestigieuse, d’une "estime de soi" propre à tout être humain membre d’une communauté.
Cette déshumanisation systématique permettant aux idéologues du "Colonialisme Radical" d’affirmer, par la suite, que ces terres étaient "vides" de traces de civilisation, incultes sur tous les plans. Comme ils le prétendent, depuis des décennies, pour la Palestine.

vi) Déverser, de manière invisible ou homéopathique aux yeux des opinions publiques, dans les caisses de nos "Etats Profonds" (Deep States) des milliards de dollars et d’euros, à ne plus savoir qu’en faire, pour démultiplier l’enrichissement personnel, exponentiel et faramineux, de nos oligarques.
C’est Peter Dale Scott, courageux et brillant politologue canadien, diabolisé par l’extrême-droite "OTANesque", qui a décrit ce système de gouvernement occulte échappant à tout contrôle citoyen, adepte des guerres et du chaos par lequels ses dirigeants s’enrichissent sans fin.
On lui doit ce livre essentiel pour comprendre la situation actuelle sur notre planète :
"L'Etat profond américain : La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle"
(Titre original : The American Deep State: Wall Street, Big Oil, and the Attack on U.S. Democracy)
Le général Eisenhower, président des USA (1953-1961), dans son célèbre discours de fin de mandat du 17 janvier 1961, s’était déjà inquiété de ce complexe "militaro-industriel" constituant progressivement un Etat dans l’Etat. Inquiétante prémonition d’un général et chef d’Etat :

« Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu'elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel.
Le risque potentiel d'une désastreuse ascension d'un pouvoir illégitime existe et persistera.
Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques.
Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant.
Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l'énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble. »


Un exemple actuel, tout récent : le Trésor des USA vient de constater que 500 millions de dollars, d’un budget destiné à financer l’entrainement et l’armement d’une milice, avaient tout simplement disparus… A peine une dizaine de combattants ont pu être retrouvés. Le reste, avec armes et bagages s’est volatilisé. Les intermédiaires divers ayant pompé, le long du circuit de financement, l’essentiel. Une enquête est en cours... Les complicités étant innombrables.

vii) Alimenter, exacerber, l’islamophobie des opinions publiques occidentales, pour incruster un fanatisme analogue à celui des Croisades prétendant "Libérer le Tombeau du Christ" dix siècles auparavant. Les services d’action psychologique de nos Etats organisant, créant, scénarios et rhétoriques, pour mettre en scène les pires actes criminels que la perversité humaine soit capable d’engendrer.

Justifiant ainsi, par ce constant lavage de cerveaux imbibés d’horreurs attribuées à la religion musulmane, les colossales dévastations, destructions et tueries, extorsions et vols, que nos pays commettent dans cette région depuis la fin de la première guerre mondiale ; suite au partage des dépouilles de l’Empire Ottoman, entre les grandes puissances de l’époque dont la France, par les Traités de Sèvres du 10 août 1920 et de Lausanne du 24 juillet 1923.

A cette propagande s’ajoute, à présent, une intensification de l’hystérie russophobe. Cette couche supplémentaire dans le délire paranoïaque étant la conséquence de l’apparition musclée de l’Ours Russe dans la région, défiant l’hégémonie d’un Empire décadent…



http://stanechy.over-blog.com/2015/10/syrie-panique-chez-les-egorgeurs-de-l-otan.html
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Sam 17 Oct - 21:55

A quoi jouent les Américains ?

[img(740px,380px)]http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2015/10/10186331491-1728x800_c.jpg[[/img]

Washington joue un jeu bien dangereux, soufflant le chaud et le froid. On pensait que les Etats-Unis avaient mangé leur chapeau et cherchaient la sortie depuis l’intervention russe. En quelques jours, Obama avait mis fin au grotesque programme d’entraînement de rebelles modérés visant à combattre l’EI (disaient-ils) après que le Pentagone eut avoué qu’il avait formé… attention… roulements de tambour… 5 combattants (qui ont d’ailleurs immédiatement été attrapés par Al Nosra). La maison Blanche avait également promis de ne pas mener une guerre par proxy interposé contre la Russie en Syrie. Bref, on pensait que les Américains, lassés du fiasco de leur politique syrienne, étaient revenus de leurs vieilles lunes. Apparemment pas…

Un inquiétant article du New York Times nous apprend que les missiles anti-char de fabrication américaine TOW affluent en Syrie, fournis par les Saoudiens avec le consentement US, à destination des terroristes modérés si chers à l’Occident. L’article cite des commandants rebelles : « Nous recevons ce que nous demandons en un laps de temps très court. Nous pouvons en avoir autant que nous voulons ». Un officiel fondamentaliste saoudien l’avait annoncé la semaine dernière et, pour une fois, les amis du gouvernement françaisont tenu parole. Notons d’ailleurs la parfaite mauvaise foi du wahhabite : « Les bénéficiaires seront l’Armée de la conquête, l’Armée syrienne libre et le Front Sud, mais pas Al Nosra (= Al Qaeda) ni l’Etat Islamique ». Etant donné que le principal groupe de l’Armée de la conquête est Al Nosra, nous sommes en plein foutage de g….., mais les Saoudiens ont l’habitude.

Cette évolution de l’armement des terroristes modérés explique peut-être que, malgré les intenses bombardements russes, parfois au prix d’acrobaties assez invraisemblablesi, la grande offensive de l’armée syro-hezbollo-iranienne patine un peu. Certes, des progrès ont été réalisés, du terrain reconquis, mais aucune victoire stratégique n’a encore eu lieu. Ne restent plus aux Russes qu’à intensifier encore leurs bombardements, ce qu’ils ne vont pas se priver de faire étant donné que ça leur permet également d’éliminer des djihadistes tchétchènes qui ne rentreront donc pas au bercail [le chef d’Ahrar al Sham, groupe syrien modéré d’entre tous, était donc un Tchétchène, ce qu’ont l’air de trouver tout à fait normal les chancelleries occidentales…]

Les Américano-saoudiens semblent avoir choisi le chemin de l’escalade du conflit, ce qui est encore confirmé par les propos tr-s agressifs de Carter, le chef du Pentagone, ou le refus de Washington de rencontrer une délégation russe menée par le premier ministre Medvedev afin de coordonner les stratégies des deux Grands en Syrie. Tant que vous bombardez nos petits amis d’Al Qaeda et affidés, on vous cause pas.

Quelle mouche pique donc les Américains ? Quelles que soient les raisons de cette névrose, elle ne manque pas d’inquiéter. D’ailleurs, l’article du New York Times, étonnant d’honnêteté pour cette publication néo-conservatrice, se fait l’écho de ce malaise. Il y est écrit noir sur blanc ce que tout le monde sait – les « rebelles modérés » ne sont pas nombreux et alliés à des groupes djihadistes au premier rang desquels on retrouve Al Qaeda – et, à lire entre les lignes, on y découvre une incompréhension de la voie suivie par l’administration américaine. Un éditorial du même journal va même encore plus loin et propose de s’allier à Moscou pour se partager le travail : les Russes tapent sur Al Qaeda (nouvel aveu que les rebelles modérés n’existent pas) et les Etats-Unis sur l’EI. Décidément, il se passe quelque chose de pas net dans les sphères du pouvoir US si même un journal aussi russophobe que le New York Times en vient à faire ce genre de proposition. La lecture des centaines de commentaires est également intéressante : c’est un déluge de critiques envers la folle politique américaine de soutien aux djihadistes en Syrie, ce qui n’est pas sans rappeler la fronde d’une partie de l’armée US en 2013 quand il était question de bombarder Assad (la fameuse campagne « I will not fight for Al Qaeda in Syria » sur les réseaux sociaux). Question subsidiaire : la mafia médiatique européenne, qui doit tomber des nues et suer à grosses gouttes après avoir lu les aveux du temple du néo-conservatisme US, va-t-elle suivre le mouvement et enfin présenter honnêtement la situation en Syrie ?

Reste à savoir ce que va faire la Russie, et dans une moindre mesure l’Iran, si Ankara, Riyad et Washington persistent à chercher la confrontation en armant les terroristes modérés. Une conflagration mondiale entre Russes et Américains est bien sûr exclue, mais Poutine a plusieurs cartes en main pour refroidir Turcs et Saoudiens.

A Ankara, le sultan craint plus que tout un soutien russe aux Kurdes.
Voilà qui est justement susceptible d’amener Erdogan à la raison : si tu continues à fournir Al Qaeda et consorts, je ferai de même avec tes meilleurs ennemis du PKK et des YPG. Avec le doublement du Nord Stream, Moscou n’a presque plus besoin du Turk Stream (c’est même peut-être en prévision de l’intervention en Syrie que Poutine a changé son fusil d’épaule et privilégié la route nord).

Quant aux Saoudiens, il existe une possibilité formidable à tous les sens du terme, bien que très hypothétique pour l’instant. C’est une idée qui avait traversé l’esprit de votre serviteur il y a quelques semaines mais qu’il avait chassée tellement elle lui paraissait énorme… jusqu’à ce qu’elle réapparaisse dans la conclusion d’un article passionnant du site spécialisé Oil Price. L’article lui-même s’attache aux causes énergétiques du conflit syrien, dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises ici. Les pays du Golfe (dont le Qatar et son projet de méga-gazoduc) voulaient faire transiter leurs fabuleuses ressources en hydrocarbures vers l’Europe, le tout sous contrôle américain, ce qui aurait eu pour effet de marginaliser considérablement la Russie. Passer par l’Irak saddamique puis chiite étant impossible, la seule voie pour les pipelines du Golfe était la Syrie, pays à majorité sunnite qui ne ferait aucune difficulté une fois Bachar renversé.




Assad ne l’entendait pas de cette oreille, qui mettait une contre-proposition sur la table : un tube « chiite » Iran-Iraq-Syrie. De quoi donner une crise d’urticaire aux cheikhs du Golfe et à leur allié américain. Quatre ans après, Riyad, Doha et Washington n’ont pas abandonné l’idée bien que le projet paraisse maintenant bien compromis (même si Assad perdait finalement, l’EI est devenu totalement incontrôlable).

Mais revenons à notre idée, géniale, diabolique, colossale en réalité. Nous avons vu il y a quelques jours comment la coalition irano-irako-syro-russe pourrait, avec l’aide des Kurdes au nord, mettre fin à l’EI. Notons d’ailleurs au passage qu’à l’est, les Irakiens commencent à avancer et ont quasiment réussi à tuer le calife grâce au centre de renseignement commun mis sur pied avec Téhéran, Moscou et Damas (ce n’est certes pas sur les Américains que Bagdad pouvait compter pour trouver les cibles de l’EI…)




Cher lecteur, que voyez-vous sur cette carte ? Entre la poussée Syrie-Iran-Hezbollah à l’ouest, kurde au nord et Irak-Iran à l’est, le tout soutenu par l’aviation russe, l’Etat Islamique serait cerné et n’aurait plus qu’une échappatoire : vers le sud, vers… l’Arabie Saoudite !

Ô divin retour à l’envoyeur, renvoi du monstre à son créateur… Riyad prend les choses suffisamment au sérieux pour ériger une frontière électrique. Mais si cet amusant gadget peut stopper quelques djihadistes égarés dans le désert, que fera-t-il face à des (dizaines de) milliers de fanatiques surarmés et désespérés ? Gageons que les bombes US retrouveront soudain toute leur efficacité mais sera-ce suffisant ?

Si l’EI entre en Arabie Saoudite, c’est tout le fragile édifice de la monarchie moyenâgeuse wahhabite qui explose. Et avec elle les prix du pétrole. Pour Poutine, ce serait un incroyable triple coup : s’allier aux Kurdes et ravaler la Turquie au rang de faire-valoir, détruire la maison des Seoud et faire enfin grimper les prix du pétrole à des niveaux jamais atteints. Nous n’en sommes pas (encore ?) là…

http://chroniquesdugrandjeu.over-blog.com/2015/10/a-quoi-jouent-les-americains.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Source : http://reseauinternational.net/a-quoi-jouent-les-americains/
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Lun 19 Oct - 20:50

[Sondage] Ce que pensent les Syriens…

Ce billet fait suite à cette introduction sur la complexité de la guerre civile syrienne, que nous commandons de lire avant ce billet pour mieux interpréter les réponses…

La BBC a commandité au sondeur international ORB un excellent sondage réalisé auprès de 1 365 Syriens en juillet 2015, afin de mieux cerner leur opinion.

Cela donne évidemment une excellente vision de la complexité de la situation. Raison probable pour laquelle la plupart des médias n’en ont pas parlé. Smile

Même la BBC, qui a évidemment fait un billet dessus,, n’a pas mis en avant certains points très intéressants – et dérangeants.

Bien entendu, on restera prudent sur un sondage réalisé dans un pays en guerre civile, mais la taille de l’échantillon commence à être suffisante pour donner de solides tendances (Lien ORB).

Les résultats bruts du sondage sont ici. Au vu de l’aridité, nous avons réalisé quelques graphiques de synthèse…

La répartition de la population


Le sondage se déroulant dans l’ensemble du pays, voilà comment se répartit la population syrienne en fonction de qui contrôle la région du sondé :



À propos des frappes




On voit qu’en moyenne, les avis sont très partagés.

Évidemment, ils le sont moins en fonction des zones…



Conclusion : les gens ne souhaitent pas se prendre des bombes sur la tête…

Les avis sur les belligérants


Plus intéressant, voici ce que pensent les Syriens de l’influence de différents acteurs de la guerre civile :



On note qu’aucun acteur ne recueille une bonne opinion majoritaire dans la population, mais que c’est Bachar el-Assad qui en a le plus…

Affinons par zone géographique :



On a ici les réponses des sondés qui sont uniquement dans les zones contrôlées par le gouvernement.

On voit que dans ces zones, Bachar el-Assad frôle les 75 % de popularité. Les gens le voient évidemment comme un rempart contre les islamistes.

Les autres acteurs, hors Iran, sont-très mal perçus.

Passons maintenant des les zones contrôlées par l’opposition :



On voit ici que :

-Bachar el-Assad y est ici très largement rejeté,
-la Coalition nationale syrienne n’a pas 50 % de bonnes opinions dans ces territoires qu’elle contrôle
-al-Qaïda est très bien vue, comme les États du Golfe
-Passons dans les territoires tenus par l’État islamique :



On voit ici que :

-Bachar el-Assad y est ici largement rejeté,
-la Coalition nationale syrienne ne recueille pas 40 % de bonnes opinions,
-al-Qaïda a un soutien majoritaire
-mais pas autant que l’État islamique qui recueille plus de 70 % de bonnes opinions…
L-a peur des sondés y est peut-être pour quelque chose, mais un tel niveau n’est pas anodin…

Passons dans les zones tenues par l’Armée syrienne libre :



On voit ici que :

-Bachar el-Assad y est toujours largement rejeté,
-l’ASL bénéficie d’un soutien important dans ce territoire qu’elle contrôle,
-la Coalition nationale syrienne n’a pas 40 % de bonnes opinions
-al-Qaïda est très bien vue (plus de 50 % de soutien), comme les États du Golfe, contrairement à l’État islamique.


En synthèse, on peut présenter ces mêmes résultats différemment. On avait précédemment la perception de tous les acteurs dans une seule zone, on a ici l’inverse, la perception d’un seul acteurs dans toutes les zones. Commençons par Bachar el-Assad :



on voit bien que le pays est très divisé à son égard. De même pour l’État islamique :



L’État islamique bénéficie ainsi d’un fort soutien chez lui.

Pour al-Qaïda :



l est intéressant de voir que le front al-Nosra, branche d’al-Qaïda en Syrie a un soutien majoritaire dans la moitié du pays qui n’est plus contrôlée par Bachar el-Assad…

La coalition nationale syrienne (tenue majoritairement par les Frères musulmans, et que la France a reconnu comme représentante officielle du peuple syrien) :



Bien joué, elle n’est soutenue majoritairement nulle part… C’est mieux pour l’Armée syrienne libre (mais qui est actuellement en déroute) :



On constate que les pseudo-forces “démocratiques”, largement tenues par des islamistes conservateurs, sont violemment rejetées dans la moitié du pays qui dépend encore du gouvernement d’Assad.

Vivre en Syrie…



Seules les zones gouvernementales regrettent leur vie d’avant, 40 % des personnes dans les zones de l’État islamique semblant préférer leur vie présente.

Aucune zone ne trouve majoritairement que la vie présente est mieux qu’avant.

Que faire ?

La majorité des Syriens demande une solution politique, mais un tiers soutien les combats :





Les deux-tiers des Syriens pensent possible de vivre ensemble à nouveau.



Et la majorité ne veut pas d’une partition du pays, un tiers le souhaitant.

L’État islamique

Voici la vision dans le pays sur les origines de l’État islamique :



On voit que pour 80 % des Syriens, l’État islamique est essentiellement une création des États-Unis et de l’étranger. Voici le détail de la réponse par zone :



Cette vision est partagée dans toutes les zones…

On appréhende ainsi mieux a complexité de la situation syrienne, et on comprend mieux pourquoi cette guerre civile dure autant et est aussi violente, chaque belligérant ayant en gros le soutien de la population dans la zone qu’il contrôle…

P.S. voici pour information le résultat du sondage effectué en Irak, dont les résultats sont bien plus positifs (66 % pensent que le pays va dans la bonne direction, et 90 % qu’une solution politique peut être trouvée)…

http://www.les-crises.fr/sondage-ce-que-pensent-les-syriens/
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Jeu 22 Oct - 21:58

Syrie: 83 positions de l'EI bombardées par la Russie en 24 heures

Les forces aériennes russes ont frappé 83 positions de l'Etat islamique en Syrie ces dernières 24 heures, rapporte le ministère russe de la Défense.

"Les avions russes ont effectué 46 sorties militaires et ont frappé 83 positions du groupe terroriste Etat islamique dans les provinces d'Idleb, d'Alep, de Damas, de Hama et de Deir ez-Zor", a annoncé mercredi le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov.



Selon l'Etat-Major de la Fédération de Russie, les djihadistes effectuent des manœuvres de retraite après avoir perdu la majorité de leur matériel militaire sur la ligne de contact avec l'armée syrienne. Les drones russes ont également augmenté le nombre de sorties pour contrôler la situation.


Selon M. Konachenkov, les avions de bombardement ont détruit un poste de commandement de djihadistes dans la province d'Idleb en Syrie, ainsi qu'un dépôt de matériel militaire. Ce poste de commandement situé sur la montagne de Séryatel avait été détecté par des drones.
"Les djihadistes géraient la conduite des tirs de ce poste sur le champ de bataille. Le poste de commandement a été détruit par la frappe d'un bombardier Su-24", a ajouté M. Konachenkov.
Depuis le 30 septembre, la Russie effectue des frappes aériennes sur le territoire du groupe terroriste Etat islamique en Syrie à la demande du président syrien Bachar el-Assad. Entre-temps, les Forces aériennes russes ont fait 750 frappes, ont éliminé des centaines de djihadistes, des dizaines de postes de commandement, de dépôts et d'autres positions. En outre, 26 avions-fusées ont été lancés par les navires militaires de la flottille de la Caspienne. Ils ont frappé les positions de l'EI avec succès.
Le président russe Vladimir Poutine avait confirmé que la durée de l'opération russe en Syrie serait limitée par l'opération offensive de l'armée syrienne. Il a également exclu la possibilité d'une opération terrestre menée par l'armée russe en Syrie.



Source : Spoutnik News


De quoi ont parlé Vladimir Poutine et Bachar el-Assad?

Lors de leur rencontre mardi soir à Moscou, les présidents russe et syrien ont souligné que la victoire sur le terrorisme en Syrie serait remportée, et qu'ensuite des étapes politiques s'imposeraient. Moscou est persuadé que le règlement durable du conflit syrien n'est possible que sur la base du processus politique.


Riadh Sidaoui, Directeur du Centre Arabe de recherches, commente cette rencontre pour Sputnik.
Cette visite a été tenue secrète jusqu'au lendemain de la rencontre. Il s'agit aussi du premier déplacement du président syrien Bachar el-Assad à l’étranger depuis le début de la guerre en Syrie, en 2011.


"Nous partons du fait que sur la base de la dynamique positive obtenue lors des actions militaires, un règlement durable peut être atteint sur la base d'un processus politique avec la participation de toutes les forces politiques, des groupes ethniques et religieux. En fin de compte, le dernier mot doit appartenir au peuple syrien", a déclaré le président Vladimir Poutine.




Bachar el-Assad a rencontré Vladimir Poutine à Moscou mardi soir

Le dirigeant russe a dit apprécier les résultats impressionnants que l'armée syrienne a atteints presque seule, et a assuré le président syrien de son soutien pour régler la crise.

"Le terrorisme qui se répand actuellement dans la région, sans vos actions et vos décisions, se serait répandu sur des surfaces beaucoup plus vastes, sur un territoire beaucoup plus vaste. Vous avez participé à des actions militaires dans un front uni pour lutter contre le terrorisme", a fait remarquer Bachar el-Assad.

]"Le plus important, c’est que tout cela se passe dans le cadre de la législation internationale ", a souligné le président syrien.

M. Assad a exprimé son espoir que la victoire sur le terrorisme serait remportée. Il a remercié Vladimir Poutine et a également exprimé sa reconnaissance  à la Russie pour sa contribution à l'unité et à l'indépendance de la Syrie.

Les actions militaires prévoient ensuite des étapes politiques, a confirmé Bachar el-Assad en soulignant qu'actuellement, " le terrorisme est un obstacle réel sur le chemin du règlement politique ".

D'après le spécialiste, le volet militaire prend le dessus sur toutes les autres questions en Syrie. Il est persuadé qu'il faut "gagner cette guerre contre le terrorisme ensemble, rapidement et dans les plus brefs délais et peut-être d’ici fin 2015".Et c'est uniquement après cela que la Syrie pourra passer au volet politique et aux négociations afin de reconstruire la politique et l'économie syriennes. Mais "la priorité absolue", d'après lui est la victoire contre le terrorisme.




Un dîner en l’honneur de Bachar el-Assad à Moscou

"Aujourd’hui on voit des terroristes de Daech en train de fuir le pays vers la Lybie, vers d’autres pays voisins. Ils sont en train de perdre la guerre…grâce à cette opération aérienne massive de la Russie et de l’armée syrienne. Il ne faut pas oublier que cette armée syrienne a résisté pendant plus de 4 ans contre des vagues des terroristes, des mercenaires étrangers qui ne sont pas même Syriens… qui sont venus en Syrie afin de combattre l’armée syrienne et l’Etat syrien. N’oublions pas aussi les investissements d’Etats étrangers comme le Qatar ou l’Arabie Saoudite afin de financer ces terroristes. Là, je pense que la donne est en train de changer", souligne Riadh Sidaoui.
M. Sidaoui affirme qu'étant assez forte, "l'armée syrienne n’a pas besoin de soutien terrestre mais d’un soutien massif aérien et logistique par satellites et aérien et parfois peut-être des missiles".




Syrie: Jimmy Carter propose son aide à Moscou

Pourtant, il a fait remarquer que même si les pays occidentaux étaient contre Daech, il n’aimaient juste pas que l’armée syrienne gagne.
Pour le directeur du centre arabe, la grande question c’est le Front al-Nosra "qui est financé et soutenu par le Qatar, la Turquie et l’Arabie Saoudite".
Il se demande si pour les pays occidentaux, le Front al-Nosra "fait partie du terrorisme ou des militants pour la liberté".
Riadh Sidaoui conclut que "l’Etat a le droit d’avoir le monopole légitime de la violence armée et aucune autre armée ne pourrait faire concurrence à l’Etat. Donc, il faut avoir une seule armée en Syrie afin de résoudre les problèmes politiques et trouver un consensus politique".


Source : Spoutnik News
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Ven 23 Oct - 21:23

Bonsoir mes frères & soeurs I love you
Pour Oumma TV Je ne trouve pas qu'ils soient tombé dans le conspirationnisme primaire. Ils ne font qu'assurer leur statut de ré information face à la propagande des gros médias muselé par la haute finance. Ils volent plus loin c'est tout. Les Etats Unis comme à leur habitude on créé une réaction pour nourrir un problème, et ensuite y apporter LEUR solution..Cette fois-si ça n'a pas marché, c'est tout. Nier la filiation Daech/USA, avec tout les faisceaux de preuves est devenu irraisonnable. Tout est dit. De même pour Al Qaeda, et les rebelles syriens. Aidé bien entendu par leurs alliées frontaliers, (Turquie, Arabie Saoudite, Qatar,..). Tout comme le Kalif est un pion des Etats Unis. Et la Russie l'a très bien compris. On l'entend bien dans la vidéo proposée par Yousef Wink Merci à lui entre parenthèse, j'avais l'intention de la posté, il m'a précédé.
Akasha.


Syrie: grande panique dans le camp Frères/Wahhabites!!



IRIB-la panique s'est emparé du camp des ennemis de la Syrie dans la foulée de fulgurantes avancées de l'armée syrienne.


Alors que les raids aériens russes conjugués aux opérations terrestres de l'armée syrienne et du Hezbollah ont provoqué une véritable débandade dans les rangs des terroristes takfiris de Daech et d'Al Nosra, les dirigeants saoudien, turc et qatari se sont entretenus au téléphone des récentes évolutions en Syrie et des défaites consécutives de leurs mercenaires sur le front des combat. jeudi soir, le roi Salmane d'Arabie, le président Erdogan et l'emir Tamim ont discuté au téléphone des prémices de ce qui s'annonce une cuisante défaite en Syrie. A Alep, l'heure est à la sauve-qui-peut générale dans les rangs des Daech/Al Nosra qui en dépité de leur union, perdent les unes après les autres leurs positions face à la progression de l'armée syrienne et le Hezbollah. les frappes russes, reconnait l'agence de presse turque Anatolie, suscitera une nouvelle vague de réfugiés, ce qui veut dire dans le jargon de la presse pro Erdogan de Turquie, une nouvelle vague de retrait des terroristes de la Syrie et leur éventuel repli en Irak ou leuer départ vers l'Europe. Eredogan, Salmane et Tamim n'ont pas hésité d'exprimer au cours de leur contact téléphonique jeudi leur vive inquiétude face aux évolutions en cours en Syrie. désemparés, ces trois principaux sponsors du terrorisme tentent d'invoquer des prétextes humanitaires pour retarder ce qui semble être la fin de la présence des terroristes takfiris en Syrie. sur le terrain, les informations en provenance des sources takfiris confirment le retrait massif des mercenaires d'Alep , de Hama .

Sahar

___________________________________________________________

Le Pentagone vient de dépenser 41 millions de dollars pour entraîner « quatre ou cinq » combattants syriens, par Paul McLeary



Mercredi, un officier militaire haut gradé a révélé que, après avoir dépensé 41 millions de dollars plus tôt dans l’année pour entraîner et équiper un petit groupe de 60 combattants, seuls « quatre ou cinq » combattants syriens entraînés par les États-Unis restaient sur le terrain pour combattre l’État islamique.

Après des mois d’entraînement par les forces spéciales américaines sur des bases turques, ceux qu’on appelle les combattants de la « Nouvelle Armée Syrienne » ont été renvoyés en Syrie en juillet, a déclaré le général Lloyd Austin, chef du commandement central des États-Unis. En quelques jours, ils ont presque tous été anéantis après une attaque d’Al-Nosra, un groupe affilié à Al-Qaïda, qui a capturé, tué, ou dispersé la majorité des troupes soutenues par les États-Unis.

Le programme d’entraînement et d’équipement de 500 millions de dollars a été vendu au Congrès fin 2014 et visait à former 5 400 combattants syriens avant la fin de l’année. Mercredi, Austin et la “sous-secrétaire à la politique de Défense”, Christine Wormuth, ont tous les deux admis que ces chiffres ne seront pas atteints.

Interrogé à plusieurs reprises au sujet de la taille actuelle du programme, Wormuth a dit que “entre 100 et 120″ combattants supplémentaires sont en train d’être formés en Turquie.

La commission sénatoriale n’était pas contente.

« Regardons les choses en face, c’est une plaisanterie », a dit Kelly Ayotte, sénatrice du New Hampshire (républicaine), réagissant à l’annonce du nombre de Syriens encore au combat.

“Ainsi, alors que nous envisagions 5 400 combattants pour la fin de l’année, ils se comptent sur les doigts de la main“, a dit la sénatrice Claire McCaskill (démocrate, Missouri).

« C’est tout simplement un échec complet », s’est lamenté le sénateur Jeff Sessions (républicain, Alabama).

Cependant, le programme d’entraînement et d’équipement est peut-être sur le point de subir quelques grands changements. La Maison-Blanche et le Pentagone se préparent à se rencontrer dans les jours qui viennent pour discuter d’un éventail d’options pour une révision du programme, selon une information exclusive rapportée mardi par la revue Foreign Policy. L’idée serait d’attacher aux larges groupes de forces établies en Syrie du Nord un petit nombre de combattants entraînés faisant la liaison avec les avions militaires des États-Unis qui les survolent.

Mais aucun calendrier n’est joint à cet effort de réorganisation du programme, originellement financé en décembre par le Congrès grâce à un budget de guerre complémentaire.

Crédit Photo : Ahmet Sik/Getty Images

Source : Foreign Policy, le 16/09/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Pour ceux qui croient à une blague, l’audition est visualisable ici, et la transcription est dessous :


Deb Fischer
General Austin, when Senator Carter was here before this committee in July, he testified there were only about 60 Syrian fighters that had been trained…
We’ve heard reports about the attacks on those individuals when they were reinserted back into Syria. Can you tell us what the total number of trained…

Lloyd J. Austin III
It’s a small number. The ones that are in the fight is we’re talking, four or five.

Kelly Ayotte

Because as I see it right now this four or five U.S. trained fighters — let’s not kid ourselves, that’s a joke. And so if they are the only force on…

Claire McCaskill
At what point in time and what is the discussion on going about the $600 million you are requesting for next year? That seems very unrealistic to me…

Christine E. Wormuth
Senator McCaskill, it’s between 100 and 120 basically.

Claire McCaskill
OK. So we’re counting on our fingers and toes at this point when we had envisioned 5400 by the end of the year and I — I’m just worried that this is…

Jeff Sessions
We have to acknowledge that this is a total failure. It’s just a failure. I wish it weren’t so, but that’s the fact. It’s time to — way past time to…


Source : Les Crises

Le Qatar finance la révolte syrienne avec du cash et des armes, par Roula Khalaf et Abigail Fielding Smith

Article d’archive, toujours intéressant à rappeler Smile

Source : Financial Times, le 16/05/2013

Par Roula Khalaf et Abigail Fielding Smith

L’État gazier du Qatar a dépensé jusqu’à 3 milliards de dollars ces deux dernières années au profit de la rébellion syrienne, soit bien plus qu’aucun autre gouvernement, bien que l’Arabie Saoudite soit en train de devenir le principal fournisseur d’armes des rebelles.

Le coût de cette intervention représente pour le Qatar une fraction de ses investissements à l’international. Mais ce soutien financier qatari à une révolution qui s’est transformée en guerre civile féroce ne doit pas masquer le soutien occidental à l’opposition.

De nombreux entretiens avec des leaders de la rébellion vivant à l’étranger ou en Syrie ainsi qu’avec des officiels occidentaux, relatés par le Financial Times ces dernières semaines, révèlent dans le détail le rôle du Qatar dans le conflit syrien, et donnent lieu à une polémique grandissante.


Ce petit État à l’appétit gargantuesque est le plus gros mécène de l’opposition politique syrienne, fournissant même de généreuses primes aux déserteurs (estimées à 50 000 $ par an par déserteur et sa famille) sans compter l’énorme dépense dédiée au soutien humanitaire.

En septembre, de nombreux rebelles de la région d’Alep reçurent ainsi un bonus de 150 $ de la part du Qatar. D’après des sources proches du gouvernement qatari, la dépense totale approcherait plutôt les trois milliards, alors que les sources diplomatiques l’estiment, elles, à un milliard de dollars.

Pour le Qatar, qui détient la troisième réserve de gaz au monde, cette intervention fait partie d’une agressive quête de reconnaissance mondiale et n’est que le dernier épisode en date afin de s’imposer en tant qu’acteur majeur de la région, après son soutien aux rebelles libyens qui renversèrent Kadhafi en 2011.

D’après le Stockholm International Peace Research Institute qui surveille les transferts d’armes, le Qatar a effectué les plus importantes livraisons d’armes en Syrie, soit 70 vols d’avions cargos militaires à proximité de la Turquie entre avril 2012 et mars 2015.

Si le Qatar s’est d’abord voulu pragmatique et opportuniste plus que dogmatique, cet État s’est néanmoins retrouvé engagé entre des politiques exclusives qui ont provoqué les critiques envers les qataris. “Vous ne pouvez pas vous payer une révolution”, assure un homme d’affaires de l’opposition.

Le soutien du Qatar aux groupes islamistes dans le monde arabe, en désaccord avec ses pairs des pays du Golfe, alimente aussi sa rivalité avec l’Arabie Saoudite. L’émir régnant Hamad bin Khalifa al-Tani voudrait être le Nasser d’un monde arabe islamique, affirme un politicien arabe, évoquant feu le leader égyptien du panarabisme.

L’intervention du Qatar suscite une attention croissante. Des rivaux régionaux lui reprochent de vouloir simplement s’acheter de l’influence en finançant de la puissance de feu, quitte à atomiser l’opposition syrienne. Toujours et encore pour concurrencer l’Arabie Saoudite en tant que soutien plus volontaire des rebelles syriens, quitte à renchérir en terme d’engagement.

De récentes tensions au sein de l’opposition à l’occasion des élections pour choisir un Premier ministre par intérim qui emporterait le soutien des Frères Musulmans de Syrie avaient conduit l’Arabie Saoudite à resserrer ses relations avec l’opposition syrienne, une position auparavant abandonnée aux mains des Qataris.

La relégation du Qatar à la deuxième place en tant que fournisseur d’armes répond à l’inquiétude formulée par l’Ouest et d’autres pays du Golfe selon laquelle ces armes pourraient finir dans les mains d’Al-Nosra, groupe proche d’Al-Qaida.

Des diplomates assurent que le Qatar peine à assurer une distribution d’armes constante et stable, alors que les Saoudiens en ont été capables grâce à leurs réseaux plus développés.

Une route d’acheminement d’armes à travers la Jordanie vers le sud de la Syrie a été ouverte ces derniers mois (printemps 2013). Le gouvernement jordanien, terrifié à l’idée de voir les djihadistes contrôler le voisinage de son royaume, a été réticent à autoriser ces livraisons par les Saoudiens.

Le fait que l’Ouest répugne à intervenir plus radicalement en Syrie contraint les opposants à Bachar al-Assad à être dépendants du soutien qatari, saoudien et turc, même si depuis l’an dernier les Émirats Arabes Unis et la Jordanie constituent aussi des partenaires, même mineurs.

Le ministre qatari des affaires étrangères, Khalid al-Attiyah, qui dirige l’intervention en Syrie, assure qu’il n’y a pas de rivalité avec l’Arabie Saoudite et nie toutes allégations quant à l’atomisation de l’opposition syrienne et quant à l’affaiblissement des institutions de l’opposition émergeantes dus à sa politique d’aide aux rebelles.

Dans un entretien avec le Financial Times, il assure que chaque initiative qatarie s’est faite en collaboration avec le mouvement Amis de la Syrie et les pays occidentaux. “Notre problème au Qatar est que nous n’avons pas de plans secrets et donc on nous en attribue toujours à notre place”, dit-il.

Source : Financial Times, le 16/05/2013

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Sam 24 Oct - 15:03

Intervention Russe en Irak imminente?



Souvenons-nous: Fin septembre 2015 le Conseil de la Fédération Russe (Sénat) a déclaré que « Si la Syrie demande une aide militaire, nous examinerons la situation avant de décider ». Quelques jours plus tard le Président Assad demandait officiellement l’aide de la Russie, aussitôt le Sénat votait l’autorisation d’engager les forces Russes hors de la Fédération, et quasi immédiatement les frappes Russes commençaient.

Aujourd’hui la Présidente du Sénat déclare suite à une question (sans doute orientée!) d’un journaliste au sujet d’une intervention en Irak contre l’Etat Islamique « Si c’est le cas, nous l’examinerons selon les règles établies par la Constitution. C’est ainsi qu’on a pris la décision concernant la Syrie ».

Par ailleurs ces derniers jours les Etats-Unis ont fait plusieurs déclarations disant que « en cas d’intervention Russe » (en Irak) ils « cesseraient leur aide ». Ceci signifie bien que pour les américains aussi, l’Irak est sur le point de demander une aide à la Russie.

Dans ce cas, il est clair que Russie y répondra de manière positive. Il est donc possible que des frappes Russes débutent en Irak, très prochainement. La semaine prochaine?

https://jeanfouche.wordpress.com/2015/10/23/intervention-russe-en-irak-imminente/

Poutine fustige le «double jeu» occidental avec les «terroristes»



Le président russe s’est exprimé lors de la réunion annuelle du Club Valdaï à Sotchi. Il a évoqué les problèmes les plus graves de la politique mondiale. Voici sept points clés de son intervention.

Sur les Etats-Unis et l’Iran


«La menace nucléaire de l’Iran n’a jamais existé. Les Etats-Unis ont tenu leurs premiers exercices de défense antimissile en Europe, qu’est-ce que cela signifie ? Nous avions raison lorsque nous nous sommes disputés avec nos partenaires américains. Ils ont tenté de déstabiliser l’équilibre stratégique et de faire évoluer le rapport des forces en leur faveur pour avoir une possibilité de dicter leurs volonté à tous, y compris à leurs concurrents géopolitiques et à leurs alliés».



Sur le double jeux des Etats-Unis avec les terroristes

«Les Etats-Unis possèdent un grand potentiel militaire mais il est toujours difficile de mener un double jeu : lutter contre les terroristes et en même temps en utiliser certains pour poser des pions sur le damier du Moyen-Orient dans leur propre intérêt. Il est impossible de vaincre le terrorisme si on utilise une partie des terroristes comme un bélier pour renverser des régimes que l’on n’aime pas. On ne peut pas ensuite se débarrasser de ces terroristes. C’est une illusion de croire qu’on pourra les chasser du pouvoir. Le meilleur exemple nous est donné par la situation en Libye. On espère que le nouveau gouvernement pourra stabiliser la situation mais ce n’est pas le cas pour l’instant».



Sur le comportement de la coalition menée par les Etats-Unis au Moyen-Orient

«La force militaire reste un instrument de la politique internationale. Mais certains l’utilisent sans aucune raison évidente. Pour montrer qui est le maître à la maison. On ne pense pas à la légitimité de leurs frappes et à leurs conséquences. Cela ne résout pas les problèmes mais les multiplie. Les problèmes, à caractère différent, s’accroissent au Moyen-Orient depuis des années. Mais les tentatives «grossières» de reconstruire le Moyen-Orient se sont transformées en allumette qui a mené à l’explosion».



Sur la définition de l’opposition modérée syrienne

«Il ne faut pas diviser les terroristes entre modérés et non-modérés. On voudrait savoir la différence. Les experts disent que les terroristes «modérés» décapitent les gens de façon modérée ou tendre».



Sur le règlement de la crise syrienne

«Il faut libérer les territoires de la Syrie et de l’Irak qui sont aux mains des terroristes et ne pas les laisser déplacer leurs activités dans les autres régions. Il faut unir toutes les forces : les armées régulières de la Syrie et de l’Irak, des rebelles kurdes et des groupes d’opposition qui sont prêts à apporter leur pierre à la lutte contre le terrorisme. Il faut coordonner les actions des pays de la région et d’autres pays qui combattent le terrorisme. Mais il est évident que les opérations antiterroristes doivent se baser sur le droit international»



Sur la crise migratoire en Europe

«Il faut aider les migrants sans léser les intérêts des citoyens des pays dans lesquels ces migrants veulent s’installer. La collision choquante des traditions de différentes nations ont déjà entraîné une croissance du nationalisme, de l’intolérance, du conflit permanent dans la société»


Sur les sanctions contre la Russie

«Les guerres de sanctions sont devenues des estampes dans les médias. On utilise les sanctions comme un instrument de concurrence déloyale. On constate, par exemple, une épidémie d’amendes pour des motifs imaginaires. On punit sévèrement ceux qui ont violé des sanctions américaines unilatérales. Est-ce qu’on peut se comporter ainsi avec des alliés ? Je pense que non. On se comporte ainsi avec des vassaux qui ont osé agir de leur propre initiative»

Lire aussi : Vladimir Poutine explicite la position de la Russie au Moyen-Orient à Valdaï

https://francais.rt.com/international/8907-poutine-fustige-double-jeu-occidental
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Sam 24 Oct - 15:53

Poutine donne une bonne leçon, espérons qu'il finisse par être suivi
Comment ce fait-il que la Russie arrive en quelques semaines à neutraliser une bonne partie de Daesh, alors que les Etats-Unis avec l'Europe avec des mois derrière eux se targue de quelques victoires ici et là.
Ces derniers ont ils vraiment l'envie d'éliminer Daesh ?
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Akasha

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Sam 24 Oct - 22:10

Coucou Le poulpe Very Happy
Bien sûr que les Etat Unis et pays membre de l'OTAN ne voulait pas de la disparition trop rapide de Daech...Ils en avaient besoin pour faire chuter All Assad, et prendre la Syrie, et redessiner les contours des frontières des pays du moyens Orient. C'est un vaste plan de neo-colonialisme. Qui devaient avantager les Etats Unis, mais aussi Israël qui rêve de plus d'espace, car ils commencent à se sentir à l’étroit dans leur minuscule état, fort peu représentatif du Sion légendaire. Ce vaste plan géopolitique est bien détailler (et longtemps à l'avance) dans le fameux livre "Le grand Échiquier" de Zbigniew Brzeziński. (Michael Ruppert - Le grand échiquier de Zbigniew Brzezinski) mais outre les rebelles syriens, dont il n'est plus un secret qu'ils ont été entraîné et financés par les Etats Unis, le Qatar et l'Arabie Saoudite via une aide logistique de la Turquie. C'est également Al Qaeda et Al Niosra qui ont été aidé et entretenu par les mêmes acteurs. Et ce, de l'aveux même du Mac Cain qui a vivement critiqué la Russie de je le cite, "bombardé nos gars".. La Russie en intervenant de façon réglementaire, avec l'aval de l'ONU et de Al Assad, vient de changer toute la physionomie du conflit et de ces enjeux. Ils viennent de mettre au bas mot, les Etats Unis et Israël hors jeu.
Akasha.


OSDH – Observatoire Syrien des Droits de l’Homme : Quelles références ??

Comme vous l’entendez sur les ondes, l’OSDH est LA grande référence brandie par les médias jusqu’aux US et les hommes politiques pour vous répéter à quel point Assad est un monstre pervers haï de son peuple et la Russie son alliée, une puissance amorale qui bombarde les hôpitaux (ce que n’ont jamais fait ni les Américains en Afghanistan, ni Israël à Gaza, ni les Ukrainiens dans le Dombas ?… Mais eux , c’est pas pareil, ce sont des « dommages collatéraux » Vous l’avez sûrement noté,  c’est le nouveau nom des victimes civiles en langue Big Brother…)

Mais au fait,  OSDH, c’est qui ?

En gros : Une entité auto-proclamée, opposée à Assad et  surgie du chaos.

Ça pose quelques questions très rationnelles quant à la légitimité et à l’objectivité de ses déclarations, non ?  



Pour les détails :


OSDH : quatre lettres pour quatre mensonges en quatre mots

OSDH : Observatoire Syrien des Droits de l’Homme. Gros robinet par lequel s’écoule le fiel toxique de la propagande de base anti-Assad, l’OSDH est devenu, au fil des événements en Syrie, l’unique source des médias occidentaux pour compter les morts et les manifestants.

L’OSDH prétend disposer d’un solide réseau de militants en Syrie lui fournissant des informations, ensuite transmises aux canaux habituels des agences de presse, AFP, Reuters et AP, qui répercutent les « infos » sur leurs fils d’actualités, tandis que de l’autre côté du tuyau, dans les rédactions, les journalistes reprennent en chœur les bobards qui leurs sont servis par barquette de douze pour le prix de dix. Aussi simple qu’efficace !

Grâce aux couleuvres de l’OSDH, on en arrive à des bilans en vies humaines qui ne veulent rien dire, mais qui se révèlent toujours bien utiles pour tromper les esprits.

En grattant le vernis, on se trouverait presque enclin à rire un bon coup, si l’enjeu n’était pas aussi tragique. Car en vitrine et en surface, derrière cet OSDH sorti du diable Vauvert, il n’y a qu’un petit entrepreneur sunnite syrien exilé depuis une grosse dizaine d’années à Coventry, près de Birmingham.

Quand Rami Abdel Rahmane n’officie pas dans la boutique de prêt-à-porter qu’il tient habituellement avec son épouse, il alimente via ses fameux « contacts sur place » la BBC, le New York Times, CNN et consorts en chiffres et données sur la Syrie que personne n’ira vérifier. Elle est pas belle, la vie ? L’OSDH, c’est un mec au téléphone pendant sa pause déjeuner ! Un mec qui a aussi ses entrées au Foreign Office où le chef de la diplomatie britannique, William Hague, l’a déjà reçu, au vu et au su de tous.

«  L’OSDH est un instrument de propagande favorable aux Frères musulmans  » : la charge vient de Fabrice Balanche, spécialiste incontesté de la Syrie, où il a vécu dix ans, et qui est aujourd’hui directeur du Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (Gremmo). Notre grosse tête du CNRS le pense sans détour, l’OSDH est sous perfusion financière des médias panarabes comme Al-Arabiya et Al-Jazira.

Et quand Balanche balance, on sent le tireur d’élite, c’est le cas de le dire : « Les pertes de l’armée syrienne sont gonflées pour faire croire à la débandade, alors qu’il n’en est rien. Lors du siège par l’armée de Haffé, l’observatoire a écrit que l’ALS s’en était retirée pour protéger les civils. Or, il n’y avait déjà plus de civils. Les chrétiens avaient quitté les lieux depuis 2011, les sunnites et les alaouites avaient suivi  ».

C’est à saluer, le décryptage de Balanche sur la question de l’OSDH a été sollicité par le journal La Croix, qui dans le papier d’Agnès Rotivell publié le 25 juin dernier, se donne un peu un air d’avant-garde, puisqu’à ce jour, la quasi-totalité de nos médias, en génuflexion reconnaissante à l’Empire, ont donc opté pour le roulage consenti dans la farine.

Mais la brèche ouverte par La Croix risque d’être vite colmatée par le boulanger de Coventry qui, à n’en pas douter, va continuer de polluer les esprits pour mieux les préparer à l’étape suivante, celle où l’OSDH comptera les morts hors Syrie…

Nico Ramirez

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/osdh-quatre-lettres-pour-quatre-120395


Le leader du Front al-Nosra abattu par l'armée syrienne

L'armée syrienne a abattu à Alep Abou Suleiman al-Masri, le leader du groupe terroriste Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, a confirmé une source de Sputnik samedi.

Selon la source, le terroriste a été tué lors de combats près du village de Tal-al-Karsani, dans les environs d'Alep.



La nouvelle avait été annoncée plus tôt dans la journée par le quotidien britannique Daily Mail.
Le Front al-Nosra est une branche d'Al-Qaïda qui cherche à renverser le gouvernement en Syrie. Damas mène pour sa part des opérations militaires contre des combattants de différents groupes djihadistes, notamment l'Etat islamique.


Source : Sputnik News.fr
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Akasha

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Dim 25 Oct - 11:43

bonsoir mes frères & sœurs cheers
Non mais qu'est-ce qu'il ne faut pas lire des médias mainstream...Des fables, comme si les renseignements américains ne savaient pas tout ça...D'ailleurs voici encore une flopée de preuve qui abondent dans se sens et qui démontrent l'affiliation Etat Unis Daech.
Akasha.


50 agents de renseignement disent que leurs rapports sur l’EI ont été trafiqués




Dans le milieu des professionnels du renseignement, qui sont payés pour donner leur vraie évaluation de la guerre avec ISIS et qui constatent que leurs rapports sont transformés en discours lénifiants, on parle de “révolte”.
Plus de 50 analystes du renseignement travaillant pour le Central Command militaire des États-Unis se sont officiellement plaints de ce que leurs rapports sur ISIS et la branche d’al-Qaïda en Syrie étaient altérés de façon inappropriée par de hauts responsables. Le Daily Beast l’a appris.
Les plaintes ont incité l’inspecteur général du Pentagone à ouvrir une enquête sur les manipulations supposées des rapports du renseignement. Le fait que tant de gens se soient plaints suggère l’existence de problèmes systémiques et profonds dans la façon qu’a le commandement militaire en charge de la guerre contre l’État Islamique autoproclamé d’évaluer les renseignements.


« Le cancer était au niveau des hauts responsables des services de renseignement », a dit un officier de la défense.
Deux analystes en chef du CENTCOM [Commandement central, NdT] ont adressé en juillet une plainte écrite à l’inspecteur général du département de la défense affirmant que les rapports, dont certains ont servi à informer le président Obama, donnaient des groupes terroristes une image plus faible que ce qu’en pensaient les analystes. Les analystes affirment que le rapport a été modifié par les gros bonnets du CENTCOM pour le mettre en accord avec la thèse des pouvoirs publics selon laquelle les ÉU sont en train de gagner la bataille contre ISIS et al-Nosra, la branche d’al-Quaïda en Syrie.
La plainte a été confirmée par 50 autres analystes, dont certains s’étaient déjà plaints depuis des mois de la politisation des rapports du renseignement. Ceci selon les déclarations faites au Daily Beast sous couvert d’anonymat par 11 personnes connaissant bien les détails du rapport.
Ces accusations suggèrent qu’un grand nombre d’agents surveillant le fonctionnement interne des groupes terroristes pensent que leurs rapports ont été modifiés pour l’adapter à une présentation destinée au public. Ces affirmations font écho aux accusations selon lesquelles de hauts responsables politiques avaient soigneusement choisi les renseignements recueillis sur le programme supposé d’armes de destruction massives en Irak en 2002 et 2003.

Les deux signataires de la plainte ont été présentés comme ceux qui l’ont officiellement déposée, et les autres analystes sont prêts à étayer leurs affirmations par des exemples concrets.

Certains des analystes du CENTCOM ont parlé du noyau déjà nombreux de ceux qui protestent comme d’une “révolte” des professionnels du renseignement qui sont payés pour donner une vraie évaluation, fondée sur des faits, et non influencée par la politique nationale. Les analystes ont accusé les chefs de haut niveau, y compris le directeur du renseignement et son adjoint au CENTCOM, de modifier leur exposé pour être plus en accord avec l’affirmation du gouvernement Obama selon laquelle la lutte contre l’État Islamique et al-Qaïda fait des progrès. Les analystes ont une vision plus pessimiste des efforts militaires faits pour détruire ces groupes.
Le grand nombre d’analystes qui se sont plaints à l’inspection générale du Pentagone n’avait pas été divulgué auparavant. Certains d’entre eux sont affectés au CENTCOM, le commandement pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, mais sont officiellement employés par l’Agence de Renseignement de la Défense.

La plainte prétend que dans certains cas des éléments essentiels des rapports ont été retirés, avec pour conséquence un document qui ne représentait plus correctement les conclusions des analystes, nous disent des sources qui la connaissent bien. Mais elle va aussi au-delà d’une accusation de manipulation des rapports et elle accuse certains hauts dirigeants du CENTCOM de créer un cadre de travail non professionnel. Une personne qui a connaissance du contenu de la plainte envoyée à l’inspecteur général a déclaré qu’on y trouvait le mot “stalinisme” pour décrire l’atmosphère imposée par les superviseurs des analyses du CENTCOM.

Beaucoup ont décrit un climat où les analystes sentent qu’ils ne peuvent pas donner d’estimation sincère de la situation en Irak et en Libye. Certains avaient l’impression que des commandants cherchaient à protéger leur avancement dans la carrière en enjolivant les nouvelles de la guerre.
Certains rapports élaborés par les analystes qui étaient trop négatifs dans leur évaluation de la guerre ont été enterrés ou n’ont pas été diffusés aux échelons élevés, déclarent plusieurs analystes. Et d’autres, sentant le climat où ils baignaient, s’autocensuraient de sorte que leurs rapports confirment les opinions déjà en place.

“Alors que nous ne pouvons commenter les détails de l’enquête citée dans l’article, nous pouvons parler de la procédure. La communauté du renseignement fournit systématiquement un large éventail d’appréciations subjectives de l’état présent de la sécurité. Ces rapports et les analyses qu’ils fournissent sont absolument vitaux pour nous, étant donné la complexité incroyable des nombreux conflits multi-fronts en cours en Irak et en Syrie.” a déclaré le colonel de l’US Air Force Patrick Ryder, porte-parole du CENTCOM. “Les hauts responsables civils et le commandement militaire examinent ces évaluations pendant la phase de planification et de prise de décision, ainsi que les renseignements venus dune variété d’autres sources, comme les idées fournies par des commandants sur le terrain et d’autres conseillers clés, la masse de renseignements collectés, et ceux résultant de l’expérience passée.”

Deux des officiels qui se sont confiés au Daily Beast affirmèrent que les analystes ont commencé à se plaindre au mois d’octobre dans une tentative de règlement du problème en interne, et ne se tournèrent vers l’inspecteur général que quand ils eurent échoué. Quelques-uns de ceux qui portèrent plainte furent poussés à prendre leur retraite, d’après un officiel proche du rapport du Daily Beast. Certains ont accepté de partir.
Ces derniers mois, des membres de l’administration Obama ont tenté de peindre la lutte contre ISIS en rose – malgré la prise par “l’armée de la terreur” de villes importantes comme Mossoul et Falloujah.

“ISIS est en train de perdre” a dit en juillet John Allen, le général des “Marines” à la retraite chargé de la coordination de la campagne ISIS.

“J’ai confiance qu’à la longue, nous allons battre, que nous allons vraiment endommager et finalement détruire ISIL”, a dit le secrétaire d’État John Kerry, en mars, utilisant l’acronyme préféré du gouvernement pour désigner ce groupe.

Le président Obama a dit en mai “Non, je ne crois pas que nous soyons en train de perdre.”

Cependant, un groupe toujours plus nombreux d’analystes maintenaient leurs protestations. Certains, à CENTCOM depuis plus de dix ans, gardaient des cicatrices de l’escalade vers la guerre en Irak en 2003, quand des rapports écrits à la va-vite suggéraient que l’Irak possédait des armes de destruction massive, alors que ce n’était pas le cas, justifiant ainsi l’administration Bush pour partir en guerre.
Selon un officiel de la défense, “ils étaient frustrés parce qu’à ce moment-là, ils n’ont pas fait ce qu’il fallait” et n’ont pas exprimé leurs doutes sur le programme d’armement de l’Irak.

Source : Th Daily Beast, le 09/09/2015
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr.
Source:
http://www.les-crises.fr/exclusif-50-agents-de-renseignement-disent-que-leurs-rapports-sur-isis-ont-ete-trafiques/

Le Qatar a financé la « révolution » en Syrie avec du cash et des armes

Un article, de 2013, toujours intéressant à lire




DR.
L’État gazier du Qatar a dépensé jusqu’à 3 milliards de dollars ces deux dernières années au profit de la rébellion syrienne, soit bien plus qu’aucun autre gouvernement, bien que l’Arabie Saoudite soit en train de devenir le principal fournisseur d’armes des rebelles.
Le coût de cette intervention représente pour le Qatar une fraction de ses investissements à l’international. Mais ce soutien financier qatari à une révolution qui s’est transformée en guerre civile féroce ne doit pas masquer le soutien occidental à l’opposition.

De nombreux entretiens avec des leaders de la rébellion vivant à l’étranger ou en Syrie ainsi qu’avec des officiels occidentaux, relatés par le Financial Times ces dernières semaines, révèlent dans le détail le rôle du Qatar dans le conflit syrien, et donnent lieu à une polémique grandissante.
Ce petit État à l’appétit gargantuesque est le plus gros mécène de l’opposition politique syrienne, fournissant même de généreuses primes aux déserteurs (estimées à 50 000 $ par an par déserteur et sa famille) sans compter l’énorme dépense dédiée au soutien humanitaire.
En septembre, de nombreux rebelles de la région d’Alep reçurent ainsi un bonus de 150 $ de la part du Qatar. D’après des sources proches du gouvernement qatari, la dépense totale approcherait plutôt les trois milliards, alors que les sources diplomatiques l’estiment, elles, à un milliard de dollars.

Pour le Qatar, qui détient la troisième réserve de gaz au monde, cette intervention fait partie d’une agressive quête de reconnaissance mondiale et n’est que le dernier épisode en date afin de s’imposer en tant qu’acteur majeur de la région, après son soutien aux rebelles libyens qui renversèrent Kadhafi en 2011.


D’après le Stockholm International Peace Research Institute qui surveille les transferts d’armes, le Qatar a effectué les plus importantes livraisons d’armes en Syrie, soit 70 vols d’avions cargos militaires à proximité de la Turquie entre avril 2012 et mars 2013.
Si le Qatar s’est d’abord voulu pragmatique et opportuniste plus que dogmatique, cet État s’est néanmoins retrouvé engagé entre des politiques exclusives qui ont provoqué les critiques envers les qataris. “Vous ne pouvez pas vous payer une révolution”, assure un homme d’affaires de l’opposition.
Le soutien du Qatar aux groupes islamistes dans le monde arabe, en désaccord avec ses pairs des pays du Golfe, alimente aussi sa rivalité avec l’Arabie Saoudite. L’émir régnant Hamad bin Khalifa al-Tani voudrait être le Nasser d’un monde arabe islamique, affirme un politicien arabe, évoquant feu le leader égyptien du panarabisme.

L’intervention du Qatar suscite une attention croissante. Des rivaux régionaux lui reprochent de vouloir simplement s’acheter de l’influence en finançant de la puissance de feu, quitte à atomiser l’opposition syrienne. Toujours et encore pour concurrencer l’Arabie Saoudite en tant que soutien plus volontaire des rebelles syriens, quitte à renchérir en terme d’engagement.

De récentes tensions au sein de l’opposition à l’occasion des élections pour choisir un Premier ministre par intérim qui emporterait le soutien des de Syrie avaient conduit l’Arabie Saoudite à resserrer ses relations avec l’opposition syrienne, une position auparavant abandonnée aux mains des Qataris.
La relégation du Qatar à la deuxième place en tant que fournisseur d’armes répond à l’inquiétude formulée par l’Ouest et d’autres pays du Golfe selon laquelle ces armes pourraient finir dans les mains d’Al-Nosra, groupe proche d’Al-Qaida.
Des diplomates assurent que le Qatar peine à assurer une distribution d’armes constante et stable, alors que les Saoudiens en ont été capables grâce à leurs réseaux plus développés.

Une route d’acheminement d’armes à travers la Jordanie vers le sud de la Syrie a été ouverte ces derniers mois (printemps 2013). Le gouvernement jordanien, terrifié à l’idée de voir les djihadistes contrôler le voisinage de son royaume, a été réticent à autoriser ces livraisons par les Saoudiens.
Le fait que l’Ouest répugne à intervenir plus radicalement en Syrie contraint les opposants à Bachar al-Assad à être dépendants du soutien qatari, saoudien et turc, même si depuis l’an dernier les Émirats Arabes Unis et la Jordanie constituent aussi des partenaires, même mineurs.

Le ministre qatari des affaires étrangères, Khalid al-Attiyah, qui dirige l’intervention en Syrie, assure qu’il n’y a pas de rivalité avec l’Arabie Saoudite et nie toutes allégations quant à l’atomisation de l’opposition syrienne et quant à l’affaiblissement des institutions de l’opposition émergeantes dus à sa politique d’aide aux rebelles.

Dans un entretien avec le Financial Times, il assure que chaque initiative qatarie s’est faite en collaboration avec le mouvement Amis de la Syrie et les pays occidentaux. “Notre problème au Qatar est que nous n’avons pas de plans secrets et donc on nous en attribue toujours à notre place”, dit-il.

Par Roula Khalaf et Abigail Fielding Smith
Source : Finacial Times, le 16/05/2013
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr.
Source:
http://www.les-crises.fr/le-qatar-finance-la-revolte-syrienne-avec-du-cash-et-des-armes/
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Akasha

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Dim 25 Oct - 21:39

Depuis le début des frappes russes, 800.000 réfugiés ont regagné la Syrie

Encore une retombée positive de l’action russe en Syrie. Honte aux responsables occidentaux dont la politique de soutien aux « rebelles » anti-Assad a contribué à faire fuir près de 9 millions de Syriens vers les zones contrôlées par le gouvernement et plus de 4 millions hors de Syrie. L’information de ce retour en Syrie, qui nous est livrée par la presse russe, met en question les affirmations de la presse internationale selon laquelle les Syriens fuyaient Bachar el-Assad. Silvia Cattori



Syrie: la Russie inaugure son premier camp pour les réfugiés


Des centaines de milliers de réfugiés ont regagné la Syrie depuis le début de l’opération aérienne russe dans ce pays, a annoncé le Grand mufti de Syrie, Ahmad Badreddin Hassoun, lors d’une rencontre avec une délégation parlementaire russe qui s’est rendue vendredi à Damas.
Après avoir remercié la Russie pour son aide dans la lutte contre les terroristes, le Grand mufti a fait savoir que plus de 800.000 réfugiés ont regagné la Syrie depuis le début des raids russes contre les positions de l’Etat islamique, a déclaré le député de la Douma Sergueï Gavrilov.
Selon le service de presse du parlementaire, les membres de la délégation russe ont rencontré Ahmad Badreddin Hassoun le premier jour de leur visite à Damas. L’entretien a porté sur la coopération entre les communautés religieuses russes et syriennes, sur l’aide humanitaire et la lutte contre l’extrémisme.
Parmi les sujets évoqués, Sergueï Gavrilov a cité la possibilité de vacances pour des enfants orphelins syriens en Russie. Il a rappelé qu’en 2014, près de 100 pupilles des orphelinats orthodoxes de Syrie et élèves des internats réservés aux enfants des militaires tués au front avaient passé deux semaines dans une colonie de vacances non loin de Moscou.Le Grand mufti « a appelé la Syrie et la Russie en tant que pays multiconfessionnels à se soutenir mutuellement », a indiqué le député, ajoutant que la Syrie était un Etat laïc.
« Bien que l’appartenance religieuse ne joue aucun rôle lors de la formation du gouvernement, le président Bachar el-Assad n’exclut pas que le poste de premier-ministre puisse être confié à un chrétien », a déclaré Sergueï Gavrilov.
25.10.2015
Source: http://fr.sputniknews.com/international/20151025/1019084369/refugies-regagnent-syrie-depuis-debut-des-frappes-russes.html#ixzz3pbjhCBHn


Comment Poutine force les Etats-Unis à dévoiler leur jeu en Syrie

Quand Poutine a proposé à la tribune des Nations unies de former contre les terroristes une coalition semblable à celle contre Hitler, les chancelleries occidentales lui ont réservé un accueil mitigé. Pire, les premières frappes russes ont créé l'émoi : Poutine s'attaquerait aux rebelles modérés plutôt qu'à Daesh. « Quels rebelles modérés ? » demande Mohamed Hassan. Selon notre spécialiste du Moyen-Orient, l'intervention russe force les Etats-Unis à dévoiler leur jeu en Syrie et pose implicitement une question simple à Obama : êtes-vous pour ou contre les terroristes ? La réponse, elle, semble plus compliquée. Pourquoi Al-Qaida revient en odeur de sainteté dans la presse US ? Les bombes, qu'elles soient larguées par l'Otan ou la Russie, suffiront-elles à résoudre les problèmes en Syrie ? Qu'en est-il des revendications portées par les manifestations populaires avant le début du conflit ? Après avoir piégé l'Union soviétique en Afghanistan dans les années 80, pourquoi Brzezinski suggère-t-il à Obama de riposter contre les attaques russes ? Mohamed Hassan poursuit son analyse développée dans Jihad made in USA à la lumière des événements récents qui pourraient marquer un tournant dans le chaos syrien. Mais le pire est peut-être seulement à venir...



Depuis le début de la guerre en Syrie, la Russie fournit des équipements militaires à l’armée syrienne. Mais le 30 septembre, Vladimir Poutine est passé à la vitesse supérieure en ordonnant des frappes aériennes. Pourquoi la Russie intervient-elle directement en Syrie et pourquoi le fait-elle maintenant ?

Tout d’abord, la Syrie est l’un des principaux alliés de la Russie au Moyen-Orient. La relation entre les deux pays est historique. Elle prend racine dans les années 50 et s’est trouvée renforcée par la montée au pouvoir du parti Baath en Syrie. Même après l’effondrement de l’Union soviétique, la Russie a maintenu ces liens étroits tant sur les plans économique, politique que militaire. Elle dispose notamment d’une base navale stratégique à Tartous, à l’ouest de la Syrie. C’est l’unique base dont disposent les Russes en Méditerranée.


Ensuite, parmi les jihadistes étrangers qui combattent en Syrie, beaucoup viennent de Russie. Certains ont d’ailleurs menacé Poutine. Et s’ils parviennent à renverser le gouvernement syrien, ils pourront plus facilement mettre leurs menaces à exécution. De plus, alors que la fédération russe compte quelque vingt millions de musulmans, il y a un risque que les Etats-Unis et leurs alliés du Golfe utilisent la carte du fanatisme religieux pour tenter de déstabiliser la Russie. Il est donc impératif pour Poutine de vaincre les extrémistes en Syrie s’il ne veut pas que le feu se propage jusqu’à sa porte.

Enfin, sur le timing de l’intervention, il semble que l’Otan était sur le point d’établir une no-fly zone au sud et au nord de la Syrie. Officiellement pour empêcher l’armée syrienne de bombarder les civils. Mais nous avons vu en Libye ce que les no-fly zones de l’Otan peuvent faire. Une telle manœuvre aurait porté un sérieux coup à l’armée syrienne et aurait compromis une intervention ultérieure des Russes. Poutine se devait donc d’agir rapidement.

A

la tribune des Nations unies, Vladimir Poutine a appelé à former une « large coalition armée semblable à celle contre Hitler ». Mais cette proposition a reçu un accueil relativement mitigé. Pourquoi ?


Je pense que Poutine a habilement manœuvré en mettant Obama face à ses contradictions. A travers la proposition d’une coalition, il y a une question très simple qui est implicitement posée au président des Etats-Unis : êtes-vous pour ou contre les terroristes ? En effet, depuis le début de la guerre en Syrie, Washington prétend soutenir la rébellion modérée. Or, nous savons que cette rébellion relève du mythe. D’une certaine manière, Barack Obama l’a lui-même reconnu dans une interview accordée au New York Times en août 2014 : « L’idée que nous pourrions fournir des armes légères ou même des armes plus sophistiquées à une opposition qui était essentiellement constituée d’anciens docteurs, fermiers, pharmaciens, etc. Et qu’ils pourraient battre un Etat bien armé soutenu par la Russie, l’Iran et le Hezbollah… Ca n’a jamais été une option. »

Quelle était l’option alors ?


Dans une Syrie laïque composée à 70 % de sunnites, la stratégie des Etats-Unis, soutenue par une partie de l’opposition, consistait à présenter le gouvernement comme un régime exclusivement alaouite. En 2006 déjà, William Roebuck, chargé d’affaires à l’ambassade US de Damas, pointait dans une note révélée par Wikileaks que l’alliance entre le gouvernement syrien et Téhéran constituait une vulnérabilité qu’il faudrait exploiter pour déstabiliser le régime : « Il y a des craintes en Syrie que les Iraniens soient actifs à la fois dans le prosélytisme chiite et la conversion de sunnites, principalement les pauvres. Bien que souvent exagérées, de telles peurs reflètent un segment de la communauté sunnite en Syrie qui est de plus en plus contrarié et focalisé sur l’étendue de l’influence iranienne dans leur pays à travers des activités qui vont de la construction de mosquées au commerce. Tant les missions locales égyptiennes que saoudiennes ici (ainsi que les leaders religieux sunnites les plus en vue), donnent une attention croissante à ce sujet et nous devrions nous coordonner plus étroitement avec leurs gouvernements sur les manières de mieux promouvoir et de focaliser l’attention régionale sur cet enjeu. »

Exacerber les contradictions confessionnelles devait permettre de couper les dirigeants syriens de leur base sociale. Il fallait aussi provoquer de nombreuses défections au sein de l’armée dont le corps est principalement composé de sunnites. Des slogans confessionnels ont ainsi fait irruption dans les premières manifestations populaires qui réclamaient plus de démocratie et de meilleures conditions de vie. Des éléments provocateurs ont poussé à l’extrême les tensions communautaires. Mais les défections n’ont pas été aussi nombreuses qu’espérées. Et bon nombre de déserteurs ont tout simplement fui la guerre au lieu de rejoindre les rangs de l’Armée Syrienne Libre. Cette armée soutenue par l’Occident s’est ainsi retrouvée rapidement dépassée par les soi-disant jihadistes qui ont pris la tête de l’opposition.

Un échec pour les Etats-Unis ?


Oui et non. Les tensions entre sunnites et chiites sont très fortes pour le moment au Moyen-Orient et les Etats-Unis en profitent. Mais en Syrie, jouer la carte confessionnelle n’a pas permis de faire tomber le gouvernement. Cette stratégie a même eu le résultat inverse de ce qui était espéré. En effet, alors que les revendications légitimes des premières manifestations auraient pu mobiliser un grand nombre de Syriens, les slogans confessionnels ont aliéné la majorité silencieuse qui n’avait pas encore pris position. Rappelons que la Syrie est un Etat laïc depuis très longtemps et que plusieurs générations de Syriens ont grandi dans cette société. Rappelons également que le souvenir de la guerre du Liban, théâtre d’un conflit confessionnel terrible, était encore bien présent à l’esprit de nombreux Syriens. Si bien que lorsque des manifestants ont commencé à scander des slogans du style « Les chrétiens à Beyrouth, les alaouites ont tombeau », une bonne partie de la population a craint de voir la Syrie plonger dans la guerre civile. Et ce n’était pas seulement les minorités religieuses.

La stratégie confessionnelle de l’opposition a donc renforcé la popularité de Bashar el-Assad, comme en témoignait un sondage réalisé par une fondation qatarie que l’on peut difficilement taxer de collusion avec le régime. Et cette popularité s’est encore trouvée renforcée par les exactions de l’opposition armée. Des exactions cachées le plus longtemps possible par nos médias qui s’efforçaient de construire l’image d’un printemps syrien pacifique et démocratique. Mais nous savons que la réalité était tout autre, avec des massacres commis très peu de temps après les premières manifestations et l’arrivée de groupes armés venus de l’étranger. Loin des sirènes du printemps arabe, bon nombre de Syriens étaient au courant de cette réalité du terrain et ont envoyé un message clair au gouvernement : « Débarrassez-nous de ces bandits qui veulent plonger notre pays dans le chaos. »

Les Etats-Unis n’étaient-ils pas au courant de cette situation ?


Bien sûr que si. Une note déclassifiée de la Defense Intelligence Agency tirait déjà la sonnette d’alarme en août 2012 : « Les événements prennent clairement une direction sectaire. Les salafistes, les Frères musulmans et AQI [pour Al-Qaida en Irak] sont les forces majeures qui mènent l’insurrection en Syrie ». Pire, deux ans avant la création de l’Etat islamique, l’agence prévoyait que le conflit syrien offrirait une opportunité aux intégristes d’établir une principauté salafiste à l’est de la Syrie. « C’est exactement ce que veulent les puissances soutenant l’opposition, dans le but d’isoler le régime syrien considéré comme le coeur stratégique de l’expansion chiite (Irak et Iran) » ajoute la DIA.

En octobre 2014, c’est le vice-président Joe Biden qui livrait ces confessions devant les élèves de la Kennedy School d’Harvard : « Nos alliés dans la région ont été notre principal problème en Syrie... Les Saoudiens, les Émirats, etc. Qu’ont-ils fait ? Ils étaient tellement déterminés à renverser Assad et à mener essentiellement une guerre par procuration entre sunnites et chiites. Donc qu’ont-ils fait ? Ils ont versé des centaines de millions de dollars et des dizaines de milliers de tonnes d’armement militaire à quiconque combattrait Assad. Sauf que ceux qui étaient approvisionnés, c’était Al-Nosra et Al-Qaida et des jihadistes extrémistes venus d’autres endroits du monde. » Joe Biden nous explique ce que ses alliés ont fait. Mais il faut poser une autre question : qu’est-ce que les Etats-Unis ont fait ?

Apparemment, pas grand-chose. Certains reprochent à Barack Obama de ne pas s’être montré assez entreprenant sur le dossier syrien. Il avait d’ailleurs fait de l’usage des armes chimiques une ligne rouge à ne pas franchir. Mais il n’est pas intervenu après l’attaque de la Ghouta en 2012.

La culpabilité de l’armée syrienne n’a jamais pu être prouvée dans cette attaque. Un rapport de deux experts du Massachusetts Institute of Technology met en cause les rebelles. De plus, les forces loyalistes avaient le dessus sur l’opposition à ce moment-là. Et le gouvernement syrien accueillait justement des enquêteurs des Nations unies qui devaient investiguer sur l’usage d’armes chimiques. Recourir à de tels moyens à un tel moment était la chose plus stupide qu’aurait pu faire le gouvernement syrien. Il n’avait aucune raison de mener cette attaque. Les rebelles par contre, mis en difficulté par l’armée, pouvaient espérer que ce casus belli provoquerait une intervention salvatrice des Etats-Unis.

John Kerry avait d’ailleurs présenté devant le Congrès un rapport devant prouver la responsabilité de Bachar el-Assad. Mais ce rapport a été démonté par un groupe d’anciens officiers des renseignements. Ils ont interpellé Barack Obama pour lui dire que le directeur de la CIA, John Brennan, était en train « de commettre une fraude — du type de celle commise avant la guerre en Irak — envers les membres du Congrès. » Le journaliste Seymour Hersh, lauréat du prix Pulitzer, a quant à lui révélé que le dossier de Kerry se basait sur des informations manipulées. Enfin, un rapport de l’ONU publié en décembre 2013 a bien confirmé l’usage d’armes chimiques. Mais les experts des Nations unies n’ont pas pu pointer les responsables de ces attaques.

Malgré tout cela, l’information revient sans cesse dans les médias, matraquée insidieusement au détour d’un article ou d’un reportage : Assad est l’auteur de cette attaque à l’arme chimique et Obama n’a pas réagi comme il l’avait promis. La première victime de la guerre, c’est bien la vérité ! Quand on voit le bilan des interventions de l’Otan en Afghanistan, en Irak ou en Libye, on ne peut que se réjouir qu’Obama n’ait pas tenu sa promesse.

Mais la Syrie reste empêtrée dans une guerre particulièrement meurtrière depuis quatre ans. Pour Baudouin Loos, journaliste du Soir, on aurait pu éviter une telle débâcle si la rébellion avait été mieux armée. Une position soutenue à demi-mot par l’organisation pacifiste Pax Christi pour qui « l’appel constant à la fin des violences pourrait [...] paradoxalement participer du maintien, voire de l’aggravation du conflit en cours. »


Les premières manifestations en Syrie ont suscité beaucoup d’espoir. Par idéalisme ou mauvaise foi, certains sont visiblement restés cramponnés à l’image d’une révolution démocratique sans voir que le mouvement populaire avait été détourné et que la Syrie était devenue victime d’une guerre d’agression. De là, l’idée qu’il aurait fallu sauver le printemps syrien en soutenant davantage la rébellion. Deux remarques à ce sujet.

Tout d’abord, sur qui ces « pacifistes » comptaient-ils pour mieux armer les rebelles ? Les Etats-Unis ? Vous avez déjà vu les Etats-Unis soutenir des mouvements démocratiques dans le monde ? Et s’ils devaient le faire en Syrie, ce serait avec l’aide de dictatures comme l’Arabie saoudite et le Qatar qui constituent les « Amis de la Syrie » ? Alors qu’au même moment, Washington cautionne la répression au Bahreïn !

Deuxièmement, on ne peut pas dire que la rébellion a manqué de soutien. L’argent et les armes ont afflué en Syrie dès le début du soulèvement. Ce que les idéalistes du printemps syrien ne veulent pas admettre en revanche, c’est que les soi-disant jihadistes constituaient le plus gros de cette rébellion comme nous l’avons déjà expliqué. Certains diront qu’il aurait fallu mieux soutenir les modérés pour empêcher les terroristes de prendre l’avantage. Mais il n’y avait pas de modérés à soutenir. Les quelques groupes qui avaient un profil acceptable aux yeux des Occidentaux ne pesaient pas grand-chose sur la balance. La plupart ont fini par rejoindre les rangs d’Al-Qaida ou ont fui en remettant leurs armes. On l’a encore vu récemment. Les Etats-Unis avaient mis sur pied la Division 30, censée combattre l’Etat islamique. Lorsque ce groupe de combattants a pénétré la Syrie en juillet dernier, le Front Al-Nosra l’a attaqué, laissant seulement quatre à cinq soldats opérationnels. En septembre, on apprenait qu’un autre groupe de rebelles syriens entraînés par les Etats-Unis avait finalement livré une bonne partie de ses équipements au Front Al-Nosra. Le Pentagone a donc officiellement annoncé mettre un terme à la formation de rebelles modérés. Le programme disposait pourtant d’une enveloppe de 500 millions de dollars. Ce n’est pas de l’aide, ça ?

Sur ces programmes d’aide à la rébellion modérée, le reporter Patrick Cockburn est catégorique : « C’est là de l’auto aveuglément, puisque la rébellion syrienne est dominée par l’EIIL et Jahbat al-Nusra (JAN), représentant officiel d’al-Qaida, en plus d’autres groupes djihadistes extrémistes. En réalité, il n’existe pas de mur de séparation entre eux et les rebelles supposés modérés alliés de l’Amérique » (1). Et Cockburn d’ajouter le témoignage d’un officier de renseignement d’un pays du Moyen-Orient expliquant que les membres de Daesh « étaient toujours très heureux quand des armes sophistiquées étaient livrées à n’importe quel groupe anti-Assad, parce qu’ils arrivent toujours à les convaincre de leur donner ces armements, par la menace, la force, ou de l’argent. »

Vous parlez de guerre d’agression, mais il y a aussi des Syriens qui se sont soulevés pour mettre à bas la dictature corrompue. Qu’en faites-vous ?


Les premières manifestations étaient tout à fait légitimes. La Syrie était effectivement une dictature répressive. Au regard d’autres pays dans la région, elle avait tout de même réalisé des avancées sociales importantes. Mais au début des années 2000, le gouvernement a mené toute une série de réformes néolibérales. Ces réformes ont touché les classes sociales les plus faibles et ont fait exploser la corruption. Ajoutez à cela l’accueil de millions de réfugiés irakiens qui ont mis une pression énorme sur la société syrienne et les sècheresses à répétition qui ont eu un impact désastreux sur la classe paysanne, et vous obtenez tous les ingrédients pour une révolte populaire.

Mais ce mouvement légitime a été récupéré par les Etats-Unis (2) qui ont saisi l’occasion pour accomplir un objectif fixé depuis longtemps : renverser le gouvernement syrien. Cependant, les moyens pacifiques n’ont pas suffi pour mener la mission à bien. Dans l’impossibilité d’envoyer leurs propres troupes au sol, les Etats-Unis ont donc composé avec les forces en présence sur le terrain. Mais sur ce terrain, l’opposition modérée occupait une place mineure. Comme en Libye, où l’académie militaire de West Point pointait déjà en 2007 que l’Est du pays était un sanctuaire de terroristes. Cela n’a pas empêché Washington de jouer avec le feu et de tenter malgré tout de renverser ces gouvernements qui lui étaient hostiles. Avec l’aide de leurs alliés saoudiens, qataris et turcs, les Etats-Unis ont donc ouvert la Boîte de Pandore. Et dix ans après le lancement de la guerre contre le terrorisme par George W. Bush, Al-Qaida est devenue plus forte que jamais au Moyen-Orient.

Aujourd’hui, il y a une guerre en Syrie qui oppose le gouvernement à des forces obscures libérées par l’Otan et ses alliés. On peut bien sûr renvoyer les deux belligérants dos à dos dans une posture « niniste » et choisir de ne soutenir que les mouvements progressistes. C’est une position confortable sur le plan idéologique. Mais en pratique, elle ne débouche sur rien. Elle laisse même le champ libre aux agresseurs qui s’emploient à détruire la Syrie. Car dans la situation actuelle, ces mouvements progressistes n’ont aucune marge de manœuvre. Il faudra m’expliquer comment on peut les soutenir concrètement pour mettre un terme à la guerre et libérer la Syrie.

Quelle est la solution alors ?


La solution, nous l’avons toujours dit, ne peut être que politique. Si quatre ans après le début des hostilités, la Syrie est toujours à feu et à sang, c’est parce que l’Occident a systématiquement bloqué les négociations en faisant du départ de Bachar el-Assad une condition préalable à toute discussion. Jusqu’il y a peu, oser prétendre qu’une sortie du conflit ne pourrait se faire sans négocier avec le président syrien vous valait toutes les foudres occidentales. Mais la situation a changé et cette idée a fait du chemin. Aujourd’hui, même Angela Merkel plaide pour un dialogue entre tous les acteurs syriens, y compris Bachar el-Assad.

Mais d’autres, comme François Hollande, continuent à dire qu’on ne peut pas négocier avec le « bourreau » du peuple syrien.


Ce n’est qu’un slogan, il ne correspond pas à la réalité. Alors que les efforts militaires se concentrent de plus en plus sur les terroristes de Daesh, des statistiques sont apparues pour dire que le gouvernement était responsable de 90 % des victimes en Syrie. En suivant la logique de ces chiffres, le problème n’est plus Daesh mais Assad. Le hic, c’est queces informations sont clairement manipulées par une pseudo-organisation des droits de l’homme qui n’est pas très indépendante.

Ensuite, le peuple syrien est divisé. Bien sûr, Bachar el-Assad compte bon nombre d’opposants. Mais on ne peut pas ignorer non plus tous les Syriens qui soutiennent leur président. Et comme le faisait remarquer un ancien analyste de la CIA, Paul R. Pillar, avant le début de la guerre, Assad ne bombardait pas des quartiers civils avec des barils d’explosifs. Il faut mettre un terme à cette guerre. Les véritables bourreaux du peuple syrien sont ceux qui ont bloqué toutes les négociations politiques jusqu’à maintenant.

Qu’en est-il des revendications qu’avaient fait entendre les Syriens descendus dans les rues en mars 2011 ?


Aujourd’hui, la plupart des Syriens ont vu le Front Al-Nosra et Daesh à l’œuvre. Ils savent que ces organisations qui dominent la rébellion n’ont pas de solution à apporter à leurs problèmes. La grande majorité des Syriens veut la fin de la guerre. Ils veulent rentrer chez eux et reconstruire le pays.

La reconstruction va prendre du temps. Le gouvernement doit lancer un processus de réconciliation nationale qui inclura l’opposition, à l’exception des groupes terroristes évidemment. Cette opposition est principalement constituée de groupes d’individus plutôt que de partis politiques bien organisés. Peu importe qui ils sont, ils doivent faire partie du processus.

Bien sûr, bon nombre de ces opposants sont attachés à des gouvernements étrangers. Et la guerre qui aura pris fin sur le terrain continuera certainement autour de la table des négociations par d’autres moyens. Mais ils doivent se rassembler autour d’un objectif commun qui est la fin de la guerre et la reconstruction du pays. Il leur faudra aussi apporter des solutions aux problèmes socio-économiques à l’origine du mouvement populaire. Ce qui sera sans doute plus compliqué. Car dans tous les pays arabes où des révoltes ont éclaté, la question sociale reste occultée.

Il y a aussi cet Etat islamique, à cheval sur la Syrie et l’Irak. Pensez-vous que des bombes, qu’elles soient larguées par les Etats-Unis ou la Russie, suffiront à contrer cette organisation terroriste ? Le politologue François Burgat estime même que la lutte contre Daesh ne peut passer par Assad. « Daesh n’est point la cause, mais la conséquence du verrouillage répressif et manipulateur du régime », explique ce spécialiste du monde arabe.


Le gouvernement syrien n’a pas attendu l’Etat islamique pour être répressif. Par contre, attribuer l’explosion de Daesh à Assad témoigne d’une certaine malhonnêteté intellectuelle. Cela révèle aussi une aversion obsessionnelle pour le président syrien qui a contribué à embourber le conflit jusqu’ici.

Rappelons tout d’abord que Daesh est né de la guerre en Irak menée par Georges W. Bush. Les Etats-Unis ont occupé l’Irak, démantelé l’Etat laïc et les structures du parti Baath, démobilisé l’armée nationale et installé un gouvernement chiite sectaire. Dans une opération sale de contre-insurrection, semblable à celle menée au Salvador dans les années 80, les Etats-Unis ont également financé et armé des milices chiites qui ont commis des atrocités contre les sunnites d’Irak. Parallèlement, Georges W. Bush a tenté d’acheter des insurgés sunnites pour limiter la casse dans les rangs des GI et éviter une déconvenue totale avant la fin de son second mandat. Des milliards de dollars ont ainsi été investis pour créer des milices sunnites. Avec un succès relatif.

En Irak, les Etats-Unis ont donc usé et abusé de cette vieille stratégie coloniale qui consiste à diviser pour régner. Ils ont exacerbé les tensions communautaires et ont créé un terreau favorable à l’émergence d’Al-Qaida. De plus, comme le relève le journaliste Robert Parry, la communauté du renseignement est seulement en train d’évaluer les dégâts collatéraux des pots-de-vin versés par le gouvernement Bush aux insurgés sunnites : « Une partie de cet argent semble être devenu un capital de départ pour la transformation d’“Al-Qaida en Irak” en “Etat islamique”, alors que les sunnites qui continuaient à être privés de leurs droits par le gouvernement chiite d’Irak ont étendu leur guerre sectaire à la Syrie. » Difficile de tenir Assad responsable de ce fiasco. Je serais plutôt de l’avis du général Vincent Desportes qui a déclaré devant le sénat français : « Quel est le docteur Frankenstein qui a créé ce monstre ? Affirmons-le clairement, parce que cela a des conséquences : ce sont les Etats-Unis. »

Mais en août 2014, Obama a pris la tête d’une coalition internationale pour lutter contre Daesh...


Il faut tout d’abord voir quand le monstre de Frankenstein a échappé au contrôle de ses maitres. Tant que l’Etat islamique combattait en Syrie et gênait un gouvernement irakien très proche de Téhéran, les Etats-Unis s’accommodaient très bien de cette organisation terroriste. Ainsi, Washington n’a pas bronché lorsque les pseudo-jihadistes ont pris Mossoul, aidés par la corruption qui ravageait l’armée irakienne. Mais quand les soldats de l’Etat islamique ont pris la direction du Kurdistan irakien, Obama a mis le halte-là. Ce Kurdistan est la chasse gardée des Etats-Unis. Leurs multinationales y réalisent de plantureux bénéfices. Pas question de propager le chaos jusque-là.

Le monstre de Frankenstein avait donc échappé à tout contrôle et les Etats-Unis ont commencé à mener des attaques contre l’Etat islamique. Avec des résultats mitigés. Dix mois et 4000 sorties aériennes plus tard, Daesh avait encore progressé.

Comment expliquez-vous ce manque d’efficacité ?


Obama s’est trouvé piégé. Lutter trop efficacement contre Daesh aurait profité à l’armée syrienne qui aurait pu reprendre les territoires laissés par les terroristes. De plus, les raids aériens ne suffisant pas à contenir l’expansion de l’Etat islamique, Washington a dû compter sur les Kurdes du YPG-PKK et des milices soutenues par l’Iran pour lutter contre Daesh au sol. Ce qui a passablement irrité les alliés turc et saoudien !

Obama s’est donc contenté d’un tragique statu quo qui à terme, aurait pu déboucher sur un nouveau découpage du Moyen-Orient. Un découpage sur des bases confessionnelles. C’est là que Poutine intervient en proposant assez habilement de joindre les efforts pour lutter contre les terroristes. Obama peut le suivre. Ou assumer ouvertement que les Etats-Unis soutiennent Al-Qaida en Syrie.

La deuxième option n’est pas impossible. Depuis plusieurs mois, les tribunes se multiplient dans la presse outre-Atlantique pour vanter les mérites du Front Al-Nosra.


En effet, c’est surtout la position des néoconservateurs et des pro-Israéliens. Lina Khatib par exemple du Carnegie Middle East Center préconise de s’allier au Front Al-Nosra pour combattre l’Etat islamique : « Même si tout le monde n’aime pas l’idéologie d’Al-Nosra, il y a un sentiment croissant dans le nord de la Syrie qu’il constitue la meilleure alternative sur le terrain — et l’idéologie est un petit prix à payer pour des rendements plus élevés. » Dans la même veine, le correspondant pakistanais Ahmed Rashid a publié un article dans le New York Review of Books pour expliquer « Pourquoi nous avons besoin d’Al-Qaida ». Dans le prestigieux Foreign Affairs, c’est Barak Mendelsohn qui préconise d’accepter Al-Qaida, « l’ennemi de l’ennemi des Etats-Unis ». Comme d’autres, cet expert estime que l’organisation responsable des attentats du 11 septembre a réalisé un virage stratégique. Aujourd’hui, elle présente l’avantage de se concentrer sur ses adversaires proches du Moyen-Orient plutôt que sur ses adversaires lointains d’Occident. Soulignons enfin la franchise de l’ancien ambassadeur israélien aux Etats-Unis, Michael Oren qui a déclaré : « Nous avons toujours voulu le départ d’Assad. Nous avons toujours préféré les mauvais gars qui n’étaient pas soutenus par l’Iran aux mauvais gars qui sont soutenus par l’Iran ». Et Oren a précisé que la catégorie des mauvais gars acceptables pouvait inclure Al-Qaida.

Il semble pourtant que Vladimir Poutine ait obtenu le feu vert de Benyamin Netanyahu pour intervenir en Syrie. La Russie et Israël s’échangent même des informations pour la sécurité des vols dans l’espace aérien syrien.


Sans trop s’exposer pour ne pas décrédibiliser la rébellion syrienne, Israël a soutenu l’opposition pour renverser Bachar el-Assad. L’objectif de Tel-Aviv, tel qu’exposé par Michael Oren, était effectivement de briser l’axe qui relie Téhéran à Beyrouth en passant par Damas. Depuis les années 90, une lourde menace d’attaque US et israélienne pèse sur l’Iran. En l’absence d’une force aérienne digne de ce nom, les Iraniens ont développé une autre stratégie de dissuasion consistant à fournir des missiles au Hezbollah libanais. En cas d’attaque sur Téhéran, ces missiles tirés depuis le sud du Liban pourraient riposter contre Israël. La guerre israélienne menée en 2006 contre le Hezbollah devait neutraliser cette force de dissuasion. Sans succès. Les combattants libanais ont résisté et l’attaque israélienne s’est soldée par un échec. L’autre stratégie d’Israël pour couper la ligne d’approvisionnement entre l’Iran et le Hezbollah consistait à s’attaquer au maillon faible de la chaîne : la Syrie. Mais là aussi, c’est un échec.

Et c’est dans ce contexte que les Russes ont décidé d’intervenir en Syrie. Nous l’avons vu, Poutine se devait d’agir rapidement. Mais il n’a pas foncé tête baissée pour autant. Il a pris soin de neutraliser Israël, acteur discret, mais incontournable du conflit syrien. Du point de vue russe, c’est un joli coup de poker et un véritable pied de nez à Obama, Israël étant le gendarme US du Moyen-Orient. De plus, Poutine a également multiplié les contacts avec Mahmoud Abbas. Jusqu’à présent, dialoguer tant avec les Israéliens que les Palestiniens était un privilège diplomatique réservé exclusivement au président des Etats-Unis.

Pour négocier son intervention en Syrie auprès d’Israël, Poutine avait plusieurs cordes à son arc. Il existe tout d’abord une importante communauté russe en Israël à travers laquelle il peut se faire entendre. La situation plaide également en sa faveur, avec une expansion de l’Etat islamique devenu incontrôlable et un risque d’embrasement général dans la région. Enfin, et c’est sans doute l’argument principal, Poutine semble avoir donné des garanties à Netanyahu que les armes livrées tant à la Syrie qu’à l’Iran ne tomberaient pas dans les mains du Hezbollah.

L’intervention en Syrie marque le retour des Russes au-devant de la scène internationale. La Russie de Vladimir Poutine est-elle en train de devenir une puissance impérialiste sous nos yeux ?


Elle pourrait le devenir, mais elle ne l’est pas encore. Jusqu’à maintenant, la Russie n’a fait que se défendre. Pourtant, depuis la prétendue annexion de la Crimée et les bombardements en Syrie, les médias occidentaux nous rabâchent les oreilles avec la menace russe. Vous remarquerez d’ailleurs que s’ils peuvent se montrer critiques sur certaines questions de politique interne, ces médias rapportent systématiquement la version de l’Otan sur les conflits internationaux. La faut sans doute à des conditions de travail qui se sont détériorées au sein de l’industrie médiatique où l’on travaille de plus en plus sur base de communiqués de presse. Le poids de l’idéologie dominante se chargeant du reste. Et lorsque quelques rares reporters parviennent encore à faire entendre un autre son de cloche sur le terrain, on leur tombe dessus.

La Russie a donc été blâmée pour le rattachement de la Crimée. Alors que les Etats-Unis ont contribué au renversement du président ukrainien jugé trop russophile pour installer un régime d’extrême droite aligné sur l’Otan. Quant au rattachement de la Crimée, il a été approuvé au travers d’un référendum par 95 % de la population de cette région qui faisait autrefois partie de la Russie. En Syrie, Vladimir Poutine a le droit international avec lui.


De leur côté, après l’éclatement du bloc soviétique et la réunification de l’Allemagne, les Etats-Unis avaient promis de ne pas étendre la zone d’influence de l’Otan en Europe de l’Est. Depuis, Washington semble avoir donné une autre interprétation à cette promesse. Bill Clinton a élargi l’Otan à la République tchèque, la Hongrie et la Pologne. Ensuite, Georges W. Bush a intégré l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie. Observez une carte et la disposition des bases militaires US. Qui menace qui ? Le budget militaire des Etats-Unis est dix fois supérieur à celui de la Russie. Les forces spéciales US opèrent dans 81 pays, leur nombre a doublé depuis 2001 et leur budget a été multiplié par cinq. Les Etats-Unis sont le seul pays dans l’histoire de l’humanité à avoir utilisé l’arme nucléaire. Ils ont été en guerre 222 sur 239 années de leur existence et ont bombardé 14 pays du Moyen-Orient. Et la menace est russe ?

En Afghanistan dans les années 80, les Etats-Unis avaient financé la rébellion d’islamistes radicaux pour renverser le gouvernement allié de l’URSS. L’opération avait débouché sur une longue guerre opposant les troupes soviétiques aux islamistes soutenus par la CIA et l’Arabie saoudite. Soldé par une défaite de l’URSS, le conflit avait précipité l’effondrement du bloc soviétique. L’Histoire est-elle en train de se répéter en Syrie ?


Certains aspects rappellent l’Afghanistan en effet. Mais la situation est tout de même différente. La Russie de Poutine n’est pas l’Union soviétique des années 80 qui était minée par une série de problèmes internes. Ensuite, les bombardements russes viennent en soutien à l’armée syrienne qui opère au sol. Enfin, la Chine était en contradiction avec l’URSS à l’époque et avait même soutenu les moudjahidines afghans. La situation a bien changé depuis, Moscou et Pékin étant sur la même longueur d’onde. C’est même un changement radical. En effet, la guerre d’Afghanistan avait marqué le passage d’un monde multipolaire à un monde unipolaire. En précipitant la chute du bloc soviétique, ce conflit avait inauguré l’hégémonie des Etats-Unis devenus l’unique superpuissance mondiale. A l’inverse, la guerre de Syrie marque sans doute la fin de cette domination exclusive. Les Etats-Unis ne peuvent plus intervenir partout comme ils le souhaitent. Ils doivent à présent composer avec d’autres puissances mondiales telles que la Russie et la Chine qui s’organisent à travers l’Organisation de Coopération de Shanghaï. Cette alliance va intégrer l’Inde et le Pakistan en 2016 et compte également l’Iran parmi ses membres observateurs. Elle marque en outre la domination des rivaux de Washington sur l’Eurasie. Un cauchemar pour Brzezinski, l’artisan du piège afghan des années 80. Dans son livre Le grand échiquier, ce conseiller de la Maison Blanche considère que celui qui dominera l’Eurasie dominera le monde.

Brzezinski ne semble pas s’être adouci avec l’âge. A 87 ans, il vient d’appeler Obama à riposter si les Russes continuaient à bombarder les rebelles syriens. Le passage à un monde multipolaire pourrait-il accoucher d’une Troisième Guerre mondiale dont la Syrie serait l’étincelle ?


L’étincelle pourrait être la Syrie ou l’Ukraine ou même la mer de Chine... Le risque est réel. Le droit international offre bien quelques garanties pour éviter un nouveau conflit mondial qui opposerait des puissances dotées de l’arme nucléaire. Mais il n’est pas parfait et subit constamment les attaques de va-t-en-guerre qui manifestement, veulent plonger le monde dans le chaos sous couvert d’ingérence humanitaire. Lors de la dernière assemblée générale des Nations unies, François Hollande a ainsi remis en question le droit de veto des membres du Conseil de Sécurité : « La France veut que les membres permanents du Conseil de sécurité ne puissent plus recourir au droit de veto en cas d’atrocités de masse. Comment admettre que l’ONU, encore aujourd’hui, puisse être paralysée lorsque le pire se produit ? (...) Nous pouvons agir pour régler les drames d’aujourd’hui et sauver la planète demain. »

C’est une attitude irresponsable et mesquine à la fois. D’abord parce que la France soutient les atrocités de masse ou les dénonce selon ses propres intérêts. Ensuite parce que ce principe invoqué par François Hollande peut être sujet à bien des manipulations. C’est pour empêcher un massacre que l’Otan est intervenue en Libye. Mais des rapports d’organisations indépendantes ont confirmé par la suite qu’il n’y avait pas de massacre en cours. L’Otan, qui devait se limiter à instaurer une zone d’exclusion aérienne, cherchait en réalité un prétexte pour renverser Kadhafi (3). Enfin, si le Conseil de Sécurité de l’ONU peut être contourné lorsque des atrocités de masse sont commises, on pourrait se trouver dans une situation où la Russie interviendrait unilatéralement en Birmanie par exemple, le Brésil en Colombie, la Chine en Centrafrique et la France en Syrie. Bref, une situation de guerre de tous contre tous. A ce moment-là, il sera trop tard pour penser à « sauver la planète demain » comme le suggère François Hollande.

Alors, que faire ?


Commencer par bien s’informer sur les guerres et ne pas tomber dans le piège de la propagande. Se mobiliser à travers des mouvements pour la paix. Mais il faut surtout comprendre la nature fondamentale de ces conflits. Vous connaissez la chanson, les grandes puissances n’ont pas de principes, seulement des intérêts. Ce n’est pas pour les droits de l’homme ou la démocratie que l’Otan largue des bombes. Sinon, comment expliquer qu’au moment où François Hollande appelle à mettre un terme à la dictature en Syrie, Manuel Valls signe des contrats d’armement en Arabie saoudite ?

Ces guerres répondent avant tout à des intérêts stratégiques. Il n’y a pas de guerre humanitaire. Ce sont des guerres pour le fric. C’est pour avoir accès aux matières premières, pour profiter d’une main-d’œuvre bon marché et trouver des débouchés pour leurs capitaux que les grandes puissances cherchent à se partager le monde, à coup de bombes s’il le faut. Derrière ces guerres, il y a donc une autre guerre, celle d’un système économique basé sur la concurrence et la course au profit maximum. Un système qui par ailleurs engendre des inégalités sociales — 1 % des plus riches possèdent la moitié des richesses mondiales, un niveau jamais atteint —, un système qui gaspille les ressources naturelles, un système qui broie les travailleurs, un système qui sauve les banquiers fraudeurs pendant qu’on ferme des écoles... Et ce système nous conduit tout droit vers une Troisième Guerre mondiale. Je ne sais pas vous, mais moi, je pense qu’il est grand temps de changer de cap.

Source : Investig'Action

Notes :
1. Patrick Cockburn, Le retour des djihadistes, Equateurs, Paris, 2014.
2. Voir Ahmed Bensaada, Arabesques, Investig’Action, 2015
3. Voir Michel Collon, Libye, Otan et médiamensonges, Investig’Action — Couleur Livres, 2011.
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Akasha

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Lun 26 Oct - 23:14

L'homme qui pleure...

Haha j'ai bien ris...  lol!  lol!  Voici une vidéo montrant un combattant de l'EI, chialé parce que les USA et l'occident ne fait rien pour arrêter les bombardements russe...Il implore même leur grand ami Mc Cain, en disant que les russes viennent de détruire ces provisions. Grave.. Razz   silent  .

           



Et à voir aussi un petit reportage sur la guerre du golf en Irak, et l'emploie d'armes expérimentale... Suspect


IRAQ.Armes électromagnétiques "scalaires" utilisées.Témoignages iraquiens.



           
       
Exclusif : un colonel israélien dirigeant un groupe terroriste de l'Etat islamique a été arrêté en Irak (FNA)

Exclusif : un colonel israélien dirigeant un groupe terroriste de l'Etat islamique a été arrêté en Irak
Article originel : EXCLUSIVE: Israeli Colonel Leading ISIL Terrorists Arrested in Iraq FNA Traduction SLT

La sécurité irakienne et les forces populaires tiennent en captivité un colonel israélien de la brigade Golani avec un certain nombre de terroristes de l'Etat islamique (EI).

"La sécurité et les forces populaires ont arrêté un colonel israélien," a déclaré jeudi, un commandant des forces de la mobilisation populaire de l'Irak.

"L'officier sioniste est un colonel et avait participé à des opérations terroristes du groupe Takfiri de l'EI" a-t-il ajouté.
Il a également mentionné "Le nom du colonel israélien est Yusi Oulen Shahak et est classé colonel de la brigade Golani de l'armée du régime sioniste avec le code de sécurité militaire Re34356578765az231434."

Il a déclaré que les organes compétents interrogeaient à présent le colonel israélien pour comprendre les raisons de son combat aux côtés des forces de l'EI ainsi que la présence d'autres agents sionistes parmi les terroristes de l'EI.

Les forces de sécurité irakiennes ont déclaré que le colonel capturé a déjà fait des aveux choquants.
Des experts politiques et militaires ont déclaré à Fars News Agency que la capture du colonel israélien portait un grave impact à la stratégie de guerre de l'Irak, notamment sur son partenariat avec les alliés israéliens.
En juillet, les forces de volontaires irakiennes ont annoncé qu'elles avaient abattu un drone qui espionnait les forces de sécurité dans la ville de Falloujah, à l'ouest de l'Irak.

Les forces populaires de l'Irak ont déclaré qu'elles avaient abattu un avion de surveillance hostile dans le sud-est de Falloujah dans la province d'Anbar.

Elles ont déclaré que l'épave du drone espion de l'EI portait la mention made in Israël.

Ce n'est pas le premier drone israélien abattu en Irak.
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Akasha

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Mar 27 Oct - 21:27

Bonsoir mes frères & sœurs  cheers
Depuis le début des frappes aériennes russe sur la Syrie, les médias crient aux bavures de la Russie sur des civiles, oubliant dans la foulée les millions de victimes américaine depuis la toute 1er guerre du Golf en 1994. Mais Moscou ne l’entend pas de cette oreille et demande des explications à l'OTAN pour les accusations. On viens d'apprendre aussi que plus de 500 combattants de de l'EI ont été transporté dans des avions turques vers le Yémen. Mais en attendant c'est toujours les civiles qui trinquent. Et de telles opérations militaires n'est pas sans conséquence sur le peuple. En effet La Syrie s'enfonce dans la crise humanitaire.

Texte et recherches Akasha.
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orné

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Sam 31 Oct - 14:14

Bonsoir,
Tout d'abord un grand merci à ma puce qui fait un travaille de réinformation formidable. Merci à la miss.
Les États-Unis refuse de frapper les gisements de pétroles contrôlé par Daech. Ce qui peut surprendre vu que c'est une de leur grosse source de revenu. Et pendant se temps Les terroristes du Front al Nosra lié à Al Qaeda attaquent la ville d’‪‎Idlib‬ avec des missiles TOW livrés par les USA. . Car ils ne faut pas oublier que le Yémen est aussi sur les petites fiches du plan de colonisation étasunienne. Et qu'ils ont besoin de leurs armées non officielles sur le terrain, d'où leur embarrt face aux frappes russes qui ne fait quand à eux aucune distinctions entre les différents groupes terroristes Pour rappel Poutine disait On les poursuivra jusque dans les toilettes si il le faut, et on les butera dans les chiottes. Voilà qui est parler en homme. Le fait que la France convoite eut aussi la Syrie n'est pas nouveau, on l'avait déjà vu dans les années 70 avec le régime Baath, et les alliances secrètes. Finalement rejetée par les Assad père et fils. Qui se seront dressé contre l'occupation. Roland Dumas revient sur comment les services secrets français et anglais ont tenter de piéger la Syrie. Un pays qui à même titre que la Russie, sont bien plus démocratique que les États-Unis et l'UE réuni ! Au dernière nouvelle, Daech affirme avoir abattu l'avion civile russe en Égypte. Si une telle nouvelle devrait s'avérer exacte, comment la Russie va-t-elle réagir ?
Orné


Gros dossier Syrie : A garder en mémoire au cas où….

Dans ce chaudron explosif qu’est la Syrie, cette mise au point est importante afin que vous saisissiez à quel point la manipulation est en place depuis des années avec le concours sans trêve de nos médias occidentaux de propagande. Dans l’hypothèse du pire, et je note à quel point la guerre est un sujet presque obsessionnel en ce moment sur certaines ondes d’État comme France Cul, (répandre la peur avant les élections ??), il est fondamental que vous ayez chacun la possibilité de vous positionner clairement.

Tandis que la Russie avance ses pions au Moyen-orient :


Le récent appel à l’aide lancé par Kaboul à la Russie afin de lutter contre les groupes armés pose la question de l’équilibre des forces dans la région. Jusqu’à présent, l’Afghanistan était considéré comme la zone d’influence exclusive des Etats-Unis et de l’Otan et à ce titre, Kaboul dépendait totalement de l’aide militaire et financière occidentale dans sa lutte contre les talibans et d’autres groupes terroristes de la région.

http://fr.rbth.com/opinions/2015/10/29/lafghanistan-appelle-moscou-a-la-rescouse_535041

[NDLR : Ceci est l’analyse d’un média russe. L’Afghanistan étant devenu un bourbier couteux pour les américains et ses alliés comme il le fût pour la Russie, l’on peut s’interroger sur la réelle « contrariété » des US de voir Poutine appelé au secours par Kaboul…]

Les États-Unis de leur côté semblent momentanément vouloir calmer le jeu.

Les forces spéciales américaines envisagent de participer à des opérations d’entraînement, de consulter et d’aider les forces de l’opposition syrienne s’opposant à l’EI. Ainsi, la possibilité qu’elles s’engagent dans un conflit avec les militaires russes est assez faible ».

http://fr.sputniknews.com/international/20151031/1019214967/russie-usa-conflit-syrie-possibilite.html#ixzz3q8Y6I6VC

Des bruits courent sur la sympathie qui lieraient Sergueï Lavrov et John Kerry. Mais un an, c’est très vite passé, et Obama accusé de « mollesse ! » par les néo-cons va passer la main et la patate chaude à plus agressif(ve) que lui.

Quelle sera la stratégie d’une Hillary Clinton si elle est élue, elle, qui malgré son étiquette démocrate, est classée dans les « néo-cons light » par les américains eux-même ? Aura-t-elle la relative souplesse d’Obama face à Poutine ? Il faut craindre que non. Les européens jouant les utilités serviles, si mémé Clinton tousse, nous risquons bien d’être malade aussi ..

Voici ce que dit des néo-conservateurs américains, à propos de la Syrie, le très sérieux journaliste US Robert Parry (dont je vous recommande l’article intégral) (1)

Dans le monde de Diehl, seuls lui et d’autres néoconservateurs ont ce qu’il faut pour défaire Poutine et mettre la Russie à genoux.

Toute autre explication de l’action de la Russie en Syrie est balayée, comme lorsque Poutine affirme qu’une victoire du Front al-Nosra d’Al-Qaïda – comme l’aimerait Israël – ou de l’État Islamique encore plus sanguinaire est inacceptable et donc le régime d’Assad doit être stabilisé pour éviter une catastrophe géopolitique majeure.

Selon leur vieille habitude, les néoconservateurs ignorent l’effrayante logique des conséquences qu’aurait l’effondrement de l’armée d’Assad pour le Moyen-Orient, l’Europe et le Monde. Après tout, une fois que les dirigeants israéliens ont décidé de lier leur sort à celui d’al-Qaïda en Syrie, les dés étaient jetés pour les néoconservateurs.

Mais l’idée que les néoconservateurs puissent micro-gérer le résultat en Syrie, avec la « modérée » al-Qaïda qui prendrait Damas plutôt que le plus « radical » État Islamique, reflète l’arrogante ignorance de ces leaders d’opinion américains. Plus probablement, le front al-Nosra d’al-Qaïda se coordonnerait avec leurs anciens alliés de l’État Islamique et ils mèneraient ensemble la vengeance sunnite contre les chrétiens, alaouites, chiites et les autres minorités de Syrie.

Ainsi, alors que l’État islamique serait occupé à couper des têtes d’« hérétiques », al-Qaïda pourrait utiliser son nouveau siège à Damas pour mettre au point la prochaine vague d’attaques terroristes contre l’Occident. Et, aussi déstabilisant que soit l’actuel flux des réfugiés vers l’Europe, ceci ne ferait que multiplier de façon astronomique les survivants fuyant hors de la Syrie les carnages de l’État Islamique et d’al-Qaïda.

Avec l’Europe dans le chaos et les néoconservateurs insistant toujours sur le fait que le véritable ennemi est la Russie, les conséquences possibles seraient effrayantes. Pourtant, c’est la voie que les néoconservateurs ont mise en place pour le monde – et presque tous les candidats républicains à la présidence ont signé pour cette orientation, tout comme la favorite à la candidature démocrate Hillary Clinton.


Les enjeux géo-politiques, géo-stratégiques, ethniques, religieux, économiques, énergétiques qui sous-tendent le conflit Syrien sont multiples, entrecroisés, énormes et inflammables..

Il ne s’agit pas ici de faire peur. Mais une guerre mondiale « soft » est bien amorcée au Moyen-Orient qui pourrait basculer et s’étendre vers l’Europe. Nous sommes en première ligne, ne l’oublions pas.

Souvenez-vous bien de ceci si on cherche à nous entraîner vers le pire :

Tout ceci fut manifestement un montage auquel on nous demande et demandera encore d’adhérer en jouant sur vos émotions !


-Le plan d’attaque de la Syrie était en place dès 2006 (2) comme nous l’a révélé Wikileaks, et confirmé Roland Dumas (3)
-le plan de départ de Bachar Al Assad proposé par Poutine en 2012 a été écarté par l’administration US et l’OTAN qui ont choisi la voie des bombes avec le peu d’efficacité que l’on sait (4). Question que vous vous posez sans doute : Et si l’occupation d’une partie de la Syrie par Daesh « arrangeait » au hasard : Israël, le Qatar, L’A.Saoudite, la Turquie…
-Comme pour l’Irak, (puisqu’on ne change pas une tactique gagnante), la destruction massive du peuple syrien par armes chimiques s’avère être ni plus ni moins qu’un fake. Si vous avez un peu de temps, ne manquez pas de lire cet article (5)
-Al Qaeda, le « mal » ennemi juré en Afghanistan est devenu, sous l’étiquette Al Nosra un »allié » convenable « qui fait du bon boulot » qu’on équipe militairement en Syrie.. De qui se moque-t-on ?
-A force de jouer sur tous les tableaux depuis 2001 et de faire les apprentis sorciers le résultat est qu’il existe bel et bien maintenant une « internationale jihadiste ». Ne sous-estimons pas le problème et ne tombons pas dans un discours de propagande qui, sur la base de vidéos répugnantes posté sur youtube nous fait croire que nous avons en face de nous une petite armée de barbares peu évolués drogués et sanguinaires . Nous sommes face à des gens qui sous diverses étiquettes sont soutenus en coulisses, riches, intelligents et organisés et qui essaiment sans relâche jusque chez nous : -Alors, qui, finalement, utilise qui ? Se hausser du col comme le fait notre énervé de Président en se dressant obstinément contre la Russie et en refusant de collaborer avec B. Al Assad pour affronter ensemble le monstre que nous avons aidé à prospérer est un aveuglement politique rare.. Vous savez quoi ? Il me fait penser aux petits cochons très contents d’eux et de leur illusion de maison de paille qui dansent en chantant « Qui craint le grand méchant loup ? » Que faisait d’autre toute une partie de l’Europe en 33 ? C’est vrai, comme dans le conte, le loup a fini par tomber dans la marmite et s’y noyer. Mais à quel gigantesque prix humain ?

Nous jouons un jeu trouble et dangereux qui risque de se retourner contre nous. Il est temps en tant que Français, Européen et citoyen du monde de dire ASSEZ !


CECI POSE , QUE POUVONS-NOUS FAIRE AU NIVEAU INDIVIDUEL ?

Hors positionnement politique, voici une suggestion :


Selon des théories de plus en plus répandues, nous projetons dans l’univers ce que nous sommes émotionnellement. Greg Bradden, Deepak Chopra, ,Jacques Benveniste, Masuro Emoto sont les développeurs les plus connus de cette théorie. (*)

Tous, à des degrés divers, même minimes, sommes un peu égoïstes, un peu jaloux, menteurs, manipulateurs, tricheurs, coléreux, voire agressifs et tout un tas de petits ou gros travers que nous voyons se développer en macro et technicolor sur l’écran de notre réalité planétaire.

Si ces théories sont justes, alors, en corrigeant ces comportements non harmonieux à l’intérieur de nous, et si suffisamment d’humains le font, le monde changera.

Il y a beaucoup d’indications dans ce sens, mais aucune certitude prouvée comme nous l’exigeons en occidentaux hyper mentalisés. Cependant, cette logique mérite que l’on s’interroge. Nous voyons bien à quel point ce que nous sommes résonne et dirige nos vies individuelles. Pourquoi pas dans la vie collective, alors ?

Soyons fermes et clairs mais doux et aimants. Exerçons le lâcher-prise, maîtrisons nos émotions, cultivons sincèrement l’harmonie avec autrui en cherchant les racines du problème en nous et non dans un extérieur qui nous renvoie finalement que le reflet de ce que nous sommes.

Ça vaut le coup d’essayer, nous n’avons rien à y perdre que quelques illusions sur nous-mêmes qui nous empêchent de grandir…

Galadriel
(*)

Comment nos pensées peuvent préserver l’Univers


http://www.signesetsens.com/developpement-personnel-comment-nos-pensees-peuvent-preserver-lunivers-masaru-emoto.html
Liens sources :

(1) http://www.les-crises.fr/les-neoconservateurs-sont-ils-une-menace-vitale-par-robert-parry/

(2) http://lesbrindherbes.org/2015/10/14/wikileaks-revelations-sur-la-syrie/

(3)


(4) http://lesbrindherbes.org/2015/09/18/syrie-toujours-un-plan-de-paix-russe-refuse-par-loccident-en-2012/

(5) Le sultan du sarin : la Turquie derrière l’attaque chimique de la Ghouta

http://chroniquesdugrandjeu.over-blog.com/2015/10/le-sultan-du-sarin-la-turquie-derriere-l-attaque-chimique-de-la-ghouta.html
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Akasha

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Lun 2 Nov - 14:34

Bonsoir mes frères & sœurs I love you
Voici les dernières nouvelles venue de Syrie et Iraq. C'est bien ce qu'il m'avait semblé, c'est l'opposition radical syrienne qui utilisent des boucliers humains. "La coalition d’insurgés syriens Armée de l’islam compte utiliser des otages et des prisonniers de guerre enfermés dans des cages comme "boucliers humains" contre les frappes aériennes effectuées par l’armée du président Bachar el-Assad et les Forces aérospatiales russes, rapporte le journal américain New York Times. "...Les américains ne savent plus comment s'y prendre pour défendre Daech. La solution serait d'envoyer des troupes aux sol pour les encadrer sans avoir l'air d'y toucher. "Le 27 octobre, le secrétaire à la Défense des USA Ashton Carter a annoncé que le Pentagone songeait à entreprendre une « action directe sur le terrain » en Irak et en Syrie, « dans un effort de combattre le groupe terroriste autoproclamé État islamique » (Sputnik News, 27 octobre 2015). L’intention à peine cachée, ce n’est pas tant de « combattre » le groupe terroriste État islamique en Irak et en Syrie (EIIS) que de « le protéger et voler à sa rescousse ». Que se passe-t-il? Assistons-nous à une manœuvre favorisant une escalade militaire?
Les USA et leurs alliés ont déjà du personnel sur le terrain en territoire syrien. Sauf que ce n’est pas officiel, car c’est dans le cadre d’une soi-disant opération secrète que tout le monde connaît.
(...) Lire la suite : « Présence militaire des USA sur le terrain » en Syrie : le Pentagone à la rescousse de « l’État islamique » (EIIS)...Entre la Syrie et l'Ukraine pour les américains, il n'y a qu'un pas ! Ainsi on apprends que des miliciens de Daech auraient transité par l'Ukraine. La raison aurait-été une mission de sabotage, créer un "false flag" et l'imputer à la Russie. Lire "Des membres de Daesh ont transité de Syrie en Ukraine" Beaucoup se posent la légitime question de savoir à qui Daech vend leur pétroles ? 27 hommes d'affaire travailleraient à la vente via la Turquie du côté de la mer méditerranée où elle est acheminée à différent endroits du monde. La Turquie affirme qu'elle n'aide pas l'Etat islamique. Mais Ankara livre des armes à l'Armée syrienne libre (ASL) et à certains autres groupes locaux qui les revendent à Daech. En Syrie, il existe un grand nombre de petits groupes islamistes que la Turquie juge "modérés" et auxquels elle apporte un soutien important...Lire l'article : Où va le pétrole de Daech?..On parle beaucoup des hypothétiques victimes civiles russe, mais les médias n'évoquent absolument pas les 600 victimes civiles causé par la coalition : La coalition US aurait fait 600 morts civils en Irak et Syrie ...

Texte et recherches Akasha.
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Lun 2 Nov - 16:40

Les usa envoient 50 hommes de leurs forces spéciales  sur le terrain pour soi disant former les troupes syriennes. Tout cela devient vraiment complexe. Mais à quoi joue le président des USA ?
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Akasha

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Mar 3 Nov - 4:25

lepoulpe a écrit:
Les usa envoient 50 hommes de leurs forces spéciales  sur le terrain pour soi disant former les troupes syriennes. Tout cela devient vraiment complexe. Mais à quoi joue le président des USA ?

Coucou Lepoulpe Smile
Il joue à un jeu dangereux..Le soucis c'est que les Etats Unis comptaient faire laisser traîner les choses pour récolter les morceaux et remonter le tout à leur convenance. Ils ont un grand besoin de contrôler la région qui outre le fait des richesses en matières 1er et énergie fossiles évidente, et un point de jonction avec la Russie. Contrôler cette partie du monde, c'est garder la Russie en respect. Il y a aussi des enjeux avec Israël qui Commence à se sentir à l'étroit dans leur petit état. Et important, les Etats Unis sont ruiné, et entretenir plusieurs conflits leur rapportent de l'argent. A terme, le projet était de redessiner les frontières, installer un nouveau gouvernement favorable aux Etats Unis comme dans les monarchies du golf. La France a quand à elle aussi des intérêts sur la Syrie, et cela ne date pas de hier. Cela remonte au Père Assad, qui avait déjà mis hors jeu la France et l'Angleterre qui convoitait la Syrie...Le Partit Baath avait remplacé un gouvernement islamique qui était de mèche avec ses derniers, le partit Baath est laïque, ce qui n'arrange pas du tout leurs affaires...
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Ven 6 Nov - 12:53

MICHEL RAIMBAUD Un diplomate au coeur de la « Tempête sur le Grand Moyen-Orient »



«Évidemment, il n’y a jamais eu de collaboration entre Al Qaîda et Saddam Hussein. Toute cette affaire fut une grande escroquerie.»

Beaucoup de sang musulman a coulé depuis la machiavélique mise en scène du 11 septembre 2001, date choisie pour favoriser l’érection d’un Nouvel ordre international, le Grand Moyen-Orient qui, extensible au gré des pulsions américaines, s’étend désormais de l’Atlantique à l’Indonésie.

Les raisons sont simples. Elles sont d’ordre stratégique, soutient Michel Raimbaud, l’invité d’honneur des Editions Anep. Ancien ambassadeur de France en Mauritanie, au Soudan, et au Zimbabwe, il vient de publier un ouvrage intitulé «Tempête sur le Grand Moyen-Orient». Dans l’intervention faite mardi dernier à la salle de conférences de la Safex, il ne laisse subsister aucun doute:




«En raison de sa position stratégique aux confins de l’Eurasie, autant que par sa richesse en gaz et pétrole, cette immense «ceinture verte» islamique détient un potentiel de puissance considérable et constitue un enjeu majeur. De son devenir, mis en question par la tempête actuelle, dépend en bonne partie la physionomie de notre monde de demain.»



Sera-t-il unipolaire, aux ordres de l’Occident comme il l’a été depuis la fin de la Guerre froide, ou multipolaire comme le préconisent les pays émergents?


«J’ai intitulé ce livre «Tempête sur le Grand Moyen-Orient» parce que cela ne concerne pas seulement le Moyen-Orient géographique mais il s’agit du Grand Moyen-Orient au sens donné par les néoconservateurs américains, ces stratèges un peu foldingues, et George Bush même. Le Grand Moyen-Orient est extensible au gré des pulsions américaines, parce que ce sont les Américains qui l’ont modelé pour lui donner l’extension qu’il a maintenant.»



Pour Michel Raimbaud, cela va de l’Atlantique, la Mauritanie, le Sénégal et le Maroc, jusqu’à l’Asie orientale et même jusqu’à la Chine et l’Indonésie sans oublier le coeur de l’Europe avec les Balkans. Les Américains ont pensé à tout, jusqu’à fabriquer des révolutions clés en main, la pluie et le beau temps, les Printemps arabes. Évidemment, soutiendra le conférencier, ce ne sont pas des révolutions, encore moins des printemps, puisque tout cela est synonyme de mort, de destruction et de chaos:


«Cela ne commence pas en 2011, avec la Tunisie, mais en 1991, avec la chute de l’Union Soviétique. Peu importe le regard que l’on porte sur le bilan de l’Union Soviétique sur le plan national: sur le plan international, il me paraît incontestable que c’est un grand bouleversement géopolitique puisque l’on passe d’un monde bipolaire, celui de la Guerre froide, à, non pas un monde multipolaire, mais un monde unipolaire, celui de l’Ouest, l’Occident, qui va prétendre incarner la communauté internationale à lui seul.»



Les autres pays, les anciens pays communistes, les non-alignés, les pays du Sud étant priés finalement de se soumettre ou de se démettre, sous peine d’être qualifiés d’États voyous ou d’États parias!

Après avoir évoqué les raisons objectives ayant été à l’origine de l’effilochement de l’URSS et les inconséquences de Saddam Hussein lors de son invasion du Koweit, du reste encouragée par les Américains, l’ancien ambassadeur français permettra à l’assistance de découvrir ou de redécouvrir, c’est selon, qu’Al Qaïda a été créée par les USA, les Saoudiens et les Pakistanais pour lutter contre les Soviétiques en Afghanistan:


«Évidemment, il n’y a jamais eu de collaboration entre Al Qaîda et Saddam Hussein. Toute cette affaire fut une grande escroquerie. Toute cette affaire commence à cette époque. Ensuite, on assister au démantèlement de la Yougoslavie pour réduire la zone d’influence russe. Il y a aussi le Soudan que l’on va commencer à harceler pour obtenir sa partition 15 ans plus tard. La Somalie va se retrouver réduite en trois ou quatre États avec des opérations à coups de sacs de riz…La deuxième guerre du Golfe aboutira au démantèlement de l’Irak. Maintenant, il y a l’offensive contre la Syrie qui est présentée comme un État dangereux. C’est finalement après les attentats de 2001 que George Bush met en oeuvre sa doctrine du Grand Moyen-Orient auquel il faut imposer la démocratie manu militari. On va multiplier les déclarations à Washington en annonçant clairement la couleur, avec une liste de pays à démolir, à déconstruire plus exactement, afin de les mettre hors d’état de nuire aux intérêts américains.»



Abdelhakim MEZIANI

source: http://www.lexpressiondz.com/culture/228858-un-diplomate-au-coeur-de-la-tempete-sur-le-grand-moyen-orient.html
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Akasha

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Sam 7 Nov - 21:40

Bonsoir mes frères & sœurs I love you
la Russie malgré un nombre impressionnant de bombardements, plus de 1200 en même pas un mois, ne semble pas porter ses fruits...Pourquoi ? Parce qu'il est impossible de reprendre le contrôle de terre conquise sans appuis de forces armées efficace au sol. Les américains l'on souvent apprit à leur dépend (Viettnam, Irak,..). Les russes semblent donc confronté au même problème, les troupes syriennes et iranienne appuyé par le Hezbollah, avance péniblement sur certains front Le régime syrien avance à Alep, peine à Homs. De plus les troupes au sol semble pris pour cible par des raids mené par Israël. Assad: « Israël est la force aérienne d’Al-Qaïda ». mais l'attentat commit sur un avion de ligne russe, risque de changer la donne. Car la Russie qui au départ ne semblait pas enclin a envoyer des troupes au sol, parle désormais de le faire. Ce qui du coup serait un mauvais calcul de Daech soutenus pas ses maîtres, d'avoir commis un tel acte barbare. La Russi risque de leur faire payer très cher de s'en être pris à son peuple...
Akasha.


Pourquoi le régime syrien n’avance pas, malgré l’intervention russe 07




Les guerres civiles se gagnent et se perdent au sol. La supériorité dans les airs a beau être un avantage considérable, elle n'est déterminante que si elle est accompagnée d'une offensive terrestre menée par des unités efficaces, suffisantes en nombre et connaissant parfaitement le terrain. Les Américains avaient appris cette leçon à leurs dépens au Vietnam, et plus récemment en Irak et en Afghanistan. Après avoir connu pareille situation en Afghanistan, les Russes semblent confrontés à nouveau à ce problème en Syrie. Malgré les 1 631 raids menés par leur aviation depuis le 30 septembre dernier, force est de constater que leurs alliés au sol ne sont pas en train d'avancer. Bien au contraire, ces derniers jours, ils accumulent les défaites.


Trois raisons
Si l'importance de ces revers ne doit pas être exagérée, compte tenu du fait que les lignes de front restent très mouvantes, il est tout de même possible d'établir un premier constat : l'intervention russe n'a pas permis, pour l'instant, de modifier sensiblement les rapports de force sur le terrain. Plusieurs raisons semblent expliquer ce paradoxe. Un : les groupes rebelles ont reçu un nombre important de missiles antichars de fabrication américaine TOW, qui ont permis jusqu'alors de détruire 123 chars de l'armée syrienne en octobre, selon le « Bureau des forces révolutionnaires en Syrie ». En livrant ces armes aux groupes rebelles, les Américains et les Saoudiens ont sérieusement court-circuité, à moindre frais, les plans russes. Deux : dans la province de Hama, l'armée syrienne et ses alliés tentent d'avancer dans des zones très majoritairement sunnites, où la population leur est particulièrement hostile. Trois : l'armée syrienne est trop faible pour réaliser des percées fulgurantes sur le terrain.
Même si l'intervention russe a eu un impact important sur le moral des soldats du régime, ces derniers restent épuisés par quatre ans de guerre, démotivés à l'idée de combattre dans « des zones sunnites », et insuffisamment nombreux. Plus que des raids aériens russes, l'armée syrienne semble surtout avoir besoin d'avantage d'hommes sur le terrain. Et cela, ni les Russes, qui ont pour l'instant exclu une intervention au sol, ni les Iraniens, qui semblent avoir atteint la limite de leurs capacités de mobilisation, ne sont capables de le lui offrir.

L'intervention russe a permis à Moscou de reprendre l'initiative diplomatique et d'éviter l'effondrement du régime, en sécurisant les zones les plus sensibles, comme la province de Lattaquié. Mais à l'instar des frappes de la coalition contre l'organisation État islamique (EI), elle ne peut, en l'absence de partenaires efficaces et fiables sur le terrain, mener à la défaite totale de ses ennemis.
En plus de réjouir les Américains, un possible enlisement russe en Syrie pourrait permettre d'accélérer les conditions diplomatiques d'une sortie de crise. Mais plus le temps passe, plus les interventions étrangères se multiplient dans le ciel et sur le sol syrien, et plus les « positions modérées », dans les deux camps, deviennent inaudibles. Au point de rendre quasiment inutile tous les efforts entrepris par les diplomates qui se réunissent « au vendredi de Vienne » pour trouver une issue à ce conflit.

http://www.lorientlejour.com/article/953494/pourquoi-le-regime-syrien-navance-pas-malgre-lintervention-russe.html
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Lun 9 Nov - 14:15

yous_f a écrit:
Il faut se rappeler que les frappes chirurgicales c'est un mythe et que les combattants de l'EI vivent avec femmes et enfants souvent. Si on compte au moins une victime civile par bombardement, alors ça nous fait un total d'au moins 1200 victimes civiles. Daech applique la loi du talion, c'est Coulibaly qui nous l'a dit.

Ben oui c'est évident, je le dis déjà depuis un temps...C'est la guerre, il ne faut pas se leurrer, des dommages collatérales, il y en a. Mais il y a une différence avec des dommages collatérales et de viser sciemment des civiles comme les médias l'affirme péremptoirement...Et aussi les américains sans pouvoir le prouver ! lire ceci Et surtout voir la vidéo FB sur l'absence de preuve révélé par une journaliste éclairée ...Bref que se soit les français, qui comme vous allez le voir, sont de plus en plus isolée avec leur politique frileuse sur la Syrie, ou les américains eux-même n'ont rien pour étayer leurs accusations. Vous allez voir aussi que Daech utilisen t des armes chimiques et bactériologiques, sans que les médias mainstream ne le dénoncent (lire ici)..Ils étaient plus réactifs, quand l'armée syrienne en avait sois disant utilisé, on vis dans un monde de mensonges et de traître ! Quand à Washington, ils sont de plus en plus inquiet face à la puissance de feu des russes (lire ici), ou de la présence de la Chine dans la mer de Chine. (lire ici). Sur le terrain en Syrie, la Russie à de nouveau procéder à de nombreuses frappe : L'aviation russe a détruit 448 cibles terroristes en trois jours Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20151109/1019393192/frappes-russie-terrorisme-lutte-syrie.html#ixzz3r1OChoHE Ce qui a permit aux troupes au sole de se ressaisir après avoir fait face à des grosses difficultés contre les troupes de Daech. Les forces de l’armée régulière syrienne et du Hezbollah libanais ont pu nettoyer la cité stratégique Cheikh al-Ahmed (lire ici). Elle reprend aussi du terrain aux djihadistes sur les aérodromes qu'elles contrôlent (lire ici).Si on ne peut pas parler de guerre intelligente avec un risque zéro de ne pas toucher aux civiles. Il semble néanmoins que les russes s'en rapprochent avec leur technologie de pointe à guidage laser et GPS avec caméra et infrarouge (lire ici). Malgré les bonnes nouvelles sur l'avancée contre les terroristes et les barbares, et un calme tout relatif des médias mainstream ces derniers jours, n'ayant rien de sensationnels à montrer. Les risque d'escalade restent présent. Nous avons vu les soucis en mer de Chine, mais le plus inquiétant est cette volonté du bloc USA/Turquie/Arabie Saoudite, à vouloir continuer à envoyer des armes aux fameux "terroriste modérer..Kerry à aussi réaffirmer la volonté de vouloir armé des terroristes trié sur le volet (sic) d'armes anti aérienne...Du côté de la Russie, ils survolent régulièrement le Yémen, ce qui n'est pas prévu dans les conventions prise avec l'ONU (lire ici). . La situation au moyens orient reste préoccupante pour la sécurité du monde entier, c'est une vraie poudrière tout reste possible., la fin de l'année sera sans doute déterminante, restons vigilant ! Pour terminer, je vous proposes une analyse bien sentie de Philippe Grasset.
Texte et recherche de Akasha.


La psyché de G.I. Joe

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

9 novembre 2015 – Je vais m’attacher à un aspect très important, le plus important d’ailleurs, dans tous les travaux de ce site, – la psychologie ; plus précisément, la psychologie US depuis que les Russes sont en Syrie. Je crois en effet qu’il existe une très forte possibilité que cette intervention russe, – sans l’avoir voulu précisément, mais peut-être inconsciemment, qui sait..., – inflige, si ce n’est déjà fait mais encore mal ressenti, un choc psychologique terrible à la psychologie US. Je parle de la psychologie militariste et expansionniste qui gouverne cette puissance dont l’oxygène, le sang même, la fonction vitale se nomme : hybris. Je vais même avancer, dans ce Journal dde.crisis où je me sens après tout plus libre que dans les textes courants du site pour laisser vagabonder l’inspiration des forces intuitives, que ce choc psychologique ne pourrait se comparer qu’à ceux, respectivement, de Pearl Harbor et du 11 septembre 2001. La forme est différente certes, l’intensité apparente sans commune mesure, la chronologie complètement sans comparaison, mais l’effet profond, souterrain, me semble pouvoir être envisagé comme étant similaire. Il y a aussi la question du sens, du point de vue trivial de l’orientation stratégique ; au contraire de Pearl Harbor et de 9/11, le sens de ce choc n’apparaîtrait nullement comme une sorte d’appel puissant et en apparence réussi pour la mobilisation d’une “puissance assoupie”, mais comme la découverte du trou noir et glacé de la déroute puisque se produisant alors que les USA vivent depuis près de quinze ans en état permanent de guerre et de mobilisation.

Je crois que nous allons très vite lire sur le site un texte sur le thème : “Les Russes en Syrie, s’ils n’ont pas changé le monde, vont provoquer, ou peut-être ont déjà provoqué au sein de cette communauté de sécurité nationale de Washington qui constitue la colonne vertébrale du Système bien plus que tout le reste (y compris la finance), une terrible crise psychologique”. On y étudiera les causes de ce phénomène et la façon dont les USA peuvent soit tenter d’y remédier, soit ne même plus avoir la force de tenter d’y remédier. Moi, dans ce texte-là, je vais m’attacher à tenter de montrer en quoi il pourrait s’agir d’un “choc psychologique” équivalent à ceux de Pearl Harbor et de 9/11, mais avec cette capitale dimension d’inversion (le “trou noir et glacé de la déroute”).


Pour Pearl Harbor, c’est évident : le choc de l’attaque venue de l’extérieur est d’une très grande force et modifie de fond en comble la psychologie de l’américanisme, suscitant une intense et immédiate mobilisation. Laissons de côté les implications intérieures et manigances diverses : l’attaque jetant les USA dans la guerre, donc constituant le remède temporaire de la Grande Dépression ; les manœuvres de Roosevelt pour au moins favoriser ce conflit, sinon le précipiter, jusqu’aux soupçons dont certains sont notablement étayés selon lesquels Roosevelt était au courant de l’attaque mais n’en avait pas averti le commandement de l’US Navy, notamment l’amiral Stark commandant la Flotte du Pacifique à Hawaii. Je garde le fait psychologique qu’il faut lier très serré au fait de l’événement survenu du dehors (ou au dehors) des USA. C’est cela en effet, cette incursion du dehors de la nation exceptionnelle, choisie par le Seigneur, qui importe par-dessus tout ; il n’y a pas de plus grand sacrilège ni de plus grand malheur qu’une intervention hostile contre cette “Cité de Dieu”, une intervention qui viendrait des terres et des projets vulgaires conçus dans le reste du monde, qui est d’une substance beaucoup plus basse.

... Pour cette raison, je ne retiens pas le Vietnam et sa défaite de 1975 comme un de ces “chocs psychologiques”, parce que la catastrophe vietnamienne est d’abord le produit d’une guerre civile intérieure (révolte des Noirs, révolte des campus, mouvements de contestation et de contre-culture, etc., se cristallisant dans l’opposition à la guerre du Vietnam). Les agitations intérieures, les malheurs intérieurs, les dangers intérieurs, font partie de ce qui est concevable et paradoxalement acceptable, même si la mort et le suicide pourrait sanctionner l’épisode. C’est l’aspect très paradoxal de la citation qu’on fait souvent sur ce site, du fameux discours de Lincoln de 1838 : « Si la destruction devait un jour nous atteindre, nous devrions en être nous-mêmes les premiers et les ultimes artisans. En tant que nation d’hommes libres, nous devons éternellement survivre, ou mourir en nous suicidant. » Il y a certes dans ces deux phrases une sinistre prédiction, et c’est dans ce sens qu’on les cite souvent ; mais il y a aussi une incroyable affirmation d’arrogance et d’hybris, d’affirmer que seuls les États-Unis sont capables de détruire les Etats-Unis, c’est-à-dire que nulle force extérieure n’est autorisée en fait à entretenir de tels projets à leur encontre, et qu’il puisse y avoir des occurrences qui puissent survenir dans ce sens représente un choc absolument fantastique. Pour cette raison, les troubles intérieurs qui rendent compte des aléas de la seule histoire universelle possible pour ce pays unique, c’est-à-dire sa propre histoire, constituent bien moins un choc psychologique que les troubles venus de l’extérieur, nécessairement sacrilèges, avec tout le poids du choc qui est presque un défi infâme lancé au Seigneur-Créateur de la chose.

Ainsi en venons-nous à 9/11, qui a quelque chose d’infiniment mystérieux pour moi. (Et qui dit “mystérieux” dans le cas de la Grande République bidon-gilden qui est toute entière une construction dont le but extrahumain et surhumain est dès l’origine la déstructuration et la dissolution du monde, dit nécessairement maléfique ; encore plus, certes si l’on tient compte de tout ce qui a été révélé depuis à son propos, – cela pour les plus innocents, les autres étant depuis longtemps au courant.)

9/11, donc, ou 11 septembre 2001... Je suis porté à croire qu’il y a eu des manigances, des complicités, voire plus, du régime en place (GW Bush et sa multitude d’acolytes), dans tous les cas de certains de ces composants, dans la manufacture de cette attaque. Parmi les divers suspects, on placerait volontiers en tête de liste des personnages comme Cheney et Rumsfeld ; pourtant, je crois absolument à la sincérité de Cheney disant à l’ambassadeur de France venu le saluer en novembre 2002, avant le départ de l'ambassadeur de Washington : « Vous autres, Européens, vous n'imaginez pas l'ampleur de l'effet qu'a produit sur nous l'attaque du 11 septembre. » Ainsi, en poussant l’hypothèse à l’extrême mais sans nulle exagération ni invraisemblance, on aurait un personnage, instigateur sinon informé de l’attaque ou de sa possibilité avant qu’elle n’ait eu lieu, affirmer que cette attaque a eu sur lui un effet psychologique extraordinaire... Comme si le largement-attendu se transformait, une fois réalisé, en complètement-inattendu, avec l’effet psychologique à mesure. Mais peut-être, si l’on observe l’Histoire au plus long de ses termes et du plus haut de ses sommets métahistoriques, le montage 9/11, si montage il y eut, n’est-il qu’une façon particulièrement vicieuse de donner raison à Lincoln. (D’ailleurs, certains pourraient dire la même chose, s’ils croient à la manigance, du cas Roosevelt/Pearl Harbor, pour le résultat final et l’enchaînement jusqu’à nous que déclenche la Deuxième Guerre mondiale.)

Quoi qu’il en soit, le choc 9/11 est là et bien là. Nous vivons sous ses effets sans nombre, ses répliques et contre-répliques depuis près de quinze ans... Fort bien, mais comment pourrais-je en venir à la situation présente, à l’intervention de la Russie en Syrie, et comment parviendrais-je à aligner cet événement sur les deux précédents ? Je vais tenter de m’expliquer. Que contient en substance cet événement (c’est justement sur quoi portera le texte à venir mentionné plus haut) ? (Ici, on tient l’élément nucléaire à part, comme on a vu débattre ceux qui parlaient récemment de la Troisième Guerre mondiale, sans même effleurer le fait nucléaire, – toujours la psychologie...)

... Non d’ailleurs, nullement “que contient cet événement ?”, mais plutôt : que nous dit cet événement des Russes en Syrie ? Qu’entendons-nous de lui, à Washington ? Un bavardage continuel, un “bruit de fond” qui devient assourdissant concernant les capacités russes, le constat qu’elles sont peut-être, sans doute, supérieures à celles des USA. Un fameux colonel de l’US Army, Douglas MacGregor, qui dit l’indicible : « In early September he circulated a PowerPoint presentation showing that in a head-to-head confrontation pitting the equivalent of a U.S. armored division against a likely Russian adversary, the U.S. division would be defeated. “Defeated isn’t the right word,” Macgregor told me last week. “The right word is annihilated.” »

Il s’agit de la pénétration dans les esprits que l’armée des États-Unis n’est plus au-dessus absolument des autres, quelque chose d’intouchable, d’une autre catégorie supérieure ; peut-être même l’armée des États-Unis est-elle devenue quelque chose de l'intérieur des États-Unis qui est très susceptible d’être battu par quelque chose de l’extérieur (la Russie, pensez !). Et alors, il s'agit des États-Unis eux-mêmes... En effet, les évènements, les circonstances, les conceptions ont fait que l’armée, la force militaire, est devenue la représentation des USA, de l’intérieur même des USA, de la substance des USA, projetée partout dans le monde (plus de mille bases, ses bombardiers universels, ses porte-avions au-dessus de toutes les mers du globe, bla-bla-bla). C’est donc, avec l’affreuse révélation de la-Russie-en-Syrie en train de se faire, la réalisation psychologique que ce qui représente l’intérieur fondamental des USA pourrait être battu, vaincu par quelque chose d’extérieur ... Voilà ce qui représente peut-être bien, peut-être sûrement, à mon sens, un formidable choc psychologique en devenir, sinon déjà sur le point d’être subi, sinon même déjà-asséné. Un nouveau Pearl-Harbor, un nouveau 9/11, mais cette fois avec toute la puissance des USA déployée en ordre de combat au contraire complètement de Pearl-Harbor et de 9/11 ; cette fois sans aucune position possible de renversement, de riposte, de sauvegarde jusqu’à la victoire finale, comme dans les films d’Hollywood des good old times, quand le 7eme de cavalerie, John Wayne en tête, arrivait toujours à temps.


... Dans ce cas horrible, et pour tenir compte de la prédiction de Lincoln, la Grande république en toc préférerait-elle le suicide à la perspective, même théorique, mais sûrement psychologique, de voir son intérieur d’elle-même vaincue par quelque chose d’extérieur ? Alors, pour la première fois, on pourrait dire que les États-Unis d’Amérique auraient apporté quelque chose de constructif et d’utile à la longue lignée des civilisations qui font l’histoire du monde, en réussissant à porter le coup décisif à la nôtre qui ne mérite plus que cela.http://www.dedefensa.org/article/notes-tres-longues-sur-le-trou-noir-du-xxeme-siecle
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orné

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Dim 15 Nov - 5:55

Bonjour,
C'est bien que le massacre des 200 enfants soit un hoax. Je pense que l'horreur est déjà assez insoutenable sans devoir en rajouter. Il n'empêche que si Daech a pu si bien s'implanter aussi profondément en Syrie et en Irak, c'est grâce au laxisme coupable de la coalition US. Qui sur un ans et demi de leur responsabilité n'ont rien fait pour enrayer leur avancée. Pire ils leur ont donné une aide logistique et ont formé des commandants de troupes et livré des armes. Leur politique de démarquer des sois disant rebelles modérés des terroristes est une hérésie totale. On vois les résultats. Tout comme cette politique folle de laisser les portes ouvertes aux migrants sans aucune distinctions et de consignes sécuritaires qui pourtant avaient été prise après les attentats de janvier, qui par magie ont disparue du jour au lendemain dès le lancement de la crise des migrants qui n'est qu'une opération minutieusement contrôlée et financée par les têtes de lards habituelle comme George Sorot qui l'admet sans sourciller. Il était déjà un acteur déterminant pour la chute du gouvernement en Ukraine lors du Maidan : George Soros admet avoir financé la crise ukrainienne. Pour ceux qui ont le courage et la lucidité d'ouvrir les yeux et d'être objectif. Il est de plus en plus claire et factuel de l'implication totale des atlantistes sur les terribles conséquences que nous vivons.
Orné


Qui sont les parrains du terrorisme international ?



La très efficace opération russe en Syrie a clairement exposé la vraie doctrine de l’Ouest, ainsi que ses liens avec les groupes terroristes internationaux.

Comme nous le savons déjà, la fameuse coalition occidentale, créée par Washington il y a plus d’un an, « combat efficacement » le terrorisme en Syrie et en Irak. Avec quels résultats ? Des régions désertiques où l’on ne trouve nulle part de terroristes, ont été lourdement bombardées ; dans le même temps, les terroristes reçoivent régulièrement des livraisons d’armes parachutées « par erreur ». Dans tous les cas, les terroristes se battent avec des armes US modernes et portent des uniformes de l’US Army. Et il apparaît que ce résultat satisfait pleinement le régime US en exercice, depuis que Washington mène la charge contre le terrorisme international ou, du moins, prétend le faire. L’année de bombardements inexistants des positions terroristes a néanmoins produit au moins quelques résultats : L’État islamique a considérablement agrandi le territoire qu’il contrôle en Syrie. Il semble qu’il se pourrait que les USA aient soutenu les extrémistes, tout en prétendant les combattre, jusqu’à ce que la campagne militaire russe démarre en Syrie.


Depuis les premiers jours de frappes aériennes russes en Syrie, quand les activistes ont dégusté de vraies pluies de bombes, et quand les fortifications, l’équipement et les bunkers de commandement ont été détruits, Washington s’est soudain vraiment fait entendre, clamant que les faux terroristes étaient sous le feu. Une toute nouvelle campagne médiatique a été lancée avec l’argent des régimes du Golfe Persique et de l’Ouest, pour tenter désespérément de convaincre le monde que les frappes aériennes russes ne sont pas des réussites militaires, et qu’elles massacrent des civils en masse. L’avancée majeure déclenchée par l’armée arabe syrienne est maintenant décrite comme une sorte de marché entre l’État islamique et le Président syrien Bachar al-Assad, aussi, nous dit-on, les terroristes ne sont pas en train de courir pour leur vie, ils ont tout simplement à la place, remis leurs positions à l’armée syrienne. Ces publications sont généralement accompagnées d’images et de vidéos « open source » floues, de sorte que personne ne puisse confirmer ou nier l’évidence.

Dans ces circonstances, pour tout analyste honnête, il n’est que naturel de conclure que Washington et certains de ses alliés arabes sont étroitement liés aux groupes terroristes et il ne faut pas longtemps pour déterminer le jeu de ces activistes. Il n’y a pas beaucoup de gens de gauche aujourd’hui qui tenteraient de nier le fait qu’Al-Qaïda a été créée, financée et armée par Washington et ses régimes alliés réactionnaires du Golfe Persique. Al-Qaïda a ensuite accouché de l’État islamique, qui s’est à présent emparé de vastes territoires en Syrie et en Irak. L’État islamique ou « ISIL », est une organisation wahhabite, créée par Washington à l’époque de l’occupation de l’Irak, pour qu’elle combatte là-bas les Shiites à la place de leurs sponsors occidentaux et du Golfe Persique.

Quand la Russie a commencé à combattre le terrorisme, les Islamistes radicaux ont juré de mener une guerre contre elle, mais pas contre l’Occident, qui lutte prétendument contre eux depuis plus d’un an. Début octobre, Jabhat al-Nusra avec Jaish al-Islam ont annoncé être en guerre contre la Russie, tandis que la soi-disant Armée syrienne libre, qui selon l’Ouest, fait partie de l’« opposition modérée », a pris contact avec des pays de la région pour leur proposer de créer une alliance militaire contre la Russie.

En attendant, en dépit de la rhétorique anti-russe en cours, les frappes aériennes russes ont entraîné l’intensification de la lutte entre terroristes en Syrie, une chose confirmée par des experts occidentaux. À cause de la destruction des infrastructures, les Islamistes ont rencontré de nombreux problèmes dans la réception de leurs indispensables approvisionnements. Craignant être punis par les seigneurs de guerre, des terroristes affaiblis au sein d’ISIL ont décidé qu’il était plus facile de se procurer des armes et de l’approvisionnement en tuant d’autres terroristes.

Spectateurs de la destruction de leurs jokers, les USA se sont précipités pour les aider. Le 31 octobre, Tony Blinken, secrétaire d’État adjoint, a déclaré lors d’un sommet sur la sécurité régionale à Bahreïn, que les USA allaient intensifier leurs efforts sur tous les fronts en Syrie. D’après Blinken, le régime US allait affecter 100 millions de dollars pour les forces de l’opposition en Syrie. Donc, le financement officiel total dépensé les 3 dernières années pour « ces opposants à Assad », atteindra 500 millions de dollars. Le régime US a souligné que l’argent serait uniquement accordé à des fins prétendument pacifiques, à savoir le soutien des « représentants de la société civile », qui en réalité servent depuis des années de couverture au massacre du peuple syrien.

La Maison Blanche a annoncé en outre qu’elle allait déployer un nombre limité d’hommes des forces spéciales en Syrie, en se passant de l’autorisation officielle de Damas. Ces troupes de l’OTAN assureront la formation de la fameuse « opposition modérée », et coordonneront aussi depuis le sol les frappes aériennes. En d’autres termes, nous assistons à la création d’une nouvelle alliance militaire en Syrie, incluant l’OTAN, les USA, et toutes sortes de terroristes. Celle-ci se voit confier une seule tâche : se débarrasser du Président Bachar al-Assad par tous les moyens imaginables.

La Saoudie, pour sa part, n’a pas laissé les Islamistes d’ISIL attendre plus longtemps de l’aide. Le général syrien Mayhub a déclaré :

Le 26 octobre, selon les informations des missions de reconnaissance, quatre avions venant de Turquie sont arrivés à l’aéroport d’Aden, au Yémen. Deux d’entre eux appartiennent à Turkish Airlines, un à Qatar Airways et l’autre à une compagnie aérienne des Émirats Arabes Unis, a déclaré le porte-parole de l’armée syrienne. Il y avait à bord plus de 500 activistes de l’organisation terroriste État islamique. Ils ont été retirés de Syrie pour les préserver des frappes aériennes russes.

Il a été signalé que ces activistes pourraient participer à des opérations dirigées par la coalition saoudienne au Yémen, qui a subi des pertes colossales dans les combats contre les Houthis. Les responsables syriens sont convaincus que le redéploiement des terroristes de Syrie se poursuivra tant que la Russie effectuera des frappes aériennes.

Quelques experts US admettent ouvertement que les principaux alliés des USA au Moyen-Orient sont des sponsors du terrorisme. À Washington, des experts de l’Institute for Near East Policy ont fait remarquer que le ministère des Finances US reconnaît que la Saoudie et le Qatar parrainent ouvertement les groupes terroristes en Syrie. En 2014, David Cohen, sous-secrétaire US au Terrorism and Financial Intelligence, a annoncé qu’Al-Qaïda et d’autres groupes terroristes ont reçu des millions de dollars de leurs sponsors du Golfe Persique, du Pakistan et de Turquie. L’argent pour le soutien des terroristes est toujours réuni quotidiennement au Koweït et au Qatar.

Selon RIA Novosti, le 4 novembre 2015, Dana Tyrone Rohrabacher, député de Californie, a directement accusé les USA de deux poids, deux mesures et d’hostilité à l’égard de la Russie. Elle a ajouté que cette politique a engendré beaucoup de dommages pour les USA, en particulier au Moyen-Orient. Rohrabacher a souligné que la Russie est une grande puissance mondiale qui a ses propres intérêts, tout comme les USA ont les leurs. Au cours des audiences au Congrès sur la Russie, Rohrabacher a souligné le fait que les USA s’opposent à la Russie parce qu’elle défend Bachar al-Assad, qui est prétendument un terrible dictateur, mais la monarchie saoudienne est aussi un régime dictatorial prêt à tuer des milliers de gens pour garder le pouvoir, et la même chose peut être dite des autres États du Golfe persique.

Rohrabacher a souligné que les USA n’écoutent pas les propositions russes pour la Syrie depuis le déclenchement du conflit, qui a entraîné une grave détérioration de la situation sur le terrain. La député a souligné que depuis cinq ans, Poutine cherche un compromis avec les USA afin de retrouver une certaine forme de stabilité en Syrie, mais Washington l’a à chaque fois envoyé balader. Elle a aussi ajouté que si les Islamistes radicaux arrivaient au pouvoir en Syrie, ce sera un véritable cauchemar pour Washington.

Washington ne cesse malgré tout de pousser à l’escalade majeure en Syrie, tout en excusant les vrais états sponsors du terrorisme. Comme cela a été annoncé par Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, les USA, la Turquie et la Saoudie ont tous refusé de coordonner leurs actions en Syrie. Suite à la réunion de Vienne, Lavrov a déclaré avoir invité les représentants de ces trois pays à coordonner les opérations militaires en Syrie, comme le font la Russie et la Jordanie. La coopération, a-t-il dit, pourrait être créée par un accord formel concernant la liste des organisations devant être considérées terroristes. Lavrov a regretté la décision des états mentionnés ci-dessus, de ne pas collaborer avec la Russie, tout en ajoutant qu’à Amman, les experts militaires jordaniens et russes œuvreront ensemble pour mener les opérations de combat contre le terrorisme. Pourtant, peu de temps après la réunion, Adel Al Jubeir, ministre saoudien des Affaires étrangères, a annoncé que son pays soutiendrait toujours l’« opposition modérée », en d’autres termes, les terroristes. Il semble qu’il n’y a pas d’autre façon d’exprimer cela plus clairement.

La question de savoir pourquoi Washington adopte une position aussi négative en Syrie peut être partiellement expliquée par les sondages de l’opinion US. The Wall Street Journal a récemment publié un sondage selon lequel 56% des sondés croient que la Syrie pourrait devenir une menace pour les USA ; 23% disant que la Syrie est une menace imminente, tandis que la Russie est qualifiée de menace militaire permanente par 60% de l’ensemble des sondés.

Apparemment, tant que les médias US seront dominés par certains milieux politiques, le jeu de Washington dans un certain nombre de régions, dont le Moyen-Orient, ne sera pas déterminé par l’intérêt supérieur des Étatsuniens, mais exclusivement par les idées délirantes de politiciens washingtoniens nostalgiques de la guerre froide, qui s’imaginent attendant la guerre inévitable, assis dans des tranchées.

NEO, Viktor Mikhin

Traduction: Petrus Lombard

Original : journal-neo.org/2015/11/11/who-are-the-supporters-of-international-terrorism/
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Dim 15 Nov - 21:52

[Vidéo] La politique mondiale a laissé Daesh se dévelloper puis s’exporter



Dans une vidéo relayée par l’Agence Info Libre, le juge Marc Trévidic, magistrat au pôle antiterroriste depuis 2006, explique dans le JT de France2 de David Pujadas, que depuis plusieurs mois l’attaque sur la ville de Paris était prévisible et que les dernières arrestations laissaient imaginer une partie du scénario.
De plus, il fustige la politique du monde, coupable d’avoir laissé grossir Daesh pendant 3 ans sans agir et de s’étonner aujourd’hui de leur capacité de destruction.
Enfin, il critique fermement les positions du monde politique occidental, capable de s’assoir sur l’idéologie de certains pays contraire, selon lui, aux valeurs occidentales sous pretexte de faire des affaires avec ces pays.


Marc Trévidic sur la Syrie

Une nouvelle fois, il faut attendre qu’une catastrophe se produise pour que l’on prenne en compte la dimension réelle de la situation. Les points évoqués par le juge Trévidic sont révélateurs de la politique menée par le monde occidental depuis des dizaines d’années : là où il y a du profit à réaliser, on peut s’assoir sur nos valeurs.

http://www.katibin.fr/2015/11/15/video-la-politique-mondiale-a-laisse-daesh-se-develloper-puis-sexporter/


Xavier Raufer : Qui se cache derrière l’Etat islamique ?

« Cette histoire d’Etat islamique, d’un bout à l’autre, elle est bizarre… » Xavier Raufer est quelqu’un de très sérieux et de très bien informé. S’il avance que la majorité des plus hauts dirigeants de cette étrange nébuleuse sont d’ex-généraux de l’armée de Saddam Hussein, il n’est pas difficile de deviner pour qui ils travaillent aujourd’hui… OD


« Déclarations très troublantes du criminologue Xavier Raufer ce 14 novembre sur TV Libertés suite aux attentats à Paris.


Il nous incite à nous demander qui se cache derrière l’Etat islamique. Lui-même n’a pas la réponse, mais il laisse entendre que l’EI ne serait pas un groupe terroriste (ses moyens sont incomparablement supérieurs à ceux de tous les groupes terroristes de l’Histoire), mais autre chose, une armée de mercenaires au service… peut-être d’un Etat. Mais lequel ? De hauts dignitaires saoudiens, proches du sommet du pouvoir, lui ont certifié qu’ils avaient rompu avec Daesh depuis deux ans. En tout cas, Raufer dit avoir de source fiable la certitude que Daesh dispose de davantage de chars d’assaut que l’armée française !


Autre source d’étonnement : Raufer fait référence à une étude officielle qui aurait montré que, parmi les 50 plus hauts dirigeants de l’Etat islamique (al-Baghdadi n’étant, pour sa part, qu’une baudruche, un pantin), il n’y avait AUCUN islamiste. Il s’agit essentiellement de généraux de l’armée de Saddam Hussein, le plus souvent laïques.

Une chose est donc claire : l’EI est notre ennemi. Mais reste une question : qu’est-ce que l’EI ? Et qui tire les ficelles de cette armée de mercenaires ? »

Source :News360x.fr


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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Lun 16 Nov - 10:30

Voulez-vous vraiment tout savoir sur le terrorisme international ? DAESH de A à Z



Pour ceux qui ont horreur des théories du complot, qui veulent des déclarations officielles, des aveux, des faits rapportés par les acteurs eux-mêmes, vous serez servis. Il n’y a pas meilleur moment pour comprendre ce qu’est cette engeance et pourquoi ils sont toujours là. Le flou de plus en plus épais entretenu autour du terrorisme international gomme toute réflexion à son sujet et empêche même d’en parler faute de cohérence.




Source : Réseaux International
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    

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