Le partage le nerf de ma guerre. Nouveau paradigmes, soyons la révolution.
 
AccueilPortailRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

  Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5
AuteurMessage
orné

avatar

Messages : 792
Points : 1288
Réputation : 38
Date d'inscription : 17/03/2015
Age : 44
Localisation : Où ça ?

MessageSujet: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Mer 25 Mar - 13:36

Rappel du premier message :

Un sujet créé et édité par akasha, plus commentaire d'introduction

TEXTE AKASHA/ BONJOUR LES GENS cat
Voilà j'ouvre se sujet afin de poursuivre les débats pour qui le désire sur la crise irakienne qui plus est semble de jours en jours, rejoindre le conflit syrien. En tout les cas, c'est la volonté affiché par Obama, inclure les deux conflits en un et de régler les deux en même temps ! Ce qui permet de bien comprendre sa stratégie...Et quelle était l'utilité d'instrumentalisé et armé l'EI...C'est-à-dire prendre le contrôle de toute la péninsule du moyens-orient à leur compte. La suite du programme concerne également les intérêts sioniste (comme je le démontrai dans un de mes post sur PR) et que je vais par ailleurs rééditer ici Surprised Il est pas toujours aisé de trouver des articles parfaitement impartial et non intéresser sur se sujet épineux..Inutile de vous dire qu'il est proscrit d'en trouver un parmi nos médias atlantistes, à quelques exceptions prêts de bien entendu...Et selon les cas et faits abordés... Razz Car en effet, nous pouvons disposer de très bon articles venant des médias du moyens orient, notamment via l'Algérie, mais pouvons-nous être certains que l'impartialité soit au rendez-vous ? ou de journalistes free-lance européens, français pour se qui s'agit de notre cas. Je pense notamment à l'excellent monsieur Meyssan. Mais encore ici ces sources peuvent être attaquable par ses détracteurs... No Donc ce n'est toujours pas évident de bien mettre le doigt au bon endroit (sans vouloir faire de vilains jeux de mots...)
Eh bien cependant, pour mon intitulé, je penses avoir mis la main sur un article "modèle" qui nous offres une synthèse intéressante qui pourra faire office de point centrale pour nos débats et suites d'informations futures...Un article rédigé par notre excellent confrère Michel Collon Very Happy Bonne lecture ! study



Le flirt des Occidentaux avec les djihadistes tourne mal

Les USA envoient de l'aide humanitaire aux victimes sans défense dans le nord de l'Irak et ils bombardent les terroristes qui veulent mener une épuration religieuse dans le pays. Ce qu'ils omettent de dire, c'est que ces terroristes sont le produit de leur propre politique étrangère dans la région.




« It’s the oil, stupid ! »


Deux ans et demi après que l’armée des Etats-Unis s’est retirée d’Irak, Washington s’en va-t-en guerre à nouveau. Le Pentagone a 400 conseillers sur place et a commencé dès le 8 août à bombarder des positions d’ISIS, rebaptisé EI (Etat islamique). Officiellement [http://www.whitehouse.gov/blog/2014...], il s’agit d’une mission « humanitaire », plus précisément pour « prévenir un possible génocide ».
Tout conflit armé a ses drames humanitaires, et celui-ci ne fait pas exception. Mais Proudhon déjà mettait en garde : « Chaque fois que j’entends le mot “humanité” je sais qu’ils veulent tromper ». Et c’est certainement le cas si quelqu’un entre en guerre.
Le Financial Times a fait remarquer sèchement que les bombardements coïncident avec les premiers signaux indiquant que les combats dans le nord de l’Irak mettent en péril le fonctionnement normal des compagnies pétrolières. Dès le début du mois d’août, des acteurs aussi importants que Efron, Genel Energy, Chevron et ExxonMobil commençaient déjà à évacuer du personnel.

Le journal signalait aussi que ces dernières années ce territoire a exercé une forte attraction sur l’industrie de l’énergie. Le sous-sol recèle une très grande réserve de pétrole qui de plus est très facile à exploiter. Jusqu’à présent la région avait été épargnée par la guerre civile et les carnages tant des autorités que des djihadistes.
Les quartiers généraux de ces géants de l’énergie se trouvent à Arbil, capitale du Kurdistan irakien semi-autonome. Des milliers de citoyens étatsuniens y vivent [http://readersupportednews.org/opin...] et il y a un consulat US. C’est cette ville, la première qui a intéressé l’Etat Islamique, qui menaçait de tomber aux mains des djihadistes. Ce n’est pas pour rien que John Boehner [http://www.speaker.gov/press-releas...], président de la Chambre des représentants des États-Unis, déclarait que « des intérêts nationaux vitaux sont en jeu ».


Bombarder : ni légitime, ni utile



Le calendrier n’est pas très heureux. Juste au moment où yézidis, Kurdes et chrétiens reçoivent une aide humanitaire, Obama envoie des armes aux Israéliens pour qu’ils puissent encore mieux « gérer » les Palestiniens à Gaza. Pas plus que lors des bombardements et des conflits précédents (1), cette fois non plus il n’y a aucun mandat de l’ONU [http://readersupportednews.org/opin...]. Quels arguments allons-nous utiliser quand Poutine va se mettre à bombarder l’armée ukrainienne dans le cadre d’une « mission de paix humanitaire » ?
Si (tout) le but est de stopper l’avancée de l’EI, alors les bombardements actuels ne sont ni suffisants ni même utiles. « Quelques bombes de 250 kg larguées d’un F18 et quelques attaques avec des drones n’arrêteront pas l’EI » selon Ryan Crocker, ancien ambassadeur US en Irak.
Jusqu’à ce jour, les bombardements – plutôt limités – n’ont guère eu d’impact. Depuis le début des bombardements, l’ISIS a perdu quelques villes, mais il a regagné du terrain ailleurs. Le général Mayville [http://www.defense.gov/Transcripts/...], qui coordonne l’opération, a dit à ce sujet : « En aucune manière je ne veux suggérer que nous contrôlons effectivement la menace de l’IS ou que nous avons brisé leur avancée ».

Ces pertes limitées et le fait que l’avancée n’est pas stoppée permettent au groupe terroriste de vendre l’opération militaire US à ses partisans comme une victoire.
En outre l’ingérence ouverte et directe des Etats Unis jette de l’huile sur le feu. L’EI s’en servira comme élément de propagande. Des musulmans dans le monde entier qui hésitent à combattre d’autres musulmans, pourront à présent être convaincus qu’il s’agit d’une lutte contre la suprématie occidentale.
Finalement, conséquence des attaques aériennes, l’EI agira encore plus dans la clandestinité et sera donc encore plus difficile à combattre.


Danse macabre


L’invasion US de l’Irak et l’occupation qui a suivi a brisé la colonne vertébrale des forces aériennes irakiennes. Depuis, Washington n’ autorisé aucune reconstitution. Etant donnée la distance, l’armée syrienne n’est pas en mesure d’arrêter la progression d’ISIS. Seule l’armée de l’air US en a les moyens. Mais elle ne frappe pas réellement. Comparée à de précédentes opérations aériennes, l’opération actuelle se fait en mode mineur.

Comme il est apparu dès juin, l’armée de terre irakienne – dominée par des chiites – n’est pas non plus en mesure de reconquérir les territoires conquis dans le nord du pays. Ceux qui pourraient arrêter l’avancée actuelle de l’EI dans la région – par voie terrestre – et qui pourraient éventuellement le battre, ce sont les combattants kurdes armés, les peschmergas. Ils sont quelque 200.000. Ils sont disciplinés et bien entraînés mais ils ne disposent que d’un arsenal léger et obsolète.
Les Kurdes sollicitent depuis un bon moment des armes lourdes et meilleures, mais Washington et la Turquie ne voient pas leur demande d’un bon œil. Une armée kurde bien équipée serait un pas important vers un état indépendant, mais c’est ce que la Turquie exclut, soutenue en cela par les Etats-Unis.
Le feu vert a maintenant été donné pour une livraison directe d’armement aux Kurdes (2), mais il s’agit d’armes légères.

Récapitulons. D’une part l’EI ne peut pas vraiment percer et certainement pas mettre en danger les intérêts pétroliers. D’autre part, il ne faut pas que les Kurdes deviennent trop forts. L’armée de l’air irakienne (chiite) a donc été délibérément maintenue en état de faiblesse et sur le plan militaire les chiites se sont repliés sur Bagdad et dans le territoire au sud de Bagdad. Les trois groupes de population se maintiennent dans un équilibre des forces macabre. Si un des trois menace de rompre l’équilibre, le Pentagone et la CIA viennent donner un coup de main. Un scénario similaire se joue en Syrie. Assad doit être affaibli, mais il n’est pas question que les djihadistes y prennent la main. C’est une impasse qui convient parfaitement au jeu des Etats-Unis et d’Israël. Les états forts de la région qui ne marchent pas au pas sont démembrés ou, comme dans le cas de l’Iran, assujetti par un embargo draconien.


EI : une création de l’Occident ?



Le groupe terroriste « Etat Islamique » s’emboîte parfaitement dans ce puzzle. Selon Edward Snowden , ex-collaborateur de la National Security Agency (NSA) étatsunienne, il est apparu que les agences du renseignement des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d’Israël ont collaboré pour créer ISIS. Elles ont créé une organisation terroristes qui est en mesure d’attirer tous les extrémistes (psychopathes) du monde avec l’aide d’une stratégie qu’elles nomment « le nid de guêpes ». Nabil Na’eem, ancien commandant d’al Qaeda, confirme ce récit. Selon lui, presque toutes les sections actuelles d’al-Qaeda travaillent pour la CIA.
Il faut toujours rester prudent avec de telles informations. Comme c’est généralement le cas avec ce genre d’opérations clandestines et de groupes glauques, nous ne connaîtrons la vérité que plus tard et peut-être jamais intégralement. Mais il y a un certain nombre de choses dont nous sommes certains et qui penchent fortement dans ce sens-là :

1. A partir de 2012 les USA, la Turquie et la Jordanie ont créé un camp d’entraînement pour les rebelles syriens à Sawafi, dans le nord de la Jordanie. Des instructeurs français et britanniques [http://www.theguardian.com/world/20...] étaient impliqués. Certains de ces rebelles ont ensuite rallié [http://www.wnd.com/2014/06/official...] ISIS.
2. Selon le sénateur républicain Paul Rand [http://www.nbcnews.com/meet-the-pre...], les Etats-Unis ont naguère « soutenu » ISIS et c’est pour cela que le mouvement terroriste est si fort aujourd’hui. (“They’re emboldened because we’ve been supporting them.”). Il désigne également quelques alliés proches des Etats-Unis : l’Arabie Saoudite, le Qatar et le Koweit. Ces pays ont fourni armes et finances à ISIS.
3. En effet, l’Arabie Saoudite [http://www.independent.co.uk/voices...] joue un rôle-clé, comme jadis avec al-Qaeda. En tant que sous-traitants des USA, ils se chargent des basses besognes. Cet état du Golfe soutient toutes sortes de groupes extrémistes sunnites pour réduire l’influence et la puissance de l’Iran et des chiites dans la région. Une partie de ce soutien militaire et financier est allée ces dernières années à des combattants d’ISIS en Syrie (3). L’ex-candidat à la présidence John McCain [http://cnnpressroom.blogs.cnn.com/2...] ne dissimule pas son enthousiasme pour cette monarchie extrémiste : « Thank God for the Saudis and Prince Bandar ». (4)
4. Mais on ne se contente pas d’éloges. En mai 2013 MacCain s’est fait fièrement photographier avec quelques djihadistes [http://wonkette.com/552931/heres-a-...]. Le problème est que l’un d’eux est un combattant d’ISIS. Et pas le premier venu, il est connu comme le djihadiste cannibale [http://topconservativenews.com/2014...], parce qu’on le voit dans une vidéo en train de manger un cœur humain.


Un flirt tenace



L’idylle entre le Pentagone et des groupements islamistes extrémistes n’est pas une nouveauté. Dès 1979 des moudjahidin étaient recrutés, armés et entraînés pour chasser le gouvernement communiste d’Afghanistan. « Rambo 3 » de Silvester Stallone est une version hollywoodienne de cette collaboration. C’est de ces cercles de moudjahidin que sont issus al-Qaeda et Osama Ben Laden.
Dans les années ’90 les talibans, combattants encore plus violents et extrémistes, devenaient les partenaires préférés de Washington en Afghanistan. Cette collaboration se termina quand il devint évident que les talibans ne pouvaient plus servir les intérêts étatsuniens.

Pendant la guerre civile en Yougoslavie (1992-1995) le Pentagone permit à des dizaines de combattants d’al-Qaeda de s’envoler pour la Bosnie, afin de soutenir les musulmans sur place.
En 1996 l'armée de libération du Kosovo (AK) a été entraînée par des officiers d’al-Qaeda, juste au-delà de la frontière albanaise. Tout en ayant l’aide de militaires britanniques et américains.

Pour faire tomber Kaddhafi en 2011 l’OTAN a collaboré notamment avec lle Groupe islamique combattant en Libye (GIGL), une organisation qui figurait sur la liste des organisations terroristes interdites. Son chef, Abdelhakim Belhadj, est un ancien ponte d’al-Qaeda. Sa milice suivait encore un entraînement US juste avant le début de la rébellion en Libye.

Le GIGL a conclu une alliance avec les rebelles islamistes du Mali. Ces derniers ont réussi, avec l’aide des Touaregs à s'emparer du nord du Mali pendant quelques mois. Grâce aux bombardements de l’OTAN les rebelles islamistes ont pu piller les dépôts d’armes de l’armée libyenne. Ce sont ces mêmes armes que les djihadistes utilisent aujourd’hui au Nigéria, au Tchad, en Irak et au Mali.
Nous avons déjà évoqué l’étroite collaboration entre des organisations extrémistes en Syrie. C’est dans ce « nid de guêpes » qu’est né et se développe fortement l’EI.


La stratégie du chaos



La guerre contre le terrorisme ( war on terror) s’est inversée en son contraire, la propagation du terrorisme (spread of terror). Les opérations ratées en Irak, Afghanistan, Libye et Syrie montrent à l’évidence que les Etats-Unis et l’Occident ne sont désormais plus capables de modeler la région du Moyen-Orient comme elle le souhaiterait elle-même.

Washington et ses alliés risquent de perdre de plus en plus la maîtrise et ils font de plus en plus appel à des sous-traitants de mauvais aloi. Ils raisonnent ainsi : « Si nous ne pouvons pas contrôler nous-mêmes, alors personne d’autre ne le peut ». C’est ce qu’on peut qualifier de stratégie du chaos, ou plus exactement, de chaos de la stratégie. C’est le comble de l’immoralité.

Notes :

(1) Par exemple la guerre contre l’Irak en 1991 et les bombardements à Panama 1989, en Somalie 1993, Bosnie 1995, Soudan 1998, Pakistan 2005-2013 et au Yemen 2009-2013.
(2) Auparavant c’était toujours via l’autorité centrale irakienne.
(3) Ce soutien militaire se fait non par l’intermédiaire de l’autorité centrale mais via toutes sortes d’individus et de réseaux généreux en capitaux [http://www.theatlantic.com/internat...].
(4) Le Prince Bandar est un homme influent en Arabie Saoudite. Il a été ambassadeur aux Etats-Unis et entretenait d’excellentes relations avec la famille Bush.


Traduction du néerlandais : Anne Meert pour InvestigAction.


Source : MichelCollonInfo


* * * * * * *
Revenir en haut Aller en bas

AuteurMessage
Akasha

avatar

Messages : 1534
Points : 2728
Réputation : 50
Date d'inscription : 17/03/2015
Age : 40
Localisation : par là tout droit

MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Dim 21 Fév - 10:56

Comme déjà expliqué ici plus haut ou de part les deux articles précédents, c'est en périphérie de Alep que les combats se déroulent et non à Alep même qui est enclaver..Ce qui expliquent qu'ils ne peut avoir un exode comme les médias essayent de le faire croire vu que ses zones ont déjà été "vidée" depuis un temps déjà. Il faudra du temps pour totalement libérer Alep car les groupes terroristes ont depuis longtemps pris place parmi la population et il faudra les déloger quartier par quartier avec des troupes aux sol car des bombardements seraient bien entendu fatale à une population et de plus inefficace. Le plus important est de bien couper tout cordon d'aide aux terroristes venant de la Turquie et d'enclaver les groupes terroristes tout en assurant une aide humanitaire aux habitants. Ce qui s'avèrent compliquer ses d'assurer que les terroristes n'en profitent pas. La technique utilisé par les forces armées pour la libération de la Syrie utilise la même technique que les pro russe ont utilisé en Ukraine pour le fameux chaudron de Debaltstevo, près de Donetsk. Peut-être enseignée par les forces russes ?
- Akasha.


L’armée syrienne piège 800 terroristes dans un chaudron à l’est d’Alep



En s’emparant du dernier village clé le long de l’axe routier joignant Alep à Raqqa, l’armée arabe syrienne piége près de 1000 terroristes d’ISIS.

Les combattants de l’État islamique sont communément appelés « rats d’ISIS » sur Internet. De simplement péjoratif, ce qualificatif peu flatteur pourrait bien devenir approprié littéralement.


on signale que l’armée arabe syrienne a repris le dernier village restant sur l’axe routier Alep-Raqqa, bouclant ainsi l’encerclement de 800 membres d’ISIS à l’est d’Alep et les piégeant bien comme des rats.

C’est un coup du sort particulièrement cruel et ironique pour ces tristes personnages, car un grand nombre d’entre eux avaient sans doute abandonné le siège de la base aérienne de Kuweires, située dans la même région. L’armée arabe syrienne s’y est débrouillée pour tenir le coup pendant 18 mois éprouvants, jusqu’à ce que les forces aériennes russes finissent par rompre le siège, en novembre 2015.

Si l’encerclement est aussi parfait qu’il est rapporté, les mercenaires d’ISIS connaissent une épreuve fort pénible. Il n’y a nulle part où aller et nulle part où se cacher. Personne ne viendra les aider et il n’y a pas d’échappatoire. Il y a juste à attendre. Attendre sous les avions de combat russes et entourés par une armée furibonde – une armée dont tant de membres ont enduré quelques-uns des crimes de guerre les plus horribles imaginables. Avec les compétences limitées d’ISIS pour la négociation, ce pourrait être une fin de route très dure et très féroce.

Russia Insider

Original :
russia-insider.com/en/military/report-syrian-army-completes-east-aleppo-cauldron-800-isis-fighters-trapped/ri12964
Revenir en haut Aller en bas
Akasha

avatar

Messages : 1534
Points : 2728
Réputation : 50
Date d'inscription : 17/03/2015
Age : 40
Localisation : par là tout droit

MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Dim 21 Fév - 19:01

Bonsoir mes frères & sœurs I love you
Reconquérir Alep a un enjeu primordiale dans se conflit syrien qui dure depuis plus de 8 ans et fait plus de 260.000 victimes et des millions de réfugiés. Il est primordiale pour l"avenir d'une Syrie souveraine et non annexée par des puissances étrangères ou radicalisées qui se partageraient le pays. Jusqu'à présent l'aide apportée par la Russie se montre concluant. Il est important de reprendre Alep pour deux raisons majeur. La 1er est de couper la route avec la Turquie qui permet à se dernier d’approvisionner les terroristes aussi bien en armes, en logistiques qu'en hommes. La deuxième est que c'est la seconde ville du pays et ouvre aussi la route vers Raqqa. Une victoire de l'armée syrienne sur se front garantirai presque à coup sûr le maintiens de Assad pour encore longtemps. On verrai alors les principaux acteurs demandant sa destitution partir bien avant lui ! N'est-ce pas les Hollande, Fabius ou autre Obama... Razz Il faut être claire, en temps de guerre personne n'est tout à fait blanc et irréprochable, il n'y a pas de héros de gentil et de méchant, il y a par contre une solution durable et sécuritaire pour le peuple syrien dans un 1er temps ! Il sera bien plus satisfaisant pour la Syrie de garder sa souveraineté que de tomber aux mains des terroristes au service du néo-colonialisme impérialiste. De voir la Turquie pouvoir massacré les kurdes et Daech les chiites. La Russie aussi bien entendu voit son intérêt dans l'histoire. Elle verra écarté le danger d'infiltration islamique sur les pays frontaliers qu'elle compte tôt ou tard récupérer, sinon y implanter son industrie florissante et d'aussi se faire immanquablement entraver par l'OTAN et se retrouvée isolée. Une victoire en Syrie la mettra à l'abris pour encore quelques années et pourra continuer à se développer plus librement.
Texte Akasha.


Syrie : l’armée a encerclé Daech aux alentours de la centrale thermique d’Alep IRIB- L’armée syrienne a encerclé la centrale thermique d’Alep, la plus importante base de Daech dans cette ville syrienne.


Selon Tasnimnews, l’armée syrienne a poursuivi ses opérations militaires en banlieue est de la ville d’Alep dans le nord de la Syrie et a attaqué la centrale thermique non loin de l’aéroport militaire de Kweires, la plus importante base de Daech dans cette région.

Simultanément, d’intenses heurts ont eu lieu entre l’armée et les groupes terroristes dans le quartier de Seïf ol-Dolat à l’ouest d’Alep tandis que des soldats de l’armée syrienne, épaulés par le feu de l’artillerie, ont continué à progresser dans la région, visant les bases des terroristes s’y trouvant.

Selon les dépêches en provenance de la Syrie, l’armée a avancé vers la faculté d’agriculture en banlieue de Damas ; de sérieux affrontements se sont produits à la suite desquels 12 terroristes ont été tués et plusieurs autres blessés.
Source

FRAPPES RUSSES. Syrie: mais pourquoi la ville d’Alep n’est pas encore tombée ? MamAfrika TV | Par Allain Jules

Certains m’ont demandé le comment du pourquoi, la ville stratégique d’Alep, ancien poumon économique de la Syrie, n’est pas encore tombée dans l’escarcelle de l’armée arabe syrienne. En réalité, Alep est une ville plus grande que Paris, en superficie, et, contrairement à ce que certains pensent, il n’y a qu’une partie, contrôlée par les terroristes. Dans cette partie, l’avancée ne peut se faire que lentement, entre les civils (femmes et enfants), pris en otage.



Malgré les bombardements russes, cette avancée se fait avec parcimonie. Entre les déminages, la sécurisation des lieux, afin que le retour des terroristes ne soient plus possible, il faut donc avancer avec tact. Mais, l’armée avance et l’étau se resserre de plus en plus sur les terroristes. A titre d’exemple, aujourd’hui, l’armée arabe syrienne et les Forces de défense nationale (FDN) ont frappé lourdement les centres de commandement de Daesh près de Tal Arbash dans la partie orientale de la province d’Alep et dans les environs des villages de al-Qaroutiyeh, al-Zaalaneh et Treidem, du nord de la ville d’al-Safirah, qui ont coûté la vie à des dizaines de terroristes.

Pour éviter un éventuel retour ou refuge des terroristes, les villes qui entourent Alep sont nettoyées. C’est ainsi que la ville de Qabasin près d’al-Bab au nord d’Alep a été témoin des attaques lourdes de l’armée arabe syrienne, qui a visé des rassemblements de Daesh, laissant plusieurs terroristes sur le carreau, et en détruisant leurs nombreux véhicules militaires.

L’armée arabe syrienne a aussi pris d’assaut les villages contrôlés par Daesh, al-Halak, al-Shqeif, Maarat al-Artiq et Yaqed al-Adas dans les parties nord et nord-ouest de la province d’Alep. Ceci permet à l’armée de contrôler toutes les routes d’approvisionnement et aussi d’empêcher aux terroristes de s’échapper quand Alep sera pris d’assaut. Ils n’auront alors que très peu de chance de s’en sortir, encore moins de s’échapper. Tout ceci demande de la patience…

Les avions de chasse syriens ont détruit les positions des terroristes et de leurs centres de collecte dans la ville d’Andan, dans la province d’Alep, côté nord. Les avions de guerre syriens ont également frappé et anéanti les centres des terroristes à al-Bab, Qabasin, Beza’a, ainsi que le ville de Sousian, toujours dans la province d’Alep.

Bref, rien que ce samedi donc, l’armée arabe syrienne et les FDN, appuyées par les frappes aériennes russes, ont repris près de dix-huit villages aux jihado-terroristes de l’Etat islamique/Daesh. Mais, il y aura toujours des clowns pour dire que les frappes russes n’ont pas pour objectif Daesh…
Source

Syrie: les Forces Spéciales turques attaquent l’Armée Arabe Syrienne Hier, l’armée arabe syrienne a essayé de dégager les villages de Nubl et de al-Zahraa assiégés pas les insurgés et de fermer le couloir entre la ville d’Alep et la frontière turque au nord. Les troupes avaient pris trois villages et presque réussi à encercler Alep quand elles ont été assaillies par des centaines d’ennemis venant de la direction de la frontière turque qui les ont repoussées une fois de plus.
La carte montre en vert clair les zones reprises et reperdues par l’AAS.
On pouvait voir, sur une vidéo sanglante (maintenant supprimée), plusieurs dizaines de combattants de l’Armée Arabe Syrienne massacrés dans ce qui semblait bien être une embuscade très bien organisée.
C’est curieux parce que les groupes d’insurgés qu’on trouve habituellement dans la région ne sont pas réputés pour leurs qualités de stratèges:
Des sources du régime disent que ce qui explique le caractère particulièrement « féroce » de la bataille d’hier, c’est le soutien de la Turquie à ces groupes armés comme en témoigne le transfert de combattants et de fournitures militaires depuis l’intérieur de la Turquie vers les campagnes du nord d’Alep, y compris des combattants caucasiens qui rendent directement compte aux services de renseignement turque.
Sur Twitter, un certain Ömer Khan, qui prétend être un soldat turc et qui est un fervent partisan de l’opposition syrienne fait les remarques suivantes (1, 2, 3) en regardant les images horribles des soldats morts :
Contre qui se battait l’AAS dans #Mallah? Pour une armée régulière, il est facile de cibler la tête, beaucoup moins pour les #Rebelles.
Crânes de l’AAS brisés / touchés en plein dans les yeux. C’est très probablement du boulot d’unités spéciales, pas d’Org Rebelles.
#Alep. Ceux qui ont tué ces AAS n’étaient pas de simples Rebelles, les Pro-Reg dénoncent une intervention turque.
Je suis d’accord. Ceux qui ont attaqué ces troupes syriennes devaient avoir, contrairement aux insurgés ou aux djihadistes habituels, une vaste expérience professionnelle de forces spéciales.
Ce n’est pas la première fois que la Turquie intervient activement en Syrie. Des documents judiciaires turcs récemment publiés montrent que la Turquie, en plus de l’aide logistique, a soutenu les insurgés directement par des tirs d’artillerie dans plusieurs cas.
D’après les informations, les États-Unis envisagent de donner des radios et d’autres équipements aux insurgés, aux Kurdes en particulier, pour effectuer des frappes aériennes. Mais les États-Unis ont déjà fourni ce type d’équipement , à Kobani, à quelques combattants kurdes sélectionnés pour se battre contre l’État islamique. Je ne crois pas qu’ils en donneront aux « rebelles modérés » ni que ces équipements seront utilisés contre l’armée syrienne.
Je ne crois pas non plus que les États-Unis vont vraiment former ou équiper davantage de combattants « modérés » anti-syriens. C’était l’ancien ambassadeur américain en Syrie Robert Ford qui poussait le plus à l’armement des rebelles. Il a maintenant changé de cap en admettant qu’il n’y avait pas de « modérés » qui pouvaient être armés sans danger:
Ford a accusé les rebelles de collaborer avec le Front Nusra, la filiale d’Al-Qaïda en Syrie, que les USA ont classé dans les organisations terroristes il y a plus de deux ans. Il dit que les luttes intestines se sont aggravées dans l’opposition et il déplore le fait que des groupes extrémistes règnent désormais dans la plupart des territoires qui échappent au contrôle du régime syrien.
Ford a dit qu’une partie du problème venait du fait que trop de rebelles – et leurs commanditaires de Turquie et du Qatar – prétendaient que Nusra était une force anti-Assad autochtone, alors qu’en fait c’était une filiale d’Al-Qaïda dont l’idéologie était pratiquement identique à celle de l’État islamique.

« Il devient impossible de mettre en place une opposition efficace quand on n’est même pas d’accord sur qui est l’ennemi ou pas », a-t-il dit.
Ford a dit que la dernière approche américaine consistant à abandonner l’ancien modèle rebelle pour construire une nouvelle force paramilitaire d’exception contre l’État islamique était vouée à l’échec; les rebelles syriens sont plus acharnés à faire tomber Assad qu’à lutter contre les extrémistes pour le compte de l’Occident et il y a trop peu de combattants qui prennent le projet au sérieux.

Ford a déclaré que le temps était venu pour les responsables américains et leurs alliés d’avoir une conversation sérieuse sur l’éventualité de mettre des « bottes sur le terrain », non sans toutefois s’empresser d’ajouter que les combattants n’avaient pas besoin d’être américains. Selon lui, une force professionnelle sur le terrain est le seul moyen d’arracher la Syrie aux djihadistes.
Sans le soutien de Ford, les lobbyistes de l’opposition syrienne et leurs amis de l’administration Obama ne seront pas en mesure d’obtenir le soutien des États-Unis.
Ford a raison de dire qu’une force terrestre professionnelle est nécessaire pour « arracher la Syrie aux djihadistes ». Cette force terrestre existe déjà. C’est l’armée arabe syrienne et ses alliés. Mais si le membre de l’OTAN allié des États-Unis qu’est la Turquie peut se permettre d’envoyer des forces spéciales aider les djihadistes à prendre cette force terrestre en embuscade et à la massacrer sans se faire rabrouer par Washington, il faudra des années et encore beaucoup de massacres sanglants pour en finir avec les djihadistes.
Traduction : Dominique Muselet
http://www.moonofalabama.org/2015/02/syria-special-forces-from-turkey-attack-the-syrian-arab-army-.html
Revenir en haut Aller en bas
Akasha

avatar

Messages : 1534
Points : 2728
Réputation : 50
Date d'inscription : 17/03/2015
Age : 40
Localisation : par là tout droit

MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Mar 23 Fév - 19:50

Sur la Syrie, les médias induisent le public en erreur

L’auteur fait une analyse sévère de la couverture médiatique aux Etats-Unis, son pays, concernant la guerre qui frappe cruellement le peuple syrien. Cette dénonciation pourrait tout aussi bien s’appliquer à nos médias en Suisse et en Europe. [Silvia Cattori]



La couverture médiatique de la guerre en Syrie restera dans les annales comme l’un des épisodes honteux de l’histoire de la presse américaine. Les reportages sur le carnage dans la cité millénaire d’Alep en sont l’exemple le plus récent.
Depuis trois ans, des militants brutaux contrôlent Alep. Leur gestion de la ville a commencé par une répression terrible. Par voie d’affiches, ils ont menacé les habitants :

« N’envoyez pas vos enfants à l’école. Sinon, nous garderons le cartable, et vous aurez le cercueil ».

Puis ils ont détruit les usines, espérant que les ouvriers n’auraient plus d’autre choix que de rejoindre
les troupes de combattants. Ils ont déménagé les machines vers la Turquie, où ils les ont vendues.

Ce mois-ci, les aleppins ont enfin eu une lueur d’espoir. L’armée syrienne et ses alliés ont réussi à chasser les rebelles hors de la ville. La semaine dernière, ils ont reconquis la principale centrale électrique ; la fourniture de courant pourrait revenir à la normale. L’emprise des « rebelles » sur la cité arriverait à sa fin.

Les rebelles, comme on s’y attendait, alors qu’ils sont chassés de la ville par les forces armées syriennes et russes, montrent leur vrai visage et font des ravages. Un habitant d’Alep écrivait sur les réseaux sociaux : « Les »rebelles modérés » soutenus par les Turcs et les Saoudiens ont arrosé les zones résidentielles d’obus et de de bouteilles de gaz ». Marwa Osma, une analyste basée à Beyrouth, s’interrogeait:

« L’Armée Arabe Syrienne, qui est conduite par le président Bachar al-Assad, est la seule force sur le terrain qui, avec ses alliés, combatte [sérieusement, ndlr] l’organisation Etat Islamique. Veut-on affaiblir la seule force qui se bat contre l’EI ? »

Cela ne cadre pas avec la version de Washington. Résultat, l’essentiel de la presse américaine [et occidentale en général, ndlr] décrit l’exact inverse de ce qui se passe réellement : de nombreux reportages suggèrent qu’Alep a été « zone libérée » [par les groupes islamistes, ndlr] pendant trois ans, mais que maintenant elle est en train de replonger dans les souffrances.

On dit aux Américains que l’option vertueuse en Syrie consiste à combattre le régime Assad et ses partenaires iranien et russe. Nous sommes censés espérer la victoire d’une coalition du bien regroupant les Américains, les Turcs, les Saoudiens, les Kurdes et »l’opposition modérée ».
Ce n’est que foutaise, mais on ne peut pas blâmer les Américains s’ils y croient. Il ne leur parvient quasiment pas d’information véridique sur les combattants, ni sur leurs buts, ni sur leur tactique. De cela, ce sont pour l’essentiel les médias qui sont responsables.

Soumis à une intense pression financière, les organes de presse ont considérablement réduit leurs équipes de correspondants à l’étranger. Beaucoup des nouvelles importantes sur la marche du monde viennent maintenant de journalistes basés à Washington. Dans cet environnement, l’accès et la crédibilité dépendent d’une acceptation a priori des paradigmes officiels. Les journalistes affectés à la Syrie vérifient auprès du Pentagone, du Département d’Etat, de la Maison-Blanche, d’« experts » de groupes de réflexion. Après un tour de ce manège sulfureux, ils ont l’impression d’avoir l’éventail complet des aspects de cette histoire. Cette forme de sténographie produit les balivernes qui passent pour de l’information sur la Syrie.

Depuis la zone de guerre, des reporters étonnamment courageux, et parmi eux des Américains, tentent de contrebalancer les articles confectionnés à Washington. Sans considération aucune pour leur propre sécurité, ces journalistes s’efforcent de trouver la vérité sur le conflit syrien ; leurs compte-rendu illuminent les ténèbres de la pensée unique. Pour autant, pour beaucoup de consommateurs d’informations, leur voix se perd dans la cacophonie : les reportages de terrain sont souvent étouffés par le consensus de Washington.

Les journalistes planqués de Washington nous expliquent qu’une force véritable en Syrie, al-Nosra, est constituée de »rebelles » ou de »modérés », mais ils ne nous disent pas que c’est la franchise locale d’al-Qaïda. Ils décrivent l’Arabie Saoudite fournissant son aide aux combattants de la « liberté », alors qu’elle est en fait le principal sponsor de l’Etat islamique. Pendant des années, la Turquie a organisé un réseau de transfert de guerriers étrangers volontaires vers les groupes terroristes en Syrie ; mais parce que les Etats-Unis veulent rester du bon côté turc, on en entend très peu parler. On ne nous rappelle pas trop non plus que, bien que nous désirions soutenir les Kurdes laïques et rompus au combat, la Turquie veut les éliminer. Tout ce que la Russie et l’Iran peuvent faire en Syrie est présenté comme négatif e déstabilisant, pour la seule raison que ce sont eux qui le font – et parce que c’est la ligne officielle de Washington.

Inévitablement, cette sorte de désinformation a déteint sur la campagne présidentielle aux Etats-Unis. Lors d’un récent débat à Milwaukee, Hillary Clinton a déclaré que les efforts de l’ONU pour la paix en Syrie étaient basés sur « un accord que j’ai négocié à Genève en 2012 ». En fait, la réalité est exactement à l’opposé. En 2012, la Secrétaire d’Etat H. Clinton s’est jointe à la Turquie, à l’Arabie Saoudite et à Israël dans un effort couronné de succès pour torpiller le plan de paix de Kofi Annan, parce qu’il aurait convenu à l’Iran et aurait laissé Assad au pouvoir. Personne à Milwaukee n’en savait assez pour remettre ses dires en question.

On peut pardonner aux responsables politiques de déformer leurs actions passées. On peut aussi excuser les gouvernements qui promeuvent quelque récit que ce soit dont ils croient qu’il leur convient. Le journaliste en revanche est supposé se tenir à distance de l’élite au pouvoir et de sa propension innée au mensonge. À l’occasion de cette crise, il a lamentablement failli.

On dit les américains ne se soucient pas du monde extérieur. C’est vrai, mais c’est vrai aussi des ressortissants d’autres pays. Or, si les gens au Bhoutan ou en Bolivie comprennent mal la Syrie, cela n’a pas d’effet concret. Notre propre ignorance est plus dangereuse, parce que nous agissons en conséquence : les Etats-Unis ont le pouvoir de décréter la mort d’autres nations. Ils peuvent le faire avec le soutien de l’opinion publique, parce que beaucoup d’Américains – et beaucoup de journalistes – se satisfont de l’histoire officielle. Ainsi sur la Syrie, c’est : « Combattons Assad, la Russie, et l’Iran ! Joignons-nous à nos amis Turcs, Saoudiens et Kurdes, pour la paix ! »

Cette attitude est épouvantablement éloignée des réalités. Elle est d’autre part susceptible de prolonger la guerre, et de condamner plus de Syriens aux souffrances et à la mort.

Par Stephen Kinzer | 18 février 2016

Stephen Kinzer est chargé de cours au Watson Institute for International Studies à la Brown University. Suivez-le sur Twitter @stephenkinzer
Article original : http://www.bostonglobe.com/opinion/2016/02/18/the-media-are-misleading-public-syria/8YB75otYirPzUCnlwaVtcK/story.html
Traduit par Christian B. pour Arrêt sur Info
Source :
http://arretsurinfo.ch/sur-la-syrie-les-medias-induisent-le-public-en-erreur/
Revenir en haut Aller en bas
Akasha

avatar

Messages : 1534
Points : 2728
Réputation : 50
Date d'inscription : 17/03/2015
Age : 40
Localisation : par là tout droit

MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Jeu 25 Fév - 19:31

Un membre du clan Kennedy révèle la vraie cause de la guerre en Syrie

L'avocat Robert Kennedy junior, neveu de l'ancien président américain John F. Kennedy, a révélé dans un article pour le magasine Politico les véritables causes de la guerre en Syrie.


La racine du conflit armé en Syrie, provient en grande partie du refus du président syrien Bachar al-Assad du passage d'un pipeline de gaz du Qatar vers l'Europe.

"La décision américaine. d'organiser une campagne contre Bachar al-Assad n'a pas commencé avec les manifestations pacifiques du printemps arabe en 2011, mais en 2009, lorsque le Qatar a offert de construire un pipeline pour 10,000 millions de dollars qui traverserait l'Arabie Saoudite, la Jordanie, la Syrie et la Turquie "

Ce projet aurait veillé à ce que les pays arabes du Golfe aient un avantage décisif sur les marchés mondiaux de gaz et aurait renforcé le Qatar; un proche allié de Washington dans la région, a déclaré Kennedy junior.


Le président syrien Bachar al-Assad, a rejeté le projet au motif que cela nuirait aux intérêts de son allié russe, le plus grand fournisseur de gaz naturel vers l'Europe. Un an plus tard, Al-Assad a commencé à négocier avec l'Iran pour construire un autre gazoduc qui transporterait le gaz de l'Iran vers le Liban et le pays perse serait devenu un des plus grands fournisseurs de gaz vers l'Europe, a expliqué l'avocat.



Immédiatement après le refus du projet initial, les agences de renseignement américaines, Le Qatar, l'Arabie Saoudite et le régime israélien ont commencé à financer la soi-disant opposition syrienne et à préparer une révolte pour renverser le gouvernement syrien, a dit M. Kennedy, qui a cité des données de divers rapports de renseignement auxquels il a eu accès.


Dans cet objectif, la CIA a transféré six millions de dollars à la télévision britannique Barada dans le but de préparer des reportages en faveur du renversement du président syrien, a-t-il ajouté.

La CIA a utilisé les membres du groupe extrémiste État islamique pour protéger les intérêts des Etats-Unis sur les hydrocarbures et instrumentaliser les forces radicales pour réduire l'influence de (l'ancienne) Union soviétique dans la région a conclu jeune avocat Robert Kennedy.

Pendant ce temps, les Etats-Unis poursuivent leur soutien financier, logistique et militaire aux groupes d'opposition armés, qui ont échoué à renverser le gouvernement syrien, malgré cinq années de guerre.

Les États-Unis essayent même d'obtenir la levée des sanctions qui empêchent l'envoi d'armes anti-aériennes au territoire syrien dans le but de renforcer le front de groupes armés qui luttent contre l'armée syrienne.

Traduction : Guy Fawkes

Source :
http://www.politico.eu/article/why-the-arabs-dont-want-us-in-syria-mideast-conflict-oil-intervention/

http://www.hispantv.com/newsdetail/siria/216231/siria-crisis-transferencia-gas-catar-eeuu-isis

Cessez-le-feu en Syrie : les Etats-Unis préparent-ils la guerre?

Karine Bechet-Golovko
Russie Politics
jeu., 25 fév. 2016 17:40 UTC




Alors que le plan de paix en Syrie semble petit à petit tenter de se mettre en place (voir notre article à ce sujet ici), des groupes d'opposition acceptant de déposer temporairement les armes, les Etats Unis préparent un plan B, que le Secrétaire d'état américain J. Kerry annonce plus conflictuel, militaire.

A peine les deux présidents russes et américains avaient raccroché le téléphone, que les chefs du Pentagone et de la CIA exigent d'Obama de faire pression sur la Russie pour lui causer de sérieux problèmes, qui la fassent réfléchir. Des sanctions économiques encore plus fortes, soutenir militairement les groupes d'opposition. Article publié dans le Wall Street Journal le jour même de l'annonce du plan de paix, le 23. Les recettes classiques. Mais quelle est la faute de la Russie pour justifier tant d'hystérie: saper le travail américain de déstabilisation de la région. Ils doivent reprendre la main.

Alors que les forces militaires régulières syriennes ont accepté le cessez-le-feu, que les Kurdes également. Le Haut Conseil pour les négociations (soutenu par l'Arabie saoudite) accepte de voir venir pendant les deux prochaines semaines.

D'autres hésitent. L'armée libre syrienne ne s'est pas encore prononcée. Il faut dire que, comme l'écrit tranquillement Euronews, dans certaines régions les rebels modérés sont alliés avec Al Nusra, sans pour autant être des radicaux. Bien sûr.

La Turquie, elle, ne se considère pas concernée par les accords de paix. Si elle estime que ses intérêts nationaux sont en danger, elle ripostera sans demander la permission à personne, selon les terme du Premier ministre. Le président Erdogan déclarant pour sa part que, de toute manière, les kurdes sont des terroristes qu'il faut tuer.

Alors pourquoi les hauts responsables américains, Pentagone, CIA et Département d'état, entrent en guerre, pour l'instant verbale, contre la Russie?

J. Kerry déclarait que dans le cas d'un échec du plan du plan de paix, les Etats Unis ont un plan B:

"Si la Russie et l'Iran continuent à faire leur travail, nous pouvons nous retourner vers la réalisation du plan B. Ce plan peut être plus confrontationnel et, alors, il sera possible que nous demandions au Congrès de faire plus."

Sans entrer dans les détails du plan, J. Kerry insiste sur le fait que si le plan de paix échoue, cela signifie que la diplomatie a échoué, il ne reste alors que la solution militaire. Soit 15 à 30 000 soldats et un système de défense aérienne. Autrement dit, c'est la guerre, car quels sont les avions dans le ciel syrien? Et dans ce cas, selon J. Kerry, la Syrie sera totalement et définitivement détruite, elle n'existera plus comme état. Ainsi, Kerry explique devant le senat américain que ce scénario est possible notamment si Assad ne met pas en place dans les semaines qui viennent, un gouvernement de transition. Pour autant, la composition de cette opposition modérée qui a déjà sapé les négociations n'est toujours pas précise. C'est simple: l'opposition ne veut pas négocier, Assad doit partir.

La certitude avec laquelle les Etats Unis attendent l'échec du processus de paix fait comprendre qu'ils seront à l'origine de sa violation. Certaines formations armées d'opposition, comme le HCN, peuvent utiliser ces deux prochaines semaines pour regrouper leurs forces, les Etats Unis pour préparer leur réarmement "défensif" cela va sans dire, la Turquie pour se sentir agressée comme cela est coutume et Bashar doit disparaître et la Russie s'effondrer. La démocratie vaincra, mais moins vite que ne se répandra le terrorisme.

Et l'interprétation de la violation de ces accords de paix est très floue. La Russie a-t-elle une chance de réussir à les imposer? Les jeux sont serrés. Comment réagira-t-elle en cas de confrontation? C'est l'inconnue, qui va conditionner les démarches futures des Etats Unis. Plus ils sentiront une hésitation de sa part, plus ils iront loin. La déstabilisation institutionnelle des pays pour en prendre le contrôle est une tactique qu'ils ont déjà éprouvé en de nombreux endroits. La Syrie ne peut résister, c'est une question de principe. Et si la Russie s'oppose, elle doit être prête à aller jusqu'au bout, à moins de ne prendre le risque de voir aussi une "opposition modérée armée" émerger sur ses terres.

Commentaire : Quoi qu'il en soit, la Russie ne se fait aucune illusion sur les intentions de paix de Washington. Comme l'a souligné le ministre russe des Affaires étrangères, " les Etats-Unis et leurs alliés sont à la recherche de la guerre et non de la paix en Syrie."
Revenir en haut Aller en bas
Akasha

avatar

Messages : 1534
Points : 2728
Réputation : 50
Date d'inscription : 17/03/2015
Age : 40
Localisation : par là tout droit

MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Mar 1 Mar - 5:10

Conférence "Syrie : Crimes et Propagande" avec JC Antakli et Damien Viguier



Une conférence absolument passionnante que je vous recommande de regarder en entier organisée à Nice le 20 décembre 2015 par l’association Culture Populaire, avec la présence exceptionnelle de l'écrivain et physicien Jean-Claude Antakli, personnalité hors du commun que j'ai eu le privilège de rencontrer durant mon parcours personnel, de son épouse Geneviève Antakli, ainsi que Maître Damien Viguier.



Partie 1 :
Geneviève et Jean Claude Antakli
Jean Claude Antakli est biologiste, écrivain Franco-Syrien, né à Alep en Syrie. Diplômé de l’université de Médecine de Montpellier, militant de la paix au Proche Orient, il a animé de nombreuses conférences, publié bon nombre d’articles relatifs à cette région du monde et enfin plusieurs livres dont le « Silence de Dieu » et « itinéraire d’un chrétien d’Orient ». Dans son dernier livre « Syrie, une guerre sans nom », il nous livre son expérience, son témoignage de chrétien d’orient, d’une Syrie qui s’enfonce peu à peu dans la guerre et la désolation, une ville, Alep, sous les bombes alors qu’il s’efforçait avec l’aide de son épouse, pharmacienne biologiste, de créer un centre de formation d’infirmiers à la française. Tout en n’étant pas avare de critiques envers le pouvoir en place en Syrie, il s’efforce de rétablir des vérités maintes fois piétinées par les médias occidentaux et fait l’éloge d’un pays qui malgré une guerre civile dévastatrice, tient bon grâce à un patriotisme qui transcende les croyances religieuses.


Partie 2 : Damien Viguier
Damien Viguier est avocat aux barreaux de l’Ain et de Genève, docteur en droit privé et sciences criminelles, chargé d’enseignement à l’université, spécialiste en droit pénal et international. À la demande de 14 victimes syriennes de Daesch, il a porté plainte contre le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius. Connu pour aller voir de ses yeux sur le terrain les situations de conflit comme cela fut le cas durant ses divers déplacements en Syrie, mais également dans le Donbass pour discuter avec des responsables militaires et politiques. Il nous livre sa vision en terme de droit international sur la notion de « droit d’ingérence », celle de crime de guerre, de terrorisme et de crimes contre l’humanité.



Questions du public


Interview de Me Damien Viguier suite à la conférence sur la Syrie le 20 décembre 2015

Pour aller plus loin (08.2012) : Le témoignage de Jean-Claude Antakli sur la situation en Syrie

Source : http://gaideclin.blogspot.be/2016/02/conference-syrie-crimes-et-propagande.html
Revenir en haut Aller en bas
Akasha

avatar

Messages : 1534
Points : 2728
Réputation : 50
Date d'inscription : 17/03/2015
Age : 40
Localisation : par là tout droit

MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    Jeu 3 Mar - 19:21

Bonsoir mes frères & soeurs I love you
Je vous présentes les dernières nouvelles venue du conflit syrien, que l'on sais malgré la pseudo trêve que les hostilités continues vu que Daech ou Al Nosra notamment n'est pas concerné par la trêve...Ce qui est un bien et un la, un bien car on ne verra pas les terroristes pouvoir se repositionner et se ressaisir, un mal car même si les médias en font une propagande les civiles n'en subissent pas moins les ravages de la guerre. Une guerre qui plus est est une guerre qui n'a que pour but le gaz et le pétrole. Une guerre qui n'est voulue non pas par un peuple désireux de prendre une liberté ou qui serait en désaccord totale avec un voisin pour x raisons, non c'est une guerre voulue par une poignée d'hommes de pouvoir...Une guerre qui a démarrée par le désaccord entre Resep erdogan et Bachar El assad. Dont les différents partis occidentaux ont tenter de manipuler à leur propres profits chacun pour des raisons qui leur est propre, ce qui rend d'ailleurs se conflit si difficile à comprendre surtout avec des média qui ne sont certainement pas là pour nous y aider ! C'est d'ailleurs la raison de se sujet dont l’existence n'a pour pour but de tenter de comprendre. Un autre pays et grand acteur dans le conflit, c'est l'Arabie Saoudite, et ne venons-nous pas d'apprendre et non sans un certains effroi, qu'ils sont eut aussi muni de la bombe atomique...C'est l’Afghanistan qui avec l'approbation des Etats-Unis qui leur ont vendu ! Voici trois article que j'ai sélectionner qui développe les points que je viens d'aborder avec vous plus en profondeur, bonne lecture.
Akasha.



Je refuse de croire à une guerre nucléaire à cause de la Syrie et du pétrole

Dans ce qui constitue le plus étrange des interminables conflits qui agitent le Moyen-Orient, autant de guerres au nom d’une chose aussi triviale que le contrôle des hydrocarbures, un rapport des plus alarmants vient d’apparaitre, présentant le scénario catastrophe de pays ayant recours à l’arme atomique pour arriver à leurs fins. Si cela advenait vraiment, cela constituerait la chose la plus stupide que l’Humanité ait faite sur le chemin de son auto-destruction. Étant donnée la nature des enjeux, et ce dont il est question dans ce rapport, il convient de l’examiner au plus près.



Par F. William Engdahl – Le 23 février 2016 – Source “New Eastern Outlook”

Il s’agit d’un rapport émanant d’un journaliste américain considéré comme sérieux, qui cite une source anonyme proche de Poutine au sujet de la possibilité d’un conflit nucléaire opposant la Russie aux États-Unis, l’Otan, la Turquie et l’Arabie saoudite. Je refuse de croire à ce prétendu conflit nucléaire au sujet de la Syrie, et je veux expliquer les raisons de ce refus.

Le rapport

Le 18 février dernier, un journaliste d’investigation américain d’une déontologie inhabituellement élevée dans sa profession, Robert Parry, qui révéla parmi d’autres scandales celui des Contras [dans les années 1980, des membres de la haute administration du gouvernement Reagan vendaient secrètement des armes à l’Iran, alors sous embargo, par l’intermédiaire d’Israël, et utilisaient le produit de ces ventes pour financer les rebelles anti-communistes nicaraguayens, les contras, NdT] des années 1980, publia sur son site les inquiétants propos qui suivent :

«Une source proche du Président russe Vladimir Poutine m’a dit que les Russes ont prévenu le Président turc Recep Tayyip Erdogan que Moscou est prête à utiliser des armes nucléaires tactiques si nécessaire, dans le but de sauver ses troupes d’une offensive turco-saoudienne. Étant donné que la Turquie est membre de l’Otan, une telle contre-attaque mènerait rapidement à une escalade vers un conflit nucléaire généralisé

Je suis les travaux de recherche de Parry depuis les années 1990, et les ai toujours trouvé d’une grande qualité professionnelle.

Le rapport rédigé par Parry a ensuite été repris par Alexander Mercouris, du site internet Russia Insider. Mercouris est lui aussi un analyste des questions russes dont le niveau élevé de sérieux et de méticulosité le distinguent du reste de la profession. Il a ajouté au rapport rédigé par Parry ses propres notes au sujet de la
tenue d’une réunion extraordinaire du Conseil de Sécurité de Russie, le 11 février, suivie d’une série de manœuvres militaires organisées à la dernière minute dans le District militaire du sud, ce qui laisse à penser qu’ils ont pour objectif de préparer l’armée russe à une intervention rapide et avec un délai très court contre la Turquie, si besoin était.

Le Saker, le nom de plume d’un analyste militaire qui jouit d’une tout aussi grande réputation d’érudition et de respectabilité, et dont les analyses sur la Russie depuis le coup d’État organisé par les États-Unis en Ukraine en 2014 sont d’une exceptionnelle sobriété, s’est, bien que relatant sur son blog l’analyse de
Mercouris, ouvertement opposé à l’analyse de ce dernier et au rapport de Parry. Le 20 février, Le Saker a écrit: «Je n’entrevois aucun scénario, à part une offensive totale menée par les États-Unis et l’Otan, selon lequel la Russie ferait usage de son arsenal nucléaire tactique.» Il a appuyé ses propos en citant une traduction de la doctrine russe sur l’utilisation d’armes nucléaires:

Paragraphe 27: La Fédération de Russie se réserve le droit d’utiliser l’arme nucléaire en réponse à l’usage fait contre elle ou ses alliés d’armes nucléaires ou d’autres armes de destruction massive, ainsi qu’en cas d’agression contre la Fédération de Russie à l’aide d’armes conventionnelles d’une manière qui menacerait son existence-même en tant qu’État. La décision d’avoir recours à l’arsenal nucléaire relève du Président de la Fédération de Russie.


Mon opinion


Je souhaite faire connaitre mon opinion, qui diffère de ce rapport sur un éventuel conflit nucléaire. Je refuse de croire à un tel conflit nucléaire à cause de la guerre en Syrie. Point barre !

Le conflit syrien est à la base un conflit entre deux personnes, Recep Tayyip Erdogan en Turquie et son voisin Bachar el-Assad, Président de Syrie, chef des forces armées syriennes, Secrétaire général du parti Ba’ath au pouvoir, et Secrétaire régional de la branche locale du parti en Syrie. Ce n’est PAS la Troisième Guerre mondiale, et je refuse de croire que cela va le devenir. C’est un conflit entre deux personnes, Assad et Erdogan.

Si on accepte cette réalité quant à la nature du conflit syrien, on peut commencer à mettre les choses en perspective. Le problème est que la perspective d’un conflit nucléaire avec la Russie de Poutine fait saliver certains en Occident, ce qui explique leur volonté de manipuler Erdogan, le prince Salman d’Arabie saoudite, et tous ceux qu’ils peuvent tromper sur le chemin de leur objectif. Ils ont déjà essayé et échoué en Ukraine.

Sous ce nouvel angle, il apparaît que le problème, un problème beaucoup plus fondamental, et que j’entrevois maintenant plus clairement avec le recul, est que ce conflit provient d’une erreur initiale, que l’on peut de surcroît concevoir aisément. Le gouvernement russe a décidé, fin septembre 2015, d’intervenir militairement pour une série de raisons complexes, qui résident à la fois dans la défense de la sécurité militaire de la Russie, mais aussi pour des raisons de prestige, réel ou imaginé, de la Russie dans le concert des Nations, et enfin pour de complexes raisons psychologiques qui trouvent leurs racines dans l’inconscient collectif russe.

Toutes ces raisons ont amené la Russie à choisir un camp dans le conflit syrien, à savoir celui de la lutte contre les terroristes, alors qu’il s’agissait en fait de l’extension des intérêts du second camp, celui d’Erdogan. Cet erreur de départ a servi les intérêts de la faction la plus belliqueuse au sein de l’Otan et au-delà, cette même faction en Occident qui se voit comme agent du Bien, et qui souhaite à ce titre détruire la Russie, et par la même occasion la Chine.

Cela n’a aucune espèce d’importance qu’une personne de confiance, proche du cercle du pouvoir en Russie, ait passé ce message à Robert Parry sur l’utilisation de l’arme nucléaire contre l’armée d’Erdogan si elle venait à mettre en danger la vie des 20 000 militaires russes stationnés en Syrie. L’intervention militaire russe en Syrie a nourri le monstre assoiffé de sang et aveuglé de haine. Ceci est ce dont le monde pourrait se passer.

Comme je l’ai récemment dit lors d’une entrevue dans le média étatique russe Sputnik News, un conflit armé ne connaît pas de vainqueur, de par la nature même de la guerre. Tous les acteurs de ce conflit se complaisent dans la duplicité, les jeux machiavéliques : Erdogan, Salman et son fils le prince Salman, le sous-secrétaire général américain pour les affaires politiques Jeffrey Feltman, John Kerry, Obama, Cameron, Hollande.

La Russie se trouve dans une situation à haut risque en Syrie si elle s’imagine que les autres acteurs du conflit sont rationnels. La haine ne se tempère pas par la raison. La Syrie de Bachar el-Assad ne peut pas gagner ce conflit avec la Turquie d’Erdogan. Tout comme la très sophistiquée armée de l’air russe ne peut le gagner pour lui.

Cela dit, nous nous trouvons actuellement dans une situation absurde où des milliers de militaires turcs nerveux et armés sont stationnés à leur frontière, et regardent vers la Syrie. De façon tout aussi absurde, on assiste au déploiement des avions de chasse saoudiens à la base turque d’Incirlik, à 150 kilomètres de la base aérienne russe de Khmeimim, près de Lattaquié, en Syrie. Les avions saoudiens sont stationnés avec les 5 000 pilotes et soutiens des divers avions militaires du 39e escadron de l’US Air Force, et de ceux des forces aériennes turques, ainsi que des F-15E de la Royal Air Force britannique arrivés en novembre prétendument pour se joindre à l’offensive contre État islamique. Il est intéressant de noter que la base aérienne d’Incirlik est l’une des six bases de l’Otan en Europe à disposer d’un stock d’armes nucléaires tactiques.

La base aérienne turque d’Incirlik (Étoile rouge) près de la frontière syrienne est l’une des six bases de l’Otan en Europe à détenir des stocks d’armes nucléaires tactiques.

Comme je l’explique en détail dans mon dernier ouvrage, L’hégémon à la dérive: Qui sera puni des dieux, et qui traite de l’alliance complexe, ancienne, entre ce culte de la mort que sont les Frères musulmans, et la CIA, et qui remonte à l’Arabie saoudite des années 1950, le conflit entre la Syrie d’Assad et la Turquie d’Erdogan n’a absolument rien à voir avec la religion. Ceci est un fait, et peu importe qui d’autre a décidé de se joindre au conflit de quelque côté que ce soit. Ce conflit me rappelle une bagarre de bar une fois que la première bouteille de bière a été lancée. Ce conflit n’a rien à voir avec les meurtres des chrétiens d’Orient ou autres, et ce malgré la récente rencontre entre le Pape François et le Patriarche Cyril de Moscou. Cela n’a rien à voir avec une guerre opposant les sunnites wahhabites aux chiites ou alaouites.

Le secret: «C’est le pétrole, crétin!»

Ce que peu de gens comprennent à propos de ce conflit en Syrie, et sur tout le Moyen-Orient en général, est que c’est une lutte pour le contrôle de ses réserves d’hydrocarbures. La Syrie détiendrait d’immenses réserves de pétrole sur le Plateau du Golan, occupé illégalement par Israël. L’Irak et ses immenses réserves
de pétrole à Kirkouk et ailleurs, comme les importantes réserves de pétrole en Libye et de gaz au Qatar. Ils veulent tous le pétrole, tous les cercles de pouvoir, anglais, américains, français, saoudiens, turcs, syriens, israéliens, irakiens, tous. Une grande partie du conflit entre l’Otan et la Russie est également due aux hydrocarbures. Et même le conflit larvé entre la Chine et ses voisins et avec les États-Unis en mer de Chine du Sud, est principalement à cause des réserves d’hydrocarbures.

A la lumière de cette analyse, le conflit syrien doit être compris pour ce qu’il est: un conflit entre deux personnes, Assad et Erdogan, pour le contrôle de grandes sommes d’argent qui proviennent de l’exploitation du pétrole. Ce n’est pas le début de la Troisième Guerre mondiale, comme le disait le Pape à l’aéroport Jose Marti de Cuba l’an dernier. C’est pour cela que je refuse de croire à un conflit nucléaire pour la Syrie et son pétrole.

F. William Engdahl

Traduit par Laurent Schiaparelli, vérifié par Ludovic, relu par Diane pour le Saker Francophone


Avez-vous trahi votre Kurde aujourd’hui ?

Par Pepe Escobar – Le 26 février 2016 – Source Strategic Culture

La légende veut que les Kurdes ne seront jamais unis parce qu’ils préfèrent se chamailler entre eux ; ce sont des Kurdes qui me l’ont apprise, en Turquie, en Irak et en Syrie. Les Américains ont manipulé les Kurdes irakiens comme ils l’ont voulu depuis 1991. Maintenant, le maître dans l’instrumentalisation et la diabolisation des espoirs et des rêves kurdes – aussi bien en Turquie qu’en Syrie – est le sultan néo-ottoman Erdogan.

Ankara avait mis au point un succédané de processus de paix avec les Kurdes anatoliens. Débordé par les Kurdes syriens, Erdogan a remplacé ce processus par une guerre ouverte. Il ne fait pas la guerre à tous les Kurdes, bien sûr, mais surtout à ceux du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, dont le chef, Abdullah Öcalan, purge une peine à perpétuité à la prison d’Imrali) et à leurs alliés, le Parti démocratique de l’Union syrienne (PYD).

Tout ce que Ankara raconte sur son engagement à combattre ISIS / ISIL / Daesh en Syrak est faux ; le seul véritable engagement de la part d’Erdogan et de sa machine électorale hégémonique, l’AKP, est de briser le PYD et son bras militarisé, le YPJ. Rien ne pouvait être pire comme exemple pour les Kurdes d’Anatolie que l’avènement d’un canton autonome kurde au Rojava, dans le nord de la Syrie.

Donc, toutes les tensions qui montent sur la frontière entre la Turquie et la Syrie sont dues à un principe catégorique sans cesse répété par le Premier ministre Ahmet Davutoglu ; si le YPG avance à l’ouest de l’Euphrate pour unir les trois cantons kurdes, c’est la guerre.


Eh bien, c’est la guerre, déjà, et depuis un certain temps, même si elle est cachée par le tsunami habituel de mensonges, Erdogan et Davutoglu essayant par exemple de faire porter la responsabilité de la dernière attaque à la bombe à Ankara sur le YPG (les auteurs étaient en fait un groupe dissident autrefois affilié au PKK). Il s’y ajoute les tentatives de provocations sous fausse bannière (le souhait d’Erdogan, déjà en 2014, de justifier une invasion de l’Otan) et la lâche embuscade lâche (la victime étant le Su-24 russe sur la frontière turco-syrienne en novembre dernier).

Autant la politique kurde-syrienne d’Erdogan peut être un OVNI, elle se résume essentiellement à empêcher par tous les moyens le YPG d’avancer à l’ouest de l’Euphrate et enfin unir les trois cantons kurdes, et, éventuellement, à les écraser définitivement (après tout, Ankara qualifie l’YPG de terroristes). Que le gouvernement de Damas ne soit clairement pas en guerre avec le YPG et qu’il ne soit pas franchement mécontent de l’existence des cantons kurdes syriens ne dissipe pas la paranoïa guerrière du Sultan.


Parfait, tant qu’ils tuent des Kurdes !

Erdogan l’autocrate frôle l’apoplexie quand il pense à l’expérience concrète de l’autonomie démocratique du Kurdistan syrien, un processus qui a commencé en juillet 2012 et qui a été inspiré par – vous l’avez deviné – Ocalan lui-même. L’année dernière, en été, les Kurdes turcs ont vu la lumière et se sont regroupés tous ensemble pour l’autonomie démocratique dans une ville d’Anatolie. Le résultat, prévisible, a été que Ankara est en guerre, encore une fois, contre le PKK.

Tout tourne autour du conflit Erdogan contre Ocalan.

Il est juste de dire que le Kurdistan syrien – et non pas la Russie – est le cauchemar ultime d’Erdogan. Parce que l’autonomie démocratique développée par le Rojava est née des textes théoriques écrits par la grande Nemesis d’Erdogan : Ocalan.

Et les Kurdes de tous bords ont adopté avec enthousiasme le concept : le PYD, le Parti du Kurdistan Free Life (PJAK) en Iran et le Parti démocratique du Kurdistan Solution (de PCDK) dans le Kurdistan irakien. Personne ne parle de sécessionnisme – un mot que Pékin connaît bien (en référence au Tibet). Le Rojava, par exemple, pourrait rester à l’intérieur de l’État syrien, tout en jouissant d’une auto-détermination complète.

Alors, voici le jeu réel : Erdogan vs Ocalan. Et non Erdogan vs Poutine.

Si seulement Erdogan et son parti hégémonique AKP avaient un processus d’inclusion trans-ethnique à offrir. Non seulement ils ne l’ont pas, mais en plus, ils soutiennent toutes sortes de milices salafistes-djihadistes peu recommandables, ISIS / ISIL / Daesh en tête, dans leur rage folle de renverser Damas et de transformer une Syrie islamiste en État vassal.

Ce qui reste, inévitablement, c’est la logique de guerre monolithique du Sultan : barrer la route au YPG, tout en maintenant ouverte l’autoroute djihadiste, même après que l’armée arabe syrienne (SAA) aura coupé le corridor Alep-Kilis.

La stratégie de l’équipe Obama, pour sa part – fidèle à la tradition américaine – reste de manipuler sans cesse les Kurdes pour servir ses buts géopolitiques. Cela se traduit par le soutien au YPG et aux peshmergas kurdes irakiens pour les lancer dans une offensive très problématique contre ISIS / ISIL / Daesh simultanément à Raqqa et à Mossoul.

Les Kurdes ne peuvent le faire par eux-mêmes, dans les deux cas, et la possibilité de tenir le terrain conquis est ensuite aussi mince. Bienvenue au leader distant, voilà comment cela fonctionne. Et la lâcheté géopolitique de l’équipe Obama bat des records, quand on sait que Washington n’a jamais, dans la pratique, pris la défense des Kurdes contre la folie d’Erdogan (après tout, il est un allié de l’Otan), tout en proclamant haut et fort que le YPG ne peut pas conquérir des territoires aux mains du Jabhat al-Nusra, alias al-Qaïda en Syrie, ou encore rebelles modérés.

Donc, la stratégie d’Erdogan – réduite en lambeaux sur tout le théâtre de la guerre syrienne – revient maintenant à essayer de tenir à l’écart du YPG une bande de terrain d’au moins 98 km le long de la frontière, transférer cette zone à un ISIS / ISIL / Daesh US affaibli et soutenu par Jabhat al-Nusra et Ahrar al-Sham. Traduction : le Sultan change de favori, en passant du faux Califat à al-Qaïda, tant qu’il peut le maintenir en guerre contre les Kurdes.

Il est facile de comprendre la frustration des Kurdes syriens dans ces circonstances. Ils peuvent trouver une solution en enterrant, pour le moment, le rêve d’unir les cantons, et de coordonner une offensive avec l’Armée syrienne sur Alep. Erdogan est assez lâche pour ne pas risquer un affrontement avec une armée syrienne endurcie et soutenue entièrement par l’armée de l’air russe.

En outre, le PYD / YPG peut gagner du temps en analysant l’ampleur réelle de la trahison de Washington. En supposant qu’il pourrait éventuellement, à moyen terme, recevoir de plus en plus d’armes de Washington, le YPG peut même envisager de ne pas détruire totalement les nébuleuses al-Nusra pour l’instant – pour aller plus tard se venger, après avoir aidé à nettoyer les environs d’Alep.

Avec en prime, une idée irrésistible : de nouvelles armes pour relancer le cauchemar récurrent du sultan de manière insupportable, tout en gardant le rêve d’autonomie démocratique très vivant.

Pepe Escobar

Traduit par JJ, vérifié par Ludovic, relu par Diane pour Le Saker Francophone


Stephen Kinzer, ex-journaliste du New York Times : Les médias US mentent sur la Syrie

Giulietto Chiesa – Rome 22 février 2016 : L’auteur des lignes ci-dessous, publiées dans le Boston Globe, s’appelle Stephen Kinzer. C’est un "Senior Fellow" de l’institut Watson pour les Études internationales à l’Université Brown. C’est lui qui a inventé le terme de "journalisme sténographique", qui ne signifie n’est rien d’autre que la fin pure et simple du journalisme. Du moins, la fin du journalisme "décent", et sa transformation en simple propagande. Les peuples, rendus parfaitement ignares, et par manque d’alternatives, se contentent d’acquiescer.



"On peut pardonner aux hommes politiques quand ils déforment le sens de leurs actions passées. Les gouvernements peuvent aussi être excusés lorsqu’ils utilisent un discours qu’ils estiment utile pour eux. Mais le journalisme se doit de rester en dehors des cercles des élites au pouvoir et de leur fausseté intrinsèque. La crise actuelle a mis en lumière un échec total sur ce plan. On dit que les Américains sont ignorants du monde qui les entoure. Nous le sommes effectivement, de même que les peuples des autres pays. Si les Boliviens, ou les habitants du Bhoutan ne comprennent pas ce qui se passe en Syrie, après tout, cela n’a aucun effet réel sur les événements. Notre ignorance, en revanche, est bien plus dangereuse, car nous [les Américains – NdT] avons une influence sur ce qui se passe. Les États-Unis ont le pouvoir de décréter la mort de nations entières. Et ils peuvent le faire avec l’appui du consensus populaire, car la plupart des Américains – et parmi eux, les journalistes – se contentent de l’histoire qui leur est servie sur un plateau par les autorités. En Syrie, la "version officielle" dit : "Il faut combattre Bashar el-Assad, la Russie et l’Iran ! Unissons-nous avec nos amis turcs, saoudiens, kurdes pour avancer vers la paix !". Tout ceci est incroyablement éloigné de la réalité. Et il est très probable que cela a au contraire pour effet de prolonger la guerre et de condamner de nombreux Syriens à la souffrance et à la mort."
Giulietto Chiesa

Source ilFattoQuotidiano.it, le 21 février 2016
Titre original :
"Un Americano consapevole"

_____________________________________________________________

Annexe : Article de Lantidiplomatico sur Stephen Kinzer

Stephen Kinzer, ex-envoyé spécial du New York Times : Les médias étasuniens induisent en erreur l’opinion publique sur la Syrie




Selon Stephen Kinzer, un vétéran du journalisme US, ex-correspondant du New York Times, les informations sur la Syrie sont dictées par Washington, sans tenir aucun compte des voix sur le terrain. "Un véritable scandale pour le journalisme," d’après le journaliste.

Stephen Kinzer, qui fut envoyé dans plus de 50 pays par le New York Times, dénonce "l’un des épisodes les plus honteux" de sa profession, au vu de la couverture totalement fallacieuse du conflit syrien et du rôle tenu par les différents pays impliqués. Son article paru dans le quotidien The Boston Globe décrit ce qui se passe dans et autour de la ville d’Alep : les militants des groupes armés antigouvernementaux sèment la dévastation en ville tandis que l’armée syrienne et l’Air Force russe les repoussent hors d’Alep, écrit Kinzer en se référant à des sources "de terrain".

Le journaliste mentionne le témoignage d’un habitant de la ville apparu sur les réseaux sociaux : "Les rebelles "modérés" protégés par la Turquie et l’Arabie Saoudite attaquent la périphérie de la ville avec des roquettes et des bombonnes de gaz." Le politologue libanais Marwa Osma affirme que les troupes de Damas constituent avec celles des Alliés l’unique force qui combat vraiment l’État islamique sur le terrain. Stephen Kinzer souligne le fait que les médias US n’écoutent pas, et ne mentionnent pas ces témoignages pourtant clairs.

"Cela ne correspond pas à la narration donnée par Washington," explique-t-il. "Le fait est que la plupart des médias nord-américains disent exactement le contraire de ce qui se passe effectivement sur le terrain. Les articles suggèrent qu’Alep était une "zone libérée" depuis trois ans, et qu’elle est aujourd’hui réduite à la misère," a ajouté Kinzer.

D’après le journaliste, le discours tenu au peuple américain consiste à dire qu’il vaut mieux combattre le gouvernement de Bashar el-Assad et ses alliés russes et iraniens. On leur fait croire que l’issue la plus souhaitable serait la victoire de la coalition rassemblant Américains, Turcs, Saoudiens, Kurdes et l’opposition modérée.
"C’est stupide, a lancé Kinzer […] mais ce n’est pas la faute des citoyens américains s’ils croient à cette version des événements en Syrie. Nous n’avons pratiquement aucune véritable information sur qui combat, les objectifs, les stratégies. Et la faute en revient en grande partie à nos médias."
"Vu la très forte pression financière, la plupart des journaux, magazines et chaines télé aux USA ont réduit drastiquement leurs équipes de correspondants à l’étranger. Une grande partie des nouvelles sur ce qui se passe dans le monde provient désormais de journalistes qui siègent à Washington," s’est plaint Kinzer.

"Dans ce contexte, l’accès aux informations et leur crédibilité dépendent de l’acceptation des paradigmes officiels. Les journalistes qui couvrent la Syrie sont amenés à avoir des contacts avec le Pentagone, le Département d’État, la Maison-Blanche et les "experts" des centres d’étude. […] C’est comme cela que se crée aux USA "une source unique" d’informations sur la Syrie," a conclu Kinzer.

Source : RT, repris en italien par LantiDiplomatico, 21 février 2016
Traduction : Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr


G.Chiesa : L'Arabie saoudite a la bombe atomique !

Giulietto Chiesa : L'arabie saoudite possède la bombe atomique, c'est la Pakistan qui la lui a fournie, depuis plus de 2 ans. Une information effrayante qui nous oblige à reconsidérer le danger que l'Occident, dans sa folie pétrolifère, a déclenché, et qui pourrait bien le détruire.


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI    

Revenir en haut Aller en bas
 
Irak et Syrie ou l'arnaque occidentale de l'EI
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 5 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5
 Sujets similaires
-
» ERN la Grosse arnaque...
» Irak : Assassinat de cinq chrétiens à Mossoul
» ARNAQUE UNYK et autres
» Le Christ est la pierre angulaire qui soutien toute la civilisation occidentale et chrétienne
» Accompagnement personnalisé, c'est quoi cette arnaque?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fils de la loi de UN :: Actualités Mondiales :: Guerres & Conflits-
Sauter vers: