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  Dossier : Histoire du rastafarisme

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Speranza

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MessageSujet: Dossier : Histoire du rastafarisme   Jeu 19 Mar - 8:16

( Texte d'introduction et mise en page du dossier réalisé par Akasha )


Bonsoir mes frères & sœurs
J'ai depuis très jeune été attirée par les cultures anciennes surtout d'Afrique du nord et moyens orient. Sinon il y a un pays situé plus bas, mais dont sont histoire est intimement lié à Petra et ces rois, j'ai nommé l'Ethiopie !! Plus tard de par la migration des esclaves africains vers le continent américain, c'est la Jamaïque qui sera une terre d'accueille pour ces esclaves qui est une colonie anglaise, après l'abolition de l'esclavage, ils auront par manque de moyens resté en Jamaïque...Ils auront eu de cesse de revendiquer leur racines africaine surtout d'Ethiopie. Car étant chrétiens de l'église anglicane et baptiste, ils auront de par des lectures de la bible développé une pensée éthiopianistes.. Chose qui s'intensifiera avec la visite de Haile Sélassié en avril 1966. Le rastafarisme commencera à se développer, qui est une pensée messianique. Il verront en Sélassié le descendant du rois Salomon et la reine de Saba, Et décréteront sur ce, Ethiopie comme terre de retours ! Il faut savoir qu'après la 2ème guerre mondiale, l'Angleterre qui à l'époque de l'exil de Sélassié après la prise de l'Ethiopie par les italiens, voyaient eu aussi une bonne solution de terre promise pour les juifs après la guerre...Ce seront d'ailleurs ces derniers qui libéreront l'Ethiopie des italiens. Dans certains vieux écrit, l'Ethiopie y est désigner comme terre promise...Mais comme vous savez au final il en sera autrement malheureusement...Mais il n'empêche que chez les rastas, ils en est resté ainsi. Comme pionnier du rastafarisme, on trouve Marcus Garvey. il fut l'un des 1er à défendre la cause noir, et parlait beaucoup de l'Ethiopie. Le concept de Babylone y est très marqué, pensant que les grandes villes dominante du monde sont les nouvelles Babylone qui sont donc par opposition contre leur cause..le livre des sept sceaux ouvrage chrétiens éthiopien est important dans la pensée rastafarienne, ainsi que le passage de la bible qui évoque la destruction du temple de Jérusalem, symbole de leur exile hors d'Afrique ! Les rastas sont végétarien, et ne consomme pas de produit de la vigne (comprendre pas d'alcool)..Ils sont polygame référence à l'ancien testament et consomme allègrement la cannabis (Ganja), qu'ils considèrent comme nourriture spirituelle ! Par définition les rastas son affilié au sionisme, vu qu'ils se proclament descendant des tribus de Judée et revendique la terre promise. Ils pensent aussi que l'Arche d'alliance qui contiendrait les tables de la loi et le bâton d'Aaron, se trouverait aujourd'hui dans une chapelle de l'Église orthodoxe éthiopienne....Mais dans le rastafarisme on trouvent d'autres influences issus de l'hindouisme, comme le principe de réincarnation, ou de l'âme qui évolue dans l'Akasha..On y relève aussi certaines pensée du catharisme.

Pour compléter et être concise, je vous édites deux où trois articles et reportages, voici les 1er, bonne lecture et découvertes Et en complément : Sélection musique reggae (Lun 9 Fév - 12:30)
Le cannabis en France

Texte et recherches Akasha
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Le Lion de Juda Cosmique, La Naissance d’Haile Selassie I, le 1° jour du calendrier égyptien et le lever héliaque de Sirius



« L’empereur Hailé Selassie I n’est pas né n’importe quel jour, mais celui du rituel le plus ancien de la civilisation égyptienne, placé entre le 19 et le 23 juillet. Cette fête ancestrale correspondait à la venue de l’étoile Sirius sur les terres de Koush (…) pour y faire son action multimillénaire et annonciatrice des crues sacrées qui provoquaient l’irrigation du Nil. » La mystique Rastafari de Bob Marley, La révélation de Sirius.

Le 23 juillet, c’est la célébration de l’anniversaire de la naissance de Haile Selassie I, qui est né le 23 juillet 1892 à Ejersa Goro, dans la province du Harar à l’est de l’Éthiopie, c’est la 121° célébration de la naissance d’Haile Selassie I, ce 23 juillet 2013..


Haile Selassie I est né sous le signe de l’étoile puisque sa naissance correspond au lever héliaque de l’étoile de Sirius.


En effet le lever héliaque de Sirius, indiquait les crues du Nil, et servait de repère temporel pour le premier jour de l’année, pourles crues du Nil, pour les couronnements des pharaons, et leurs jubilés.

Lien « La Dimension cosmique de Rastafari » JC Miséma. : « Le Jubilé du Lion de Juda » Yogi Joachim :



Haile selassie I et le lever héliaque de sirius


La naissance :


Le nom de naissance de Haile Selassie I est Täfäri Mäkonnen, Täfäri signifie « qui est redouté » et Mäkonnen signifie « grand, noble » et est le nom de son père,». Il prit le nom de Haile Selassie I lors de son couronnement comme Empereur de l’Ethiopie le 2 novembre 1930.

En Ethiopie il est habituel selon la tradition, que la mère donne au nouveau né son nom qui doit rester secret jusqu’au jour du baptême qui eût lieu quarante jours après la naissance. Le nom de Tafari est donc resté secret 40 jours.

« Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. » Isiaie 9




L’étoile temporaire :


« En l’an 1892, on vit apparaître dans les cieux une étoile d’une grande signification, qu’on n’avait jamais vue auparavant. Le monde s’émerveilla et les astrologues se demandèrent quel en était le sens. Les tensions s’élevèrent aussi à Harar, en Ethiopie, où vivaient le gouverneur Ras Makonnen et sa femme Yashimabet. Elle était en couche et tous, père et mère, accompagnés de tout le peuple, priaient pour que son accouchement soit sans encombre, car aucun de ses précédents enfants n’avaient survécu.

Cependant, les plus anciens qui avaient scruté le ciel avaient remarqué cette étoile nouvelle qui brillait dans toute sa gloire. Ils se rassemblèrent dans les villages et contemplèrent l’étoile avec admiration et anticipation. Prêtres, abounas et hommes sages se retrouvèrent ensemble car cette étoile devint semblable à celle qui était apparue à Bethléem au temps de Jésus.

Même Ras Makonnen, alors qu’il restait dans sa véranda dans une profonde méditation et une prière solennelle, avait remarqué cette étoile et espérait que ce serait un signe de victoire. Il avait voulu un fils et sa prière atteint les profondeurs des cieux.

Les femmes étaient anxieuses et rassuraient Yashimabet : « Ce ne sera plus très long » dit l’une d’elles en sortant « Marie, Marie, soit auprès d’elle » « Marie, Marie, soit auprès d’elle »reprirent en chœur les autres et une ajouta : « et que l’enfant soit puissant, cette fois, car jusqu’à maintenant aucun des ses enfants n’est resté en vie. »

Soudain de l’intérieur de la maison les femmes s’écrièrent : Loo Loo Loo », et celles de la véranda reprirent : « Loo Loo Loo » A ce moment précis vint un coup de tonnerre et un éclair et la pluie commença à battre la terre sèche. « Le Seigneur a répondu à notre prière: un fils est né ! »

Et ils tirèrent des coups de feu dans le ciel, chantant des louanges. Ras Makonnen sautait en l’air et fut submergé de joie quand il entra voir son fils. » Ce thème de l’étoile à la naissance de Ras Tafari est issue du magazine Ras DLO Levy « Ras Tafari internationl news » Vol2 The Rastaman Sait.

Lien « Etoile temporaire apparue en 1892 » Baillaud, J. & Picher de Grandchamp R., SAO/NASA Astrophysics Data System (ADS) Journal des Observateurs, Vol. 10, p.125 : http://adsabs.harvard.edu/full/1927JO…..10..125B




Lever héliaque de Sirius :


En astronomie, le lever héliaque d’une étoile est le moment où elle devient visible à l’Est au-dessus de l’horizon à l’aube, et précède de peu le lever du soleil, après une période où elle était cachée sous l’horizon.

Le lever héliaque de Sirius correspond au moment de l’année ou l’étoile Sirius de la constellation du grand chien précède le lever du soleil. Durant cette période prédynastique pharaonique, le lever héliaque de Sothis coïncidait avec le début de la crue du Nil, et fut un repère temporel pour le calendrier des Egyptiens.

En voyant Sirius réapparaître juste avant l’aube, et précédant de peu le soleil, les égyptiens savait que cela annonçait la saison de l’Inondation du Nil, qui fournissait à l’Egypte l’eau nécessaire pour les récoltes. La réapparition simultanée de l’étoile la plus brillante du ciel nocturne conjugué au lever du soleil, et à l’eau du Nil qui déborde avait donc une signification hautement symbolique.

Sirius était connue depuis cette période comme l’Etoile du Chien, les égyptiens l’appellait « l’Aboyeur » car elle avertissait les agriculteurs de l’arrivée imminente de la crue du Nil, si nécessaire à la survie de tout l’empire. Elle était alors représentée sous la forme d’une petite chienne, Canicula en latin. Son retour coïncidant avec la période la plus chaude de l’année, c’est pourquoi les grandes chaleurs sont encore désignées de nos jours sous le nom de canicule.

Le Soleil se rapproche donc de Sirius, jusqu’à entrer en conjonction avec début juillet de chaque année. Autour de cette date, Sirius, étant situé nettement au sud de l’écliptique, est invisible à tout observateur de l’hémisphère nord, n’étant au-dessus de l’horizon que pendant la journée. L’observateur retrouve Sirius seulement lorsqu’elle effectue son lever héliaque, c’est-à-dire sa réapparition dans les lueurs de l’aube.

Le lever héliaque de Sirius c’est donc 2 soleils ensemble. Le soleil est une étoile, qui par son rayonnement cosmique éclaire la terre, et Sirius est l’étoile la plus brillante du ciel, une sorte de soleil de la nuit, lors du lever héliaque de Sirius les deux soleils se joignent dans une danse céleste.


En 2013, le lever héliaque de Sirius est prévu le 7 août, à 5 h 43.


Sirius :

Dans l’Egypte pharaonique, seules quelques étoiles et constellations furent divinisés. Le Soleil Râ, la lune Thot et l’étoile Sirius. Les autres étoiles étaient considérés comme les incarnations des âmes des défunts et appelées les « impérissables ».

Sepedet est le nom égyptien de l’étoile Sirius. Sepedet ou Spodet signifie « aiguisé », « pointu », dans le sens d' »exact », de « précis », car la déesse était toujours ponctuellement au rendez-vous cosmique.



Isis Thot le Calendrier egyptien :

Le calendrier égyptien était basé sur les cycles solaires et la récurrence annuelle du lever héliaque de Sirius. En effet, Les Egyptiens faisaient commencer l’année avec le tout premier jour de la crue du Nil. Ce jour de l’inondation était marqué par le phénomène astronomique du lever héliaque de Sirius. L’année égyptienne commence donc sous un double phénomène naturel (inondation) et astronomique (le lever de Sirius), le 19 juillet, 1er jour de Thot.

Le calendrier de l’Égypte antique, calendrier nilotique était axé sur les fluctuations annuelles du Nil et avait comme but premier la régulation des travaux agricoles au cours de l’année. Les Égyptiens définissaient d’ailleurs l’année comme « le temps nécessaire pour une récolte » et le hiéroglyphe qui la désigne : Renpet est une jeune pousse avec un bourgeon.

Ce calendrier apparaît quatre millénaires avant notre ère : en -4236 av J-C car Il a été retrouvé une tablette en ivoire dans une tombe de la première dynastie (3300 av J-C) à Abydos, sur laquelle Sirius est saluée comme l’étoile qui ouvre la nouvelle année et qui apporte l’inondation.

Abydos Séthi salue Sirius comme « héraut de la nouvelle année et de l’inondation ». Tombe à Abydos.

il est le premier calendrier solaire connu de l’histoire. Il est composé de 3 saisons de 4 mois de 30 jours chacune, ce qui fait une année de 360 jours.

AKHET : Inondation par la crue du Nil de fin juillet à fin novembre, PERET , la germination, de fin novembre à fin mars et CHEMOU qui est la saison chaude de fin mars à fin juillet. + jour épagomènes du nombre de cinq, qui était fêté.

L’année se divise donc en 365 jours : 120 +120 +120 +5

Chaque mois est séparé en 3 décans de 10 jours. Chaque décan correspond à une région du ciel. Il y a donc 36 décans + un 37° décan pour les 5 jours supplémentaires, les semaines étaient donc de 10 jours et non de sept car elles correspondaient aux décans.

L’année fait donc 365.25 jour.


Conséquence : Il y avait 2 sortes d’années


-L’année solaire : dont le début était fixé par le lever héliaque de l’étoile Sirius

-L’année vague : dont le décalage avec le Soleil est d’environ 1/4 de jour par an, ce qui fait 1 an tous les 1461.Cette période est appelée cycle sothiaque ou période sothiaque.

Les égyptiens sont aussi à l’origine de la journée en deux fois 12 heures. Ils utilisaient un calendrier à la fois, solaire, lunaire et Sothiaque.

Notre calendrier grégorien moderne tire son origine du calendrier égyptien par l’intermédiaire du calendrier Julien.



Le lion de Juda cosmique

Haile selassie I est né le 23 juillet, sous le signe astrologique du lion, date de l’entrée du soleil dans la constellation du lion, selon le Zodiaque astrologique. Lorsque le soleil est dans la constellation du Lion c’est le 1er mois de l’été, le soleil est au maximum de sa puissance, c’est le retour du lion.


La constellation et le triplet du lion :


Le Lion est une constellation du Zodiaque, c’est-à-dire qu’elle se situe sur le trajet apparent du Soleil dans le ciel : l’écliptique.

La constellation du Lion possède deux étoiles brillantes plus brillantes que les autres : a Leonis « Regulus » qui signifie « roitelet » en latin, est située au niveau du cœur du Lion et qui est la 21° étoile la plus brillante du ciel. L’étoile « cœur du lion » est 4 fois plus large et plus massive que le Soleil. Étant une étoile blanche, elle est beaucoup plus chaude que le soleil et 130 fois plus brillante. Dénébola « b Leonis » la 2° étoile la plus brillante du lion se situe à l’arrière du lion, d’ailleurs Dénébola signifie « La queue du lion » en arabe.

La constellation du Lion a la particularité de contenir cinq galaxies, dont une trinité de galaxie appellé en astronomie le triplet du lion. : c’est le Lion de Juda cosmique. Au sud de Coxa (theta Leo) se trouvent deux galaxies spirales M65 et M66 qui forment avec NGC 3628, un petit amas de galaxies situé à 35 millions d’année lumière de la terre.



Pour repérer la constellation du lion dans le ciel, Il suffit de prolonger les deux étoiles internes de la grande ourse et on tombe sur l’étoile la plus brillante du Lion : Regulus.

Dans la mythologie grecque, elle représente le lion de Némée qui fut battu par Hercule dans la mythologie.

En Egypte, dans le Zodiaque de Denderah, Le lion fait partie du sphinx. Parmi les signes du zodiaque de Dendérah, on peut voir un lion sur un bateau, et sur l’arrière de ce bateau. Ce bateau c’est la barque sacrée : symbole du temps, de son écoulement et aussi symbole de la navigation des vivants et des morts.



Le Zodiaque de Denderah :

Denderah est un village de la Haute Égypte à 10 km au nord de Thèbes et Louxor et Le mot zodiaque signifie « chemin des animaux ».

Dans le temple d’Athor à Denderah, le plafond de l’une des salles était orné d’un planisphère représentant la voûte céleste qui fut ramené au Louvre où il se trouve encore actuellement, par L’expédition Napoléonienne en 1799 et acheté par Louis XVII.

Ce zodiaque souleva une profonde polémique qui ébranla le monde de la chrétienté. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on le rapporta en France. En effet, les nombreuses et diverses théories de datation du zodiaque de la part des égyptologues mais aussi des astronomes du xixe siècle, remettaient en question la datation de la création du monde fixée par la Bible.

Dans cette fresque, on peut reconnaître de nombreuses constellations : La Grande Ourse, Sirius, Les douze constellations de l’écliptique, et Divers groupements d’étoiles : autour d’Arcturus, Orion, Cassiopée, Cygne.

Le zodiaque est une zone circulaire de la sphère céleste, dont l’écliptique occupe le milieu et qui contient les douze constellations que le Soleil traverse en une année, et dont sont issus les signes du zodiaque.

Les prévisions astronomiques du Zodiaque de Denderah s’avèrent juste, ce qui indique que les anciens Égyptiens maîtrisaient l’astronomie.

Les Anciens ont divisé cette bande du ciel en douze parties liées aux douze divisions de l’année solaire, ce sont les constellations de l’écliptique.


Source :


Erik Hornung « Les dieux de l’Egypte ancienne » – « Mémoire sur divers points d’astronomie ancienne, et en particulier sur la période sothiaque comprennant 1460 année julienne de 365 jour ¼. » M. Biot, académie des sciences. – William Matthew Flinders Petrie, The pyramids and temples of Gizeh, 1883. – André Pochan, L’Énigme de la grande pyramide, 1982. – Jean-Philippe Lauer, Le Mystère des pyramides, 1988.- « Le temple de Dendérah », Sylvie Cauville, IFAO, 1995,- Gilles Dormion, La Chambre de Chéops, 2004 ; – MIDANT-REYNES (B.), Aux origines de l’Égypte. Du Néolithique à l’émergence de l’État, préface de GUILAINE (J.), GRIMAL (N.), Paris, 2003. – « Etoile temporaire apparue en 1892. » Baillaud, J. & Picher de Grandchamp, R. Journal: Journal des Observateurs, Revue d’optique théorique et instrumentale. Observatoire de Marseille.- « La Dimension cosmique de rastafari » JC-Miséma, éd. Roots & Culture, 2012. – « La Mystique Rastafari de Bob marley », JC-Misema, éd. Roots & Culture, 2010. – « Le Jubile du Lion de Juda » yogi Joachim, éd. Roots & Culture, 2013.

http://www.rootsandculture.net

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A suivre.....


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MessageSujet: Re: Dossier : Histoire du rastafarisme   Jeu 19 Mar - 8:17

( Texte d'introduction et mise en page du dossier réalisé par Akasha )


Bonjour mes frères & sœurs
Voici donc la seconde partie de l'histoire du rastafarisme en parallèle en lisant vous pouvez écouter ma seconde partie de l'histoire du reggae "Ma sélection reggae pour Le Nouveau Monde" Et vous pouvez vous rouler un p'tit d'Amnesia aussi je ne le dirai à personne...Voilà bonne lecture et découverte !


Shashamane : la Terre Promise Rasta en Ethiopie



Création 1948 !




En 1948, l’Empereur éthiopien Haïlé Sélassié Ier a offert une concession territoriale à toute la diaspora noire à Shashamane (200 km d’Addis Abeba).

Mais ce sont surtout les Rastas, adeptes du retour vers la « Terre-Mère », qui se sont sentis concernés par l’offre du Négus.

Toutefois, la population locale ne voit pas toujours d’un bon œil la présence de cette communauté, installée depuis 1963…

Par Sandrine Desroses


En 1948, l’Empereur Haïlé Sélassié Ier fait don à toute la diaspora noire d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud et des Caraïbes de 500 hectares sur la « Terre-Mère » éthiopienne à Shashamane, dans la vallée de Goba, à 200 km au Sud d’Addis Abeba.

Si Shashamane rime aujourd’hui avec « rastaman », conformément à l’idée reçue largement relayée, cette concession territoriale ne s’adressait pas aux seuls Rastas, mais bel et bien à toute la diaspora noire.

La donation traduit la reconnaissance du Négus pour l’engagement de la communauté noire auprès des troupes éthiopiennes lors de l’invasion du pays par les troupes mussoliniennes entre 1935 et 1941.

À Shashamane, village perché sur une colline à 600 mètres d’altitude, les descendants d’esclaves bénéficient désormais d’une terre fertile pour s’installer dans le « Zion » et retrouver la terre de leurs ancêtres pour y mener leur « livity », mode de vie conforme à la philosophie rasta.

Pourtant les Ethiopiens ne les accueillent pas vraiment à bras ouverts.

Descendant du roi Salomon et de la reine de Saba

Quels sont exactement les liens particuliers qui lient les rastas à l’Ethiopie ?

Pour les Rastas du monde entier, l’Empereur Haïlé Selassié incarne la figure du Rédempteur. Né Ras Tafari Makonnen, son nom a inspiré celui du mouvement Rasta(fari).

En 1927, Marcus « Mosiah » Garvey, ancien journaliste et prêtre évangéliste jamaïcain, fervent défenseur de la « black supremacy », annonce en ces termes la venue d’un roi noir : « Regardez vers l’Afrique où un roi noir doit être couronné. Il sera le Rédempteur ». Trois ans plus tard, Haïlé Selassié (« la Puissance de la Trinité » en amharique), chef tribal méconnu, accédait au trône d’Éthiopie en se proclamant « l’Élu du Seigneur, le Roi des Rois et le Lion conquérant de la Tribu de Juda » (Juda, un des douze fils de Jacob, ndlr).

Les défenseurs de la Suprématie noire ont alors entamé des recherches sur ce jeune roi (37 ans à l’époque) et ont découvert son ascendance royale : il est le 25ème descendant de l’union entre le roi Salomon et la reine de Saba.
Ainsi, la prophétie de Marcus Garvey venait de s’accomplir. Cet épisode explique le fort lien culturel entre la diaspora et l’Ethiopie. Le royaume abyssin représente pour les adeptes du Rastafari la seule nation d’Afrique libérée du joug de l’oppresseur qu’ils désignent par le terme « Babylone ». Seulement, le pays se trouve envahi par l’armée italienne en 1896, puis à nouveau en 1935, contraignant l’Empereur éthiopien à l’exil. Cette situation éveille un sentiment pro-éthiopien parmi les membres de la diaspora africaine qui vient alors soutenir les troupes éthiopiennes.

Une terre en donation



« L’Ancien Testament, ouvrage de référence des Rastas, mentionne le mot « Ethiopie » à plus de trente reprises, ce qui permet d’établir un lien biblique avec ce pays synonyme de paradis sur terre.

La Genèse évoque le ‘Jardin d’Eden’ que les Rastas associent avec l’Ethiopie », explique Brother Karl, président de la Jamaican Rastafarian Development Community of Shashamane (JRDC), organisation rasta basée à Washington.

Et de poursuivre : « L’Ethiopie est le premier pays à avoir reçu l’Ancien Testament, et les Ethiopiens sont les premiers fidèles du Christ ».

« Repatriation is a must » (le rapatriement est une nécessité), thème récurrent dans les chansons de roots reggae, le rapatriement en Ethiopie constitue une problématique au cœur de la culture Rastafari.

En effet, les Rastas voient en l’Ethiopie, qu’ils surnomment « Zion » ou encore la « nouvelle Jérusalem », un lieu de pèlerinage, la Terre Promise qui a vu naître leurs ancêtres.

Un rapatriement en masse, un soutien pour les Éthiopiens…

C’est ainsi qu’une dizaine de familles venues de la Caraïbe et des États-Unis se sont installées en 1960 à Shashamane, une soixantaine dans les années 80.

Les premiers à avoir accepté le cadeau du Négus et à s’être déplacés en masse en direction de la « Terre Promise » sont les Rastafaris, se considérant comme les principaux intéressés de cette offre. « Mais seuls les plus fervents ont pu économiser suffisamment pour financer leur rapatriement », nous confie Brother Karl. En 2001, on comptait plus de 200 familles rapatriées dans le « Zion ».

L’intention qui sous-tend le besoin de rapatriement de la diaspora africaine en Ethiopie est avant tout de fuir « Babylone », le monde occidental synonyme d’oppression, pour venir soutenir le développement d’une terre sacrée dont le peuple est affaibli par la faim.

« Nos frères ont voulu quitter Babylone, ce monde de violence et de sang, pour participer au développement de Mama Africa (l’Ethiopie). Ils y ont trouvé les bases leur permettant de mener une vie meilleure. C’est précisément au moment où nos frères éthiopiens sont dans le besoin que nous devons être présents », nous explique Brother Karl.

…mais aussi une difficile cohabitation

Sur les 500 hectares de terrain offerts par l’Empereur, seuls 50 sont concrètement revenus aux rapatriés de la diaspora.

En effet, en 1974, le Négus entreprend la nationalisation d’une grande partie des terres d’Ethiopie, du fait des tensions naissants entre les familles rapatriées et la population locale.

Par ailleurs, les Éthiopiens ne se sont pas montrés très favorables à l’arrivée massive de ceux que le « Lion conquérant » avait pourtant désignés comme ses « frères de sang », lors de sa visite en Jamaïque en 1966.

« Certains Ethiopiens considèrent que leur terre a été donnée à des étrangers, des gens venus d’ailleurs, ce qui marginalise les populations ayant accepté l’offre introduite par la Land Grant (loi de concession territoriale). Cette situation a suscité chez certains l’envie et la jalousie envers les rapatriés. Car l’Éthiopie demeure un pays sous-développé qui accueille des populations bien loties en Occident. Et puis la population est jeune : 60 à 70% de la population a moins de 20 ans, et le plein emploi n’est pas encore d’actualité », explique Brother Karl.

Ainsi, les descendants d’esclaves rapatriés en Ethiopie sont confrontés à la pression permanente de leurs pairs.

C’est pourquoi les immigrés de la diaspora tentent de « prouver qu’ils méritent la terre que l’héritier désigné de la lignée royale des Salomonides leur a offert. C’est là tout le travail de la JRDC qui entreprend, à Shashamene, divers projets et initiatives tels que la construction d’une école, l’enseignement de l’anglais… Nombreux sont ceux qui rêvent de venir en Ethiopie pour participer à sa reconstruction, et ces frères méritent que la terre qu’on nous a offerte leur soit restituée. Donné c’est donné ! », conclut Brother Karl.

« Un melting-pot »

La communauté de Shashamane compte différentes mouvances du mouvement Rastafari chapeautées par la Fédération Mondiale Ethiopienne : les Nyahbinghi, les Bobo Ashanti, les Douze Tribus d’Israël, ainsi que tous les Rastas « indépendants ».

« C’est un véritable melting-pot », commente Brother Levi, organisateur des cérémonies de commémoration du 60ème anniversaire de la naissance de Bob Marley (6 février) à Addis Abeba pendant tout le mois de février 2005.

Et de poursuivre « A Shashamane, les Jamaïcains représentent la majorité des rapatriés, mais on trouve aussi des Rastas venus de la Martinique, d’Allemagne, de Suède et même du Japon ! ».

Une population qui demeure en attente de la citoyenneté éthiopienne…
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