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 Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.

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Speranza

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MessageSujet: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Jeu 19 Mar - 9:03

( Texte d'introduction et mise en page du dossier réalisé par Akasha)


NOTE AKASHA/ Bonjour les gens  
Dans la série je vous parles de nos racines profonde, je vais vous parlez des celtes ! Les celtes était un grand peuple qui couvre une période de l'histoire absolument prodigieuse dont beaucoup de civilisations et cultures lui ayant succédé en sont emprunt de leur marques et grande connaissances ainsi que de leur cultures. Autre grand peuple européen, et dont je relate un des aspects de leur culture ici avec la légende  du trésor des Nibélungem Couvrait toute la partie est de l'Europe. J'invite bien évidement les membres d'y aller de leur précision et supplément d'informations...Ainsi que de nos proposer d'autres grand peuple oublié de l'Europe, merci à vous  
Dôôônc dans le cadre de la civilisation celte, je vous proposes un reportage qui nous exposes le résultat de fouilles entreprit en Suisse sur la colline du Mormont. Et démontre se que je disais plus haut, que nous avons devant-nous une grande civilisation bien plus raffinée que nous le pensions ..


Documentaire – Le crépuscule des Celtes

Dans le canton de Vaud, en Suisse, le plus grand sanctuaire celte d’Europe vient d’être mis au jour au sommet de la colline du Mormont. Il y a 2 000 ans, les Helvètes ont creusé des centaines de puits dans ce lieu isolé pour déposer des offrandes à leurs dieux. Objets, fragments de corps humains et animaux…



Ce vaste site devrait permettre aux archéologues de progresser dans la connaissance de pratiques religieuses qui n’ont cessé au cours des siècles d’inspirer des légendes. Même si, depuis une vingtaine d’années, une série de fouilles successives a montré que les peuples celtes avaient développé une civilisation raffinée et complexe.




Documentaire - Le crepuscule des Celtes par xavierdhoman

Vu sur FDesouche/.


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Bonsoir les gens  :rev:
Quand nous parlons de l'histoire de l'Europe, quoi de plus naturel que de relater l'histoire des gaulois  



Les Gaulois au-delà du mythe [Archive]

Parution de livres, dossiers spéciaux dans les magazines, expositions qui bousculent les idées reçues... : les Gaulois sont à la mode. Mais qui sont-ils ? Un peuple insolite assurément, puisqu'il a su traverser les siècles et se transformer en mythe alors que presque rien ne subsistait de lui. Les Gaulois n'ont pas laissé d'écrits et appartiennent aux peuples vaincus. Ceux qui sont venus après eux ont généré leurs propres vestiges, faisant disparaître leurs constructions de bois. Le souvenir que nous avions d'eux s'est peu à peu effacé tandis que d'autres racontaient leur histoire à leur place et selon leurs intérêts. Pourtant, plus de deux millénaires après que les légions de César ont vaincu Vercingétorix, le temps de la réhabilitation est arrivé. Le mythe de "nos ancêtres les Gaulois" s'est largement popularisé. Comment l'histoire a-t-elle rendu aux Gaulois la célébrité - pour le pire comme pour le meilleur ?



Article originellement publié sur le blog Histoire

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Les Étrusques

par Akasha


Bonjour les amis
Aujourd'hui j'aimerai revenir sur ce sujet qui me tient à cœur. Car j'aime l'histoire, et j'aimerai profité pour parler un peu de un des plus grand peuple que à connu l'Europe et qui sera déterminant pour cet empire extraordinaire que fut les romains ....Je parle bien des étrusques oui Et en tant que italienne Et dont ma famille qui est de une très ancienne lignée qui trouve ces racines en Étrurie justement..Je suis bien placée pour vous en parler..  Alors l’Étrurie occupait comme territoire à peu près l'actuel Toscane. Dans la langue étrusque, ils se nommaient les resna". Les origines du peuple étrusque serait la Lydie, un peuple de Asie centrale. Une langue indo_européenne donc dite anatolienne. Les philosophes grec Érode et Hérodote, parlaient des étrusques comme étant originaire de Anatolie. Quand à son aristocratie de Lydie (confirmé par ma famille).

Les étrusques étaient de confession de pratique divinatoire avec un panthéon de divers dieux et déesses. Avec un culte bien précis avec un sens du sacré et de l'âme éternelle. Cette religion est connue sous le nom de [url=http://www.artestoriatarquinia.it/1988_Bollettino/Tiberi L.G. _ L%27Etrusca disciplina Appunti per conoscere gli Etruschi.pdf]Etrusca disciplina[/url] C'est la nymphe Bégoé qui leur réveilla les rites à suivre. Ou comment honorer leurs divinités pour tels ou tels domaines de la vie journalière.

La société étrusque était bien hiérarchisée et organisée qui aura d'ailleurs assez bien inspiré les romains. Il y avait une politique organisée ainsi que une justice.Dirigée par des oligarques, qui eux même rendaient des comptes au rois. Il y avait 12 rois et 12 états (cf lucumonies). Il est important de savoir qu'il n'y avait guère de solidarités entres les différentes villes, si ce n'est les liens religieux uni par le même panthéon, cela s'arrêtait là...

L'art étrusque était prisé de ces voisins, il était d'une grande beauté, et leurs vases était particulièrement demandé, leur art était expressif et tout en mouvement !


En industrie, le fer en était le point centrale. C'est sur l'île de Elbe grâce aux matières premières certainement...Le dieu de la métallurgie était Velch.

A savoir, ce sont les jeux étrusques qui seront à l'origine de la plupart des jeux romains, et non ceux des grecs...Qui eux aussi auront été influencé par ces derniers


En médecine les étrusques se montraient particulièrement habille...De bonne connaissances en anatomies et préconisaient une importance à l'hygiène de vie et la prévention par une alimentation soignée et le entretiens physique. Ils avaient recours aussi aux rituels de divinités spécifiques...Pour plus de renseignements vous pouvez de nouveau vous référez à [url=http://www.artestoriatarquinia.it/1988_Bollettino/Tiberi L.G. _ L%27Etrusca disciplina Appunti per conoscere gli Etruschi.pdf]L’”ETRUSCA DISCIPLINA” [/url] Ils avaient de bien entendu une botanique médicale qui tournait autours de l’Acanthe, la Valériane, la Colchide et la Myrrhe..

Enfin la théurgie y était très importante (voir ici)

Le déclin et la fin des étrusques :

C'est sous l'impulsion incessante des rois romains que l’Étrurie finit sous le règne romains et devint une de ces provinces...C'est la lignée des Tarquin (spécialement Tarquin le superbe) qui fut chassé en 1er par Rome. Mais avant ça ils connurent une grande période grâce a leur liens privilégier avec Carthage...Ce sera Aristodème de Cumesqui libérera définitivement Rome de l'emprise des étrusques...vers -500 av JC...La bataille de Capoue finira de détruire les grandes cités étrusque face aux gaulois et les samnis !

Texte Akasha




Les Étrusques (du latin « Etrusci ») sont un peuple qui vivait depuis l'âge du fer en Étrurie, territoire correspondant à peu près à l'actuelle Toscane et au nord du Latium, soit le centre de la péninsule italienne, jusqu'à leur assimilation définitive comme citoyens de la République romaine, au ier siècle av. J.-C., après le vote de la Lex Iulia (-90) pendant la guerre sociale. Ils furent dans les début de Rome leurs principaux adversaires.

Les Romains les appelaient « Etrusci » ou « Tusci » et les Grecs les nommaient « Τυρρήνιοι » (Tyrrhēnioi, c'est-à-dire Tyrrhéniens, nom qui a été donné à la mer des côtes occidentales de l'Italie), mais ils s'appelaient eux-mêmes « Rasna » (forme syncopée de « Rasenna »).


Lien connexe : http://www.histoiredumonde.net/Etrusques.html


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Bonsoir mes amis
Après vous avoir parlé de mes racines, j'aimerai aborder avec_vous l'un des plus grand mystères de l'Europe, les cathares ce peuple religieux dominé par le fameux château de Montségur, et qui fut persécuté par l'église, on ne saurai vraiment jamais pourquoi exactement et quel grand mystère ils recelait ! Les cathares était de grand maître en occultisme et on traité secrètement avec bien des puissants de leur époque et qui au final leur aura été fatale ....Ce peuple plutôt brillante et évoluée y parlait leur propre langue (cf la langue d'Oc) et avait un territoire qui s'étant de Carcassonne le cœur de leur territoire, jusqu'à Toulouse (qui était la troisième villes de France). Le règne des seigneurs y est plus libre que dans le reste de la France, on parle alors de région occitane qui se détache peu à peu du reste du pays...

la religion cathare s'opposaient sans détours au catholicisme romain en tirant ces origines de l'antiquité et du zoroastrisme des perses, ensuite ce sera le prophète Manès au 3éme siècle après JC qui développera se courant en Bulgarie au 5éme siècle. Il s'agit de la doctrine manichéenne, cette doctrine donna naissance aux bogomiles..Les moines cathares critiquaient sans détours le Vatican...ce qui de bien entendu ne manquera pas de les inquiétés surtout au devant de l’essor que cette nouvelle religion engrangeait !

Il faut que je précise une chose...Et avec laquelle je serai plutôt d'accord, les origine bogomiliste furent critiquée et les origine serait plutôt à chercher du côté du gnosticisme des doctrines marcionistes. Il y avait aussi une forte propension à réintroduire les évangiles dites apogriphes.

Déjà une chose importante chez les cathares, est de remettre l'âme au centre de la pratique, la recherche de la pureté. D'ailleurs le terme cathare n'est-il pas tiré du mot grec "catharos" qui signifie pureté, eh bien si Elle connaîtra un grand essor certainement grâce à ces précepte qui parle bien plus aux futures aspirants !

La religion cathare enseigne aussi l'homme à se détacher de la matière (le matérialisme) le monde physique et nos petits besoins lié à l'ego.. Ce qui n'est pas très développer chez les chrétiens...

Ils avaient aussi développé le jeûne, et une diététique approprier à leur philosophie de vie.

Après deux croisades sanglantes commandée par le pape et le rois Philippe Auguste et ensuite Louis VIII son fils, et la prise du château après un bien trop long siège. Les vaincus dû fuir et se cacher en Italie...Ensuite une seconde croisades dirigée par le rois lui même déferla de villes en villes jusqu'à Toulouse pour combattre les derniers hérétiques...

Voilà c'est un très long sujet, où il y a tant à développer. Cela mériterait un sujet entier d'ailleurs.

Pour agrémenter, voici quelques reportages, bonne découverte


Otto Rahn et la recherche du Saint Graal

II y a deux mille ans, sur le mont Golgotha, Joseph d’Arimathie recueillait le sang du Christ dans la coupe utilisée par les apôtres pendant la Cène. Des siècles plus tard, les auteurs du Moyen Âge célébraient la quête de cette coupe sacrée par les chevaliers du roi Arthur: le mythe du Graal était né pour ne plus cesser de hanter notre imaginaire. En 1931, un jeune Allemand, Otto Rahn, s’installait en Ariège afin d’y préparer un ouvrage sur l’hérésie cathare. Son livre, Croisade contre le Graal, sera le point de départ du renouveau du catharisme par l’affirmation que Montségur est le château où fut gardé le saint Graal. Choyé par les nouveaux maîtres de l’Allemagne qui voient dans son ouvrage un moment important de la pensée nationale-socialiste, Otto Rahn est admis au coeur même du système nazi: l’état-major d’Heinrich Himmler. Un quotidien berlinois annoncera soudain sa mort en avril 1939 dans une tempête de neige tandis que surgira du néant un autre personnage: Rudolf Rahn. Depuis la fin de la guerre, de nombreuses légendes ont été brodées sur cette étrange disparition... Ou substitution. Une fois encore, la réalité semble dépasser la fiction. - See more at: http://nemesistv.info/video/XYY28YKD3W91/otto-rahn-et-la-recherche-du-saint-graal#sthash.X48zP2LX.dpuf



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Lien mis à jour https://www.youtube.com/watch?v=M8G2zBhbyww http://www.terraumbra13.blogspot.fr/2012/07/the-otherworld-shooting-diary-part-one.html http://www.terraumbra13.blogspot.fr/2012/10/the-otherworld-shooting-diary-part-two.html http://www.shadowtheatre13.com/ http://www.shadowtheatre13.com/renneslechateau.html http://www.shadowtheatre13.com/razespentagram.html http://www.shadowtheatre13.com/thecathars.html http://www.shadowtheatre13.com/lachrymae.html http://www.shadowtheatre13.com/ottorahn.html http://www.shadowtheatre13.com/fulcanelli.html http://www.shadowtheatre13.com/bookofthesevenseals.html http://www.filmdeculte.com/cinema/film/Autre-monde-L-2013-5264.html SACRÉ GRAAL L’Autre monde : voilà un titre qui colle à la fois mal et très bien à son film. Car derrière un titre aussi passe-partout se trouve une œuvre au contraire pas banale du tout. L’Autre monde est un documentaire sur... sur quoi exactement d’ailleurs? Richard Stanley vise un point géographique bien précis, cette région du sud de la France où se mêlent héritages cathares et occitans, mais brasse large, à hauteur de son ambition. Lors de la précédente édition du festival de Gerardmer, le documentaire Room 237 s’intéressait autant aux diverses interprétations du film Shining qu’à la cinéphilie zinzin de ses intervenants. De la même manière, L’Autre monde cherche autant à faire vivre les légendes surnaturelles liées à la région qu’à brosser le portraits d’hommes et de femmes qui ont consacré leur vie à ce mysticisme. Et tout comme Room 237, le résultat final est passionnant et hilarant à la fois (et souvent sur les mêmes points) sans que l’un n’empêche l’autre. Ce n’est pas la moindre singularité à l’œuvre ici. Les théories les plus sérieuses sur les templiers (l’interprétation féministe de la naissance des croisades vaudrait un doc à elle seule) côtoient les élucubrations de certains illuminés, clochards célestes vivant parmi les poupées déglinguées, les sculptures en pq et les calendriers pornos pour routiers. Mais la force du film est de ne jamais se pencher sur tout cela avec condescendance. Anthropologiste diplômé en métaphysique médiévale, Richard Stanley possède une expérience personnelle de la région et ses phénomènes paranormaux. Il a l’humilité d’entamer son film à la première personne, une manière de se mettre au même niveau que ses intervenants, mais aussi du spectateur, en admettant également son propre scepticisme : nous ne sommes pas obligés de croire les histoires qui suivent (et leurs reconstitutions à l’écran, parfois) car lui-même n’y croirait pas s’il n’en avait pas fait l’expérience directe. L’Autre monde ressemble parfois donc moins à un éventuel inédit de Striptease qu’à une version upgradée et passionnante d’un épisode de Mystères. Les théories sur les les flocons de neige comme preuve de vie extraterrestre laissent tantôt place à des considérations philosophiques sur la recherche du Graal, puis une description des plus prosaïques du quotidien des élus de Bugarach et la manière dont fut régulé l’afflux lors de la supposée fin du monde de 2012. D’où finalement l’affirmation la plus excitante posée en filigrane par le film: cet "autre monde" en question, fait de mystère et de folie, n’est pas un monde parallèle, c’est simplement notre quotidien. par Gregory Coutaut http://ariane11.blogspot.fr/?zx=817fa5b201aff7c6 - See more at: http://nemesistv.info/video/RN9W6GYY6XBS/16lautre-monde-quot-de-richard-stanley-scarlett-amaris-2013#sthash.WVsPSYqi.dpuf



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Les cathares sont ils encore parmi nous ?

À la fin du 12 eme siècle, dans la région du Languedoc, vécurent les cathares. Ce mouvement chrétien prit une ampleur considérable . Les seigneurs, l'élite, la classe aristocratique, les simples troubadours, les gens du peuple se mirent à vivre en respectant un principe de vie communautaire. Ils considéraient la femme égale de l'homme et se traitaient tous avec bonté. Leur religion était une tentative de retour au christianisme primitif, avec une foi en la réincarnation et surtout, une dualité marquée entre le spirituel et le matériel, entre l'esprit et la chair.

C'est pourquoi ils considéraient la mort "joyeuse", ayant compris déjà que l'absolu et le relatif se rejoignent quand le temps est aboli. Ils voulaient respecter les principes de l'évangile et s'attirèrent la haine du pape Innocent III. Le roi Philippe Auguste fut contraint, sur la demande du dit pape, de les anéantir.

Les cathares et les templiers ne furent pas ennemis, mais dans cette extermination systématique et organisée des cathares, par les autorités de l'époque, des zones d'ombre subsistent.
En 1243,le Compte de Toulouse décide de récupérer ses terres ,soutenu par ses fidèles compagnons, les "parfaits", nom que l'on donnait souvent aux cathares.

Ils durent se réfugier au château de Montsegur qui fut assiégé durant un an... L'extermination totale des cathares, hommes, femmes,enfants compris, prit fin en 1245. Plutôt que de se rendre et de se convertir au catholicisme, ils préférèrent mourir sur le bûcher. Au moins 215 cathares furent brulés vifs au pied de la montagne de Montségur.

Aujourd'hui, les visiteurs du Langedoc ressentent mystérieusement l'élan spirituel de ces chrétiens qui avaient atteint un grand degré de perfection. Ce endroit est une référence cosmo- thellurique.

D'étranges phénomènes ont lieu, notamment un rayon lumineux qui perce le brouillard ou le voile des nuages, dès que l'on pénètre dans le cœur des ruines du château. La connaissance des cathares au sujet de la dispositions des salles est à la foi sidérale et ésotérique. En regardant la disposition des salles, au solstice d'été, au lever du soleil, le premier rayon lumineux indique la Porte des Hommes, c'est la Porte par laquelle nous quittons le monde terrestre pour aller vers le monde spirituel.

C'est pourquoi on imagine bien leur volonté de quitter ce bas monde, plutôt que de renoncer à la vie spirituelle et pleine de bonté, qu'ils avaient choisi de vivre tous ensemble.. Certaines personnes de la région, interrogées sur ce pan de l'histoire de leur pays, restent convaincus que les cathares sont toujours parmi nous.



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les cathares et leurs legendes



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HISTOIRE : La fin du mouvement Cathare.(Docu France 5)


Hérétique : terme Grecque de celui qui a fait un choix différent, terme qui une fois retourné par l'église a fini par celui qui est un danger pour autrui et la société...

Au milieu du XIIe siècle (1167), les Églises cathares étaient au nombre de huit cents en France.

Au XIIIe siècle, en 1226, un nouvel évêché fut créé, celui du Razès, dans la région de Limoux. Ces Églises étaient indépendantes. Elles ne reconnaissent pas d'autorité supérieure à celle des citoyens, contrairement à l'Église catholique romaine qui avait une hiérarchie avec des prêtres, des évêques et le pape. Les maisons de « parfaits » étaient réunies sous l'autorité d'un diacre, et chacune était dirigée par un ancien ou une prieure.

L'évêque était lui-même assisté par un « fils majeur » et un « fils mineur », qui étaient choisis parmi les diacres. Ils prenaient sa succession, le fils mineur remplaçant le fils majeur, qui devenait évêque à la mort de celui-ci ; cela se produisit fréquemment lorsque la persécution commença. Les femmes pouvaient obtenir le consolament, et accéder ainsi à la vie de « parfaite ».

Même si elles n'étaient pas habituellement chargées de la prédication, comme les hommes, quelques exemples montrent qu'elles pouvaient assurer toutes les missions dévolues aux bons hommes : prédication en association avec un homme, participation aux disputes (comme le cas célèbre d'Esclarmonde de Foix) et consolament, notamment pendant la répression inquisitoriale. Par contre, nous n'avons pas trace de femme diacre ou évêque.

Le principe de cette structure hiérarchique était vraisemblablement de reproduire fidèlement celle de l'Église primitive, telle qu'elle serait décrite dans le Nouveau Testament (épîtres de Saint-Paul, et dans les Actes des apôtres, principalement). En cela ils s'opposaient, comme leurs prédécesseurs, à l'Église accusée d'avoir perverti le christianisme authentique par son inféodation à l'empereur Constantin, validée par le concile de Nicée en 325.

Leur obstination, leur anticléricalisme intransigeant, leur opposition à la hiérarchie catholique, à laquelle ils reprochent sa richesse ostentatoire et ses abus de pouvoir, et surtout l'assassinat du légat Pierre de Castelnau valent aux cathares de s'attirer les foudres de l'Église romaine, d'autant plus que leur mépris pour le corps et leur conception nihiliste de l'existence étaient perçus comme éminemment dangereux. Ils sont condamnés comme hérétiques.

Ainsi que beaucoup d'autres mouvements dissidents ou contestataires, les cathares deviennent l'objet d'une lutte permanente. L'Église romaine tente d'en « purifier » la chrétienté occidentale en excluant systématiquement tout individu ou groupe mettant en péril le projet de société chrétienne qu'elle construit depuis le début du Xe siècle. Un critère qui sera souvent utilisé est leur refus du mariage, qui permettra de les nommer orgiaques et impies.



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Bonsoir les zamis  
Après les cathares, voici l'histoire du méconnu massacre de Vendée..  la prochaine fois, je vous conterai celui de la semaine sanglande de la commune de Paris  



La République bourreau de la Vendée



Documentaire de France 3, émission L’Ombre d’un doute : Robespierre, bourreau de la Vendée ?

Entre 1793 et 1796, la Vendée fut le théâtre d’affrontements d’une rare violence entre des paysans insurgés et le pouvoir révolutionnaire, en particulier lors de l’envoi des colonnes infernales en 1794. Massacre de patriotes, massacres de royalistes : 170 000 Vendéens périrent. En 1794, Robespierre est exécuté, et la situation commence lentement à s’apaiser, mais il faudra attendre 1796 pour que la guerre cesse. Que s’est-il réellement passé durant ces trois années de combat ? Franck Ferrand, entouré de Clémentine Portier-Kaltenbach, Christophe Bourseiller et Stéphanie Coudurier, revient sur la tragédie vendéenne à la fin du XVIIIe siècle.



Robespierre... bourreau de la Vendée (Part 1) par SequenceDuNet




Robespierre, Bourreau de la Vendée ? - Part... par Agent__001




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MessageSujet: Re: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Jeu 19 Mar - 9:04

( Texte d'introduction et mise en page du dossier réalisé par Orné )


François Asselineau : l’Histoire de France

Longue conférence de François Asselineau qui décrypte en un peu plus de trois heures les grands moments de l’histoire de notre pays, en partant du combattant gaulois Vercingétorix.


Si vous n’aimiez pas l’Histoire, vous allez maintenant l’adorer !



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MessageSujet: Re: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Jeu 19 Mar - 9:08

( Texte d'introduction et mise en page du dossier réalisé par Akasha )


Bonjour les amis
Comment pourrait_on évoquer l'histoire de l'Europe sans parler des Celtes ? Ce peuple puissant qui dans son apogée, recouvrait une grande partie de l'Europe et de l'Asie mineur. Son expansion se situe dans une fourchette entre le viiie siècle av. J.-C. jusqu'au iiie siècle..leur grande culture c'est surtout développée durant l'âge de fer..On en sait peu de chose au vue qu'il y a peu d'écrit sur le peuple Celte, ce n'est pas comme pour les autres grandes nations (romaine, grec, égyptienne,..). C'est donc au travers de l'art que l'on aura pu relever le plus d'indice, un art qui n'est pas exempt d'influence; : étrusque, grecque, scythique, puis latin...Leur culture dépend aussi de leur langue, qui encore à l'heure actuelle pose question. le peuple Celte était formé de tributs n'ayant que peu ou pas de lien entre_elle. Il n'y avait pas de unité politique..Néanmoins trouvait-on des confédérations entre divers tributs. Ils avaient des coutumes, lois, une religion propre, et des rites. C'est essentiellement au travers des écrits des romains ou des grecs que ces témoignages nous sont parvenu ! C'est surtout dans le bouquin à César, "La guerre des Gaules" qu'on a eut beaucoup d'indices..la fin de l'empire Celte et dut à l'effort conjugué des Germains au nord et des Romains au sud. Ce qui donnera la guerre des gaules provoquée par les migrations des Celtes, notamment en Helvétie du roi Orgétorix..C'est en Irlande que le peuple celte perdurera le plus longtemps au vue de l'incapacité des Romains à franchir la mer d'Irlande. Les Gaël ont pu ainsii garder leur cultures, du restes les Celtes ont subit le christianisme sur tout le continent.. Je vous proposes deux reportages histoire d'être concise et complète Bonne découverte !

Texte Akasha
.


Documentaire - Le crepuscule des Celtes

Dans le canton de Vaud, en Suisse, le plus grand sanctuaire celte d'Europe vient d'être mis au jour au sommet de la colline du Mormont. Il y a 2 000 ans, les Helvètes ont creusé des centaines de puits dans ce lieu isolé pour déposer des offrandes à leurs dieux. Objets, fragments de corps humains et animaux...
Ce vaste site devrait permettre aux archéologues de progresser dans la connaissance de pratiques religieuses qui n'ont cessé au cours des siècles d'inspirer des légendes. Même si, depuis une vingtaine d'années, une série de fouilles successives a montré que les peuples celtes avaient développé une civilisation raffinée et complexe.





Documentaire - Le crepuscule des Celtes par xavierdhoman

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Les Princes Celtes - Documentaire Français 2014




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Boadicée une reine guerrière Celte contre l'empire romain



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Bonjour mes amis
Après vous avoir parlé d massacre du peuple de Vendée par les armées du nord entre 1793 et 1796. Et ces plus de 176.000 vendéens qui périrent parce que royalistes...Il aura fallu attendre l'exécution de Robespierre pour que cela se calme, mais ce ne sera qu'en 1796 que l'armistice avec les vendéens soit signée... Peu de personnes connaissent cette histoire importante de France, au mieux de nom...Il y en a une autre que le grand publique ignore et qui pourtant est-elle aussi importante pour l'histoire de France. Mais qui une fois de plus à même titre que le massacre de Vendée est occultée par les historiens et les médias ou livres d'histoires, une honte ! C'est la commune de Paris et la semaine sanglante du champs de Mars.. Eh bien je vais vous la raconter !


La commune de Paris (mars-mai 1871)



1er partie : Le champs de Mars




Le contexte :

En Juillet 1870 le roi Napoléon III Déclare la guerre aux prusses du roi Guillaume, une guerre mal préparée qu'ils perdirent. Ce qui engendrera le siège de Paris, et s'en suivit la famine...En septembre 1870 après une émeute l'empire est renversé. Et s'installe un comité de défense nationale à l’hôtel de Paris qui officiellement est pour poursuivre la lutte contre les états allemands. Mais d'après l'historien Henry Guillemin, la manœuvre consiste surtout à faire accepter la défaite et enrayer la montée du socialisme ! Paris est assiégé durant l'hiver de 1870/1871, et connait une grave famine. Pendant se temps le chancelier allemand Bismarck signe l'armistice dans le palais des glaces de Versailles le 28 janvier 1871.


La tension monte à Paris, l'armistice de janvier passe très mal au sein de la populace. Des élections sont organisée vite fait en février (le histoire de ratifier l'armistice. A paris l'armistice passe plutôt mal, eux qui on résister à l'ennemis pendant plus de 4 mois, ayant subit un siège très dur avec la famine à la clé. Eux qui étaient mené par des leaders de gauche, face à se gouvernement de républicains et royalistes...

Le gouvernement prend mal la réaction parisienne, et nomme trois préfets de polices bonapartiste (dont Vinoy qui dans la foulée interdit certaines publication gauchiste notamment le magasine 'le cri du peuple" de Jules Vallès.

Le 10 mars, l'assemblée de Paris transfère son siège à Versailles. Le 17 mars 1871, Adolphe Thiers ordonne d'enlever les canons de la butte de Montmartre. Et envoie son général Lecomte au buttes. Mais Thiers a mal évaluer l'état d'esprit dans lequel les parisiens se trouvent...Lecomte est capturé avec ces lieutenants et sont fusillé le lendemain. Dans la foulée Thiers ordonne l'arrestation de Blanqui, le leaders des insurgés communards.

Le peuple n'entend pas se faire enlever leurs canons de Montmartre et Belleville, payé avec leur suscriptions !

c'est le début de l’insurrection, Lecomte et son état major sont "tomber de cheval" et seront donc fusiller rue des rosiers !




L'exécution de Clément Thomas et du général Lecomte, le 18 mars 1871.
En savoir plus sur http://www.cosmovisions.com/ChronoCommuneParis01.htm#cGYyQ9T0YBa7PJIs.99


Le petit Thiers et son gouvernement décide de quitter Paris pour Versailles, ils partiront donc comme des péteux ! Et avec lui, selon les estimations de l'époque, 100.000 bourgeois de Paris.

Le 25 mars, soit un jour avant les élection, le comité centrale de quartier fait un appel à la vigilance, un air de délation souffle sur la capitale. le 26 mars les élections vont désigner les 92 membres du conseil de la commune. Avec un taux d'absentéisme de 52% vu le siège des prussiens et l'exode des bourgeois et du gouvernement Thiers. Mais parmi les membres du conseil on trouvera un peu de toutes les tendances politiques, des républicaines et socialistes y sont représentées.. Jusqu'aux anarchistes. ou vingtaine de "jacobins" ! on trouve donc, Charles Delescluze, Félix Pyat, Charles Ferdinand Gambon ou Paschal Grousset...Ensuite nous avons tous les blanquistes majoritaire : Arthur Arnould, Charles Amouroux, Victor Clément et Jules Bergeret. On compte une dizaine de « blanquistes », adeptes de l'insurrection et avant-gardistes, comme l'avocat Eugène Protot, Jean-Baptiste Chardon, Émile Eudes, Théophile Ferré, Raoul Rigault ou Gabriel Ranvier...Aussi quelques un du comité des travailleurs : Léo Fränkel, Benoît Malon et Eugène Varlin. ou des particuliers; Jules Vallès et Gustave Courbet et Pierre Denis..Voici pour les principaux noms.






(2000) La Commune (Paris, 1871) [Peter Watkins] [1] [subs: en es eu tr]



Suite part 2/2



la commune de Paris 1871 diaporama



Texte Akasha

A suivre ...A venir la semaine sanglante...



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...L'espoir, Premier a Naitre Dernier a Mourir...
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MessageSujet: Re: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Jeu 19 Mar - 9:11

( Texte d'introduction et mise en page du dossier réalisé par Akasha)


Bonjour mes amis
Je sais bien que je dois vous postez la suite de l'histoire sur la commune de Paris...Mais l'ennuis est que je n'ai encore rien écrit... Donc en attendant que je me décide, je vous postes un épisode important de l'histoire de Rome et donc de celle de l'Europe car intimement lié comme chacun sait...Cet épisode est l'assassinat de César qui changera indubitablement la face de l'histoire ! Même si parfois le destin fait preuve de justice, car l'histoire retiendra surtout que c'est son petit neveux qui plus tard perpétuera son legs.. Le petit Octave qui est son neveux qui devint son fils adoptif. Peu après le meurtre de César, il fonda avec son fidèle lieutenant Marc-Antoine, un nouveau triumvirat afin de confondre ces assassins ! Triumvirat qui finalement sera défait par Octave lui même devenu Auguste l'Empereur Auguste qui restaurera après la victoire de Philippe, la république cher à son oncle. Il réalisera beaucoup de réforme, Mais avant cette paix, il se sera montré intrétable envers les ennemis de la république... Ensuite l'Empire romain connaîtra durant son règne la période la plus prospère et calme qu'elle n'ait jamais connu.
Voici un reportage des plus géniale et bien fichu qui relate se trait si important de l'histoire celle de cet assassinat ourdi par Brutus, Cassius et ces sbires...Bonne découverte !
Akasha pour le LNM 2015.


Le destin de Rome

Alliant images de synthèse et dialogues en latin et en grec, une reconstitution spectaculaire des batailles de Philippes et d’Actium, deux épisodes cruciaux dans la rivalité qui opposa les héritiers de Jules César.

PARTIE 1 :


le destin de rome venger cesar par laurentnice

PARTIE 2 :



En 44 avant J.-C., Jules César est assassiné par Brutus et Cassius, deux sénateurs hostiles à sa toute-puissance. Marc Antoine, le bras droit de César, et le jeune Octave, son petit-neveu et héritier de ses biens, s’emparent du pouvoir et en appellent à la vengeance.



À l’automne – 42, les deux hommes gagnent la Grèce pour défier les conjurés mis en fuite lors de la bataille de Philippes. 200.000 soldats, césariens et républicains, s’affrontent dans des combats d’une rare violence qui font 30.000 morts.


Démontrant une fois encore l’étendue de son génie militaire, Marc Antoine sort vainqueur de cette guerre et assoit sa légitimité auprès du peuple.


===============================================

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MessageSujet: les étrusques par Akasha   Ven 20 Mar - 21:36

Les Étrusques

par Akasha

Bonjour les amis
Aujourd'hui j'aimerai revenir sur ce sujet qui me tient à cœur. Car j'aime l'histoire, et j'aimerai profité pour parler un peu de un des plus grand peuple que à connu l'Europe et qui sera déterminant pour cet empire extraordinaire que fut les romains ....Je parle bien des étrusques oui Wink Et en tant que italienne Et dont ma famille qui est de une très ancienne lignée qui trouve ces racines en Étrurie justement..Je suis bien placée pour vous en parler..  Alors l’Étrurie occupait comme territoire à peu près l'actuel Toscane. Dans la langue étrusque, ils se nommaient les resna". Les origines du peuple étrusque serait la Lydie, un peuple de Asie centrale. Une langue indo_européenne donc dite anatolienne. Les philosophes grec Érode et Hérodote, parlaient des étrusques comme étant originaire de Anatolie. Quand à son aristocratie de Lydie (confirmé par ma famille).

Les étrusques étaient de confession de pratique divinatoire avec un panthéon de divers dieux et déesses. Avec un culte bien précis avec un sens du sacré et de l'âme éternelle. Cette religion est connue sous le nom de Etrusca disciplina C'est la nymphe Bégoé qui leur réveilla les rites à suivre. Ou comment honorer leurs divinités pour tels ou tels domaines de la vie journalière.

La société étrusque était bien hiérarchisée et organisée qui aura d'ailleurs assez bien inspiré les romains. Il y avait une politique organisée ainsi que une justice.Dirigée par des oligarques, qui eux même rendaient des comptes au rois. Il y avait 12 rois et 12 états (cf lucumonies). Il est important de savoir qu'il n'y avait guère de solidarités entres les différentes villes, si ce n'est les liens religieux uni par le même panthéon, cela s'arrêtait là...

L'art étrusque était prisé de ces voisins, il était d'une grande beauté, et leurs vases était particulièrement demandé, leur art était expressif et tout en mouvement !


En industrie, le fer en était le point centrale. C'est sur l'île de Elbe grâce aux matières premières certainement...Le dieu de la métallurgie était Velch.

A savoir, ce sont les jeux étrusques qui seront à l'origine de la plupart des jeux romains, et non ceux des grecs...Qui eux aussi auront été influencé par ces derniers Wink


En médecine les étrusques se montraient particulièrement habille...De bonne connaissances en anatomies et préconisaient une importance à l'hygiène de vie et la prévention par une alimentation soignée et le entretiens physique. Ils avaient recours aussi aux rituels de divinités spécifiques...Pour plus de renseignements vous pouvez de nouveau vous référez à L’”ETRUSCA DISCIPLINA” Ils avaient de bien entendu une botanique médicale qui tournait autours de l’Acanthe, la Valériane, la Colchide et la Myrrhe..

Enfin la théurgie y était très importante (voir ici)

Le déclin et la fin des étrusques :

C'est sous l'impulsion incessante des rois romains que l’Étrurie finit sous le règne romains et devint une de ces provinces...C'est la lignée des Tarquin (spécialement Tarquin le superbe) qui fut chassé en 1er par Rome. Mais avant ça ils connurent une grande période grâce a leur liens privilégier avec Carthage...Ce sera Aristodème de Cumesqui libérera définitivement Rome de l'emprise des étrusques...vers -500 av JC...La bataille de Capoue finira de détruire les grandes cités étrusque face aux gaulois et les samnis !

Texte Akasha




Les Étrusques (du latin « Etrusci ») sont un peuple qui vivait depuis l'âge du fer en Étrurie, territoire correspondant à peu près à l'actuelle Toscane et au nord du Latium, soit le centre de la péninsule italienne, jusqu'à leur assimilation définitive comme citoyens de la République romaine, au ier siècle av. J.-C., après le vote de la Lex Iulia (-90) pendant la guerre sociale. Ils furent dans les début de Rome leurs principaux adversaires.

Les Romains les appelaient « Etrusci » ou « Tusci » et les Grecs les nommaient « Τυρρήνιοι » (Tyrrhēnioi, c'est-à-dire Tyrrhéniens, nom qui a été donné à la mer des côtes occidentales de l'Italie), mais ils s'appelaient eux-mêmes « Rasna » (forme syncopée de « Rasenna »).


Lien connexe : http://www.histoiredumonde.net/Etrusques.html


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MessageSujet: Re: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Lun 20 Avr - 23:03

Bonsoir ou bonjour les insomniaques drunken
Je vous proposes ce petit article sur une découverte sensationnelle sur une tombe princière celte à Troyes..Pour agrémrenter ce que je vous ais déjà raconter et posté sur les celtes, bonne lecture study (images akasha)
Akasha


DÉCOUVERTE D’UNE TOMBE PRINCIÈRE CELTE, À TROYES

C’est à Lavau dans l’Aube, près de Troyes que des archéologues ont découvert la présence d’une tombe princière datant du 5ème siècle avant notre ère.




INSOLITE VIDEO - Découverte d'une tombe... par lucepelforth


En effet, c’est pendant la construction de nouveaux bâtiments commerciaux que cette trouvaille a été faite. Cette tombe date de l’époque du Hallstatt et les scientifiques relatent qu’elle est la plus remarquable de la période celte. C’est le 4 mars 2015 que cette découverte a été rendue publique, car le site recèle encore beaucoup d’objets représentant cette époque.


Ces derniers ont été parfaitement conservés et ils permettent d’en apprendre toujours plus sur l’histoire de ce tombeau. Certains d’entre eux sont vraiment prestigieux et démontrent l’importance de la richesse du site. Les fouilles ne sont toujours pas terminées, car beaucoup de choses restent encore à découvrir. En effet, le monument mesure plus de sept mille mètres carrés et le travail ne fait que commencer.


Au vu des différentes découvertes, les scientifiques s’accordent tous à dire qu’il s’agit d’un tombeau princier, mais ils ne savent toujours pas si celui-ci a été fabriqué pour une femme ou pour un homme. Les recherches continuent et nous espérons en apprendre davantage sur cette période qui reste encore un mystère sur beaucoup de domaines.

http://www.mystere-tv.com/

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source: http://www.elishean.fr/


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MessageSujet: Re: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Sam 2 Mai - 22:06

Bonsoir mes frères & sœurs
Me revoici pour vous parlez de la commune de Paris, faut historique mésestimé, et méconnu du grand publique, pour cause de mépris de cette grande page d'histoire par les acteurs politiques et du pouvoir français...Et qui pourtant se verra décisif pour l"avenir de la France et surtout sa figure politique, voyons cela ensemble avec un grand spécialiste sur la question, fait d'un grand historien sans langue de bois, j'ai nommé Henri Guillemin ! Bonne découverte
Akasha.


Commune de Paris (1871) par Henri Guillemin



Le récit passionnant de la Commune de Paris, racontée par Henri Guillemin à la Télévision Suisse dans l’émission les dossiers de l’histoire d’Avril à Octobre 1971, en 13 épisodes d’une demi-heure.

Un grand merci à la Radio-Télévision Suisse qui a mis ces précieuses archives en ligne :


C'est par un déroutant et amical «salut» que Henri Guillemin lance cette nouvelle série des Dossiers de l'Histoire consacrée à la Commune de Paris. Pour l'historien, il convient d'abord de remonter aux origines de la Révolution française pour compendre cette «histoire atroce» de la Commune. Il s'emploie donc à rappeler dans ce premier épisode la lutte originelle de la bourgeoisie dès le XVIIIe siècle.

Henri Guillemin est né le 19 mars 1903 à Mâcon. Il fréquente l'Ecole normale supérieure et obtient une agrégation en lettres en 1972. Professeur dans plusieurs universités françaises, il est contraint de quitter Bordeaux en 1942 pour se réfugier en Suisse. Il entretient des liens privilégiés avec Neuchâtel où il séjourne fréquemment.

En 1945, Henri Guillemin devient conseiller culturel auprès de l'ambassade de France à Berne, puis, de 1963 à 1973, professeur à l'Université de Genève. Il s'éteint le 4 mai 1992 à Neuchâtel.

Spécialiste du XIXe siècle, il a été tout à la fois historien, critique littéraire et écrivain prolifique. Cet intellectuel non-conformiste a suscité autant l'admiration du grand public que la critique féroce des milieux académiques. Il a ainsi été banni des télévisions française et belge. Cet ostracisme a fait le bonheur des téléspectateurs de Suisse romande qui ont pu profiter de ses talents de conférencier entre 1958 et 1973.

Avec Les Dossiers de l'Histoire, l'historien a rendu accessible des questions historiques de première importance. Henri Guillemin a également fait découvrir aux télespectateurs l'oeuvre d'Arthur Rimbaud, Emile Zola et Léon Tolstoï. Ses conférences télévisées, un genre disparu aujourd'hui, ont été un rendez-vous important sur la TSR.




Partie 2/7



partie 3/7



Je vous poste la suite et la fin, plus trad, je vous laisse d'abord découvrir à votre aise la 1er petite moitié


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MessageSujet: Re: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Mar 19 Mai - 5:17

AU TEMPS DE CHARLEMAGNE : UN FILM -DOCUMENTAIRE QUI RÉÉCRIT L’HISTOIRE





Si l’Europe carolingienne est relativement connue et enseignée à l’école, qu’en est-il des civilisations strictement contemporaines de Charlemagne ? Telle est la question qui a dicté la démarche de ce documentaire : établir un panorama synchronique des grands faits civilisateurs vers l’an 800 en Europe latine, dans l’Empire byzantin, dans l’empire arabe des Abbassides et dans la Chine des Tang afin de tisser des liens qui ne nous apparaissent pas toujours évidents entre ces grandes civilisations.


Partie 1/5



Partie 2/5



Partie 3/5



Partie 4/5



Partie 5/5


Fort du conseil expert de l’historien Jacques Le Goff, le réalisateur Jean-François Delassus porte son regard sur l’héritage encore visible de ces grandes civilisations : Aix-la-Chapelle, Istanbul, Palmyre, Damas, Cordoue, Xian, etc. Nourri d’un commentaire vivant et riche de vertus pédagogiques, ses images font revivre une époque, tandis qu’un Charlemagne incarné par le comédien Bernard-Pierre Donnadieu, sorte d’intermédiaire entre ses contemporains et le spectateur, s’interroge sur ces peuples si lointains et pourtant si proches, et cherche à mieux les connaître. Les scènes de fiction alternent judicieusement avec des images tournées sur les lieux phares de cette période du VIIIe siècle qui a vu tant d’« âges d’or ».

La vision de ce documentaire n’est donc pas européocentriste.

De même, elle n’évoque les événements que pour mieux en saisir la portée sur un très long terme et préfère chercher à comprendre

comment les religions, les idées, les découvertes techniques et les impératifs économiques ont déterminé la vie des gens.


Plusieurs scènes reconstituent ainsi la vie quotidienne des Arabes, des Byzantins, des Chinois ou des sujets de Charlemagne, afin de souligner leurs mentalités et leurs modes de vie.

En dépit de sa longueur, un tel film ne saurait passer inaperçu auprès des enseignants d’histoire qui, en collège notamment, sont soucieux d’appréhender de manière synoptique les grandes civilisations du haut Moyen Âge et surtout d’établir les relations qui les unissaient, en allant à l’essentiel des connaissances.

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MessageSujet: Re: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Mar 26 Mai - 4:25

Une nouvelle étude montre que la plupart des hommes européens descendent d’une poignée d’ancêtres



Une étude génétique identifie de récentes lignées paternelles en Europe.

Dans une étude financée par le «Wellcome Trust», les généticiens de l’Université de Leicester ont séquencé l’ADN des chromosomes Y de 334 hommes provenant de 17 populations d’Europe et du Moyen-Orient.


En utilisant à la fois de nouvelles méthodes d’analyse des variations de l’ADN et la chronologies des événements des populations, l’équipe, dirigée par Mark Jobling et Chiara Batini, a constaté que deux hommes européens modernes sur trois descendent de seulement trois lignées paternelles qui partent de l’arbre généalogique des chromosomes Y européens.

L’étude suggère également que cette explosion de la taille de la population masculine a eu lieu il y a entre 2000 et 4000 ans.




« L’expansion de la population s’inscrit dans l’âge du bronze, qui entraîna des changements dans les pratiques funéraires, la propagation de l’équitation, et des développements en matière d’armement.

Les mâles dominants liés à ces cultures pourraient être responsables des modèles de chromosome Y que nous voyons aujourd’hui « , a déclaré Jobling dans un communiqué de presse.

On pensait à partir d’études génétiques précédentes que l’expansion de la population avait eu lieu à une époque antérieure. « Compte tenu de la complexité culturelle de l’âge du bronze, il est difficile de lier un événement particulier à la croissance de la population que nous supposons. Mais les séquences d’ADN de chromosomes Y de restes squelettiques sont désormais disponibles, ce qui nous aidera à comprendre ce qui est arrivé, et quand « , a ajouté Batini.

Pour en apprendre d’avantage sur la première grande civilisation du bronze de l’Europe, lire «Les Minoens de Crète».




Source : Archeology.org
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MessageSujet: Re: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Mer 27 Mai - 23:40

Sur la trace des Celtes



Les Celtes étaient-ils vraiment ces Gaulois chevelus et barbus, chasseurs de sangliers, que nous imaginons volontiers ? Enquête sur un peuple hors du commun, qui pratiquait l’agriculture et méprisait la mort.

Pendant plus de cinq siècles, les Celtes ont dominé toute une partie de l’Europe, du Danube à l’Atlantique, de la mer du Nord à l’Espagne et au nord de l’Italie. Qui étaient vraiment “nos ancêtres les Gaulois” ? Les récentes découvertes archéologiques révèlent une culture beaucoup plus vaste et sophistiquée qu’on ne l’imaginait et démentent les clichés accumulés depuis le XIXe siècle. Interrogeant les plus éminents spécialistes, Marc Jampolsky reconstitue les us et coutumes de ce peuple guerrier formé de plusieurs communautés.


Du chantier du TGV Paris-Strasbourg, où ont été mises au jour des nécropoles celtiques datant du IVe siècle avant J.-C., jusqu’en Hongrie et en Italie, son documentaire révèle un peuple puissant, vivant une existence confortable fondée sur l’agriculture et l’élevage. Les découvertes mettent aussi en évidence des capacités techniques ignorées jusqu’ici. Les Celtes avaient des armes très élaborées. Leurs objets, d’une grande précision mathématique, étaient porteurs de messages.

Les codes stylistiques des différentes communautés permettent de dessiner des liens entre elles. Mais, au bout du compte, le mystère celte demeure entier… Un documentaire instructif, qui permet d’enterrer les poncifs et de mettre en lumière un peuple hors du commun.

Réalisé par Marc Jampolsky – France (2010)


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MessageSujet: Re: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Sam 25 Juil - 19:41

Les Germains (doc en 4 épisodes)

De leur première confrontation avec les Romains en 58 av. J.-C. jusqu’au baptême de Clovis à la fin du Ve siècle, une série de quatre documentaires-fiction pour découvrir la véritable histoire des Germains, loin de l’image de barbares incultes inventée par César.



1/4 : Barbares contre Romains

Où l’on découvre comment les Romains et les Germains se sont rencontrés, à travers le destin du personnage fictif de Basena, prêtresse issue du peuple suève (Germains d’Europe centrale). Après la défaite de son roi Ariovist face à Jules César en 58 avant J.-C., elle se réfugie chez les Chérusques, où elle est chargée des affaires religieuses. Elle assiste à la conquête progressive des territoires germaniques par les Romains…


Les Germains: 1/4 - Barbares contre Romains (Arte) paylaşan: Agent__001

2/4 : La bataille de Varus

Personnage historique réel, Arminius, fils d’un chef de guerre chérusque, est enlevé à son père pour être éduqué à Rome. Devenu officier romain, il est renvoyé en Germanie en l’an 7 ou 8 après J.-C. pour aider le gouverneur romain Varus à étendre l’autorité de l’empire vers le nord. De retour dans son pays natal, il constate que, même si les deux peuples se sont désormais habitués à vivre ensemble, le droit germain ancestral est bafoué par les Romains. Arminius parvient alors à fédérer plusieurs peuples germaniques et organise la rébellion contre les Romains. Lors de la bataille l’opposant aux légions de Varus, en l’an 9, dans la forêt de Teutoburg, inflige à l’Empire romain l’une de ses plus sévères défaites…


Les Germains - 2l4 - La bataille de Varus paylaşan: alxka

3/4 : Pax romana

Après la terrible défaite de Varus, les Romains se sont retirés de l’autre côté du Rhin. Pour maintenir les “Barbares” à distance, ils construisent le limes. Cette ligne de démarcation n’est pourtant pas une frontière étanche. C’est aussi un point de passage, autant pour les échanges commerciaux que pour la circulation des idées et des hommes. C’est ainsi que vers le milieu du IIIe siècle, le jeune Germain Grifo – le protagoniste fictif de ce troisième épisode – décide de se réfugier du côté romain du limes après avoir échappé de justesse à l’attaque d’une tribu voisine sur son village. Comme il refuse d’abandonner ses armes, il est fait prisonnier et vendu à un organisateur de combats de gladiateurs. Son expérience de guerrier lui permet de gagner un combat spectaculaire et de recouvrer la liberté…


Les Germains - 3l4 - Pax romana paylaşan: alxka

4/4 : Sous le signe de la croix

Les grandes invasions ont bouleversé la carte de l’Europe et considérablement réduit le pouvoir de Rome. À la bataille de Tolbiac contre les Alamans en 496, Clovis, roi des Francs, implore le dieu des chrétiens de lui donner la victoire – et l’obtient. Désormais, à côté de ses guerriers, il fait une place de plus en plus grande aux évêques, les représentants de ce christianisme qui est religion d’État à Rome depuis plus d’un siècle déjà.

Son vassal Radulf – le narrateur fictif du dernier épisode – a grandi dans la croyance aux dieux des Germains et refuse cette évolution. Des rencontres personnelles avec des fidèles de la nouvelle religion l’amènent peu à peu à changer l’image qu’il s’en était faite. Lorsque Clovis se fait baptiser à Reims, un peu avant l’an 500, Radulf s’est rallié à la position de son suzerain et il est chargé d’une nouvelle mission : propager la foi chrétienne dans tout le royaume des Francs.


Les Germains 4I4 - sous le signe de la croix paylaşan: alxka


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MessageSujet: Re: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Mar 25 Aoû - 11:17

Bonjour mes frères & sœurs
Je reviens à un sujet que j'avais commencé il y a quelques mois, sur la commune de Paris. Un fait historique important de la France, mais ignoré de beaucoup, surtout des grand livres d'histoires, comme le massacre de Vendée..Je vous ai sélectionné un document très rare, écrit par ARTHUR ARNOULD, en mars 1881, soit dix après les faits. Ce qui rend les écrits proche de la vérité. C'est réellement un témoignage précieux et unique. Pour agrémenter, j'ai aussi sélectionné les rares photos d'époque. La prochaine fois, je vous parlerai d'une des actrice principale de la résistance, une grande dame, j'ai nommé Louise Michel. Bonne découverte.
Akasha.


Pierre Kropotkine
La Commune de Paris (1881)




Pierre Kropotkine revient dix ans après sur les événements de la Commune de Paris afin de tirer les enseignements de ses réussites et de ses échecs.

Le 18 mars 1871, le peuple de Paris se soulevait contre un pouvoir généralement détesté et méprisé, et proclamait la ville de Paris indépendante, libre, s'appartenant à elle-même.
Ce renversement du pouvoir central se fit même sans la mise en scène ordinaire d'une révolution : ce jour, il n'y eut ni coups de fusil, ni flots de sang versé derrière les barricades. Les gouvernants s'éclipsèrent devant le peuple armé, descendu dans la rue : la troupe évacua la ville, les fonctionnaires s'empressèrent de filer sur Versailles, emportant avec eux tout ce qu'ils pouvaient emporter. Le gouvernement s'évapora, comme une mare d'eau putride au souffle d'un vent de printemps, et le 19, Paris, ayant à peine versé une goutte de sang de ses enfants, se trouva libre de la souillure qui empestait la grande cité.


Et cependant la révolution qui venait de s'accomplir ainsi ouvrait une ère nouvelle dans la série des révolutions, par lesquelles les peuples marchent de l'esclavage à la liberté. Sous le nom de Commune de Paris,naquit une idéenouvelle, appelée à devenir le point de départ des révolutions futures.

Comme c'est toujours le cas pour les grandes idées, elle ne fut pas le produit des conceptions d'un philosophe, d'un individu : elle naquit dans l'esprit collectif, elle sortit du cÏur d'un peuple entier ; mais elle fut vague d'abord, et beaucoup parmi ceux-mêmes qui la mettaient en réalisation et qui donnèrent leur vie pour elle, ne l'imaginèrent pas au début telle que nous la concevons aujourd'hui ; ils ne se rendirent pas compte de la révolution qu'ils inauguraient, de la fécondité du nouveau principe qu'ils cherchaient à mettre en exécution. Ce fut seulement lors de l'application pratique que l'on commença à en entrevoir la portée future ; ce fut seulement dans le travail de la pensée qui s'opéra depuis, que ce nouveau principe se précisa de plus en plus, se détermina et apparut avec toute sa lucidité, toute sa beauté, sa justice et l'importance de ses résultats.


Dès que le socialisme eut pris un nouvel essor dans le courant des cinq ou six années qui précédèrent la Commune, une question surtout préoccupa les élaborateurs de la prochaine révolution sociale. C'était la question de savoir quel serait le mode de groupement politique des sociétés, le plus propice à cette grande révolution économique que le développement actuel de l'industrie impose à notre génération, et qui doit être l'abolition de la propriété individuelle et la mise en commun de tout le capital accumulé par les générations précédentes.
L'Association Internationale des Travailleurs donna cette réponse. Le groupement, disait-elle, ne doit pas se borner à une seule nation : il doit s'étendre par dessus les frontières artificielles. Et bientôt cette grande idée pénétra les cÏurs des peuples, s'empara des esprits. Pourchassée depuis par la ligue de toutes les réactions, elle a vécu néanmoins, et dès que les obstacles mis à son développement seront détruits à la voix des peuples insurgés, elle renaîtra plus forte que jamais.

Mais, il restait à savoir quelles seraient les parties intégrantes de cette vaste Association ?

Alors, deux grands courants d'idées se trouvèrent en présence pour répondre à cette question : l'État populaired'une part ; de l'autre, l'Anarchie.

D'après des socialistes allemands, l'État devait prendre possession de toutes les richesses accumulées et les donner aux associations ouvrières, organiser la production et l'échange, veiller à la vie, au fonctionnement de la société.

A quoi la plupart des socialistes de race latine, forts de leur expérience, répondaient qu'un pareil État, Ñ en admettant même que par impossible il pût exister, Ñ eût été la pire des tyrannies, et ils opposaient à cet idéal, copié sur le passé, un idéal nouveau, l'anarchie,c'est-à-dire l'abolition complète des États et l'organisation du simple au composé par la fédération libre des forces populaires, de producteurs et des consommateurs.

Il fut bientôt admis, même par quelques «Étatistes», les moins imbus de préjugés gouvernementaux, que certes l'Anarchie représente une organisation de beaucoup supérieure à celle qui est visée par l'État populaire ; mais, disait-on, l'idéal anarchiste est tellement éloigné de nous, que nous n'avons pas à nous en préoccuper pour le moment. D'autre part, il manquait à la théorie anarchiste une formule concrète et simple à la fois, pour préciser son point de départ, pour donner un corps à ses conceptions, pour démontrer qu'elles s'appuyaient sur une tendance ayant une existence réelle dans le peuple. La fédération des corporations de métier et de groupes de consommateurs par-dessus les frontières et en dehors des États actuels, semblait encore trop vague ; et il était facile d'entrevoir en même temps qu'elle ne pouvait pas comprendre toute la diversité des manifestations humaines. Il fallait trouver une formule plus nette, plus saisissable, ayant ses éléments premiers dans la réalité des choses.

S'il ne s'était agi simplement que l'élaborer une théorie, peu importent les théories ! aurions-nous dit. Mais tant qu'une idée nouvelle n'a pas trouvé son énoncé net, précis et découlant des choses existantes, elle ne s'empare pas des esprits, ne les inspire pas au point de les lancer dans une lutte décisive. Le peuple ne se jette pas dans l'inconnu, sans s'appuyer sur une idée certaine et nettement formulée qui lui serve de tremplin, pour ainsi dire, à son point de départ.

Ce point de départ c'est la vie elle-même qui se chargea de l'indiquer.


Cinq mois durant, Paris, isolé par le siège, avait vécu de sa vie propre et il avait appris à connaître les immenses ressources économiques, intellectuelles et morales dont il dispose ; il avait entrevu et compris sa force d'initiative. En même temps, il avait vu que la bande de bavards qui s'était emparée du pouvoir ne savait rien organiser ni la défense de la France, ni le développement de l'intérieur. Il avait vu ce gouvernement central se mettre au travers de tout ce que l'intelligence d'une grande cité pouvait faire éclore. Il avait compris plus que cela : l'impuissance d'un gouvernement, quel qu'il soit, de parer aux grands désastres, de faciliter l'évolution prête à s'accomplir. Il avait subi pendant un siège une misère affreuse, la misère des travailleurs et des défenseurs de la ville, à côté du luxe insolent des fainéants, et il avait vu échouer, grâce au pouvoir central, toutes ses tentatives pour mettre fin à ce régime scandaleux, Chaque fois que le peuple voulait prendre un libre essor, le gouvernement venait alourdir les chaînes, attacher son boulet, et l'idée naquit tout naturellement que Paris devait se constituer en Commune indépendante, pouvant réaliser dans ses murs ce que lui dicterait la pensée du peuple !


Ce mot : LA COMMUNE, s'échappa alors de toutes les bouches.



La Commune de 1871 ne pouvait être qu'une première ébauche. Née à l'issue d'une guerre, cernée par deux armées prêtes à se donner la main pour écraser le peuple, elle n'osa se lancer entièrement dans la voie de la révolution économique ; elle ne se déclara pas franchement socialiste, ne procéda ni à l'expropriation des capitaux ni à l'organisation du travail ; ni même au recensement général de toutes les ressources de la cité. Elle ne rompit pas non plus avec la tradition de l'État, du gouvernement représentatif, et elle ne chercha pas à effecteur dans la Commune cette organisation du simple au complexe qu'elle inaugurait en proclamant l'indépendance et la libre fédération des Communes. Mais il est certain que si la Commune de Paris eût vécu quelques mois encore, elle eût été poussée inévitablement, par la force des choses, vers ces deux révolutions. N'oublions pas que la bourgeoisie a mis quatre ans de période révolutionnaire pour arriver de la monarchie tempérée à la république bourgeoise, et nous ne serons pas pas étonnés de voir que le peuple de Paris n'ait pas franchi d'un seul bond l'espace qui sépare la Commune anarchiste du gouvernement des pillards. Mais sachons aussi que la prochaine révolution qui, en France et certainement aussi en Espagne, sera communaliste, reprendra l'Ïuvre de la Commune de Paris là où l'ont arrêtée les assassinats des Versaillais.
La Commune succomba, et la bourgeoisie se vengea, nous savons comment, de la peur que le peuple lui avait faite en secouant le joug de ses gouvernants. Elle prouva qu'il y a réellement deux classes dans la société moderne : d'une part, l'homme qui travaille, qui donne au bourgeois plus de la moitié de ce qu'il produit, et qui cependant passe trop facilement sur les crimes de ses maîtres ; d'autre part, le fainéant, le repu, animé des instincts de la bête fauve, haïssant son esclave, prêt à le massacrer comme un gibier.
Après avoir enfermé le peuple de Paris et bouché toutes les issues, ils lancèrent les soldats abrutis par la caserne et le vin et leur dirent en pleine Assemblée : «Tuez ces loups, ces louves et ces louveteaux!» Et au peuple, ils dirent (1) :

Ñ « Quoi que tu fasses, tu vas périr ! Si l'on te prend les armes à la mains, Ñ la mort! si tu déposes les armes, Ñ la mort! si tu frappes, Ñ la mort! Si tu implores, Ñ la mort! De quelque côté que tu tournes les yeux : à droite, à gauche, devant, derrière, en haut, en bas, Ñ la mort! Tu es non seulement hors la loi, mais hors l'humanité. Ni l'âge, ni le sexe, ne sauraient te sauver, ni toi, ni les tiens. Tu vas mourir, mais avant tu savoureras l'agonie de ta femme, de ta sÏur, de ta mère, de tes filles, de tes fils, même au berceau ! On ira, sous tes yeux, prendre le blessé dans l'ambulance pour le hacher à coup de sabre-baïonnette, pour l'assommer à coup de crosse de fusil. On le tirera, vivant, par sa jambe brisée ou son bras saignant, et on le jettera dans le ruisseau, comme un paquet d'ordures qui hurle et qui souffre.

« La mort ! La mort ! La mort !»

Et puis, après l'orgie effrénée sur des tas de cadavres, après l'extermination en masse, la vengeance mesquine et pourtant atroce qui dure encore, le martinet, les poucettes, les fers à fond de cale, les coups de fouet et la trique des argousins, les insultes, la faim, tous les raffinements de la cruauté.

Le peuple oubliera-t-il ces hautes Ïuvres ?

«Terrassée, mais non vaincue», la Commune renaît aujourd'hui. Ce n'est plus seulement un rêve de vaincus caressant dans leur imagination un beau mirage d'espérance ; non ! «la Commune» devient aujourd'hui le but précis et visible de la Révolution qui gronde déjà près de nous. L'idée pénètre les masses, elle leur donne un drapeau, et nous comptons fermement sur la présente génération pour accomplir la Révolution sociale dans la Commune,pour venir mettre fin à l'ignoble exploitation bourgeoise, débarrasser les peuples de la tutelle de l'État, inaugurer dans l'évolution de l'espèce humaine une nouvelle ère de liberté, d'égalité, de solidarité.



Dix années nous séparent déjà du jour où le peuple de Paris, renversant le gouvernement des traîtres, qui s'étaient emparés du pouvoir lors de la la chute de l'Empire, se constituait en Commune et proclamait son indépendance absolue (2). Et cependant, c'est encore vers cette date du 18 mars 1871 que se portent nos regards, c'est à elle que se rattachent nos meilleurs souvenirs ; c'est l'anniversaire de cette journée mémorable que le prolétariat des deux mondes se propose de fêter solennellement, et demain soir, des centaines de mille cÏurs ouvriers vont battre à l'unisson, fraternisant à travers les frontières et les océans, en Europe, aux Etats-Unis, dans l'Amérique du Sud, au souvenir de la révolte du prolétariat parisien.
C'est que l'idée pour laquelle le prolétariat français a versé son sang à Paris et pour laquelle il a souffert sur les plages de la Nouvelle-Calédonie, est une de ces idées qui, à elles seules, renferment toute une révolution, une idée large qui peut recevoir sous les plis de son drapeau toutes les tendances révolutionnaires des peuples marchant vers leur affranchissement.

Certes, si nous nous bornions à observer seulement les faits réels et palpables accomplis par la Commune de Paris, nous devrions dire que cette idée n'était pas suffisamment vaste, qu'elle n'embrassait qu'une partie minime du programme révolutionnaire. Mais si nous observons, au contraire, l'esprit qui inspirait les masses du peuple, lors du mouvement du 18 mars, les tendances qui cherchaient à se faire jour et qui n'eurent pas le temps de passer dans le domaine de la réalité, parce que, avant d'éclore, elles furent étouffées sous des monceaux de cadavres, Ñ nous comprendrons alors toute la portée du mouvement et les sympathies qu'il inspire au sein des masses ouvrières dans les deux mondes. La Commune enthousiasme les cÏurs, non par ce qu'elle a fait, mais par ce qu'elle promet de faire un jour.


D'où vient cette force irrésistible qui attire vers le mouvement de 1871 les sympathies de toutes les masses opprimées? Quelle idée représente la Commune de Paris ? Et pourquoi cette idée est-elle si attrayante pour les prolétaires de tous pays, de toute nationalité ?
La réponse est facile. Ñ La révolution de 1871 fut un mouvement éminemment populaire. Faite par le peuple lui-même, née spontanément au sein des masses, c'est dans la grande masse populaire qu'elle a trouvé ses défenseurs, ses héros, ses martyrs Ñ et surtout ce caractère «canaille» que la bourgeoisie ne lui pardonnera jamais. Et en même temps, l'idée mère de cette révolution, Ñ vague, il est vrai ; inconsciente peut-être, mais néanmoins bien prononcée, perçant dans tous ses actes, Ñ c'est l'idée de la révolution sociale cherchant à s'établir enfin, après tant de siècles de luttes, la vraie liberté et la vraie égalité pour tous.

C'était la révolution de la «canaille» marchant à la conquête de ses droits.

On a cherché, il est vrai, on cherche encore à dénaturer le vrai sens de cette révolution et à la représenter comme une simple tentative de reconquérir l'indépendance pour Paris et de constituer un petit État dans la France. Ñ Rien n'est moins vrai, cependant. Paris ne cherchait pas à s'isoler de la France, comme il ne cherchait pas à la conquérir par les armes ; il ne tenait pas à se renfermer dans ses murs, comme un bénédictin dans son cloître ; il ne s'inspirait pas d'un esprit étroit de clocher. S'il réclamait son indépendance, s'il voulait empêcher l'intrusion dans ses affaires de tout pouvoir central, c'est parce qu'il voyait dans cette indépendance un moyen d'élaborer tranquillement les bases de l'organisation future et d'accomplir dans son sein la révolution sociale, Ñ une révolution qui aurait transformé complètement le régime de la production et de l'échange, en les basant sur la justice, qui aurait modifié complètement les relations humaines en les mettant sur le pied de l'égalité, et qui aurait refait la morale de notre société, en lui donnant pour base les principes de l'équité et de la solidarité.

L'indépendance communale n'était donc pour le peuple de Paris qu'un moyen, et la révolution sociale était son but.


Ce but, il eût été atteint, certainement, si la révolution du 18 mars eût pu suivre son libre cours, si le peuple de Paris n'eût pas été écharpé, sabré, mitraillé, éventré par les assassins de Versailles. Trouver une idée nette, précise, compréhensible à tout le monde et résumant en quelques mots ce qu'il y avait à faire pour accomplir la révolution, telle fut, en effet, la préoccupation du peuple de Paris dès les premiers jours de son indépendance. Mais une grande idée ne germe pas en un jour, quelque rapide que soit l'élaboration et la propagation des idées pendant les périodes révolutionnaires. Il lui faut toujours un certain temps pour se développer, pour pénétrer dans les masses et pour se traduire par es actes, et ce temps a manqué à la Commune de Paris.
Il lui a manqué d'autant plus, qu'il y a dix ans, les idées du socialisme moderne traversaient elles-mêmes une période transitoire. La Commune est née, pour ainsi dire, entre deux époques de développement du socialisme moderne. En 1871, le communisme autoritaire, gouvernemental et plus ou moins religieux de 1848 n'avait plus de prise sur les esprits pratiques et libertaires de notre époque. Où trouver aujourd'hui un Parisien qui consente à s'enfermer dans une caserne phalanstérienne ? D'autre part, le collectivisme, qui veut atteler dans un même char le salariat et la propriété collective, restait incompréhensible, peu attrayant, hérissé de difficultés dans son application pratique. Et le communisme libre, le communisme anarchiste, se faisait jour à peine ; à peine osait-il affronter les attaques des adorateurs du gouvernementalisme.

L'indécision régnait dans les esprits, et les socialistes eux-mêmes ne se sentaient pas l'audace de se lancer à la démolition de la propriété individuelle, n'ayant pas devant eux de but bien déterminé. Alors on se laissa berner par ce raisonnement que les endormeurs répètent depuis des siècles. Ñ «Assurons-nous d'abord la victoire ; on verra après ce qu'on pourra faire.»


S'assurer d'abord la victoire ! Comme s'il y avait moyen de se constituer en Commune libre tant qu'on ne touche pas à la propriété ! Comme s'il y avait moyen de vaincre les ennemis, tant que la grande masse du peuple n'est pas intéressée directement au triomphe de la révolution, en voyant arriver le bien-être matériel, intellectuel et moral pour tous ! On cherchait à consolider d'abord la Commune en renvoyant à plus tard la révolution sociale, tandis que l'unique moyen de procéder était de considérer la Commune par la révolution sociale !
Il en arriva de même pour le principe gouvernemental. En proclamant la Commune libre, le peuple de Paris proclamait un principe essentiellement anarchiste ; mais, comme à cette époque l'idée anarchiste n'avait que faiblement pénétré dans les esprits, il s'arrêta à moitié chemin et, au sein de la Commune il se prononça encore pour le vieux principe autoritaire, en se donnant un Conseil de la Commune, copié sur les Conseils municipaux.

Si nous admettons, en effet, qu'un gouvernement central est absolument inutile pour régler les rapports des Communes entre elles, pourquoi en admettrions-nous la nécessité pour régler les rapports mutuels des groupes qui constituent la Commune ? Et si nous abandonnons à la libre initiative des Communes le soin de s'entendre entre elles pour les entreprises qui concernent plusieurs cités à la fois, pourquoi refuser cette même initiative aux groupes dont se compose une Commune ? Un gouvernement dans la commune n'a pas plus de raison d'être qu'un gouvernement au-dessus de la Commune.

Mais, en 1871, le peuple de Paris, qui a renversé tant de gouvernements, n'était qu'à son premier essai de révolte contre le système gouvernemental lui-même : il se laissa donc aller au fétichisme gouvernemental et se donna un gouvernement. On en connaît les conséquences. Il envoya ses enfants dévoués à l'Hôtel-de-Ville. Là, immobilisés, au milieu des paperasses, forcés de gouverner lorsque leurs instincts leur commandaient d'être et de marcher avec le peuple ; forcés de discuter, quand il fallait agir, et perdant l'inspiration qui vient du contact continuel avec les masses, ils se virent réduits à l'impuissance. Paralysés par leur éloignement du foyer des révolutions, le peuple, ils paralysaient eux-mêmes l'initiative populaire.

Enfantée pendant une période transitoire, alors que les idées de socialisme et d'autorité subissaient une modification profonde ; née à l'issue d'une guerre, dans un foyer isolé, sous les canons des Prussiens, la Commune de Paris a dû succomber.
Mais, par son caractère éminemment populaire, elle commença une ère nouvelle dans la série des révolutions, et, par ses idées, elle fut le précurseur de la grande révolution sociale. Les massacres inouïs, lâches et féroces par lesquels la bourgeoisie a célébré sa chute, la vengeance ignoble que les bourreaux ont exercée pendant neuf ans sur leurs prisonniers, ces orgies de cannibales ont creusé entre la bourgeoisie et le prolétariat un abîme qui jamais ne sera comblé. Lors de la prochaine révolution, le peuple saura ce qu'il a à faire ; il saura ce qui l'attend s'il ne remporte pas une victoire décisive, et il agira en conséquence.

En effet, nous savons maintenant que le jour où la France se hérissera de Communes insurgées, le peuple ne devra plus se donner de gouvernement et attendre de ce gouvernement l'initiative des mesures révolutionnaires. Après avoir donné un bon coup de balai aux parasites qui le rongent, il s'emparera lui-même de toute la richesse sociale, pour la mettre en commun, selon les principes du communisme anarchiste. Et lorsqu'il aura aboli complètement la propriété, le gouvernement et l'État, il se constituera librement selon les nécessités qui lui seront dictées par la vie elle-même. Brisant ses chaînes et renversant ses idoles, l'humanité marchera alors vers un meilleur avenir, ne connaissant plus ni maîtres ni esclaves, ne gardant de la vénération que pour les nobles martyrs qui ont payé de leur sang et de leurs souffrances ces premières tentatives d'émancipation, qui nous ont éclairés dans notre marche vers la conquête de la liberté.


Les fêtes et les réunions publiques organisées, le 18 mars, dans toutes les villes où il y avait des groupes socialistes constitués méritent toute notre attention, non seulement comme une manifestation de l'armée des prolétaires, mais encore comme une expression des sentiments qui animent les socialistes des deux mondes. «On se compte» ainsi, mieux que par tous les bulletins imaginables, et l'on formule ses aspirations en toute liberté, sans se laisser influencer par des considérations de tactique électorale.
En effet, les prolétaires, réunis ce jour-là dans les meetings ne se bornent plus à faire l'éloge de l'héroïsme du prolétariat parisien, ni à crier vengeance contre les massacres de Mai. Tout en se retrempant dans le souvenir de la lutte héroïque de Paris, ils sont allés plus loin. Ils discutent l'enseignement qu'il faut tirer de la Commune de 1871 pour la prochaine révolution ; ils se demandent quelles étaient les fautes de la Commune, et cela non pour critiquer les hommes, mais pour faire ressortir comment les préjugés sur la propriété et l'autorité qui régnaient en ce moment au sein des organisations prolétariennes, ont empêché l'idée révolutionnaire d'éclore, de se développer et d'éclairer le monde entier de ses lueurs vivifiantes.

L'enseignement de 1871 a profité au prolétariat du monde entier et, rompant avec les préjugés anciens, les prolétaires ont dit clairement et simplement, comment ils entendent leurrévolution.

Il est certain désormais que le prochain soulèvement des Communes ne sera plus simplement un mouvement communaliste.Ceux qui pensent encore qu'il faut établir la Commune indépendante et puis, dans cette Commune, faire essai de réformes économiques, sont débordés par le développement de l'esprit populaire. C'est par des actes révolutionnaires socialistes, en abolissant la propriété individuelle, que les Communes de la prochaine révolution affirmeront et constitueront leur indépendance.
Le jour où en conséquence du développement de la situation révolutionnaire, les gouvernements seront balayés par le peuple et la désorganisation jetée dans le camps de la bourgeoisie qui ne se maintient que par la protection de l'État, ce jour-là Ñ et il n'est pas loin, Ñ le peuple insurgé n'attendra pas qu'un gouvernement quelconque décrète dans sa sagesse inouïe des réformes économiques. Il abolira lui-même la propriété individuelle par l'expropriation violente, en prenant possession, au nom du peuple entier, de toute la richesse sociale, accumulée par le travail des générations précédentes. Il ne se bornera pas à exproprier les détenteurs du capital social par un décret qui resterait lettre morte : il en prendra possession sur-le-champ, et il établira ses droits en l'utilisant sans délai. Il s'organisera lui-même dans l'atelier pour le faire marcher ; il échangera son taudis contre un logement salubre dans la maison du bourgeois ; il s'organisera pour utiliser immédiatement toute la richesse entassée dans les villes ; il en prendra possession comme si cette richesse ne lui avait jamais été volée par la bourgeoisie. Le baron industriel qui prélève le butin sur l'ouvrier, une fois évincé, la production continuera, en se débarrassant des entraves qui la gênent, en abolissant les spéculations qui la tuent et le gâchis qui la désorganise, et, en se transformant conformément aux nécessités du moment sous l'impulsion qui lui sera donnée par le travail libre. Ñ «Jamais on ne labourera en France comme en 1793, après que la terre fut arrachée des mains des seigneurs», écrit Michelet. Ñ Jamais on n'a travaillé comme on travaillera le jour où le travail sera devenu libre, où chaque progrès du travailleur sera une source de bien-être pour la Commune entière.


Au sujet de la richesse sociale, on a cherché à établir une distinction, et on est même arrivé à diviser le parti socialiste à propos de cette distinction. L'école qui s'appelle aujourd'hui collectiviste,substituant au collectivisme de l'ancienne Internationale (qui n'était que le communisme anti-autoritaire), une espèce de collectivisme doctrinaire, a cherché à établir une distinction entre le capital qui sert à la production et la richesse qui sert à subvenir aux nécessités de la vie. La machine, l'usine, la matière première, les voies de communication et le sol d'un côté ; les habitations, les produits manufacturés, les vêtements, les denrées de l'autre. Les uns devenant propriété collective ; les autres destinés, selon les doctes représentants de cette école, à rester propriété individuelle.
On a cherché à établir cette distinction. Mais le bon sens populaire en a eu vite raison. Il a compris que cette distinction est illusoire et impossible à établir. Vicieuse en théorie, elle tombe devant la pratique de la vie. Les travailleurs ont compris que la maison qui nous abrite, le charbon et le gaz que nous brûlons, la nourriture que brûle la machine humaine pour maintenir la vie, le vêtement dont l'homme se couvre pour préserver son existence, le livre qu'il lit pour s'instruire, voire même l'agrément qu'il se procure sont autant de parties intégrantes de son existence, tout aussi nécessaires pour le succès de la production et pour le développement progressif de l'humanité, que les machines, les manufactures, les matières premières et les autres agents de la production. Ils ont compris que maintenir la propriété individuelle pour ces richesses, serait maintenir l'inégalité, l'oppression, l'exploitation, paralyser d'avance les résultats de l'expropriation partielle. Passant par-dessus les chevaux de frise mis sur leur chemin, par le collectivisme des théoriciens, ils marchent droit à la forme la plus simple et plus pratique du communisme anti-autoritaire.

En effet, dans leurs réunions, les prolétaires révolutionnaires affirment nettement leur droit à toute la richesse sociale et la nécessité d'abolir la propriété individuelle, aussi bien pour les valeurs de consommation que pour celles de reproduction. «Le jour de la Révolution, nous nous emparerons de toutela richesse, de toutesles valeurs entassées dans les villes, et nous les mettrons en commun» Ñ disent les porte-voix de la masse ouvrière, et les auditeurs le confirment par leur assentiment unanime.

Ñ «Que chacun prenne dans le tas ce dont il a besoin, et soyons sûrs que dans les greniers de nos villes il y aura assez de nourriture pour nourrir tout le monde jusqu'au jour où la production libre prendra sa nouvelle marche. Dans les magasins de nos villes il y a assez de vêtements pour vêtir tout le monde, entassés là sans écoulement, à côté de la misère générale. Il y a même assez d'objets de luxe pour que tout le monde en choisisse à son goût.»

Voilà comment Ñ à en juger d'après ce qui se dit dans les réunions Ñ la masse prolétaire envisage la Révolution : Ñ introduction immédiate du communisme anarchiste, et libre organisation de la reproduction. Ce sont deux point établis, et à cet égard, les Communes de la Révolution qui grondent à nos portes ne répéteront plus les erreurs de leurs prédécesseurs qui, en versant leur sang généreux, ont déblayé la route pour l'avenir.


Le même accord ne s'est pas encore établi, Ñ sans être, cependant, loin de s'établir, Ñ sur un autre point ; non moins important, sur la question du gouvernement.
On sait que deux écoles sont en présence sur cette question. «Il faut Ñ disent les uns Ñ le jour même de la Révolution, constituer un gouvernement qui s'empare du pouvoir. Ce gouvernement, fort, puissant et résolu, fera la Révolution en décrétant ceci et cela et en forçant à obéir à ses décrets.»


Ñ «Triste illusion ! » disent les autres. Tout gouvernement central, se chargeant de gouverner une nation, étant formé fatalement d'éléments disparates, et conservateur de par son essence gouvernementale, ne serait qu'un empêchement à la révolution. Il ne ferait qu'entraver la révolution dans les Communes prêtes à marcher de l'avant, sans être capable d'inspirer du souffle révolutionnaire les Communes retardataires. Ñ De même au sein d'une Commune insurgée. Ou bien le gouvernement communal ne fera que sanctionner les faits accomplis, et alors il sera un rouage inutile et dangereux ; ou bien il voudra en agir à sa tête : il réglementera ce qui doit encore s'élaborer librement par le peuple lui-même, pour être viable ; il appliquera des théories, là où il faut que toute la société élabore les formes nouvelles de la vie commune, avec cette force de création qui surgit dans l'organisme social lorsqu'il brise ses chaînes et voit s'ouvrir devant lui de nouveaux et larges horizons. Les hommes au pouvoir gêneront cet élan, sans rien produire eux-mêmes, s'ils restaient au sein du peuple à élaborer avec lui l'organisation nouvelle, au lieu de s'enfermer dans les chancelleries et s'épuiser en débats oisifs. Il sera un empêchement et un danger ; impuissant pour le bien, formidable pour le mal ; donc, il n'a pas de raison d'être.»

Si naturel et si juste que soit ce raisonnement, cependant il se heurte encore aux préjugés séculaires accumulés, accrédités, par ceux qui ont intérêt à maintenir la religion du gouvernement à côté de la religion de la propriété et de la religion divine.

Ce préjugé, Ñ le dernier de la série : Dieu, Propriété, Gouvernement, existe encore, et il est un danger pour la prochaine révolution. Mais on peut déjà constater qu'il s'ébranle. Ñ «Nous ferons nous-mêmes nos affaires, sans attendre les ordres d'un gouvernement, et nous passerons par-dessus la tête de ceux qui viendront s'imposer sous forme de prêtre, de propriétaire ou de gouvernant», Ñ disent déjà les prolétaires. Il faut donc espérer que si le parti anarchiste continue à combattre vigoureusement la religion du gouvernementalisme, et s'il ne dévie pas lui-même de sa route en se laissant entraîner dans les luttes pour le pouvoir, Ñ il faut espérer, disons-nous, que dans les quelques années qui nous restent encore jusqu'à la Révolution, le préjugé gouvernemental sera suffisamment ébranlé pour ne plus être capable d'entraîner les masses prolétaires dans une fausse voie.



Il y a cependant une lacune regrettable dans les réunions populaires que nous tenons à signaler. C'est que rien, ou presque rien, n'a été fait pour les campagnes. Tout s'est borné aux villes. La campagne semble ne pas exister pour les travailleurs des villes. Même les orateurs qui parlent du caractère de la prochaine révolution évitent de mentionner les campagnes et le sol. Ils ne connaissent pas le paysan ni ses désirs, et ne se hasardent pas de parler en son nom. Faut-il insister longuement sur le danger qui en résulte ? Ñ L'émancipation du prolétariat ne sera même pas possible, tant que le mouvement révolutionnaire n'embrassera pas les villages. Les Communes insurgées ne sauraient se maintenir même un an, si l'insurrection ne se propageait pas en même temps dans les villages. Lorsque l'impôt, l'hypothèque, la rente seront abolies, lorsque les institutions qui les prélèvent seront jetées aux quatre vents, il est certain que les villages comprendront les avantages de cette révolution. Mais en tout cas, il serait imprudent de compter sur la diffusion des idées révolutionnaires des villes dans les campagnes sans préparer les idées à l'avance. Il faut savoir d'ores et déjà ce que veut le paysan, comment on entend la révolution dans les villages, comment on pense résoudre la question si épineuse de la propriété foncière. Il faut dire à l'avance au paysan ce que se propose de faire le prolétaire des villes et son allié, qu'il n'a pas à craindre de lui des mesures nuisibles à l'agriculteur. Il faut que de son côté l'ouvrier des villes s'habitue à respecter le paysan et à marcher d'un commun accord avec lui.
Mais, pour cela les travailleurs ont à s'imposer le devoir d'aider à la propagande dans les villages.Il importe que dans chaque ville il y ait une petite organisation spéciale, une branche de la Ligue Agraire, pour la propagande au sein des paysans. Il faut que ce genre de propagande soit considéré comme un devoir, au même titre que la propagande dans les centres industriels.


Les débuts en seront difficiles ; mais souvenons-nous qu'il y va du succès de la Révolution. Elle ne sera victorieuse que le jour où le travailleur des usines et le cultivateur des champs marcheront la main dans la main à la conquête de l'Égalité pour tous, en portant le bonheur dans la chaumière comme dans les édifices des grandes agglomérations industrielles.


Nous empruntons ces lignes à l'Histoire populaire et parlementaire de la Commune de Paris,par ARTHUR ARNOULD, ouvrage que nous nous faisons un plaisir de rappeler à l'attention des lecteurs.

(2) Écrit en mars 1881.


Source : http://kropot.free.fr/Kropotkine-CommuneParis.htm
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MessageSujet: Re: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Mar 1 Sep - 20:51

Nos origines : L’Histoire oubliée des Européens



Pour retrouver nos assises

Le sujet de cette page est un sujet doublement tabou.

En effet, après l’incendie en 49 avant J.C de la Grande Bibliothèque d’Alexandrie – qui entraîna la perte irrémédiable de 400.000 rouleaux de papyrus dans toutes les disciplines scientifiques, la fermeture des Universités païennes au VI ème siècle par l’Empereur Justinien, l’interdiction de la lecture et la destruction de tous les documents anciens par les chrétiens, notre histoire fut totalement occultée et oubliée.

Même si elle fut retrouvée au XV ème siècle, notamment grâce aux arabes ayant traduits beaucoup d’ouvrages grecs, ce ne fut que très partiellement car ne concernant, en somme, que le monde de l’antiquité méditerranéenne. De plus l’Église catholique maintint ses efforts pour que ces connaissances demeurent ignorées. Là est l’origine du premier tabou.

Le second tabou provient de ce que les historiens qui participèrent au XIXème siècle aux recherches sur ce passé oublié , donnèrent – sans doute involontairement – des assises à divers mouvements européens qui allaient développer le concept de supériorité des Indo-Européens sur les autres peuples, et ainsi donner naissance au X ème siècle en Allemagne au National Socialisme dont on connaît les conséquences et les atrocités. Après la Seconde Guerre Mondiale il devint par simple consensus interdit d’évoquer certains de ces auteurs et leurs ouvrages.

Toutefois les découvertes scientifiques faites dans la seconde partie du XXème siècle démontrèrent une chose étonnante:

l’antériorité de la civilisation européenne des mégalithes sur celle des constructeurs des pyramides d’Égypte, et donnèrent à penser que les Celtes étaient indigènes de l’Europe.

Ces faits incontestables, nous permettent aujourd’hui d’esquisser ce que fut notre passé probable, ce qui ne peut que passionner tout honnête chercheur, et nous passerons donc outre aux lobbies et aux tabous qui prétendent nous empêcher de retrouver nos racines.


Retrouvons la mémoire de l’ancienneté de nos origines.



Voici quarante ans que le radiocarbone, en les vieillissant de 1 000 à 3 000 ans, affirme que les premières cultures de l’Europe ont précédé, de beaucoup, l’essor des civilisations d’Égypte et de Mésopotamie.

Il n’est donc plus possible de baser la préhistoire sur le postulat  » Ex Oriente Lux « , par lequel la lumière de la civilisation s’était propagée depuis le merveilleux Proche-Orient, d’autant plus tardivement et médiocrement qu’on s’en éloignait.

C’est pourtant cette conception qui constitue encore la toile de fond des publications accessibles au grand public, laissé dans l’ignorance du rôle majeur qu’a joué l’Europe dès le VIIème millénaire av. J.-C et sans doute bien avant.

» Si le radiocarbone fait remonter vers – 9 000 av. J.C. les débuts de la vie collective en Palestine (Jéricho), puis à – 6 500 av. J.C l’extraordinaire civilisation urbaine d’Asie Mineure (Çatal-Höyük), on évoque moins qu’il montre aussi leur dépérissement. En effet, vers – 5 000, il n’existait plus de civilisations organisées qu’en Europe. En deux Europes faut-il dire, dont le destin fut incroyablement différent. »


Tragique destin de l’Europe de l’est



« A l’Est, depuis l’invention de la métallurgie du cuivre vers – 5 000 (les trésors de Varna), la vallée du Danube n’a cessé de voir ses brillantes initiatives anéanties par des migrations successives. Le radiocarbone étale sur trois mille ans ces  » invasions indo-européennes  » d’origine si controversée.

Nordiques (-4 600), Peuples aux Haches de combat (-3 600), Indo-européens (-2 600), Peuples de la Mer (-1 300), répètent leur scénario de dévastations suivies de Renaissances.

Les paisibles paysans des immenses régions nordiques, chassés par le froid, et de plus en plus mal accueillis, furent contraints de s’organiser en guerre. On ne naquit pas indo-européen, on le devint par nécessité. Comment en vouloir à ces pauvres gens ? Mais aussi quel contresens d’en tirer gloire ! Il fallut chaque fois quatre cents ans pour en relever les ruines !  »


L’Empire mégalithique






Par un saisissant contraste, l’Europe occidentale connut trois mille ans, ou plus, de paix immuable, sous l’égide de ce qu’il faut bien appeler l’Empire mégalithique.

Pourquoi ces mégalithes ?
Pourquoi près de l’Océan ?
Pourquoi ces orientations astronomiques ?
Pourquoi cette sagesse de moeurs des maîtres d’un si vaste empire ?


» Les tribus aventurées sur les terres exondées par la glaciation, durent s’unir pour endiguer la montée des eaux, acquérant l’esprit de solidarité, le goût des grands travaux et le souci d’assurer à leurs morts des sépultures indestructibles, les mégalithes. Leur repli s’arrêtera vers – 6 000 avec la montée des mers, tout au long des côtes occidentales, où les archéologues s’étonnent de plus en plus de l’absence d’armes, de fortifications, de ces « tombes royales  » où, ailleurs, tant de potentats se faisaient enterrer avec leurs trésors. «




« Les origines de l’Homme », Time Life.


» On reste confondu devant le travail que représente l’érection de tous ces monuments. Faire glisser sur des troncs d’arbres une dalle de 300 tonnes à la face inférieure pleine de bosses et d’aspérités sur plusieurs kilomètres en franchissant ravins et rivières, puis la hisser sur un plan incliné est une tâche pour le moins ardue ! Pour mener à bien de si extraordinaires travaux, les hommes de l’époque devaient être nombreux et soumis à une organisation sociale structurée et hiérarchisée. On ne réalise pas de telles entreprises sans qu’elles aient été prescrites par un clergé influent, décidées par un gouvernement sachant faire respecter ses ordres et exécutées par des ouvriers disciplinés et animés d’une foi ardente. Les vestiges édifiés au V ème millénaire av. JC en France par le peuple européen bâtisseur des mégalithes prouvent que ce peuple était de loin le plus évolué de son époque.

D’énormes travaux « publics », comme ceux que l’on peut voir, supposent un pouvoir politique fort et une culture déjà très ancienne. »…  » Depuis la dernière guerre, on a découvert près de Carnac des outils de pierre taillée remontant à l’Acheuléen inférieur, c’est-à-dire vieux de quelques 350 000 ans. Récemment ont été découverts d’autres traces de présence humaine vieilles de 400 000 ans. »

Les premières pyramides ont été édifiées 2000 ans plus tard.

D’autre part l’identité technique des monuments mégalithiques – qui vont de l’île de Malte et l’Andalousie, jusqu’à l’Irlande et le nord de l’Écosse – suggère la puissance d’une grande civilisation unique, dirigée par une caste religieuse puissante et ayant à son service des populations nombreuses. Sinon comment auraient-ils pu ériger ces monuments ?




Une antichambre souterraine, dont les murs de rochers sont sculptés en élégants piliers, donne accès à un porche au coeur du sanctuaire de l’Hypogèe de l’un des temples funéraires de Malte.


Est-ce que cela correspond à l’idée que vous vous faisiez de l’architecture de l’âge de la pierre ?




Cette boucle de ceinturon (7,5 x 7,5 cm), ce pectoral (21 cm), et ce pommeau de dague (5cm) en or ciselé finement, proviennent d’une tombe du Dorset en Angleterre du Sud.


Est-ce que cela correspond à l’idée que vous vous faisiez des bijoux de l’âge des Mégalithes ?

Bref, il faut admettre l’existence, vers – 6 000 avant JC et sans doute bien plus, d’un vaste Empire mégalithique aux mœurs uniques dans l’histoire et qui fut d’un rayonnement extrêmement vaste.


L’épopée des races humaines et l’origine de la religion






La vision d’Édouard Schuré


«Le Ciel est mon Père, il m’a engendré. J’ai pour famille tout cet entourage céleste. Ma Mère, c’est la grande Terre. La partie la plus haute de sa surface, est sa matrice ; le Père féconde le sein de celle qui est son épouse et sa fille.»

Voilà ce que chantait, il y a quatre ou cinq mille ans, devant un autel de terre où flambait un feu d’herbes sèches, le poète védique. Une divination profonde, une conscience grandiose respire dans ces paroles étranges. Elles renferment le secret de la double origine de l’humanité.

Antérieur et supérieur à la terre est le type divin de l’homme ; céleste est l’origine de son âme. Mais son corps est le produit des éléments terrestres fécondés par une essence cosmique. Les embrassements d’Ouranos et de la grand Mère signifient dans la langue des Mystères les pluies d’âmes ou de monades spirituelles qui viennent féconder les germes terrestres ; les principes organisateurs sans lesquels la matière ne serait qu’une masse inerte et diffuse.

La partie la plus haute de la surface terrestre que le poète védique appelle la matrice de la terre désigne les continents et les montagnes, berceaux des races humaines. Quant au ciel : Varouna, l’Ouranos des Grecs, il représente l’ordre invisible, hyper physique, éternel et intellectuel, il embrasse tout l’infini de l’Espace et du Temps.

Dans ce chapitre, nous n’envisagerons que les origines terrestres de l’humanité selon les traditions ésotériques confirmées par la science anthropologique et ethnologique de nos jours.

Les quatre races qui se partagent actuellement le globe sont filles de terres et de zones diverses.

Créations successives, lentes élaborations de la terre en travail, les continents ont émergé des mers à des intervalles de temps considérables que les anciens prêtres de l’Inde appelaient cycles interdiluviens. A travers des milliers d’années, chaque continent a enfanté sa flore et sa faune couronnée par une race humaine de couleur différente.

Le continent austral, englouti par le dernier grand déluge, fut le berceau de la race rouge primitive, dont les Indiens d’Amérique ne sont que des débris issus de troglodytes qui gagnèrent le sommet des montagnes quand s’effondra leur continent.

L’Afrique est la mère de la race noire appelée éthiopienne par les Grecs.

L’Asie a mis au jour la race jaune qui se maintient dans les Chinois.

La dernière venue, la race Blanche, est sortie des forêts de l’Europe, entre les tempêtes de l’Atlantique et les sourires de la Méditerranée.

Toutes les variétés humaines résultent des mélanges, des combinaisons, des dégénérescences ou des sélections de ces quatre grandes races.

Dans les cycles précédents, la rouge et la noire ont régné successivement par de puissantes civilisations qui ont laissé des traces dans les constructions cyclopéennes comme dans l’architecture du Mexique. Les temples de l’Inde et de l’Égypte avaient sur ces civilisations évanouies des chiffres et des traditions sommaires.

Dans notre cycle, c’est la race blanche qui domine et si l’on mesure l’antiquité probable de L’Inde et de l’Égypte, on fera remonter sa prépondérance à sept ou huit mille ans.

Cette division de l’humanité en quatre races successives et originaires étant admise par les plus anciens prêtres de l’Égypte. Elles sont représentées par quatre figures à types et à teintes différentes dans les peintures du tombeau de Séti 1er à Thèbes.

[La race rouge porte le nom de Rot ; la race asiatique, au teint jaune, celui d’Amou, la race africaine, au teint noir, delui de Halaziou, la race libyco européenne, au teint blanc, aux cheveux blonds, celui de Tamahou./color] Lenormand, Histoire des peuples d’orient I.

Selon les traditions brahmaniques, la civilisation aurait commencé sur notre terre, il y a cinquante mille ans, avec la race rouge et ce sur le continent austral, alors que l’Europe entière et une partie de l’Asie étaient encore sous l’eau.

Ces mythologies parlaient aussi d’une race de géants antérieure.

On a retrouvé dans certaines cavernes du Tibet des ossements humains gigantesques dont la conformation ressemble plus au singe qu’à l’homme. Ils se rapportent à une humanité primitive, intermédiaire, encore voisine de l’animalité qui ne possédait ni langage articulé, ni organisation sociale, ni religion. Car ces trois choses jaillissent toujours à la fois, et c’est là le sens de cette remarquable triade bardique qui dit :  » Trois choses sont primitivement contemporaines : Dieu, la lumière et la liberté . «

Avec le premier balbutiement de la parole naît la société et le vague soupçon d’un ordre divin. C’est le souffle de Jéhovah dans la bouche d’Adam, le verbe d’Hermès, la loi du premier Manou, le feu de Prométhée. Un Dieu tressaille dans la faune humaine.

La race rouge, nous l’avons dit, occupait le continent austral aujourd’hui englouti, appelé Atlantide par Platon d’après les traditions Égyptiennes.

Un grand cataclysme le détruisit en partie et en dispersa les restes. Plusieurs races polynésiennes ainsi que les Indiens de l’Amérique du Nord et les Aztèques que François Pizarre rencontra au Mexique sont les survivants de l’antique race rouge dont la civilisation, à jamais perdue, eut ses jours de gloire et de splendeur matérielle.


Après la race rouge, la race noire domina sur le globe.



Il faut en chercher le type supérieur dans l’Abyssinien et le Nubien, en qui se conserve le moule de cette race parvenue à son apogée. Les noirs envahirent le sud de l’Europe en des temps préhistoriques et en furent refoulés par les Blancs. Leur souvenir s’est complètement effacé de nos traditions populaires. Ils y ont cependant laissé deux empreintes ineffaçables : l’horreur du dragon qui fut l’emblème de leurs rois et l’idée que le diable est noir.

L’homme de Grimaldi découvert à Monaco est de race noire, confirmant ainsi les dires d’Édouard Schuré sur la présence de peuples noirs en Europe durant le paléolithique, et au Sénégal, entre Kaolack et Goudiri, ont été découverts les vestiges d’une civilisation mégalithique ancienne de 50 à 150 000 ans (selon une communication du Gouvernement du Sénégal) qui prouveraient la grande antériorité de la Civilisation Noire sur la Civilisation Blanche.

Les Noirs rendirent l’insulte à la race rivale en faisant leur diable blanc. Au temps de leur souveraineté, les Noirs eurent des centres religieux en Haute-Egypte et en Inde. Leurs villes cyclopéennes crénelaient les montagnes de l’Afrique, du Caucase et de l’Asie Centrale. Leur organisation sociale consistait en une théocratie absolue. Au sommet, des prêtres redoutés comme des dieux ; en bas, des tribus grouillantes, sans famille reconnue, les femmes esclaves. Ces prêtres avaient des connaissances profondes, le principe de l’unité divine de l’univers et le culte des astres qui, sous le nom de sabéisme, s’infiltra chez les peuples blancs (1)

(1) Voir les historiens arabes, ainsi que Aboud_Ghazi, histoire généalogique des Tartares et Mohammed-Moshen, historien des persans- William jones, Asiatic Researches.I. Discours sur les Tartares et les Persans.

Mais entre la science des prêtres noirs et le fétichisme grossier des masses, il n’y avait point d’intermédiaire, d’art idéaliste, de mythologie suggestive. Du reste, une industrie déjà savante, surtout l’art de manier par la balistique des masses de pierres colossales et de fondre des métaux dans d’immenses fourneaux auxquels on faisait travailler des prisonniers de guerre.

Chez cette race puissante par la résistance physique, l’énergie passionnelle et la capacité d’attachement, la religion fut donc le règne de la force par la terreur. La nature et Dieu n’apparurent guère à la conscience de ces peuples enfants que sous la forme du dragon, du terrible animal que les rois faisaient peindre sur leurs bannières et que les prêtres sculptaient sur la porte de leurs temples.

Si le soleil d’Afrique a couvé la race noire, on dirait que les glaces du pôle arctique ont vu l’éclosion de la race blanche. Ce sont les Hyperboréens dont parle la mythologie grecque.

Ces hommes aux cheveux roux, aux yeux bleus, vinrent du nord à travers des forêts éclairées de lueurs boréales, accompagnés par des chiens et des rennes, commandés par des chefs téméraires et poussés par des femmes voyantes. Crins d’or et yeux d’azur ; couleurs prédestinées. Cette race devait inventer le culte du soleil et du feu sacré et apporter la nostalgie du ciel. Tantôt elle se révoltera contre lui jusqu’à vouloir l’escalader, tantôt elle se prosternera devant ses splendeurs dans une adoration absolue.

Comme les autres, la race blanche dut se dégager de l’état sauvage avant de prendre conscience d’elle même.- elle a pour signe distinctifs le goût de la liberté individuelle, la sensibilité réfléchie qui crée le pouvoir de sympathie, et la prédominance de l’intellect qui donne à l’imagination un tour idéaliste et symbolique. La sensibilité animique amena l’attachement, la préférence de l’homme pour une seule femme ; de là la tendance de cette race à la monogamie ; le principe conjugal et la famille. Le besoin de liberté , joint à celui de sociabilité, créa le clan avec son principe électif. L’imagination idéale créa le culte des ancêtres qui forment la racine et le centre de la religion chez les peuples blancs.

Le principe social et politique se manifeste le jour où un certain nombre d’hommes à demi sauvages, pressés par une peuplade ennemie, s’assemblent d’instinct et choisissent le plus fort et le plus intelligent d’entre eux pour les défendre et les commander. Ce jour là, la société est née. Le chef est un roi en herbe, ses compagnons, de futurs nobles ; les vieillards délibérants, mais incapables de marcher, forment déjà une espèce de sénat ou d’assemblée des anciens.

Mais comment est née la religion ? On a dit que c’était la crainte de l’homme primitif devant la nature. Mais la crainte n’a rien de commun avec le respect et l’amour. Elle ne relie pas le fait à l’idée., le visible à l’invisible, l’homme à Dieu. Tant que l’homme ne fit que trembler devant la nature, il ne fut pas un homme encore. Il le devient le jour où il saisit le lien qui le rattachait au passé et à l’avenir, à quelque chose de supérieur et de bienfaisant et où il adora ce mystérieux inconnu. Mais comment adora-t-il pour la première fois ?

Fabre d’Olivet fait une hypothèse éminemment géniale et suggestive sur la manière dont le culte des ancêtres a dû s’établir chez la race blanche : Histoire philosophique du genre humain, tome 1er.

» Dans un clan belliqueux, deux guerriers rivaux sont en querelle. Furieux, ils vont se battre, déjà ils sont aux prises. A ce moment, une femme échevelée s’élance entre eux et les sépare. C’est la soeur de l’un et la femme de l’autre. Ses yeux jettent des flammes, sa voix a l’accent du commandement. Elle s’écrie en paroles haletantes, incisives, qu’elle a vu dans la forêt l’Ancêtre de la race, le guerrier victorieux d’autrefois, le héroll lui apparaître. Il ne veut pas que deux guerriers frères se combattent, amis qu’ils s’unissent contre l’ennemi commun. « C’est l’ombre du grand Ancêtre, c’est le héroll qui me l’a dit, clame la femme exaltée, il m’a parlé ! je l’ai vu ! » Ce qu’elle dit, elle le croit. Convaincue, elle convainc. Emus, étonnés et comme terrassés par une force invisible, les adversaires réconciliés se donnent la main et regardent cette femme inspirée comme une sorte de divinité. »

De telles inspirations suivies de brusques volte-face durent se produire en grand nombre de fois et sous des formes très diverses dans la vie préhistorique de la race blanche. Chez les peuples barbares, c’est la femme qui, par sa sensibilité nerveuse, pressent l’occulte, affirme l’invisible. Qu’on envisage maintenant les conséquences inattendues et prodigieuses d’un événement semblable à celui dont nous parlons.

Dans le clan, dans la peuplade, tout le monde parle du fait merveilleux. Le chêne où la femme inspirée a vu l’apparition devient un arbre sacré. On l’y ramène ; et là, sous l’influence magnétique de la lune qui la plonge dans un état visionnaire, elle continue à prophétiser au nom du grand Ancêtre. Bientôt cette femme et d’autres semblables, debout sur les rochers, au milieu des clairières, au bruit du vent et de l’océan lointain, évoqueront les âmes diaphanes des ancêtres devant des foules palpitantes, qui les verront ou croiront les voir, attirées par de magique incantations dans les brumes flottantes sur transparences lunaires. Le dernier des grands celtes, Ossain, évoquera Fingal et ses compagnons dans les nuages assemblés.

Ainsi, à l’origine même de la vie sociale, le culte des ancêtres s’établit chez la race blanche. Le grand ancêtre devient le Dieu de la peuplade. Voilà le commencement de la religion.

Mais ce n’est pas tout. Autour de la prophétesse se groupent des vieillards qui l’observent dans ses sommeils lucides, dans ses extases prophétiques. Ils étudient ses états divers,contrôlent ses révélations, interprètent ses oracles. Ils remarquent que lorsqu’elle prophétise dans l’état visionnaire, son visage se transfigure, sa parole devient rythmique et sa voix élevée profère ses oracles en chantant sur une mélopée grave et significative.

En Asie, dans l’Iran et dans l’Inde, où des peuples de race blanche fondèrent les premières civilisations aryennes en se mêlant à des peuples de couleurs diverses, les hommes prirent rapidement le dessus sur les femmes en fait d’inspiration religieuse.

Là, nous n’entendrons plus parler que de sages, de rishis, de prophètes. La femme refoulée, soumise, n’est plus prêtresse qu’au foyer. Mais en Europe, la trace du rôle prépondérant de la femme se retrouve chez les peuples de même origine, restés barbares pendant des milliers d’années. Il perce dans la Pythonisse scandinave, dans la Voluspa de l’Edda, dans les druidesses celtiques, dans les femmes devineresses qui accompagnaient les armées germaniques et décidaient du jour des batailles, et jusque dans les Bacchantes thraces qui surnagent dans la légende d’Orphée. La voyante préhistorique se continue dans la Pythie de Delphes.

Les prophétesses primitives de la race blanche s’organisent en collèges de druidesses, sous la surveillance de vieillards instruits ou des druides, les hommes du chêne. Elles ne furent d’abord que bienfaisantes. Par leur intuition, leur divination, leur enthousiasme, elles donnèrent un élan immense à la race qui n’en était qu’au commencement de sa lutte plusieurs fois séculaire avec les Noirs. Mais la corruption rapide et les abus énormes de cette institution étaient inévitables. Se sentant maîtresses des destinées des peuples, les druidesses voulurent les dominer à tout prix. L’inspiration leur faisant défaut, elles tentèrent de régner par la terreur. Elles exigèrent les sacrifices humains et en firent l’essentiel de leur culte.

En cela, les instincts héroïques de leur race les favorisaient. Les Blancs étaient courageux ; leurs guerriers méprisaient la mort ; au premier appel , ils venaient eux-mêmes et par bravade se jeter sous le couteau des prêtresses sanguinaires. Par hécatombes humaines, on dépêchait les vivants chez les morts comme des messagers, et on croyait ainsi obtenir la faveur des ancêtres. Cette menace perpétuelle planant sur la tête des premiers chefs par la bouche des prophétesses et des druides devint entre leurs mains un formidable instrument de domination.

Premier exemple de la perversion que subissent fatalement les plus nobles instincts de la nature humaine, lorsqu’ils ne sont pas maîtrisés par une autorité savante, dirigés vers le bien par une conscience supérieure. Livrée au hasard de l’ambition et de la passion personnelle, l’inspiration dégénère en superstition, le courage en férocité, l’idée sublime du sacrifice en instrument de tyrannie, en exploitation perfide et cruelle.

Mais la race Blanche n’en était qu’à son enfance violente et folle. Passionnée dans la sphère animique, elle devait traverser bien d’autres et de plus sanglantes crises. Elle venait d’être réveillée par les attaques de la race Noire qui commençait à l’envahir par le sud de l’Europe. Lutte inégale au début. Les Blancs à demi sauvages, sortant de leurs forêts et de leurs habitations lacustres, n’avaient d’autre ressource que leurs lances et leurs flèches aux pointes de pierre. Les Noirs avaient des armes de fer, des armures d’airain, toutes les ressources d’une civilisation industrieuse et leurs cités cyclopéennes.

Écrasés au premier choc, les Blancs, emmenés en captivité, commencèrent par devenir en masse les esclaves des Noirs qui les forcèrent à travailler la pierre et à porter le minerai dans leurs fours. Cependant des captifs échappés rapportèrent dans leur patrie les usages, les arts et des fragments de science de leurs vainqueurs.


Ils apprirent des Noirs deux choses capitales : la fonte des métaux et l’écriture sacrée, c’est-à-dire l’art de fixer certaines idées par des signes mystérieux et hiéroglyphiques sur des peaux de bêtes, sur la pierre ou sur l’écorce des frênes ; de là les runes des Celtes.



Le métal fondu et forgé, c’était l’instrument de la guerre ; l’écriture sacrée fut l’origine de la science et de la tradition religieuse.

La lutte entre la race blanche et la race noire oscilla pendant de longs siècles des Pyrénées au Caucase et du Caucase à l’Himalaya. Le salut des Blancs, ce furent les forêts, où comme des fauves ils pouvaient se cacher pour en rebondir au moment propice. Enhardis, aguerris, mieux armés de siècle en siècle, ils prirent enfin leur revanche, renversèrent les cités des Noirs, les chassèrent des côtes de l’Europe et envahirent à leur tour tout le nord de l’Afrique et le centre de l’Asie occupé par les peuplades mélaniennes.

Le mélange des deux races s’opéra de deux manières différentes, soit par la colonisation pacifique, soit par conquête belliqueuse. Fabre d’Olivet, ce merveilleux voyant du passé préhistorique de l’humanité, part de cette idée pour émettre une vue lumineuse sur l’origine des peuples dits sémitiques et des peuples aryens.

Là où des colons blancs se seraient soumis aux peuples noirs en acceptant leur domination et en recevant de leurs prêtres l’initiation religieuse, là se seraient formés les peuples sémitiques,tels que les Égyptiens d’avant Ménès, les Arabes, les Phéniciens, les Chaldéens et les Juifs.

Les civilisations Aryennes par contre, se seraient formées là où les Blancs auraient régné sur les Noirs par la guerre ou la conquête, comme les Iraniens, les Indous, les Grecs, les Étrusques.

Ajoutons que sous cette dénomination de peuples aryens, nous comprenons aussi tous les peuples Blancs restés à l’état barbare et nomade dans l’antiquité, tels que les Scythes, les Gètes, les Samartes , les Celtes, et, plus tard, les Germains.

Par là s’expliquerait la diversité fondamentale des religions et aussi de l’écriture chez ces deux grandes catégories de nations.

Chez les sémites où l’intellectualité de la race noire a dominé primitivement, on remarque, au-dessus de l’idolâtrie populaire, une tendance au monothéisme, le principe de l’unité du Dieu caché, absolu et sans forme, ayant été un des dogmes essentiels des prêtres de la race Noire et de leur initiation secrète. Chez les Blancs vainqueurs ou restés purs, on remarque au contraire la tendance au polythéisme, à la mythologie, à la personnification de la divinité, ce qui provient de leur amour pour la nature et de leur culte passionné pour les ancêtres.

Le courant sémitique et le courant aryen, voilà les deux fleuves par lesquels nous sont venues toutes nos idées, mythologies et religions, arts, sciences et philosophies.

Chacun des courants porte avec lui une conception opposée de la vie, dont la réconciliation et l’équilibre seraient la vérité même.

Le courant sémitique contient les principes absolus et supérieurs : l’idée de l’unité et de l’universalité au nom d’un principe suprême qui conduit, dans l’application, à l’unification de la famille humaine.

Le courant aryen contient l’idée de l’évolution ascendante dans tous les règnes terrestres et supraterrestres, et conduit dans l’application à la diversité infinie des développements au nom de la richesse de la nature et des aspirations multiples de l’âme.

Le génie sémitique descend de Dieu à l’homme ; le génie aryen remonte de l’homme à Dieu. L’un se figure par l’archange justicier, qui descend sur la terre armé du glaive et de la foudre ; l’autre par Prométhée qui tient à la main le feu ravi du ciel et mesure l’Olympe du regard.


Ces deux génies nous les portons en nous.

[color=#ccccff]

Nous pensons et nous agissons tour à tour sous l’empire de l’un et de l’autre. Mais ils sont enchevêtrés, non fondus dans notre intellectualité. Ils se contredisent et se combattent dans nos sentiments intimes et dans nos pensées subtiles comme dans notre vie sociale et dans nos institutions. Cachés sous des formes multiples qu’on pourrait résumer sous des noms génériques de spiritualisme et de naturalisme, ils dominent nos discussions et nos luttes. Inconciliables et invincibles tous deux, qui les unira ? Et cependant l’avancement, le salut de l’humanité dépend de leur conciliation et de leur synthèse.

EXTRAIT DE « Ancienne Religion »
http://www.sens-de-la-vie.com

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MessageSujet: Re: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Dim 13 Déc - 20:57

Henri Guillemin : La Commune de Paris



La commune de Paris commence après que les prussiens nous ont mis la pâté : on était un peu allés les chercher.

Effrayé par une montée de la gauche à Paris, la guerre de 1870 est déclenchée par nos possédants, afin de détourner l’attention.

Manque de bol, les prussiens prennent l’Alsace et la Lorraine, puis encerclent Paris.

Une trêve est négociée : le parlement (remplis de royalistes et de pdg du CAC 40), revient de Bordeaux et s’installe à Versailles.

De là, il écrase la rébellion gauchiste de Paris. Mais voyez ça en détail !




(1) La Commune - Situation - Henri Guillemin





(2) La Commune - Monsieur Thiers - Henri Guillemin





(3) La Commune - Il faut en finir - Henri Guillemin





(4) La Commune - Le 18 mars - Henri Guillemin

A suivre prochainement !

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MessageSujet: Re: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Mar 15 Déc - 20:09

Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) par Henri Guillemin





Les événements de 1848 - Henri Guillemin





Voltaire - Henri Guillemin



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MessageSujet: Re: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Dim 10 Jan - 20:32

Bonsoir mes frères & sœurs I love you
Comme promis, voici la suite de l'histoire de la commune de Paris conté par l'excellent Henry Guillemin


La commune de Paris, la suite





(5) La Commune - L'avant Commune - Henri Guillemin



(6) La Commune - Cependant qu'à Versailles - Henri Guillemin





(7) La Commune - La Commune au pouvoir (I) - Henri Guillemin



(Cool La Commune - La Commune au pouvoir (II) - Henri Guillemin

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MessageSujet: Re: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Sam 20 Fév - 21:17

1916: la bataille de Verdun, symbole de la guerre

Source : Christophe Barbier, pour L’Express, le 13 janvier 2016.


Bataille de Verdun: Français et Allemands se disputent quelques kilomètres, entre février et novembre 1916, au prix de 750000 tués ou blessés environ.

Si la bataille de la Somme fut aussi importante et plus meurtrière, c’est le combat livré pour défendre Verdun qui entre dans l’Histoire, jusqu’à devenir la métaphore même de la guerre. Ces trois cents jours d’enfer dominent le mitan d’un premier conflit mondial dont L’Express poursuit le récit.

La bataille de Verdun aurait pu s’appeler la bataille de Belfort. Et les noms de Douaumont, de Vaux ou du bois des Caures être remplacés, dans la mémoire nationale, par ceux de Cravanche, Châtenois-les-Forges et du mont Salbert. En effet, le commandement allemand hésite longuement, à la fin de 1915, entre ces deux cibles qui possèdent la même caractéristique: pour des raisons symboliques (la rive droite de la Meuse à Verdun, la résistance de Denfert-Rochereau à Belfort) autant que tactiques, la France ne peut se permettre de les perdre. Dans son fameux mémorandum de Noël, remis au Kaiser, Erich von Falkenhayn, le généralissime allemand, ne cite ni l’un ni l’autre, mais évoque ces “objectifs pour la conservation desquels le commandement français est obligé d’employer jusqu’à son dernier homme”. Formulée ex post par un militaire cherchant à minorer son échec, et fort contestée depuis, la thèse demeure intéressante: à Verdun, il s’agit de “saigner la France”, d’ouvrir sur son flanc une plaie béante par laquelle tant de vies s’écouleront que la reddition tricolore sera inévitable. Au grand quartier général de Chantilly, Joseph Joffre ne croit pas à cette stratégie, persuadé que Verdun est une diversion avant une attaque majeure ailleurs, et déterminé à ne pas se distraire de son ambition principale pour 1916: l’offensive franco-britannique majeure prévue dans la Somme au début de l’été.



En dix mois, 70 des 95 divisions françaises sont envoyées sur le front de Verdunvia la route, partant de Bar-le-Duc, qui sera baptisée “Voie sacrée” par Maurice Barrès.


Il lui faut pourtant vite reconnaître, dès que les canons écrabouillent sous les obus les alentours de Verdun, le 21 février, qu’il va se jouer là un épisode majeur du conflit. Verdun, c’est “la guerre dans la guerre”, comme le dit Paul Valéry. Verdun, c’est aussi la “métaphore de la guerre”, selon l’expression de Jean-Yves Le Naour, auteur d’une indispensable somme consacrée à 14-18 (1). Verdun, c’est encore le modèle de l’”hyperbataille”, concept forgé par un autre historien, François Cochet, et qui mêle l’ampleur matérielle d’une attaque à ses ravages humains. Verdun, c’est enfin la mémoire collective, française d’abord, puis universelle après l’apparition, main dans la main sur le site, en septembre 1984, de François Mitterrand et de Helmut Kohl. Verdun, vu depuis 2016, résume 14-18; vu depuis 1916, Verdun résume l’enfer.

Dix mois de combats à Verdun, moins de vingt-quatre heures à Austerlitz

François Cochet le note dans La Grande Guerre (Perrin): 11824 référencements sont consacrés à Verdun dans le fonds bibliographique Gallica… Suprématie frappée du sceau du symbole, et néanmoins injuste, car la bataille de la Somme, la même année, est tout aussi importante et plus meurtrière. Verdun, c’est un front d’à peine 20 kilomètres, mais sur ces arpents, six obus tombent pour chaque mètre carré de terre entre février et décembre – sanglant labourage. A ce roulement meurtrier s’oppose la rotation des effectifs, qui en dix mois fait passer par ces lignes 70 divisions sur les 95 de l’armée française, afin d’y engager des troupes toujours fraîches, grâce à la fameuse “noria” de camions qui emprunte la “Voie sacrée” célébrée ensuite par Maurice Barrès. La première caractéristique d’une hyperbataille est sa durée: dix mois pour Verdun, la moitié pour la Somme, quand Austerlitz ou Waterloo se conclurent en moins de vingt-quatre heures. La seule hyperbataille courte en 1916 est celle du Jutland, parce qu’elle est navale: 103 bâtiments allemands commandés par l’amiral Scheer affrontent, le 31 mai, les 151 unités de la flotte britannique de l’amiral Jellicoe. Mais la brièveté n’empêche pas la violence (2551 tués côté Reich, 6094 côté Royaume-Uni) et crée l’incertitude, car on ne sait pas vraiment qui sort vainqueur de ce choc. L’hyperbataille, c’est d’abord une affaire de matériel: le jour du déclenchement de Verdun, les Allemands ont amassé 3 millions d’obus face à leur cible – contre 15000 en stock dans les lignes françaises. La France disposait en 1915 de 1100 canons sur les 25 kilomètres de front pour l’offensive de Champagne, l’Allemagne en aligne 1500 sur 10 kilomètres à Verdun. Et dans la Somme, les Alliés mettent en batterie, du 24 au 28 juin, un canon tous les 18 mètres, pour jeter en quatre jours 2 millions d’obus sur les troupes du Kaiser.



Verdun en ruines (photo non datée). Le 21 février, aux premières heures de la bataille, 1300 obusiers allemands pilonnent le front en vue de prendre la ville.


Mais, autant les Français n’ont guère anticipé l’attaque allemande à Verdun, autant les Allemands se préparent dans la Somme, en bâtissant les Stollen, abris de béton enfouis jusqu’à 10 mètres sous la surface, d’où ils sortent avec leurs mitrailleuses, sourds mais aptes au combat, pour faucher des tommies qui s’avancent au pas, benêts, pensant que toute vie a été effacée devant eux. L’hyperbataille, c’est la quantité de matériels, qu’illustre une fameuse “liste de courses” de Ferdinand Foch, avant la Somme, où l’on trouve 2,5 millions de grenades ou encore 3200 téléphones avec leurs 13200 kilomètres de câbles; mais c’est aussi la “qualité”, c’est-à-dire l’innovation. En 1916, les airs deviennent un champ de bataille décisif: le 29 janvier, les zeppelins, volant très haut, gagnent sans encombre Paris pour y jeter des bombes; aux premiers jours de Verdun, les chasseurs allemands se relaient pour que les avions ennemis ne puissent venir repérer les batteries qui tonnent et guider la riposte d’artillerie. La France se met vite à la hauteur, avec des avions plus légers, qui volent à 162 kilomètres/heure et dont les mitrailleuses tirent entre les pales des hélices – dans la Somme, le ciel est totalement franco-britannique. Le progrès est aussi au sol, avec l’apparition côté allemand du terrifiant Flammenwerfer, un lance-flammes qui grille à 15 mètres des soldats attendant, baïonnette au canon, l’assaut de leur tranchée, et, côté britannique, le surgissement stupéfiant, le 15 septembre à l’aube, des premiers chars d’assaut. Armés de canons quand ils sont dits “mâles” et de mitrailleuses dans leur version “femelle”, 36 chars de 30 tonnes chacun ont été acheminés de nuit pour créer la surprise. Elle est complète, qui amène les commentateurs à évoquer des “châteaux roulants” ou le retour des éléphants d’Hannibal. Mais les chars sont trop peu nombreux pour emporter seuls la victoire, leurs chenilles se bloquent parfois et le “marmitage” ennemi, alors, les détruit.

“Verdun, une bataille politique”

L’hyperbataille demeure donc une affaire d’hommes, tels les chasseurs du lieutenant-colonel Driant, massacrés le 21 février en défendant le bois des Caures: ils reçoivent trois obus par seconde de 7 heures à 16 heures, qui tuent 75% d’entre eux, mais les 350 survivants stoppent 10000 fantassins allemands pendant deux jours. Il y a aussi les soldats qui montent sur leur dos de quoi installer un téléphérique sur l’Isonzo, théâtre de nombreux combats entre Italiens et Austro-hongrois. Il y a enfin tous ceux qui servent de chair à canon, broyés par les obus en “défensive” ou hachés par les mitrailleuses lors des offensives.



Côté “boche”, 337 000 soldats sont tués ou blessés à Verdun.


Au cours du bloodiest day, le 1er juillet, les Britanniques perdent, selon les sources, entre 40000 et 60000 hommes, tués ou blessés, dont 30000 tombés en six minutes! Pour François Cochet, même si les calculs s’entrechoquent dans les grimoires comme les soldats sur le terrain, on peut estimer à 1312856 les hommes mis hors de combat dans la Somme. Quant à Verdun, les chiffres s’élèvent à près de 750000… Ces soldats ne tombent pas sans raison: des chefs les envoient se battre dans la boue. Jean-Yves Le Naour a ainsi raison d’intituler l’un de ses chapitres “Verdun, une bataille politique”. Tout au long de l’année 1916, le conflit dégénère entre la Chambre et le GQG, c’est-à-dire entre les parlementaires (mais aussi l’exécutif) et le généralissime Joffre. On le voit dès le 1er janvier, quand le président de la République, Raymond Poincaré, veut aller visiter la place de Verdun, qu’on lui dit “stratégique”: Joffre l’en dissuade. Une fois la bataille enclenchée, Poincaré se rend à six reprises, dans l’année, sur les arrières du champ de bataille. Perdre Verdun serait, dit-on à Paris, une “catastrophe parlementaire”, c’est-à-dire que le gouvernement, dirigé par Aristide Briand, n’y survivrait pas – et que peut-être le régime lui-même serait mis à bas pour que les militaires commandent vraiment… Verdun, c’est donc le nouveau Valmy dans les discours, mais dans les couloirs du pouvoir, le prétexte à toutes les manigances. On joue Castelnau contre Joffre, Nivelle contre Pétain…

Tous les jours, Georges Clemenceau lâche ses coups dans son journal, L’Homme enchaîné. Le 16 juin commence le “comité secret”, des séances parlementaires à huis clos, mais Briand retourne la situation et le quotidien Excelsior, à sa Une du 10 juillet, le représente foulant une peau de tigre… Néanmoins, il a compris qu’il ne pourrait durer vraiment qu’en sacrifiant Joffre. Dès le 14 février, le rapport du sénateur Charles Humbert accable l’homme de Chantilly: “Ce pays va à sa perte si on ne change pas les hommes.” Le général Gallieni, sauveur de Paris nommé ministre de la Guerre, s’use en affrontements avec Chantilly, et finit par remettre en Conseil des ministres, le 7 mars, une note accablante que nul ou presque ne veut prendre en main et dont Briand niera longtemps l’existence. Malade de la vessie – en fait, atteint d’un cancer de la prostate qui l’emporte le 27 mai -, Gallieni démissionne le 10 mars. “Moi, du moins, j’ai essayé d’être ministre de la Guerre”, plaide-t-il. Et Briand réplique, cynique: “Veni, vidi, vessie…” Pendant ce temps, les poilus tombent par milliers… Ce que Gallieni ni Clemenceau n’ont décroché, le sang va l’obtenir: la tête de Joffre. Même si le fort de Douaumont est repris le 24octobre, même si la bataille de Verdun est jugée officiellement gagnée le 19 décembre, trop de vies ont été perdues pour trop peu de gains: le retour aux lignes du début de 1916 dans la Meuse, une dizaine de kilomètres de progression dans la Somme.



Dans les rangs français, Verdun a fait 362 000 victimes.


Le 3 décembre, Briand propose à Joffre d’être nommé maréchal de France et installé à Paris en un commandement suprême chargé de coordonner les visées du gouvernement et celles des armées. Le généralissime accepte, mais constate vite qu’on lui refuse l’état-major promis, qu’il n’a pas même de bureau au ministère et doit s’installer dans une pièce vide de l’Ecole militaire… dont il paie le chauffage! Raymond Poincaré lui remet son bâton de maréchal à la sauvette, sans cérémonie, et indique ainsi sa véritable affectation à celui qui semblait indéboulonnable un an plus tôt: la retraite…

Pourtant, 1916 aurait pu être l’année de la paix

La politique est tout aussi retorse loin de France. Même si le courageux Broussilov attaque les troupes de Vienne le 4 juin, pour fixer l’ennemi sur place avant l’offensive de la Somme, la Russie n’envoie que 50000 soldats à l’Ouest, sur les 400000 réclamés. De même, quand la Roumanie attaque la Hongrie, le 28 août, les Alliés ne tiennent aucun de leurs engagements: l’armée d’Orient n’avance pas, pas plus que les Russes, pour aider Bucarest. Quand la Bulgarie pénètre en Roumanie, la situation se retourne et les Austro-Hongrois prennent Bucarest le 6 décembre… Pourtant, 1916 aurait pu être l’année de la paix. Pas tant celle rêvée par les militants pacifistes de la conférence de Kienthal, en Suisse, où apparaissent “à titre personnel” trois députés français, que celle proposée subitement, le 12 décembre, par le chancelier allemand Bethmann-Hollweg. Las! En cette offre imprécise Français et Britanniques voient un piège: l’Allemagne veut juste reprendre son souffle après une année terrible. Même les Etats-Unis, qui ont tenté depuis plusieurs mois de faire cesser les hostilités, se résignent, conscients que la guerre sous-marine, bientôt relancée par Berlin, les contraindra à entrer en guerre dès qu’un navire américain sera frappé. Le conflit durait depuis dix-sept mois quand 1916 s’est ouverte, il va en durer encore vingt-deux quand 1916 se clôt. L’Allemagne n’a pas saigné la France à Verdun, pas plus que le “On les aura!” lancé le 10 avril, dans une note à ses troupes, par le général Pétain, n’a été vraiment couronné de succès. Le 21 novembre 1916, Aristide Briand demande le recensement de la classe 18, en vue de son appel anticipé sous les drapeaux. Le massacre continue…

(1) 1916. L’enfer, par Jean-Yves Le Naour. Perrin, 376p., 23€.






Ce que fut, il y a 40 ans, la bataille de Verdun. A l’occasion du 40ème anniversaire de la bataille de Verdun, rétrospective en images des assauts militaires à Verdun et à Douaumont en 1916. Commentaires sur des images d’illustration des différents sites, de la visite des lieux par les survivants du conflit et des cimetières de soldats. Extrait du discours du Président COTY lors de la cérémonie commémorative.

Première Guerre Mondiale : 1916, L’enfer de Verdun – Documentaire complet


http://www.les-crises.fr/1916-la-bataille-de-verdun-symbole-de-la-guerre/
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MessageSujet: Re: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Mar 1 Mar - 20:31

Le rôle de la monnaie dans la chute de l’EMPIRE ROMAIN



Ceux qui vous disent que l’histoire ne se répète jamais, cherchent surtout à se persuader qu’ils n’en subiront pas les avanies. Ils ont évidemment tort. L’histoire n’est qu’un éternel recommencement, aggravé par notre incapacité notoire à en corriger le cours. J’invite vivement ceux qui ont encore un brin de jugeote à découvrir cet article publié par le site Zero Hedge sur les causes financières de la chute de l’Empire romain. On s’y croirait !

À son apogée, l’Empire romain avait sous sa coulpe 130 millions de personnes sur un territoire de 2,4 millions de km2.

Rome avait conquis une grande partie du monde connu. L’Empire construisit 80 000 kilomètres de routes, ainsi que de nombreux aqueducs, amphithéâtres et autres œuvres encore en usage aujourd’hui.

Notre alphabet, notre calendrier, nos langues, notre littérature et notre architecture empruntent beaucoup aux Romains. Même les concepts de la justice romaine sont encore d’actualité, comme celui-ci : « tout être est présumé innocent jusqu’à la preuve du contraire. ».

Alors, comme se le demande Jeff Desjardins sur son site Visual Capitalist, comment un empire aussi puissant a-t-il pu s’effondrer ?

L’économie romaine

Le commerce était vital pour Rome.


C’était le commerce qui permettait d’importer dans l’empire une grande variété de produits: viande, céréales, verrerie, fer, plomb, cuir, marbre, huile d’olive, parfums, colorants pourpres, soie, argent, épices, bois, étain, vin.

Le commerce fit la fortune des citoyens de Rome.

Cependant la ville de Rome ne comptait qu’un million d’habitants et les coûts grimpèrent à mesure que l’empire s’étendait. Les coûts administratifs, logistiques et militaires s’additionnaient et il fallut trouver de nouvelles sources de financement.

Ajouté à d’autres facteurs, cela conduisit à l’hyperinflation, à une économie fracturée, à la localisation du commerce, à de lourdes taxes et à une crise financière qui paralysa Rome.

L’appauvrissement de la pièce de monnaie romaine

La pièce d’argent de base utilisé au cours des 220 premières années de l’empire était le denier.


Cette pièce, d’une taille située entre notre pièce de 5 cents et celle de un cent, équivalait environ à une journée de salaire pour un ouvrier ou un artisan qualifié. Durant les premiers temps de l’Empire, ces pièces étaient d’une grande pureté et contenaient environ 4,5 grammes d’argent pur.

Cependant, avec une réserve limitée d’argent et d’or entrant dans l’empire, les dépenses romaines furent limitées par le nombre de deniers qui pouvaient être frappés. Cela rendit difficile le financement des projets impériaux. Comment payer la nouvelle guerre, les nouveaux thermes, un nouveau palais ou un nouveau cirque ?

Les fonctionnaires romains trouvèrent le moyen de contourner le problème. En diminuant la pureté de leur monnaie, ils furent en mesure de fabriquer plus de pièces “d’argent” avec la même valeur nominale.

Avec plus de pièces en circulation, le gouvernement pouvait dépenser plus. Et donc, la proportion d’argent pur dans les pièces chuta au fil des années.

À l’époque de Marc Aurèle, le denier ne comportait plus qu’environ 75% d’argent.

Caracalla essaya une autre méthode d’avilissement.


Il présenta le “double denier”, qui valait deux fois la valeur nominale du denier. Mais qui ne pesait en argent pur que 1,5 denier. Au moment de Gallien, les pièces contenaient à peine 5% d’argent. Chaque pièce était un noyau de bronze avec une fine couche d’argent. La brillance s’estompait rapidement et révélait la mauvaise qualité de l’intérieur.

Les conséquences

Les effets réels de cette dégradation monétaire prirent du temps à se matérialiser.


La mise en circulation de plus de pièces de mauvaise qualité ne permit pas d’accroître la prospérité, cela appauvrit juste les populations, car il fallait plus de pièces pour se procurer la même quantité de biens et de services.

À certains moments, il y avait une inflation galopante dans l’empire. Ainsi, les soldats exigeaient des salaires beaucoup plus élevés à mesure que la qualité des pièces de monnaie diminuait.

« Personne d’autre que moi ne devrait avoir de l’argent afin que je puisse payer les soldats », disait Caracalla qui augmenta leurs soldes de près de 50% en 210 après JC.

En 265 après JC, quand la proportion d’argent pur n’était plus que de 0,5% dans un denier, les prix montèrent en flèche de 1000% dans l’Empire romain. Seuls les mercenaires barbares étaient payés en or.

Les effets


Avec la flambée des coûts de logistique et d’administration, et plus aucuns métaux précieux à piller aux ennemis, les Romains durent prélever de plus en plus d’impôts aux dépens du peuple pour soutenir l’Empire.

L’hyperinflation, la montée vertigineuse des taxes et une monnaie sans valeur créa une triple infection qui lamina une grande partie du commerce de Rome. L’économie était paralysée.

À la fin du IIIème siècle, le seul commerce qui restait opérant était un commerce principalement local, reposant sur un système de troc stérile, plutôt que sur un système de change digne de ce nom.

L’effondrement

Pendant la crise du IIIe siècle (235-284 après JC), plus de 50 empereurs se succédèrent. La plupart d’entre eux furent assassinés ou tués sur le champ de bataille. L’Empire était livré à l’anarchie et divisé en trois États séparés.

Des guerres civiles constantes fragilisaient les frontières de l’Empire. Les réseaux commerciaux se désintégrèrent et les activités commerciales devinrent trop dangereuses. Les invasions barbares déferlaient de partout.

La peste sévissait. C’est ainsi qu’en 476 après JC, l’Empire romain cessa d’exister.

par Pierrick Tillet – Les mots des autres

Source :
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MessageSujet: Re: Topic : Je vous parles des racines de l'Europe.   Dim 20 Mar - 21:25

Hommage à la glorieuse Commune de Paris



« A l'aube du 18 mars, Paris fut réveillé par ce cri de tonnerre : vive la commune ! » (1). Mais la Commune de Paris n'a vécu que 72 jours ! Pendant cette éphémère période, la Commune n'a pas fait de miracles, mais elle a réalisé des avancées sociales et politiques qui font encore aujourd'hui l'admiration des peuples du monde entier. Des femmes de Montmartre, qui ont fait barrage de leurs corps pour protéger les canons de la garde nationale, jusqu'au dernier communard tombé au Père-La chaise le fusil à la main, la Commune s'est battue héroïquement contre toutes les injustices et toutes les aliénations de l'ordre social établi. La commune fut battue mais ses principes restent éternels.

[« Les prolétaires de la capitale, au milieu des défaillances et des trahisons des classes gouvernantes, ont compris que l'heure était arrivée pour eux de sauver la situation en prenant en main la direction des affaires publiques...en s'emparant du pouvoir » disait le manifeste du 18 mars du Comité central.

La Commune a d'emblée supprimé deux instruments de domination de classe en abolissant la police et en remplaçant l'armée permanente par le le peuple en arme.

Les représentants de la Commune étaient non seulement tous élus au suffrage universel, mais surtout responsables et révocables à tout moment. Pour la Commune « les membres de l’assemblée municipale, sans cesse contrôlés, surveillés, discutés par l’opinion, sont révocables, comptables et responsables » (voir l'appel du 22 mars 1871). Quel contraste avec les hommes politiques d'aujourd'hui qui cumulent plusieurs mandats à la fois et n'ont de compte à rendre à personne une fois élus ; il s'agit d'une véritable confiscation du pouvoir ! Les citoyens n'ont aucun contrôle sur leurs représentants qui ne sont absolument pas tenus de respecter leurs promesses. Dans cette démocratie, le peuple est réduit à voter à intervalles réguliers pour des « représentants » qui vont le trahir.

La Commune a instauré un traitement maximum de 6000 francs annuels pour tous les fonctionnaires du haut au bas de l'échelle y compris les juges et les magistrats c'est-à-dire l'équivalent d'un salaire d'ouvrier. Lorsque l'on pense aujourd'hui à ces hommes politiques corrompus qui confondent deniers publics et argent privé, on se rend vite compte combien la démocratie communale était en avance.

La majorité des élus de la Commune était naturellement des ouvriers à côté des autres élus du peuple. Or l'assemblée nationale issue des élections de 2012 ne compte dans ses rangs aucun ouvrier alors même qu'ils représentent plus de 25 % de la population active ; qu'elle est jolie la démocratie représentative bourgeoise ! Mais ces ouvriers, que la bourgeoisie méprise tant, ont produit l'une des plus belles et des plus originales expériences politiques de l'Histoire moderne.

La Commune a arraché l'enseignement à l'église et à l’État pour le mettre gratuitement entre les mains du peuple. Elle a banni de l'instruction publique tout « ce qui relève de la conscience individuelle de chacun ». Dans « La guerre civile en France », Marx écrivait « La totalité des établissements d'instruction furent ouverts au peuple gratuitement, et, en même temps, débarrassés de toute ingérence de l'église et de l’État. Ainsi non seulement l'instruction était rendue accessible à tous mais la science elle-même était libérée des fers dont les préjugés de classe et le pouvoir gouvernemental l'avaient chargée ».

Si aujourd'hui la bourgeoisie française organise la chasse policière aux étrangers et alimente contre eux les préjugés les plus répugnants, les portes de la Commune,elles, étaient grandes ouvertes à des milliers de travailleurs du monde entier. Elle a même promu au rang de ministre du Travail un ouvrier hongrois et placé deux généraux polonais pour la défense de Paris dont un est mort sur les barricades. La Commune c'était la République universelle.

La colonne Vendôme, symbole des horreurs des guerres napoléoniennes, que le peuple de Paris ne voulait plus voir, fut renversée. Le 12 avril 1871, la Commune vote le décret suivant, sur proposition de Felix Pyat : « La Commune de Paris, considérant que la colonne impériale de la place Vendôme est un monument de barbarie, un symbole de force brute et de fausse gloire, une affirmation du militarisme, une négation du droit international, une insulte permanente des vainqueurs aux vaincus, un attentat perpétuel à l’un des trois grands principes de la République française, la fraternité, décrète : article unique - La colonne Vendôme sera démolie ».

Au cri « A bas la peine de mort », les communards, au milieu de la joie populaire, ont brûlé la guillotine. Il a fallu plus d'un siècle pour que la bourgeoisie concède l’abolition de cette pratique barbare. Rappelons que ces mesures sont d'autant plus remarquables qu'elles étaient prises alors que Paris était assiégé par les prussiens et par les versaillais.

Même si les hommes et les femmes de la Commune n'ont pas atteint leurs objectifs, la portée de leur expérience reste immense. La beauté de l’œuvre de la Commune n'a d'égal que la laideur de l'ordre bourgeois. La Commune restera à jamais gravée dans la mémoire des ouvriers et des opprimés du monde entier.

Mohamed Belaali


http://www.belaali.com/

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Louise Michel : « La proclamation de la Commune fut splen­dide »
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